Formation à l’agroécologie en Ardèche avec Pierre Rabhi

La terre nourricière, enjeu majeur de notre temps

« La restauration de la terre nourricière ne devrait plus être considérée comme étant de la seule responsabilité des professionnels de la terre. Chaque citoyen peut, et je dirais doit, contribuer à cette œuvre de sauvegarde de l’humanité et de la nature.

Nous rêvons ainsi d’une multitude de jardiniers, chacun soignant, pansant, animant un fragment de la terre commune pour son bien-être propre et par conséquent celui de la communauté terrestre« .

Pierre Rabhi

L’association Terre & Humanisme propose plusieurs types de stages, pour la plupart d’une durée de 6 jours, ouverts à tous, tout au long de l’année. Lire la suite

Effort de guerre et patriotisme écologique?

Effort de guerre et patriotisme écologique?

Ecolo-Info, de Anne-sophie, le 8 septembre 2008 • Catégorie: Réfléchir/Entreprendre

La semaine dernière, je vous parlais du nouveau documentaire “made-for-tv” américain, Hotspots. L’aspect surprenant du teaser de ce film qui sortira début novembre 2008, c’est la manière dont il est tourné: une certaine violence s’en dégage… avec notamment l’usage du mot “guerre”…

Ce week end, réfléchissant à cette vidéo, je repensais alors à un discours promoncé par Al Gore cet été à Washington, puis à un autre, de Lester Brown cette fois-ci, en novembre dernier à l’UNESCO à Paris.

Mobiliser la Nation

Le 17 Juillet 2008, Al Gore présentait sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique et la dépendance énergétique: pour lui, les Etats-Unis doivent fournir un effort similaire à celui fourni en 1969 lors de la première mission lunaire (”Moon Shot”). En présentant ses arguments, il soulignait à plusieurs reprises le besoin de “sécurité énergétique” des Etats-Unis et suggèrait alors plusieurs solutions pour assurer l’indépendance énergétique de son pays vis-à-vis des pays du Golfe… sans qu’il ne soit nécessaire de rentrer en guerre avec eux. Il incantait notamment les Etats-Unis de passer au tout renouvelable dans les 10 ans…

Du point de vue américain (dixit TreeHugger) ce discours ne donnait pas véritablement de détails sur la manière dont la révolution verte peut avoir lieu, mais avait pour mérite d’expliquer clairement les interdépendances entre changement climatique, approvisionnement énergétique et sécurité internationale.

Autre discours soulignant le besoin de réveil national et le véritable challenge: celui de Lester Brown le 7 novembre 2007 à l’Unesco à Paris. Alors qu’il venait présenter la version française de son “plan B” (cf. “Le Plan B, pour un pacte écologique mondial”), ce véritable pionner du Développement Durable, agro-économiste de formation, comparait la crise écologique actuelle à la crise géopolitique qu’avait constitué, au XXe siècle, la Seconde Guerre mondiale… 

Lester Brown en appelait donc à une mobilisation aussi radicale que celle qui s’était formée aux Etats-Unis en 1942, après Pearl Harbor. Lire la suite

Vous êtes invité au mariage de Thérèse Desqueyroux !

Lou Cass Can à Louchats vous convie le 13 septembre 2008 au mariage de Thérèse Desqueyroux, célèbre personnage de Mauriac, dont l’histoire s’est déroulée sur nos terres paroupianes.

La journée débutera à Argelouse (où fut célébré le mariage de Thérèse et Bernard) suivi d’un repas de noce sur la place de Louchats !  Poule au pot maison.

L’après-midi, nous assisterons à la « Bugade » traditionnelle grande lessive du linge des maîtres par les métayères. C’est autour du lavoir que se racontent les histoires de familles des patrons, les potins du village. Ce jour là c’est le mariage de Thérèse et Bernard Desqueyroux qui est le sujet de conversation des laveuses… D’authentiques chaudières, lessiveuses, planches à laver, battoirs, corbeilles, bassines descendront de nos greniers pour recréer sur l’airial du bourg, une véridique scène de bugade.

Toute cette journée sera animés par les Troubadours du 3ème millénaire et le groupe folklorique « Lous de Bazas ».

