Le nouveau protocole de contrôle des huitres à Bruxelles

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Chantal Roman

OSTRÉICULTURE. C’est aujourd’hui que la Commission européenne doit examiner le nouveau protocole de contrôle des huîtres proposé par la France

Le biotest à Bruxelles

C’est ce que l’on pouvait appeler la réunion de la dernière chance. Hier, une délégation des ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, menée par le tout nouveau président Olivier Laban, aux côtés des élus du Bassin que sont Marie-Hélène des Esgaulx, députée, et Yves Foulon, président de la Cobas, ainsi qu’avec Goulven Brest, président du Comité national de la conchyliculture, ont participé à une rencontre à Paris.

Ce rendez-vous a été l’occasion de mettre au point le nouveau protocole de contrôle sanitaire des huîtres, tel qu’il avait été acté par le ministre de l’Agriculture Michel Barnier, lors d’une précédente réunion, en août dernier. Le ministre s’était alors engagé « pour l’élaboration d’un nouveau test de référence communautaire, en remplacement du biotest ».

Cinq contre 24 heures. « Il s’agissait de faire valider nos propositions, en présence des services de l’État, mais aussi des scientifiques, explique Olivier Laban. Or, et si des représentants d’Ifremer étaient là, malheureusement ceux de l’Afssa (agence de sécurité alimentaire) étaient absents. Et c’est le directeur général de la direction de l’Alimentation qui a lu leur avis… »

Les ostréiculteurs, appuyés par les élus, demandent de réduire le biotest (sur souris) actuellement de 24 heures à 5 heures, et le compléter, par mesure de vigilance, par des tests chimiques jugés plus fiables.

« Scepticisme ». « Nous avons eu le sentiment, à l’écoute de l’avis de l’Afssa, qu’ils « ne poussent pas » pour ces propositions, Lire la suite

Jardins d’automne à Blaye avec la Valériane le 20 septembre

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Michèle Méreau

JARDINS D’AUTOMNE. L’association La Valériane organise sa traditionnelle manifestation de jardinage dimanche, à la citadelle, avec son marché d’artisans bio

La citadelle prend racine Les amoureux des jardins ne manquent désormais jamais le troisième dimanche de septembre pour participer à Jardins d’automne, une manifestation organisée à la citadelle par l’association La Valériane pour préparer les plantations, venir chercher des conseils et se distraire. Cette année encore, les adhérents de La Valériane ont concocté avec passion un programme qui allie tradition et innovations.

De 10 heures à 18 heures, les Jardins d’automne se dérouleront cette année dans trois endroits de la citadelle : la rue du Couvent-des-Minimes, le jardin du couvent et le cloître du couvent. L’entrée est gratuite dans tous les lieux.

Artisans et artistes. Priorité aux plantes, arbres et arbustes : une vingtaine de pépiniéristes seront présents avec des arbres fruitiers (notamment anciens) avec des vivaces, des rosiers, des cactus, plantes méditerranéennes et tropicales, des orchidées…

Mais les Jardins d’automne, c’est aussi la découverte de produits sains et naturels pour le jardin (compost, arroseurs et goutte à goutte par exemple), ou encore l’alimentation. Ainsi, des artisans proposeront des produits bio, des confitures, du miel, du foie gras, des vins… D’autres stands seront consacrés aux poteries, aux vanneries…

Et La Valériane n’oublie pas que culture a un autre sens ! Une belle exposition de photographies, « Le Vin dans tous ses états » Lire la suite

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie sur la CUB

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie dans la CUB.

Le constat est simple : une énorme part des déchets arrivant en déchetterie ou collectés dans la rue pourraient être re-utilisés avant même de songer à les recycler. Toutes sortes d’objets, peu ou même pas abîmés peuvent ainsi être nettoyés, réparés, remis en état, ou détournés de leur usage pour être revendus à bas prix ; ce faisant, on économise la matière première et l’énergie nécessaire à la fabrication des produits neufs, et la pollution engendrée par leur “recyclage”, leur enfouissement, ou plus généralement leur incinération (pour la majorité des déchets de Gironde). Il s’agit de rajouter une étape préliminaire dans le traitement des déchets, de prendre en compte la valeur utilitaire et/ou esthétique de certains objets jetés et la possibilité de les réparer pour leur donner une nouvelle vie.

Les principaux objectifs et intérêts d’une recyclerie/ressourcerie sont :

– l’information et la sensibilisation sur la gestion et la réduction des déchets

– la collecte et la revalorisation d’objets

– le tri poussé du non réparable

– la création d’emplois

– la vente d’objets usuels à prix réduit

– la possibilité de création artistique à partir de déchets

Des ressourceries fleurissent un peu partout en France et ailleurs, pourquoi pas ici ?

Si le projet vous intéresse, nous pouvons nous réunir pour une AG de création de l’association le Lundi 29/09/2008 à 19h à la MNE Bordeaux-Aquitaine (3 rue Tauzia).

