Conscience planétaire et politique de civilisation

Edgar Morin dans Wikipédia

Conscience planétaire et Politique de civilisation [modifier]

Avec Terre-Patrie, écrit en 1993, (avec Anne-Brigitte Kern), Edgar Morin en appelle à une « prise de conscience de la communauté du destin terrestre », véritable conscience planétaire.

« C’est en Californie, en 1969-1970, que des amis scientifiques de l’université de Berkeley m’ont éveillé la conscience écologique » rapporte-t-il, avant de s’alarmer : «Trois décennies plus tard, après l’assèchement de la mer d’Aral, la pollution du lac Baïkal, les pluies acides, la catastrophe de Tchernobyl, la contamination des nappes phréatiques, le trou d’ozone dans l’Antarctique, l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, l’urgence est plus grande que jamais ».

En 2007, il est l’auteur de L’an I de l’ère écologique : La Terre dépend de l’homme qui dépend de la Terre. Le livre comporte un dialogue avec Nicolas Hulot.

Cette conscience doit s’accompagner pour Edgar Morin[5] d’une nouvelle « politique de civilisation », pour sortir de cet « âge de fer planétaire… préhistoire de l’esprit humain ».

La politique de civilisation (concept emprunté à Leopold Sedar Senghor [réf. nécessaire]), explique Edgar Morin, « vise à remettre l’homme au centre de la politique, en tant que fin et moyen, et à promouvoir le bien-vivre au lieu du bien-être »[6]. Lire la suite

La gouvernance des associations

Associatis.com (Caisse d’Epargne), septembre 2008, Hervé Garrault, consultant (Garrault & Robine) et directeur de l’Adéma

La gouvernance des associations

S’il y a un mot à la mode aujourd’hui dans le monde des associations, c’est bien le mot « gouvernance ». On le rencontre partout. Dans la bouche des dirigeants associatifs, dans les écrits des experts, dans les programmes des colloques. Il faut sans aucun doute s’en réjouir car il est important que le secteur associatif se préoccupe de ce sujet majeur. À condition toutefois qu’on ne le galvaude pas et qu’on ne se trompe pas sur ce qu’il signifie et ce qu’il implique. La bonne gouvernance associative est une vertu rare et un sport exigeant. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Naissance de la gouvernance

Comme souvent lorsqu’il s’agit d’un sujet de management, le modèle vient du monde des entreprises anglo-saxonnes. Le mouvement qui a institué les principes de la gouvernance d’entreprise (corporate governance en anglais) est né aux États-Unis en réaction à une cascade de scandales financiers. La grande liberté laissée aux dirigeants exécutifs des sociétés commerciales offrait trop de risques dans un pays où le droit des sociétés est de la compétence des états. En 1993 l’American Law Institute a publié ses «Principles of corporate governance». Le mouvement était lancé et est depuis devenu quasiment universel, du moins dans le monde développé. Des codes de bonne gouvernance des entreprises ont été publiés dans l’ensemble des pays anglo-saxons, suivis par de nombreux autres pays (Allemagne, Italie, France…). En 2004 l’OCDE a publié ses «Principes de gouvernement d’entreprise» et, la même année, la Commission européenne a émis ses recommandations relatives à la «Promotion d’un régime approprié de rémunération des dirigeants».

Du monde des entreprises, les préoccupations de bonne gouvernance se sont propagées à celui des associations. Lire la suite

