Un changement de civilisation

Le monde diplomatique, Philippe Bovet et Agnès Sinaï

Les vrais dossiers de l’environnement, Octobre 2007

Entre prise de conscience, déni et récupération

« Le Monde diplomatique » a publié, le 15 octobre 2007, un très documenté « Atlas de l’environnement ». Comme les « Atlas » précédents, il comporte des textes synthétiques, accompagnés de cent cinquante cartes et graphiques, consacrés aux grands défis de l’écologie. En effet, si l’humanité mesure mieux qu’hier les dangers qui la menacent, il lui reste beaucoup à faire pour imaginer et mettre en œuvre les solutions indispensables sans se laisser duper par les tentatives de récupération.

Les écosystèmes ont les formes que nous connaissons parce que, voici vingt mille ans, la nature est passée d’un paysage dominé par les glaces dans une grande partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord au paysage actuel, où les glaces sont concentrées aux pôles et en altitude. Cette transition, qui a duré cinq mille ans, coïncide avec un réchauffement global d’environ 5° C, ce qui permet d’estimer que le rythme naturel du changement de température sur une longue durée est, à l’échelle planétaire, de 1° C par millénaire.

Problème : un doublement de la quantité du CO2 (dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre) est envisageable d’ici à 2050. Il pourrait entraîner une hausse moyenne de température au moins dix fois plus rapide que les rythmes moyens globaux de changement depuis la dernière période glaciaire. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), si la consommation de combustibles fossiles se poursuit au rythme actuel, les émissions de CO2 uniquement liées à l’énergie atteindront 40 gigatonnes en 2030, soit 55 % de plus qu’en 2004 (1). De quoi réchauffer la planète de 2,4 à 6,4° C à l’issue du XXIe siècle, d’après la fourchette haute des scénarios du dernier rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organe de référence des Nations unies, qui annonce un changement d’ère climatique (2). Une telle augmentation entraînera une modification de la carte du monde. La nouvelle répartition des agricultures, l’exode des populations littorales et insulaires, la migration ou la disparition d’une partie des espèces animales et végétales détermineront un changement de civilisation.

Au-delà des faits bruts, la crise environnementale est aussi une affaire de psyché, un enjeu cognitif, tant ses dimensions dépassent la capacité d’entendement des individus. Lire la suite

l’OMS accuse

Le Monde diplimatique, Pierre Rimbert, mardi 2 septembre 2008

« L’injustice sociale tue »

Ce constat sans nuances n’émane pas d’une organisation marxiste orthodoxe, mais d’une étude détaillée sur les déterminants sociaux de la santé dans le monde. Rendu public par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 28 août 2008, le rapport, intitulé « Combler le fossé en une génération » (1), synthétise les résultats de trois années de recherches.

Il relève qu’aux inégalités sanitaires entre pays s’ajoutent celles entre riches et pauvres d’un même pays. Par exemple, si l’espérance de vie à la naissance d’un garçon américain est supérieure de dix-sept années à celle d’un Indien, l’espérance de vie d’un nouveau-né écossais d’une banlieue déshéritée de Glasgow est de vingt-huit ans inférieure à celle d’un nourrisson mis au monde dans un quartier huppé de la même ville. « L’injustice sociale tue à grande échelle », notent les auteurs réunis au sein de la Commission des déterminants sociaux de la santé. Installée par l’OMS en 2005, celle-ci compte parmi ses membres des chercheurs en sciences sociales, des médecins, des personnalités politiques, etc (2).

Espérance de vie en bonne santé (2006)

Cet indicateur tient compte à la fois de l’espérance de vie (mesure composite de la mortalité) et d’une estimation des années passées en mauvaise santé, corrigées de la gravité de l’état de santé. Il est une mesure de la durée de la vie en parfaite santé, c’est-à-dire sans incapacité.

 « La répartition inégale des facteurs qui nuisent à la santé n’est en aucun cas un phénomène naturel, Lire la suite

Patrimoine, trio Miyazaki et balades littéraires à Malagar

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2008, visite gratuite de Malagar le dimanche 21 septembre, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.

Dans le cadre des 5èmes Nuits d’Aquitaine et à l’occasion des 10 ans du label « daquí », l’association les Nuits Atypiques, en partenariat avec le Centre François Mauriac de Malagar présente : Le Trio Miyazaki en concert le dimanche 28 septembre à 17 heures au Domaine de Malagar. Dès son installation à Bordeaux, Mieko Miyazaki, joueuse de koto, a eu pour projet de s’insérer dans la vie musicale locale. Elle a formé son propre trio avec deux musiciens bordelais, Manuel Solans au violon et Bruno Maurice à l’accordéon, professeurs au Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud.

