Pesticides dans l’agriculture : moins 50% en dix ans ?

Le journal du développement durable, le11 septembre 2008, Margaux Gouté

Pesticides : Moins 50% ?

Le plan Ecophyto 2018 vise à réduire de 50% en dix ans l’usage des pesticides en France.

Le plan “Ecophyto 2018” a été présenté hier par Michel Barnier en conseil des ministres. Objectif : réduire l’usage des pesticides de moitié en dix ans, tout en conservant le niveau de production des exploitations agricoles. Accélérer la recherche, mutualiser et diffuser l’information, professionnaliser la formation : les préconisations sont nombreuses.

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche a présenté hier en conseil des ministres le plan « Ecophyto 2018 » visant à réduire de 50% en dix ans l’usage des pesticides en France, objectif fixé par le Grenelle de l’environnement. Ce plan a été élaboré par un groupe de travail présidé par Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l’Académie d’Agriculture en concertation avec les représentants des utilisateurs, des ONG, des chercheurs, des élus et des distributeurs. Alors que l’impact des produits phytosanitaires sur la santé inquiète les citoyens, le plan d’action doit rassurer les consommateurs sur la composition des aliments, tout en permettant aux agriculteurs de maintenir leur niveau de production.

Former et informer

« Ecophyto 2018 » prévoit notamment d’identifier les systèmes de production les plus économes en pesticides et de diffuser les « bonnes pratiques » sur tout le territoire, ce qui pourrait déjà faire diminuer de 20% l’utilisation des produits phytosanitaires. 3000 exploitations pilotes serviront pour cela de terrain d’expérimentation. Lire la suite

REACH : La France toujours en retard

Le journal du développement durable, 11 septembre 2008, Anna Musso

REACH : La France toujours en retard

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet devrait présenter, aujourd’hui, des mesures pour relancer les entreprises à pré-enregistrer leurs substances à risque.

A mi-parcours de la première phase opérationnelle de la directive européenne REACH, concernant le pré-enregistrement des substances chimiques à risque, la France enregistre un retard considérable par rapport à ses voisins européens. La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet devrait présenter, aujourd’hui, des mesures pour relancer les entreprises.

Plus de trois mois après le lancement de la première phase opérationnelle de la directive européenne REACH, concernant le pré-enregistrement des substances chimiques à risque, la France est toujours en retard par rapport à ses voisins européens. Selon les dernières données de l’Agence européenne des produits chimiques, concernant le nombre total d’actes de pré-enregistrements effectués, la France se situerait au même rang que l’Espagne avec un taux de 7,5%, loin derrière l’Allemagne (28%), le Royaume-Uni (23,5%) et l’Italie (11,5%). En tout, sur les 5 400 entreprises françaises concernées, seulement 675 se seraient inscrites sur la base de l’Agence européenne. Une étape pourtant importante, car au 2 décembre, toutes les substances non pré-enregistrées devront être soit enregistrées immédiatement avec l’ensemble des informations les concernant, soit retirées du marché. Lire la suite

Nous connaissons 10 % des espèces de l’Ile de France

Actu-Environnement.com , 8 septembre 2008, propos recueillis par S.Fabregat

Nous connaissons seulement 10 % des espèces présentes en Ile-de-France

Le 30 juin dernier a été mise en place l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France NatureParif. Cette structure entend réunir l’ensemble des acteurs concernés par la biodiversité – associations, collectivités, entreprises – afin d’accroître l’expertise sur la richesse biologique régionale et la protéger. Catherine Ribes, directrice adjointe, nous précise les enjeux et missions de cette agence.

Actu-Environnement : La biodiversité est souvent la grande oubliée des débats sur l’environnement. Comment est né le projet de l’agence NatureParif* ?

Catherine Ribes : Le Conseil régional d’Ile-de-France a commencé à parler de biodiversité en 1999 avec la création du Forum des acteurs de la biodiversité qui réunissait une fois par an un réseau de spécialistes d’associations naturalistes, mais aussi des organismes de recherche, des collectivités territoriales, des fédérations de chasse… Mais les élus régionaux ont souhaité aller plus loin en engageant la région dans une politique cadre de protection de la biodiversité. Est née dans un premier temps la Charte régionale de la biodiversité qui comprenait des orientations, une sorte de guide des bonnes pratiques, mais également un règlement d’attribution des aides régionales en matière de biodiversité. Nous avons mis en place des actions, nous réalisons des diagnostics écologiques des territoires et nous faisons, à partir de ces diagnostics, des propositions de gestion. En 2006, après avoir fait un bilan de la charte, nous avons bâti la stratégie régionale de la biodiversité, dix plans d’actions transversales parmi lesquelles la création d’une agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France. Dès le départ, il y a eu une demande très forte des associations naturalistes pour qu’à l’échelle de la région soit créé un observatoire de la biodiversité. Il y a énormément de données en Ile-de-France et il fallait les regrouper quelque part. Nous sommes partis de cette idée pour aller plus largement vers un projet d’agence qui a aujourd’hui trois missions principales : un pôle observatoire, un pôle forum des acteurs et un pôle sensibilisation et pédagogie.

Aujourd’hui l’agence est installée. Elle rassemble la région, l’Etat, des collectivités territoriales, des associations et des entreprises. Lire la suite

Doit-on construire la ville avec ses habitants ?

Toogezer, Nathanael Rouny 11 août 2008

Doit-on construire la ville avec ses habitants ? À priori, la réponse est oui. Mais s’en donne-t-on réellement les moyens ? Depuis quelques décennies, toutes sortes d’initiatives ont été entreprises pour faire participer les habitants à la vie de leur quartier, mais sans véritable succès. Aujourd’hui, cette question refait surface, dans le milieu associatif surtout, avec plus d’acuité que par le passé, mondialisation oblige. Explications.