Champignon

NaturaVox, le 2 septembre, Dominique Bidou

Champignon

N’assombrissons pas cette rentrée avec des approches trop dures du champignon, du type bombe atomique. Parlons plutôt du bonus que nous offre la nature, notamment en cette fin d’été. La cueillette des cèpes, bolets, chanterelles, girofles autres trompettes des morts est un véritable bonheur. La récolte des fruits spontanés de la nature reste une tradition profondément ancrée dans les cultures populaires, et permet d’attiser la curiosité envers le milieu, donne envie de mieux le comprendre pour dénicher les meilleurs sites à champignons. Il faut aussi apprendre à les reconnaître, l’erreur se paye cher. Les champignons représentent une porte d’entrée dans le monde de la nature, une approche à la fois populaire et savante des milieux et de leur complexité. C’est aussi un revenu, complément bienvenu dans les campagnes, avec parfois des abus, l’exploitation à outrance de la ressource, avec le risque de tuer la poule aux œufs d’or. C’est un équilibre à trouver, et qui peut conduire à l’adoption de techniques particulières d’exploitation, agricole ou forestière à la recherche du double dividende que le développement durable suggère. C’est ainsi que, par exemple, la truffe[1] vient au secours de la forêt méditerranéenne, avec la sylviculture truffière.

D’une vision presque bucolique de la cueillette, nous sommes ainsi parvenus à une approche technique et économique, ce qui serait dommage s’il n’y avait pas aussi la sauvegarde de territoires, de paysages, de traditions culinaires. Lire la suite

l’Europe sur le devant de la scène politique

Pascale Joannin, Directeur général de la Fondation Robert Schuman

Philippe Mills, Directeur général adjoint du Centre d’analyse stratégique

strategie.gouv.fr (NDLR : une des « boites à idées » rattachée au gouvernement français)

Deux récents événements ont placé, de nouveau, l’Europe sur le devant de la scène politique : la volonté du président de la République française de mettre la construction européenne au premier rang de sa politique extérieure, et la relance institutionnelle de l’Union européenne suite au Conseil européen des 21 et 23 juin derniers.

En France, l’Union européenne est souvent mal comprise. Les Françaises et les Français se sentent européens, mais ils ne sont pas suffisamment familiarisés avec les pratiques communautaires et en perçoivent mal les enjeux et finalités. La campagne référendaire sur le projet de traité constitutionnel le 29 mai 2005 a donné lieu à débat, preuve que l’Europe est un sujet qui les intéresse, mais elle a révélé aussi des lacunes dans l’information dont ils disposaient. À l’approche d’échéances européennes capitales comme la Présidence française de l’Union européenne au second semestre de l’année 2008 ou les élections européennes au mois de juin 2009, la stratégie d’information sur l’Europe en France doit être repensée. Trop souvent sans doute, la communication sur l’Union européenne s’est construite autour d’événements ponctuels, ou de manière trop institutionnelle, délaissant une stratégie d’information permanente plus que jamais nécessaire. Ainsi les Français n’ont-ils, peut-être, pas pu suffisamment s’imprégner d’une culture citoyenne européenne pourtant essentielle dans un monde où la réponse aux défis qui nous sont lancés dépasse souvent le cadre des seuls États.

Il nous appartient donc de participer à un effort de réflexion stratégique sur la qualité de l’information fournie sur l’Europe en France. Tel est l’objectif que se sont donné le Centre d’analyse stratégique et la Fondation Robert Schuman en préparant la présente publication . La mobilisation coordonnée de tous les acteurs concernés est essentielle. Les Français doivent avoir tous les éléments en main pour peser le pour et le contre, s’investir et débattre en toute connaissance de cause sur les orientations futures des politiques européennes et leurs évolutions. Lire la suite

Le pétrole ou la vie

Libération, le mardi 2 septembre 2008, Lise Barnéoud

Le pétrole ou la vie

Au nom de l’écologie, l’équateur s’engage à refuser l’exploitation d’un gisement d’or noir en Amazonie…si la communauté internationale l’indemnise. Une première.