Les balades littéraires continuent jusqu’au 31 octobre, tous les mercredis du côté de Saint-Symphorien, Lire la suite

Novembre, mois de l’économie sociale et solidaire

L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) est peu connue par le public pourtant elle est à l’image de la vie : dynamique, innovante, attractive !

En effet, l’ESS est partout et nous accompagne plus qu’on ne le pense dans notre quotidien : Lire la suite

Les SPPPI, lieux de concertation environnementales

Le journal de l’environnement, Agnès Ginestet, le 4 septembre 2008

Les SPPPI, lieux de concertation sur les problématiques environnementales

Un décret du 22 août matérialise la possibilité de création de Secrétariats permanents pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI). Ces lieux d’échanges entre autorités, industriels, collectivités et associations existent toutefois depuis longtemps.

Leur nom est moins connu que celui des comités locaux d’information et de concertation (Clic) introduits par la loi risque de 2003 (1) suite à la catastrophe d’AZF de 2001. Pourtant, les SPPPI sont également des structures de concertation, destinées à favoriser les échanges entre différents acteurs sur la prévention des pollutions et des risques, et le partage de bonnes pratiques entre industriels. Le premier d’entre eux avait été créé en 1971 à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), en lien avec la pollution de l’étang de Berre. Puis 13 autres ont suivi, disséminés sur le territoire français. «Les S3PI sont des ‘mini-Grenelle’ permanents», estime Caroline Douchez, animatrice du S3PI Artois, l’un des trois que compte la région Nord – Pas–de-Calais (2). Lire la suite

1 600 pandas à Bordeaux le dimanche 7 septembre

1600, c’est le nombre de pandas qui seront exposés dimanche 7 septembre sur le parvis de l’hôtel de ville Bordeaux, à l’initiative de la Mairie, de l’agence Inoxia et sous le haut patronage de WWF, l’association qui lutte depuis 35 ans pour la sauvegarde de la biodiversité et du monde du vivant.

1600, c’est aussi le nombre de pandas vivants dans le monde. Alors pour que le panda ne disparaisse pas totalement, pour les générations futures, l’association WWF a décidé d’organiser cet événement (1ère édition : Paris le 7 juillet dernier. Bordeaux est la 1er ville de province où sont réunis ces 1600 pandas).

Alors n’hésitez pas à venir à la rencontre de ces pandas afin de réfléchir ensemble aujourd’hui à la planète de demain.

A noter que dans un souci d’écologie, ces petits pandas de 43 cm de long (pour 22 cm de large et 30 cm de hauteur) ont été réalisés en papier mâché (avec de la recup de journaux, cartons et papier divers…), durci à la fibre de coco, peints avec de la peinture alimentaire sans trace de plomb, assemblés avec de la colle de riz, par 100 familles thaïlandaises issus de 10 villages différents le tout dans des « conditions respectables »…

Fête de l’humanité : un marché solidaire pour la planète

L’humanité

Un marché solidaire, pour une planète durable…

L’Humanité, en partenariat avec le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE) et le réseau Minga, met en place sur la Fête un petit marché solidaire pour consommer responsable. Cette initiative vise à mettre en lumière les modes de production, le respect de l’équité à chaque étape de la filière pour des produits de qualité qui rémunèrent les travailleurs ; elle vise aussi à s’interroger sur la consommation de masse et les conditions de travail et de revenus des producteurs et des caissières face au poids de la grande distribution ! Optez donc pour le panier champêtre et venez faire des emplettes alternatives au cœur de ce village où des petits producteurs et leurs produits frais du terroir vous attendent. Vous rencontrerez également les réseaux de citoyens, d’entreprises et d’associations qui s’engagent pour des échanges commerciaux locaux ou internationaux basés sur une exigence d’équité… Quels changements des modes de production et du comportement des consommateurs pour développer une économie durable ? Les associations impliquées dans ce projet mèneront des débats tout au long de la Fête pour tenter d’apporter des réponses.