Petite devinette: qui est le mieux placé, entre un élu, un urbaniste, un sociologue et un habitant, pour apprécier ce qu’est une vie urbaine de qualité? Réponse: tous les quatre! Seulement voilà, force est de constater que la participation citoyenne aux questions d’urbanisme – dont l’enjeu principal est la cohésion sociale – est bien souvent réduite à la portion congrue. Des associations, des conseils de quartier, etc., existent certes ça et là pour que les habitants prennent davantage part au développement de leur ville. Mais l’implication de ces derniers dans les projets urbains est généralement tardive – quand elle ne sert pas à légitimer des décisions déjà prises.

C’est pourquoi, depuis les années 1960 déjà, de nombreuses initiatives ont été lancées pour permettre «la construction collective de projets urbains» – pour reprendre les termes du sociologue et urbaniste, Philippe Verdier. Leur principe? Donner la possibilité à chaque habitant de s’exprimer – et d’être écouté – tout au long du processus de concertation publique qui conduira à terme à l’aménagement d’un «morceau de leur ville». «Pour autant, écrit Philippe Verdier, les pratiques d’implication des habitants dans les projets urbains peinent à sortir du stade expérimental et à se généraliser.»

Expertise citoyenne

Pour sortir de cette impasse, le sociologue et urbaniste préconise alors d’accompagner l’expression citoyenne par «des démarches professionnelles». Autrement dit, de faire participer les habitants à chacune des cinq étapes d’un projet urbain classique (découverte et diagnostic; hypothèses de programme(s); images-exemples et concertation; plan-guide, négociations et communication; premières réalisations et «retour sur projet»). Car en effet – et c’est là que se trouvent sans nul doute les fondements d’une nouvelle gouvernance à l’échelle locale –, à l’instar des élus, des urbanistes et des sociologues, les habitants ont également des compétences et des connaissances à faire valoir lors de la conception de tels projets – ils connaissent leur quartier mieux que quiconque. Or, pour Philippe Verdier, comme pour bien d’autres, c’est de ce postulat que peut naître une démocratie participative digne de ce nom. L’expertise citoyenne devient aujourd’hui nécessaire pour revigorer et nourrir l’expertise institutionnelle. Lire la suite

(D)ébats sur les plaisirs

Sud-Ouest, le 12 septembre 2008, AMR

VENDANGES DE MALAGAR. La dixième édition de ce rendez-vous culturel, philosophique et sociétal se tient demain et samedi sur le thème des Plaisirs

(D)ébats sur les plaisirs

Bien-être, délectation, satisfaction, désir, euphorie, délice, amusement, réjouissance, quand il n’est pas jouissance… À lui seul, le mot plaisir est une invitation aux sens. C’est dire s’il y a matière à disserter sur le sujet. Imaginez alors, proposé dans sa dimension plurielle, les perspectives qui s’offrent de le découvrir dans toute son intimité.

Après le Rire ou encore l’État spectacle, Les Plaisirs sont donc le thème choisi par le centre François Mauriac pour les Vendanges de Malagar. Cette dixième édition dont l’ouverture des débats est programmée demain à partir de 15 heures dans la demeure mauriacienne de Saint-Maixant pour s’achever en fin d’après-midi samedi.

Érotisme et hormones. Autour d’une dizaine d’universitaire, d’écrivains et de journalistes les plaisirs lèveront leurs voiles sur leurs dimensions culturelle, littéraire, philosophique ou historique quand ils ne se trouvent pas au cœur des questions de société.

Auteur depuis une trentaine d’années et cinéphile avisé, Olivier Barrot évoquera samedi en fin de matinée le simple plaisir de lire. Lire la suite

St Pierre de Frugie le 13 et 14 sept. : le paradis des écolos

Sud-Ouest, le 11 septembre 2008, Julie Martinez

SAINT-PIERRE-DE-FRUGIE.

L’écocentre devrait grandir en 2009 et proposer une matériauthèque et de nouvelles salles

Paradis des écolos

Où peut-on découvrir une maison chaux-chanvre, se renseigner sur l’énergie éolienne et se former à la pose de panneaux isolants en chanvre ? Réponse : à l’écocentre de Saint-Pierre-de-Frugie.
Ce lieu unique en Dordogne a vu le jour en 2003 grâce à l’association Pégase Périgord, créée pour informer, expérimenter et former à l’écoconstruction, aux matériaux naturels et parler des énergies renouvelables. L’écoconstruction s’adresse aux bricoleurs écolos qui choisissent des matériaux sains et écologiques, pour construire une maison ou faire des travaux
. Sur place, à travers cinq pavillons thématiques le public peut se renseigner lors de visites ou pendant l’Ecofestival, qui se tiendra ce week-end.

Samedi et dimanche, l’écocentre de Saint-Pierre-de-Frugie sera en fête avec son 3e Ecofestival. Ce rendez-vous, qui a lieu tous les deux ans, est l’occasion pour le public de découvrir l’écocentre à travers des expositions, des conférences, des animations pour les enfants et d’aller à la rencontre de nombreux professionnels de la construction écologique. Cinq ans après son ouverture, l’écocentre fait de plus en plus d’adeptes et envisage de grandir un peu plus en créant un nouveau bâtiment de 750 m2. « Nous étions confrontés à plusieurs soucis. D’abord l’association Pégase n’a pas de locaux propres sur le site. Nous avons aussi une demande croissante pour les stages de formation et nous n’avons pas les locaux adaptés », explique Delphine Vandembulcke, chargée de mission et de développement à l’écocentre.

Formation professionnelle. Lire la suite