Les 20 ans d’Horizon vert, 4 et 5 octobre à Villeneuve / Lot

Le 20ème salon de l’écologie et de l’écohabitat, Horizon Vert est en préparation !

Il aura lieu les 4 et 5 octobre 2008, au Parc des Expositions de Villeneuve / Lot (47).

Sa thématique générale, qui guide la déclinaison du programme des conférences, a été définie :

 » Si demain m’était conté ! « … vaste sujet, qui est vous est présentée en détail dans la page Le Salon

Pour la deuxième année :

A l’intérieur d’Horizon vert un vaste espace consacré entièrement à l’écohabitat

pour en savoir plus cliquer sur ce lien

La programmation du cycle de conférences et ateliers est en cours et vous trouverez des mises à jour régulières de l’avancement du programme. Lire la suite

Le simulateur climatique Météo-France et Sciences et Vie

Le simulateur climatique Météo-France et Sciences et vie

Précisons d’emblée que cet outil ne fournit pas des prévisions météorologiques. Comme tout modèle climatique, Arpège-Climat génère des projections, à partir de différents scénarios d’avenir. Ces scénarios, établis par des économistes, dépendent largement des évolutions des sociétés humaines selon qu’elles seront, à l’avenir, plus ou moins émettrices de gaz à effet de serre.Si un autre modèle climatique régional avait été retenu pour ce simulateur,les résultats obtenus différeraient pour une semaine particulière, tout en restant globalement cohérents.

Sur notre simulateur, ce sont les conséquences climatiques de deux scénarios qui peuvent être consultées.

Le premier, qualifié de « modéré », parie sur une croissance démographique faible, un réel souci d’équité sociale et de modestes évolutions technologiques.

Le second qualifié « d’intensif », fait l’hypothèse d’une croissance dmographique soptenue, d’une croissance économique vigoureuse et de disparités régionales marquées.

Mais il faut garder à l’esprit que l’évolution du climat sera peut être « pire » ou, à l’inverse, « meilleure » que ce que prévoient

Pour accéder au simulateur Lire la suite

Appel à soutien pour les faucheurs et faucheuses volontaires

Appel à soutien pour les faucheurs et faucheuses volontaires condamnés

Sans gêne, 6 avril 2008

Cela fait dix ans maintenant que la lutte contre la dissémination d’organismes génétiquement modifiés en plein champ a commencé en France. La détermination des militants n’a pas faibli, et leurs rangs se sont vu renforcés : les Faucheurs Volontaires sont aujourd’hui plus de 6 000.

Malgré les menaces de lourdes amendes, voire de peines de prison, ils se sont engagés à affronter un état de non-droit pour exiger la justice et le respect de la volonté citoyenne, pour défendre l’intérêt général et le bien commun.

Comme le précise la charte des Faucheurs Volontaires, dans l’état de nécessité, face à l’invasion des OGM, ils ont fauché des plants génétiquement modifiés comme dernier recours pour que la démocratie reste une réalité. C’est l’impuissance politique et un Etat qui protège des intérêts privés au détriment de l’intérêt général qui les ont fait entrer en résistance pour refuser la fatalité. Car désobéir, « c’est d’abord la défense des principes fondateurs de la démocratie : liberté, égalité, fraternité » (J. Bové, G. Luneau, Pour la désobéissance civique).

La culture d’OGM en plein champ est imposée en force par des lobbies, sans débat démocratique, au mépris des risques sanitaires et environnementaux, de la maîtrise par les paysans de leurs semences, et du droit des peuples à se nourrir comme ils l’entendent. Les Faucheurs Volontaires ont choisi d’agir de façon non violente, à visage découvert et en plein jour, pour répondre à la violence des semenciers face à la vie, et pour encourager une prise de conscience.

Des tribunaux (Versaille et Orléans) ont déjà reconnu et inscrit cet état de nécessité Lire la suite

Les compagnies aériennes replongent dans le rouge

Le Figaro, Thierry Vigoureux, 08/09/2008

Les compagnies replongent dans le rouge.

La facture pétrolière va atteindre 186 milliards de dollars cette année. 2009 s’annonce déjà comme une année difficile. Vingt-six compagnies en faillite depuis le 1er janvier, alors que seulement huit sociétés, dont Swissair et le belge Sabena, avaient jeté l’éponge après les attentats du 11 septembre 2001. Des milliers d’emplois supprimés. Des lignes fermées. Un ralentissement de la croissance du trafic. 2008 sera une année noire.

Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), les compagnies, qui avaient réussi à renouer avec les bénéfices en 2007, devraient perdre 5,2 milliards de dollars cette année et 4,1 milliards de dollars l’année prochaine. Ces prévisions sont calculées avec un baril à 113 dollars en 2007 et à 110 dollars en 2009.

« La situation est morose, analyse Giovanni Bisignani, président d’Iata. Il ne s’agit pas d’une crise comme les autres. Le problème n’est pas seulement de stimuler la demande pour relancer la croissance mais de redéfinir notre modèle économique afin de s’adapter à un prix du carburant passé en sept ans de 13 % des coûts d’exploitation à 40 %. »

La flambée du prix du pétrole a touché de plein fouet le secteur. Le baril valait environ 107 dollars vendredi contre 73 dollars en 2007. À chaque fois que le prix du baril augmente d’un dollar, la facture s’alourdit de 1,6 milliard pour les compagnies. Cette année, elle atteindra le chiffre record de 186 milliards de dollars.

« La hausse rapide des carburants atteint cette fois les transporteurs du monde entier alors qu’au lendemain de septembre 2001, les trafics américain et trans­atlantique étaient plus concernés. En 2003, le SRAS a davantage touché l’Asie », observe Didier Bréchimier, consultant chez Roland Berger. Confrontées également à d’autres hausses (contrôle aérien, aéroport, sûreté, charges sociales, etc.), les compagnies doivent adopter des modèles économiques innovants pour redécoller.

Les compagnies les plus vulnérables sont les américaines. Lire la suite

Le défi français des énergies vertes

Le Figaro, Gilles Bridier, 09/09/2008

Le défi français des énergies vertes 

L’an dernier, la production d’énergie provenant de la force du vent a bondi de 85 %. L’énergie renouvelable ne constitue encore que 6,6 % du total en France. Les Français vont-ils se convertir aux énergies vertes ? Les suites du « Grenelle de l’environnement » de l’automne 2007 poussent dans cette direction, mais il reste à faire. L’an dernier, les énergies renouvelables ont représenté 6,6 % de la consommation totale française d’énergie. Au premier abord, la France n’est pas un si mauvais élève : grâce notamment à ses ressources en bois et en hydroélectricité, sa production d’énergies renouvelables arrive en deuxième position dans l’Union européenne derrière l’Allemagne. Toutefois, on est encore loin des objectifs fixés par Bruxelles pour 2020, qui visent, entre autres, à parvenir à une part de 20 % de renouvelables dans le bouquet énergétique de l’Union.

Une autre échéance est fixée, en 2010 celle-là : elle concerne les renouvelables dans la production d’électricité, et fixe à la France une part de 21 %. D’ores et déjà inaccessible, cet objectif est repoussé à 2013. Et pour y parvenir, il faut commencer par inverser la tendance : par rapport aux années 1990, la proportion d’électricité verte dans la production totale d’électricité a reculé !

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. D’abord, la progression de la consommation d’électricité a été supérieure à l’augmentation des capacités de production d’énergie « verte ». Ensuite, le système hydroélectrique français constitue une véritable richesse, mais il a ses faiblesses. En 2007, il a fourni 88 % de l’électricité d’origine renouvelable (contre 6 % pour l’éolien, 2,5 % pour les déchets urbains, 2,2 % pour le bois et 0,8 % pour le biogaz et le photovoltaïque). Mais lorsque la pluviométrie est faible et que le niveau des retenues d’eau des barrages est bas, la production baisse. Ainsi, de 2002 à 2005, les turbines des barrages ont été moins mises à contribution.

Un virage amorcé Lire la suite

Suisse : Attac et le GAR « infiltré » par Nestlé et Sécuritas

Le Temps (Suisse), Laurent Caspary, le 9 septembre 2008

Le flou juridique en matière d’infiltration profite à Securitas. L’entreprise de sécurité a bel et bien «observé» le groupe anti-répression de Lausanne et jure avoir agi dans le strict cadre de la légalité. La confusion règne toutefois en la matière.

Il va tenter de plaider l’escroquerie. Mais également la violation de la loi sur la protection des données et l’atteinte à l’honneur. Me Jean Lob l’avoue: «C’est un problème juridique extrêmement intéressant pour les juristes qui est soumis au juge d’instruction cantonal.» Me Jean Lob est l’avocat du Groupe anti-répression de Lausanne (GAR), qui vient de découvrir dans un reportage de l’émission de la TSR Mise au point qu’il avait été infiltré par Securitas durant plusieurs années, comme ce fut le cas du groupe altermondialiste Attac (LT du 08.09.2008).