Des débats sur le thème : « Une économie solidaire : à quel prix ? » Lire la suite

Du 11 au 25 octobre l’économie solidaire en Midi-Pyrénées

Communiqué de presse ADEPES

4è Quinzaine de l’économie solidaire en Midi-Pyrénées – du 11 au 25 octobre 2008

Après le succès rencontré lors des trois précédentes éditions, la Quinzaine de l’Economie Solidaire 2008 vous propose de venir à la rencontre de celles et ceux qui inventent et pratiquent une économie au service de l’humain et de l’environnement en Midi-Pyrénées.

Organisée avec et par les acteurs de l’Economie Solidaire, soutenue par la Région Midi-Pyrénées, l’Etat, des collectivités territoriales et des partenaires privés, la Quinzaine de l’Economie Solidaire est un évènement qui participe dans chaque département de Midi-Pyrénées, à la valorisation de l’innovation et de l’initiative, et qui crée du lien social, par les rencontres, les échanges, l’apprentissage et la découverte de nouvelles pratiques – c’est aussi une invitation à la réflexion pour un monde économique plus solidaire.

Gratuites et ouvertes à tous, les manifestations répondent à un triple objectif :

Présenter les initiatives économiques solidaires, de plus en plus nombreuses dans la région,

– Faire évoluer les pratiques de chacun en proposant des actions concrètes à réaliser au quotidien,

– Montrer l’impact économique et social de l’utilité de cette économie dans la région.

De plus en plus reconnue, la Quinzaine vous fait découvrir les initiatives locales qui peuvent changer le quotidien, votre quotidien …

L’Economie Solidaire ? Lire la suite

Mettez-vous au Bio sans vous ruiner !

livenet.fr, le 2 septembre 2008, par Audrey

Environnement

Mettez-vous au Bio sans vous ruiner !

Pour en savoir plus sur le bio :

http://www.bio-aquitaine.com/

www.annuaire.agencebio.org

www.manger-bio.com

Je lis :« Manger bio, c’est pas cher » – France GUILLAIN. Ed. Jouvence « Manger bio, c’est pas du luxe » – Lylian LE GOFF. Ed. Terre Vivante

L’alimentation est au cœur du débat actuel sur la santé. Les produits « bio » sont synonymes de qualité nutritionnelle, mais aussi…de prix élevés ! Avec la baisse actuelle du pouvoir d’achat, on peut donc penser que manger « bio » est à réserver aux plus aisés financièrement. Pas du tout ! Il est possible de mieux manger et à prix doux…

Ce n’est plus à démontrer, la majorité des achats de produits bio sont motivés par la santé, même si le label AB ne certifie que le respect de l’environnement ! « Le bio c’est bien, mais c’est trop cher ! » estiment néanmoins plus de 85% des français. En effet, en ces temps de baisse du pouvoir d’achat, les produits bio, parfois plus de 30% plus chers que des produits « non bio » et font ainsi figures de produits de luxe.

Pourtant, les ventes continuent d’augmenter d’environ 10% par an car, en achetant malin, il est possible de manger bio de manière économique : Meilleure qualité, meilleure rentabilité ! Si on se borgne à une simple comparaison des prix entre produits bio et produits conventionnels, c’est sûr, le bio est désavantagé ! Mais, les produits bio ont heureusement d’autres avantages dont des atouts économiques. En premier lieu, Lire la suite

Bazas le vendredi 5 septembre débat sur les OGM

Sud-Ouest, le 4 septembre, Olivier Escots

BAZAS L’association Vigilance OGM 33 organise demain à 21 heures une soirée débat sur les OGM au cinéma Vog « Les citoyens doivent s’approprier le thème des OGM »

Demain soir, le cinéma Vog de Bazas diffusera « Le monde selon Monsanto », une production Arte déjà vue à la télé. La projection de ce réquisitoire argumenté contre le semencier servira de support à un débat participatif. « Les citoyens peuvent et doivent s’approprier le thème des OGM et faire connaître leur volonté », affirme Jacky Berrahil, de Vigilance OGM 33. L‘association, organisatrice de la soirée bazadaise, souhaite en profiter pour faire le point sur l’actualité des derniers mois : Grenelle de l’environnement, clause de sauvegarde et interdiction de culture du maïs transgénique Mon 810, vote de l’Assemblée nationale en mai dernier. « Sur ce point, au prétexte d’organiser la coexistence, on prépare la contamination généralisée », regrette Jacky Berrahil. Le débat abordera les procès en cours concernant les anti-OGM. Dominique Bimdoire témoignera à cette occasion. Cet apiculteur de Landiras, Faucheur volontaire, est impliqué dans trois dossiers. Un à Toulouse pour des faits de fauchage remontant à 2006, un à Carcassonne où il comparait volontairement (« une procédure de solidarité ») et, avec José Bové, celui de l’affaire de Lugos, jugée récemment à Bordeaux. « Je suis indigné par les propos du procureur, qui a affirmé que José avait un  »comportement compulsif » lié à  »un œdipe mal négocié ». Je trouve ça honteux », Lire la suite

