Crise écologique, énergétique et crise de civilisation sont étroitement liées

La MNE développe depuis juillet 2007 un projet de « mobilisation des associations environnementales d’Aquitaine ». Nous avons travaillé sur l’analyse qui guide ce projet. Il s’agit d’une position à un moment donné. Elle a vocation à être mise en débat et à évoluer dans le cadre d’une « démocratie participative écologique » à inventer.

La crise écologique : conséquences prévisibles et enjeu

Si l’on prolonge la courbe d’évolution de la température annuelle moyenne en France, nous arrivons d’ici 2100 à une augmentation d’environ 5°. Cinq degrés, en moins cette fois ci, c’est la température qui nous sépare de la dernière glaciation il y a 20 000 ans (un niveau des mers inférieur de 100 m, une agriculture impossible du fait des sols gelés, une population « française » de quelques dizaines de milliers de chasseurs de rennes…).

Les indicateurs environnementaux (réchauffement climatique, biodiversité, pollutions, ressources naturelles non renouvelables…) passent les uns après les autres au rouge. Au delà des conséquences environnementales, sociales et économiques prévisibles (catastrophes climatiques, réduction de la production agricole, pénurie d’eau potable, élévation du niveau des mers, afflux de réfugiés climatiques….) nous savons que les effets cumulés de changements continus dans l’environnement peuvent atteindre des seuils qui se traduisent par des changements brutaux et irréversibles.

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Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

sudouest.com, Chantal Roman, le 28 Décembre 2009

ENVIRONNEMENT. La présidente Françoise Branger fait le point sur les dossiers en cours

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

C’est en 1989 qu’est née l’association Bassin d’Arcachon Écologie : « Le nombre d’adhérents de BAE ne cesse de croître et l’association est de plus en plus sollicitée », relève Françoise Branger, présidente de l’association depuis cinq ans.

Une association apolitique où se retrouvent différentes sensibilités : « Beaucoup travaillent sur des dossiers, d’autres ouvrent des blogs, d’autres encore nous apportent des renseignements », explique la présidente. Les adhérents ont pour souci la protection de l’environnement du bassin d’Arcachon et le respect de sa biodiversité. De plus, BAE anime, durant l’été des visites à la découverte pédagogique de l’environnement du Bassin (1).

À l’occasion de ces vingt ans de combat écologique, de réussites aussi, Françoise Branger fait le point sur divers dossiers d’actualité.

1 Maîtriser l’urbanisation

« Le Scot, schéma de cohérence territoriale est à l’étude. C’est un enjeu énorme. Nous participons aux débats du Scot et contribuons aux commentaires écrits des propositions et documents présentés. Nous y remarquons de graves manquements quant à la prise en compte de l’environnement et de la limitation des ressources, en eau particulièrement. Les premières analyses sont inquiétantes et nous refusons une urbanisation galopante, consommatrice d’espace. Il faut préserver les habitats naturels, les paysages, coupures d’urbanisation, les trames vertes, la sauvegarde les espaces proches du Littoral.

Le Bassin est saturé sur terre comme sur mer et cela met en péril ses fragiles écosystèmes. De trop nombreux projets de lotissements menacent les dernières coupures d’urbanisation. Les extensions d’activités nautiques sont de nature à perturber le biotope marin.

2 Parc naturel marin

« Bassin d’Arcachon Écologie disposera en 2010 d’une stagiaire qui travaillera sur cette thématique. Mais le parc marin ne doit pas être un pur outil de développement. Si développement il peut y avoir, c’est dans la restauration des ressources du Bassin. Il nous faut devenir impérativement économes des écosystèmes.

Je regrette que des élus du Siba n’aient pas accepté l’inventaire scientifique proposé lors du dernier conseil. Cela aurait permis de savoir où on en est. »

3 Des priorités

« On nous accuse d’être ennemis du progrès. Or, le progrès que nous souhaitons est celui, très urgent, d’un meilleur respect de l’environnement. La sauvegarde et la restauration de la diversité biologique sont parmi nos priorités. Oui, nous nous opposons à l’accroissement ininterrompu de l’afflux de population, à l’avancée inextinguible de l’urbanisation, à la constante extension des voies routières et autoroutières, au perpétuel développement du nombre de places de ports et d’anneaux de mouillage. Quant au photovoltaïque, nous n’y sommes pas favorables s’il est synonyme de déforestation, alors que tant d’espaces, comme les toitures sont disponibles et pourtant inutilisés pour l’implantation de panneaux solaires. »

4 Des partenaires

« Bassin d’Arcachon Écologie est membre de la Sepanso, de la Coordination environnement du bassin d’Arcachon (Ceba), du Collectif déchets girondin, mais aussi du Collectif aquitain contre les rejets en mer, de la Coordination bassin d’Arcachon. Nous sommes aussi partenaires de l’Association contre le contournement autoroutier de Bordeaux, du collectif Gironde Copenhague luttant contre le changement climatique d’origine Continue reading