S’il porte plainte pour escroquerie c’est parce qu’il n’est tout simplement pas possible de le faire pour espionnage ou infiltration. Le juge cantonal vaudois, Jacques Antenen, sera prochainement saisi de ce nouveau dossier, alors qu’il annonce être sur le point de rendre ses conclusions sur le cas concernant Attac.

Les affaires qui éclaboussent Securitas – et au passage Nestlé, l’un de ses mandataires -, pourraient finalement faire bouger les choses d’un point de vue juridique. «Ce genre d’activités qui semblent proliférer mériterait qu’on leur donne un cadre légal», estime Jean-Philippe Walter, suppléant du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT). «Nous sommes effectivement dans une zone grise. Infiltrer et faire des rapports, je ne crois pas que cela soit une infraction pénale actuellement», reconnaît-il. Si les plaintes déposées devaient aboutir, cela pourrait donner lieu à une nouvelle jurisprudence dans le domaine de l’infiltration. Mais on n’en est pas encore là.

Actuellement, rien n’interdit en effet une infiltration de la part d’entreprises privées, qui doivent toutefois respecter certains principes de base et ne pas commettre de délit à caractère pénal dans ce genre d’activités. Un concordat sur les entreprises de sécurité existe en ce sens. De leur côté, la police, tant fédérale, cantonale que municipale, est par contre soumise à une très stricte réglementation pour pouvoir effectuer des infiltrations. Impossible donc pour les forces de police traditionnelles d’infiltrer des groupes comme le GAR ou Attac sans une raison prépondérante. La question ne se pose pas, par exemple, dans le domaine de la drogue où les infiltrations par la police sont monnaie courante. Mais on est là très loin du cadre des réunions d’un groupe de sympathisants altermondialistes. Lire la suite

Difficile mise en œuvre des mécanismes de Kyoto

Novethic, Anne Farthouat, le 4 septembre 2008

Difficile mise en œuvre des mécanismes de Kyoto

Trois ans après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, l’efficacité des instruments économiques dans la lutte internationale contre le réchauffement économique est encore timide. Face aux subventions aux énergies polluantes, les mécanismes de flexibilité destinés à promouvoir le développement durable des pays du Sud ne pèsent pas lourd. Si le Programme des Nations- Unies pour l’Environnement (PNUE) recommande, dans un récent rapport, la suppression des subventions aux énergies fossiles au profit d’investissements « propres », la réalité économique semble en être bien loin.

Le mécanisme de développement propre (MDP) en déçoit plus d’un. Crée –en théorie- pour soutenir le développement durable des pays du Sud, ce mécanismes de flexibilité instauré par le protocole de Kyoto (avec la Mise en Œuvre Conjointe, et le Permis d’Emissions Négociable) permet aux investisseurs des pays développés d’obtenir des « crédits d’émission » de gaz à effet de serre, en échange d’apports dans des projets « vertueux. » Seulement, la machine peine à se mettre en route. Les projets MDP sont encore peu nombreux (on en compte aujourd’hui 1156), profitent avant tout à l’Asie (qui en cumule 749), et sont parfois l’occasion de « verdir » de banales opérations économiques.

 «C’est un écran de fumée destiné à masquer l’inaction.» Pierre Cornut, ancien consultant spécialisé sur le MDP ne cache pas sa colère. Lassé de voir les arbitrages internationaux « peu soucieux de garantir l’intégrité environnementale du système », il a cessé toute activité professionnelle dans ce domaine. Selon lui, non seulement les mécanismes de flexibilité  ne sont pas à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux, mais surtout, ils sont en proie au monopole des industriels, qui y voient l’ouverture d’un nouveau marché potentiellement juteux. Car le MDP est un mécanisme complexe, dans lequel de nombreux paramètres entrent en jeu. Certains n’hésitent donc pas moduler ces derniers pour faire accepter leur projet par le Conseil exécutif en charge de la validation. Jean-Philippe Thomas, coordinateur du programme Energie d’Enda-TM (Environnement et développement du Tiers-Monde) précise que 20% des projets MDP en Inde ne seraient que des « crédits bidons. » Lire la suite