EDVIGE : FNE s’oppose au fichage des militants associatifs

 

France Nature Environnement (FNE), Communiqué de presse, Lundi 1er septembre 2008

EDVIGE : France Nature Environnement s’oppose au fichage des militants associatifs

Par décret du 27 juin 2008, le premier ministre a créé, sans aucune concertation, un nouveau traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE ». France Nature Environnement s’inquiète de constater que le mouvement associatif qu’elle fédère tombe dans la ligne de mire de ce nouveau dispositif.

« Ce dispositif est choquant : le fichage généralisé et injustifié d’informations très variées organisé par le décret autorise une intrusion abusive de l’administration dans la vie privée des personnes participant à l’animation du débat public », s’inquiète Raymond Léost, vice-président de FNE en charge des questions juridiques. « Il viole tout simplement le principe de respect de la vie privée, garanti par la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales ».

Le mouvement FNE est directement concerné par les fichiers EDVIGE : les bénévoles, qui contribuent chaque jour à la protection d’intérêts généraux et enrichissent considérablement le débat public, vont en effet se retrouver fichés automatiquement.

« Comment expliquer aux membres de notre réseau que leurs activités exercés avec générosité, dans le souci des générations futures, justifient que des données automatisées les concernant fassent apparaître leurs origines raciales ou ethniques, leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses, leur appartenance syndicale, ou encore des information relatives à leur santé ou leur vie sexuelle ? » Lire la suite

Colloque sur le Marais Poitevin les 4 et 5 octobre à Niort

Le Marais Poitevin : une zone humide à réinventer ?

Colloque organisé par la Coordination pour la défense du Marais Poitevin,

les 4 et 5 octobre 2008, au Parc des expositions de Niort

Les questions mises en débat porteront sur

La difficile coexistence des activités économiques (essentiellement agricoles) et de la protection d’une biodiversité remarquable ;

Les évolutions des différents usages du marais et leurs conséquences quant au mode de « gouvernement » à retenir pour le territoire ;

Les outils institutionnels et réglementaires existants, et l’éventuelle nécessité d’en créer de nouveaux. 

Télécharger la plaquette-programme et le bulletin d’inscription (PDF) Lire la suite

Dans 5 ans il n’y aura plus de tigres sur terre

Le Post, le 27 août 2008

« Si on ne fait rien, dans 5 ans, il n’y aura plus de tigres sur terre »

tigres, défense des animauxprotection des animaux, Poh kao,

L’association Poh Kao dénonce les trafics d’os, d’organes, et de peau de tigre qui sont organisés au Cambodge.

Ils font peur, ils peuvent nous dévorer, ils ont des grandes moustaches sur lesquelles on aimerait bien tirer pour s’amuser, et une fourrure qu’on rêverait de caresser… Les tigres sont mignons et terrifiants à la fois, certes, mais ils sont surtout en danger.

Véronique Audibert-Pestel, ancienne réalisatrice de documentaire qui vit 7 mois sur 12 au Cambodge, a décidé de pousser un cri d’alarme en créant Poh Kao, des tigres et des hommes, une association qui milite pour la défense du tigre Indochinois. Dimanche 31 Août, elle est invitée au Parc des Félins pour parler de son combat. Sur Le Post, elle explique l’urgence de la situation.

Pourquoi un cri d’alarme maintenant ? En 1997, au Cambodge, il y avait 700 tigres. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 80. Si nous ne faisons rien, dans 5 ans, il n’y aura plus de tigre à l’état sauvage sur terre, nous pourrons seulement les admirer dans les zoos. Il faut absolument lutter contre les trafiquants, qui paient les minorités ethniques présentes dans la région pour tuer des tigres. Sept mois sur douze, je vis au Cambodge, je tente d’apporter des alternatives à ces gens, de les aider à lutter contre l’appel des trafiquants.

Que deviennent ces tigres ? Leur peau est transformée en fourrure qui est vendue partout dans le monde. Les os et les organes de la bête sont utilisés pour les médecines traditionnelles comme celles pratiquées en Chine. Lire la suite