Bernos-Beaulac. Le maire Philippe Courbe réactive un vent de fronde anti-LGV

sudouest.com, Lascurreges, le 22 décembre 2009

BERNOS-BEAULAC. Le maire Philippe Courbe réactive un vent de fronde anti-LGV

Cette LGV dont ils ne veulent pas

 «Il y a l’itinéraire grand gabarrit, le gazoduc, l’A 65, la LGV et maintenant, cerise sur le gâteau, on nous annonce une nouvelle ligne à haute tension. Il ne nous manque plus que le deuxième aéroport de Bordeaux. » Philippe Courbe a envie de pousser un coup de gueule, à l’idée de voir sa commune lacérée et balafrée par tout un tas d’infrastructures. Le maire socialiste de Bernos-Beaulac qui a le soutien de son Conseil municipal rappelle ici les raisons pour lesquelles il s’oppose en particulier au projet de LGV.

Des atteintes irréversibles

« L’opposition locale est importante et sous-estimée par RFF. Il y a derrière ce projet une réelle atteinte à la qualité de vie doublée de nuisances et préjudices à l’environnement et au patrimoine. Les impacts sont de plusieurs ordres. Il y a une atteinte à la biodiversité et aux espèces endémiques sur des zones classées Natura 2000, dans les vallées de la Gouaneyre et du Ciron. On va hypothéquer la vulnérabilité des captages de nos eaux de sources gérées par le Syndicat des eaux et de l’assainissement du Bazadais. Et puis, il y a un impact sur la forêt à un moment où l’on parle de la régénérer. »

Le maire de Bernos-Beaulac ajoute à ces éléments tous les arguments d’ordre économique, considérant que « ces investissements vont mettre en faillite les finances régionales et ne prennent pas en compte les déficits d’exploitation des A 65 et de la LGV, qui vont entraîner une hausse de la fiscalité, au-delà d’une sous-évaluation du coût des travaux ».

Un signal à Alain Rousset

Bref, Philippe Courbe note au passage l’abstention des Verts à la dernière séance plénière du Conseil régional sur le grand projet ferroviaire. Lui aussi privilégie la LGV sur des lignes existantes et priorise un réel développement du ferroutage, voire même du cabotage pour le transport des marchandises plutôt que de valoriser la grande vitesse au profit de quelques voyageurs privilégiés.

La campagne des régionales est lancée. Et même si Philippe Courbe considère « qu’Alain Rousset est un bon président », il indique qu’il n’en partage pas tous les points de vue au moins sur la politique des nouvelles infrastructures. « Je suis prêt à inviter Alain Rousset et le directeur de RFF, ici sur le terrain », lance le maire de Bernos-Beaulac : « Je leur montrerai par exemple que la vallée de la Gouaneyre est un endroit magnifique et qu’elle ne mérite pas ce que l’on lui réserve ». Et que l’on ne vienne pas lui parler de gare, de fret ou de service express régional. « On n’en croit pas un mot. Et de toute façon, on n’en veut pas », lui soufflent les conseillers municipaux présents.

Appel à la résistance

Aujourd’hui, une voix s’élève dans le pays bazadais. Philippe Courbe aura sans doute besoin d’ici peu de compter les maires qui voudront le rejoindre dans ce qui pourrait être un appel à la résistance, sans occulter le droit de faire des propositions.

Ce sera sans doute difficile, si l’on considère que Continue reading

Copenhague: Juppé favorable à "une forme de décroissance"

tempsreel.nouvelobs.com, AP, le 4 décembre 2009

Copenhague : Juppé favorable à "une forme de décroissance"

Alain Juppé s’est déclaré vendredi favorable à "une forme de décroissance", à trois jours de l’ouverture du sommet de Copenhague, auquel le maire UMP de Bordeaux participera, entrant ainsi en contradiction avec des propos récemment tenus par Nicolas Sarkozy sur le sujet.

Interrogé lors d’une conférence de presse sur la croissance ou la décroissance verte, M. Juppé s’est dit en partie "en phase" avec l’eurodéputé d’Europe-Ecologie Daniel Cohn-Bendit: "La crise et la dégradation de notre planète reposent sur une forme de folie humaine basée sur la démesure généralisée. Faut-il faire de la décroissance? Je pense que dans les pays pauvres, il faut de la croissance et qu’ailleurs, là où l’on gaspille, il est nécessaire d’envisager une forme de décroissance", a estimé l’ancien Premier ministre. "Le combat pour la sauvegarde de la planète ne doit pas passer au second plan du fait de la crise. La sortie de crise passe par le succès de toutes les initiatives".

Le 28 novembre, lors de son discours devant les membres du conseil national de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’était lancé dans une diatribe contre le principe de "décroissance", prôné notamment par les Verts. "Quand j’entends nos écologistes parfois dire qu’ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu’ils savent qu’il y a du chômage? Est-ce qu’ils savent qu’il y a de la misère dans le monde? Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là?", avait lancé le chef de l’Etat.