 Réservation à Association Lou Cass Can Riflet 33125 Louchats  Tèl : 05 56 88 56 02

A65 : les planteurs volontaires protègent les arbres

Sud-Ouest, le 8 septembre 2008, Gwenael Badets

BOUGARBER. Les planteurs volontaires, opposants à la construction de l’autoroute A 65, menaient hier une opération de protection d’arbres voués à être abattus

« La tête sur le billot »

Malgré les défaites judiciaires, les faucheurs volontaires ne désarment pas. Ces farouches opposants à la construction de l’autoroute A 65, entre Langon et Pau, continuent de mener des actions symboliques afin de dénoncer le « désastre environnemental et financier » que représente, selon eux, le projet de liaison rapide.

Hier, ils étaient plusieurs dizaines à se rassembler en pleine campagne, à Bougarber, où ils ont mené une action d’un genre nouveau. « Jusqu’ici, nous avions procédé au replantage d’arbres là où A’lienor (1) avait fait des ravages, en Gironde, dans les Landes et à Doumy, en Béarn », rappelle Bernadette Durac, la présidente de l’association pour une alternative régionale Langon-Pau (ARLP). « Cette fois, c’est différent : les arbres sont toujours debout, et il s’agit de les protéger symboliquement en leur attachant un ruban blanc ».

Les arbres en question appartiennent à René Bordenave-Cau, exploitant agricole au lieu-dit Moulin de Lespiau. Il s’agit de chênes, menacés par le tracé de l’autoroute elle-même, et de peupliers, condamnés par le réaménagement foncier qui en découlera. En tout, 2,7 hectares sont visés.

Non sans ironie, le propriétaire des lieux relève que « ces arbres ont été plantés il y a sept ans avec le soutien de fonds européens. Et à présent, il faut les abattre. Voilà toute l’inconséquence des pouvoirs publics ». Lire la suite

Dordogne : j’ai planté une éolienne dans mon jardin

Le Figaro, Camille Peyrache, le  8 septembre 2008

J’ai planté une éolienne dans mon jardin

Les petites éoliennes attirent de plus en plus les particuliers. Par souci écologique mais aussi pour réduire leur facture électrique, ils sont nombreux à se lancer dans l’aventure. A 86 ans, Robert Laurent est un retraité passionné par les énergies renouvelables. Il y a trois ans, il a fait installer une éolienne de 24 mètres sur le terrain d’une vieille ferme en Dordogne qu’il occupe depuis 1981. Pour un investissement total de 17 000 euros, comprenant le coût de l’éolienne et les travaux d’installation, il a bénéficié d’un crédit d’impôt de 3200 euros. Son éolienne d’une puissance de 1,3 KW alimente sa propriété qui fonctionne en tout électrique.

Installer une éolienne dans son jardin

Comme lui, de nombreux particuliers s’intéressent à l’éolien. «Nous avons énormément de demandes», confie Olivier Krug, le fondateur et gérant de Krug Sarl, une société spécialisée dans la vente et l’installation de petites éoliennes voit son chiffre d’affaires augmenter de 40% chaque année. Le coût total de l’installation d’une petite éolienne varie en fonction de la puissance du générateur et des travaux d’ancrage. Ainsi, pour une éolienne d’une puissance de 2kW sur un mât de 12 mètres, il faut investir entre 15 000 à 20 000 euros. En fonction de son exposition au vent, elle pourra produite entre 30 à 50% de la consommation annuelle d’électricité d’un foyer de quatre personnes soit environ 5000 Kw selon l’Ademe. «Cependant, prévient Olivier Krug, l’achat d’une éolienne ne se fait pas comme celui d’une piscine. Il y a de nombreux éléments à prendre en compte pour réaliser une installation performante.» L’élément le plus important est évidemment le vent. Certaines régions bénéficient de vents réguliers et forts, comme le long des côtes, la vallée du Rhône ou dans des sites de moyennes altitudes, d’autres n’ont pas de potentiel comme le nord-est de la France. «Il faut que le gisement de vent soit suffisant pour être exploitable, confirme Olivier Krug. La plupart des zones urbaines ou semi-urbaines ne sont, par exemple, pas propices à l’installation d’éoliennes au risque de décevoir les habitants de la région parisienne. Pour être certain du potentiel, il faut réaliser une étude de vents, ce que trop peu d’installateurs font aujourd’hui.»

