VALOREM à Bègles : du pétrole au vent

Sud-Ouest, Gilles Guitton, le 4 septembre 2008

BEGLES La société Valorem, spécialisée dans l’éolien, inaugure la reconversion du centre de recherches d’Esso-Rep en « pôle d’intelligence environnementale »

Les chercheurs de gisements de vent, de soleil et de vagues succèdent à Bègles aux chercheurs de pétrole. Aujourd’hui, la société Valorem inaugure son nouveau siège social, dans 1 500 m2 réaménagés par elle du bâtiment central de l’ancien centre de recherches d’Esso de la rue Ferdinand-Buisson.

« Le site passe de l’énergie du XXe siècle à celles du XXIe siècle. C’est symbolique », commente Jean-Yves Grandidier, le président de Valorem. Pas fâché de quitter les bureaux exigus de l’avenue Leclerc pour cet « environnement luxueux ». Il va abriter le nouveau développement de cette société qui était « un des quatre pionniers français de l’éolien », et passe à la vitesse supérieur depuis 2007. En surfant sur la crise pétrolière et le développement récent d’un vrai marché des énergies « vertes ».

Pour Noël Mamère (Verts), le maire de Bègles, cette installation est la première pierre « d’un dossier majeur pour l’avenir économique de la ville ». Celui de la création dans ce quartier « historiquement industriel et artisanal », d’un « parc de l’intelligence environnementale » réunissant recherche, développement, formation etc. « On y travaille depuis des années. La fermeture par Esso était prévisible. Il n’était pas question d’abandonner 4,5 ha en plein cœur de Bègles, à la promotion immobilière », dit le maire en insistant : « Il n’a jamais été envisagé d’y faire du logement. »

Valorem joue la « locomotive » du parc. « Très volontiers », sourit Jean-Yves Grandidier, bien que la situation juridique du site soit encore incertaine. Bail ou achat. Après de longues négociations, la direction française d’Exxon et la ville ont mis au point un bail précaire.

Sur cette base, Bègles et Valorem ont convenu devant notaire que la société, en contrepartie de la réhabilitation du bâtiment, pourra y demeurer gratuitement deux ans. D’ici là, la mairie espère avoir conclu avec le pétrolier américain, soit par un bail à long terme, soit par un achat.

L’enjeu est de taille. Bègles y a investi 135 000 euros de frais de gestion et d’étude du site. Les dix bâtiments représentent 10 000 m² de plancher. L’un d’eux, « de type Pailleron », sera détruit. « On peut installer 12 à 15 entreprises », indique Fabienne Feydou, adjointe à l’action économique. Un concepteur de maisons à ossatures bois et une société d’isolants « bio » sont, dit-on, sur les rangs.

Noël Mamère et son équipe veulent aussi faire « un vrai parc public, à l’anglaise, avec des traversées douces » sur ce site où seule une « tâche » minime de pollution a été repérée. « On peut aussi imaginer un restaurant bio, en circuit court, en lien avec les agriculteurs bio de la région », avance Noël Mamère.

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