Richard Branson : Du capitalisme à l’écologie…

Nouveau credo écolo du patron de Virgin

Richard Branson : Du capitalisme à l’écologie… ma petite philosophie

Cdurableinfo le vendredi 29 août 2008, posté par David Naulin

Le plus célèbre des patrons anglais a accordé en juillet dernier au magazine Capital une interview exclusive sur son nouvel engagement dans la défense de l’environnement. Des paroles aux actes, il a décidé de financer à hauteur de 3 milliards de dollars la recherche des biocarburants. Sauf que nous avons déjà relayé sur Cdurable.info les méfaits des biocarburants qui entraînent déforestation et réduction des terres agricoles destinées à une population croissante. Mais Richard Branson s’explique. Avec ses activités souvent sources de pollution, il a décidé d’agir à sa manière afin de trouver des alternatives pour demain. Et les assument. Paradoxal personnage mais au demeurant si sympathique avec les défis farfelus qu’il s’est lancé aux cours des années précédentes. Sorti en avril dernier en France, son livre Du capitalisme à l’écologie… ma petite philosophie revient sur son parcours d’entrepreneur et explore aussi les pistes pour faire de Virgin un groupe à la pointe du développement durable.

L’écologie selon Richard Branson

Du capitalisme à l’écologie… le livre de Richard Branson

L’écologie selon Richard Branson

Extraits de l’interview accordée à Capital (N°202 – Juillet 2008 – pages 122 à 125) réalisée par Arnaud Bouillin :

Capital : Vous consacrez aujourd’hui beaucoup de temps et d’argent à la lutte contre le réchauffement de la planète. D’où vous vient cette soudaine fibre écolo ? Richard Branson : « Il y a deux ans, Al Gore a demandé à me rencontrer, chez moi à Londres. Je n’avais pas encore vu son film, « Une vérité qui dérange », sur les conséquences du changement climatique. Mais, en trois heures de discussion, il m’a convaincu que la Terre risquait de devenir inhabitable d’ici peu si on ne réduisait pas drastiquement les émissions de dioxyde de Carbone, qui sont dues pour l’essentiel à la combustion du pétrole et du charbon. Al m’a dit : « J’ai besoin de toi pour sensibiliser le monde des affaires ». Tous les scientifiques que j’ai consultés par la suite m’ont répété la même chose : il y a urgence. J’ai donc pris mon bâton de pèlerin. Et j’ai décidé de consacrer à la recherche des biocarburants 100% de mes compagnies de transport, ferroviaires et aériennes, pendant les dix prochaines années. Soit 3 milliards de dollars environ. J’ai aussi lancé un concours, le Virgin Earth Challenge : j’offre 25 millions de dollars à quiconque mettra au point, d’ici 2012, un procédé efficace et pérenne permettant de réduire les gaz à effet de serre. Nous avons déjà reçu des milliers de propositions, notre comité scientifique est en train de les étudier. »

Capital : Quand pensez-vous que les biocarburants remplarceront le kérosène ? Richard Branson : « D’ici cinq à dix ans. Pour l’heure, nous n’en sommes qu’au stade expérimental. En février dernier, nous avons fait voler un Boeing 747 entre Londres et Amsterdam avec un mélange inédit : 80% de kérosène et 20% d’huile de palme et de noix de coco. J’ai été très surpris que les organisations écologistes nous tombent dessus au motif que l’expansion des plantations de cocotiers accélérerait la déforestation. Sans doute qu’il nous faut trouver d’autres matières premières moins contreversées, comme la cellulose qu’on extrait des déchets végétaux. Mais, si on ne tente rien, comment faire avancer la recherche ? Les Verts sont toujours pareils : ils ne voient le monde qu’en blanc et noir. »

Capital : Le logo rouge de Virgin va donc virer au vert… Richard Branson : « On y a pensé, mais c’est encore un peu tôt. Le jour où nos avions et nos trains seront totalement propres, on le fera sûrement. Le prix et la qualité de service resteront nos principaux arguments. Si nous devenons, en plus, une entreprise « verte », ce sera un atout supplémentaire. Pour le client. Et nos salariés. »

 Lire la suite de l’interview sur le site de Capital

Du capitalisme à l’écologie… le livre de Richard Branson

Alors que l’on est plus que jamais conscient de l’impact de nos actes sur l’environnement, Ricahrd Branson démontre à quel point la responsabilité personnelle, en tant qu’individu, mais aussi – et surtout – en tant que directeur d’un grand groupe, implique des devoirs.

Richard Branson propose de concrétiser la théorie du capitalisme Gaïa, telle que formulée par la scientifique James Lovelock. Cette vision de l’économie estime que l’on doit compenser ce que l’on abîme et que les grandes sociétés, comme Virgin, doivent s’engager dans une approche plus généreuse et responsable des affaires.

 

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