Les vents réguliers se situent en hauteur

Ensuite, il faut disposer d’un environnement dégagé. Lire la suite

Faut-il interdire les 4 x 4 ?

Le Temps, Suisse, 26 août 2008, Valentine Zubler

L’initiative «anti-4×4» promise à une campagne enflammée

Liberticide, l’initiative anti-4×4 déposée hier par les Jeunes Verts à la Chancellerie ? «Non, elle défend d’autres libertés que la liberté de polluer», répète l’écologiste zurichois Bastien Girod. Il n’empêche: le texte, intitulé «Pour des véhicules plus respectueux des personnes», soutenu notamment par les Verts, l’Association transports et environnement (ATE), Pro Vélo ou le WWF, promet une campagne très enflammée.

Et pas forcément toujours du plus haut niveau: alors que les Jeunes Verts escortaient lundi leurs 150 000 paraphes -dont 120 000 ont été validés- jusqu’à destination, des représentants du Parti de la liberté (ex-Parti des automobilistes) les ont nargués à bord d’un tout-terrain et d’une voiture de sport. Tandis que, de leur côté, des écologistes se sont amusés à orner d’un drapeau et d’une pancarte le véhicule d’un pro-4×4…

Mais au fait, quels véhicules sont-ils réellement visés par le texte ?

C’est là l’un des enjeux majeurs du débat. Car malgré son nom, l’initiative dite «anti-4×4» touche également certaines voitures de sport ou familiales. A l’inverse, l’entier des tout-terrain n’est pas concerné par les mesures proposées. Pour pouvoir circuler, les voitures de tourisme doivent en effet répondre, aux yeux des Jeunes Verts, à quatre critères : ne pas excéder 2,2 tonnes à vide, ne pas comporter de partie frontale dangereuse, émettre moins de 250 grammes de CO2 par kilomètre (ce qui correspond à une consommation d’environ 11 litres d’essence par 100 km). Enfin, le texte exige que les moteurs diesel soient équipés de filtres à particules.

Définition difficile

Au total, indiquent les initiants, «ce texte concerne environ 13% des voitures vendues en Suisse». Lire la suite

FNE prépare la rentrée environnementale

Journal de l’environnement, le 8 septembre 2008, par Claire Avignon

France nature environnement prépare la rentrée environnementale

A quelques semaines de l’adoption du projet de loi Grenelle I par le Parlement, France nature environnement cherche à se repositionner dans le débat environnemental, confisqué depuis quelques temps par le gouvernement.

Analyser

Meeddat contre Bercy. Et bientôt majorité contre opposition au Parlement? C’est ce que craint France nature environnement (FNE) pour le projet de loi de programmation Grenelle I, l’exemple du débat musclé sur la loi OGM n’incitant pas à la confiance. «On espère qu’on dépassera les logiques politiques, a expliqué Sandrine Bélier, directrice de France nature environnement (FNE), lors d’une conférence de presse organisé le 5 septembre. Il faut que chaque parlementaire considère le texte en tant que citoyen, que l’on réserve les débats sur les textes d’application. Et là, ce sera beaucoup plus musclé.»

«Ce projet de loi a un seul objectif: que les parlementaires se raccrochent au compromis du Grenelle, continue Arnaud Gossement, porte-parole de FNE. Ils s’y raccrocheront d’autant plus facilement si les acteurs du Grenelle ne font pas pression pour que les parlementaires votent contre des mesures qu’ils avaient soutenues.» Comme le milieu agricole qui pourrait pousser à assouplir la réduction par deux des pesticides d’ici 10 ans. Ou les élus locaux qui voient d’un mauvais œil les mesures relatives aux déchets ou à l’urbanisme.

FNE n’a préparé «que» 33 amendements qui «corrigent à la marge un certain nombre d’approximations qui nous semblent importantes de corriger, indique Sandrine Bélier. Le texte n’est pas idéal mais fidèle à une majorité d’engagements du Grenelle»

En revanche, FNE se prépare à un débat beaucoup moins serein sur le projet de loi de finances pour 2009 et sur le projet de loi Grenelle II dont «l’accouchement se fait dans la douleur», Lire la suite