Nous glissons à vive allure sur le Rio Napo. Attirés, emportés, absorbés par ce large fleuve qui serpente au milieu d’un incroyable imbroglio de verdure. Il y a 500 ans, cette surface miroitante constituait la route vers l’Eldorado. Mais d’or, personne n’en trouva. Quelques siècles plus tard, vers 1950, d’autres types de conquistadors s’engouffraient, le cœur plein d’espoir, sur cette «autoroute de l’Amazonie». Seule la couleur de leur éden avait changé, passant du blond patine de l’or au noir vitreux du pétrole. Avec cette fois beaucoup plus de succès. Cinquante ans plus tard, l’Amazonie, pillée et souillée, se cherche un nouvel eldorado. Alors qu’un nombre croissant de pays latino-américains misent sur la nationalisation des entreprises étrangères ou l’augmentation des taxes sur les produits pétroliers, l’Equateur a imaginé quelque chose d’autre. Quelque chose qui s’approche d’un authentique eldorado, où l’argent affluerait chaque année sans même toucher un seul arbre. Comment ? En surfant sur la vague de l’écologie…

Au nom de la préservation de l’environnement, le gouvernement du plus petit pays andin s’est déclaré, il y a un an, prêt à refuser l’exploitation d’un nouveau gisement d’or noir découvert dans une des dernières parcelles sauvages du parc national du Yasuní, déjà à moitié rongé par d’autres exploitations pétrolières. Ce gisement proche de la frontière avec le Pérou pourrait, selon certaines estimations, renfermer jusqu’à 920 millions de barils, soit le quart des réserves actuelles du pays, et rapporter une quinzaine de milliards de dollars (jusqu’à 28 selon certains calculs), dont près de 70 % finiraient dans les caisses de l’Etat. A cette jolie manne, l’Equateur promet de renoncer… sous conditions. Lire la suite

Les peuples autochtones : associer culture et identité

Les peuples autochtones : un développement associant culture et identité

Du 15 au 17 septembre se tient à l’UNESCO la réunion annuelle du Groupe d’appui inter-organisations sur les questions autochtones. Sur terre, littéralement l’Humanité est autochtone, de sorte que se consacrer aux peuples qui incarnent l’authenticité sous tant de formes diverses, c’est se préoccuper de l’espèce humaine dans sa singularité. Aussi est-il heureux et naturel que ce travail soit profondément collaboratif, conformément au mandat de l’UNESCO d’œuvrer à la coopération internationale. 

L’UNESCO préside le groupe d’appui inter-organisations sur les questions des peuples autochtones

Réunion annuelle au Siège de l’UNESCO

Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones

Visite officielle à l’UNESCO du 15 au 18 septembre 2008

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Une étape historique

Sur le front du changement climatique

Un forum pour les peuples autochtones, les petites îles et les communautés vulnérables Lire la suite

Développer le covoiturage

Le Monde, Olivier Razemon, le 1er septembre 2008

Développer le covoiturage

Principaux sites de covoiturage :

www.covoiturage.fr

www.covoiturage.com

www.123envoiture.com

www.covoiturage76.net

www.colis-voiturage.fr

Le prix élevé des carburants et la baisse du pouvoir d’achat sont peut-être l’occasion de relancer et de développer la pratique du covoiturage. Partager les frais d’essence et d’utilisation du véhicule avec un voisin ou un collègue plutôt que de continuer à effectuer seul le trajet domicile-travail permet dans certains cas une économie substantielle.

Jusqu’à présent, la proportion de personnes utilisant ce mode de transport est toujours restée inférieure à 1 % », indique Muriel Mariotto, en charge du covoiturage au Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu), qui dépend du gouvernement.

Faire la route à plusieurs « implique des contraintes et nécessite que l’on fasse confiance à son partenaire. On doit par exemple être certain que le véhicule est bien assuré« , ajoute Mme Mariotto, pour qui « le choix du mode de transport se fait à la maison, le matin, en fonction des besoins et habitudes de la famille« . En effet, le parcours domicile-travail, à l’aller et encore plus au retour, comporte souvent un ou plusieurs arrêts à l’école, au cours de musique ou au supermarché. « Les gens ne sont pas prêts à emprunter le véhicule d’un autre, ajoute Marc Fontanès, directeur de Mobility plus, une société de conseil spécialisée en déplacements. La voiture demeure le premier endroit où l’on se retrouve avec soi-même après le travail. »

La plupart des trajets commencent désormais sur Internet. Lire la suite