Adresse mail temporaire : recyclhop@free.fr

Trame verte et bleue : l’opposabilité ne serait pas d’actualité

Journal de l’environnement, Agnès Ginestet, le 17 septembre 2008

Trame verte et bleue: l’opposabilité ne serait pas d’actualité

L’une des dernières versions du projet de loi Grenelle 2 ne poserait pas clairement le principe d’opposabilité de la trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme. Selon France nature environnement (FNE), le texte ne définirait pas non plus d’outils permettant de repérer et de gérer les zones de continuité écologique.

Les documents d’urbanisme -Schémas de cohérence territoriale (Scot) et Plans locaux d’urbanisme (Plu)- devront «tenir compte» des schémas régionaux de cohérence écologique, outils qui définiront les zones de continuité écologique à préserver: c’est ce que le projet de loi Grenelle 2 indiquerait au sujet de la mise en place de la trame verte et bleue (1). Selon Maxime Paquin, chargé de mission Milieux naturels à FNE, l’opposabilité souhaitée par les ONG n’aurait donc pas été retenue lors des arbitrages interministériels. «Le Comité opérationnel trame verte et bleue du Grenelle avait abouti à la solution de «compatibilité» entre documents d’urbanisme et trame verte et bleue, c’est-à-dire une réelle opposabilité. Mais il y a eu retour en arrière», constate-t-il. Pour Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc et responsable du pôle nature de FNE, l’introduction des continuités écologiques dans le droit de l’urbanisme est certes un acquis important, mais la «compatibilité» implique une «obligation plus forte», et «le terme ‘tenir compte’ par son imprécision ouvre la porte au contentieux». Par ailleurs, toujours selon FNE, l’opposabilité n’est pas clairement établie concernant les projets de grandes infrastructures, en particulier au sujet des lignes à grande vitesse (LGV). «Pour nous, toutes les études de Réseau ferré de France (RFF) doivent intégrer les continuités écologiques» Lire la suite

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

La voix du Nord, mercredi 17 septembre 2008, Alexis Constant

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

Arcelor, numéro1 mondial de l’acier, a réalisé 7,5milliards d’euros de bénéfices nets en 2007.

La justice pense avoir mis au jour un circuit de « blanchiment » de millions de tonnes de déchets toxiques impliquant Arcelor-Dunkerque, trois autres sociétés et un douanier. Par le biais de fausses déclarations, Arcelor est suspecté d’avoir dissimulé aux autorités une partie de ses résidus industriels classés dangereux pendant plus de dix ans et s’être enrichi au détriment de l’État. Une information judiciaire a été ouverte pour corruption, concussion, faux et usages de faux documents administratifs, exportation non déclarée pour élimination dans l’Union européenne de déchets nuisibles.

Depuis la fin du mois de juin, les douanes de Dunkerque font profil bas. La justice exige que toute la lumière soit faite pour tirer au clair une affaire qui pourrait entacher cette administration, d’habitude si tatillonne dans ses missions de recouvrement.

Lorsque les douaniers ont franchi, sur la pointe des pieds, la porte du procureur de la République, pour confesser qu’une enquête sur un trafic de déchets toxiques dormait dans un tiroir depuis trois ans, ça a jeté un froid. Quand ils ont annoncé que ce circuit de « blanchiment » – des dizaines de millions de tonnes – a coulé des jours heureux pendant près de dix ans, le froid est devenu polaire.

Enquête internedes douanes

Les relations ne se sont pas réchauffées quand le parquet a réalisé que la longue liste de délits relevés par les douanes frisait la prescription. Une information judiciaire a été ouverte sur-le-champ. Le parquet de Dunkerque ne souhaite pas communiquer, ne confirmant, ni n’infirmant les faits.

L’enquête, réalisée par les douanes et bouclée en 2005, aurait révélé que dès 1993, Sollac, le Rubis Terminal – entrepôt d’hydrocarbures situé sur le port de Dunkerque -, une société de traitement des déchets (la SONOLUB), un courtier portuaire, ainsi qu’un agent des douanes, auraient conclu un « marché » douteux, mais profitable.

Le coût du traitement des déchets industriels représente une charge onéreuse pour les industries lourdes. À l’époque, les responsables de Sollac ont flairé le bon filon quand la SONOLUB, entreprise de valorisation des déchets, implantée en Seine-Maritime, aurait proposé de lui racheter son fioul dit « naphtaliné ». Un produit classé dangereux, toxique, cancérogène, normalement très encadré par la législation et qui résulte du nettoyage des installations du sidérurgiste.

L’aubaine, c’est que la SONOLUB aurait promis à Sollac que le traitement de ce déchet ne lui coûterait pas un centime. Mieux encore, à l’aide d’un montage frauduleux, les industriels auraient trouvé le moyen de récupérer la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Lire la suite