Par ailleurs, M. Juppé a souligné l’importance du sommet de Copenhague: "Il n’y a pas de doute possible: l’enjeu est de sauver les espèces vivantes! Kyoto arrive à échéance en 2012 et il faut obtenir des objectifs chiffrés!", a-t-il lancé.

Alors que 57% des Français estiment dans un sondage (réalisé par l’institut BVA les 27 et 28 novembre auprès d’un échantillon de 1.012 personnes pour BFM/BFM-TV/"La Tribune") que Nicolas Sarkozy ne parviendra pas à obtenir un accord fixant des engagements contraignants en matière de réduction de gaz à effet de serre, Alain Juppé ne se "sent pas pessimiste": "Je vois pour la première fois le président américain prendre des engagements chiffrés et cela va dans le bon sens", a-t-il expliqué.

A Copenhague, le maire de la capitale aquitaine participera notamment au "sommet des villes": "j’y parlerai de l’implication citoyenne. Les villes sont en première ligne car elles englobent 80% de la population mondiale et concentrent les problèmes de déchets de transport et d’habitat".

Coprésident, avec Michel Rocard (PS), de la commission chargée de réfléchir sur le grand emprunt, Alain Juppé a insisté sur "le fil conducteur écologique" qui a prévalu. Biotechnologie, énergies renouvelables, Continue reading

2/3 des viticulteurs bordelais en dessous du SMIC

libebordeaux.fr, Laure Espieu, le 2 décembre 2009

2/3 des viticulteurs bordelais en dessous du SMIC

VIGNE – L’étude a été menée par la Chambre d’agriculture de la Gironde sur les dix dernières années. Elle se base sur le suivi d’un panel de cent exploitations en AOC Bordeaux, et fait le constat alarmant d’une situation qui, depuis cinq ans, ne cesse de se dégrader. «Il y a une morosité et une angoisse terribles», pointe Florence Lamoureux, l’auteur de la synthèse. «Deux tiers des exploitants ont dégagé moins d’un SMIC en 2007/2008, et parmi eux, 20% sont en perte. Les gens ne vivent pas de leur travail».

En dix ans, le chiffre d’affaire a baissé en moyenne de 27%. Les résultats économiques à l’hectare ont été divisés par quatre, voire même par cinq pour les viticulteurs qui vendent en vrac. Et les ressources globales des exploitations ont été réduites de plus de la moitié. «Avec d’aussi faibles ressources, les exploitations vont avoir du mal à faire face aux mises aux normes, tant au niveau du vignoble que des chais», souligne l’auteur, qui perçoit déjà la tendance des entreprises à se  «replier sur elles-mêmes».

Non seulement l’investissement est en berne, mais depuis 2007, les coûts sont brutalement remontés (+20%). «En effet, 2007 et 2008 ont été deux années difficiles d’un point de vue climatique (plus de traitements) et ont été des années de hausse du prix des intrants (phytosanitaires et fuel) ainsi que du barème des fermages», explique Florence Lamoureux. Comme les rendements ont également baissé, pour le millésime 2008, le coût de revient du tonneau était d’environ 1277 euros. Bien supérieur aux cours du vin de Bordeaux qui s’établissent plutôt entre 750 et 900 euros le tonneau.

Obligés de brader leur vin, les viticulteurs cherchent de l’argent ailleurs. Certains vendent leurs parcelles en terrains à bâtir. D’autres ont pu être tentés par l’arrachage, mais Continue reading

Aquitaine : Ça bouge dans le bio !

sudouest.com, Jacques Ripoche, le 24 Novembre 2009

AGRICULTURE. Le nombre de producteurs et la surface en bio augmentent, mais il reste encore du chemin à parcourir

Ça bouge dans le bio !

Ce mardi, la Chambre régionale d’agriculture d’Aquitaine consacre une session spécifiquement dédiée à l’agriculture biologique. Demain, dans les locaux du Conseil régional, à Bordeaux, Arbio, l’interprofession du bio, invite 1 700 gestionnaires de cuisines collectives à un grand « forum » sur l’introduction des produits bio dans les cantines, relativement aux prescriptions du Grenelle. Les ambitions sont élevées : 20 % des menus à l’horizon 2012 ! Aujourd’hui, on est encore (très) loin du compte. Malgré un taux de croissance à deux chiffres ces dernières années, le bio, avec 600 000 hectares cultivés, ne représente que 2,1 % de la surface agricole utilisée (SAU) en France, tandis que son chiffre d’affaires, 2,6 milliards d’euros, n’atteint guère que 1,7 % de la consommation agroalimentaire nationale.

Le mouvement s’accélère

Pour autant, les choses bougent. L’Aquitaine et Midi-Pyrénées, qui se rangent parmi les premières régions bio en France, enregistrent une progression significative : + 7,5 et + 7 % entre 2007 et 2008. L’Aquitaine, avec 28 000 hectares cultivés, compte aujourd’hui 1 125 producteurs certifiés (1 005 en 2007). Les chiffres 2009 ne sont pas encore arrêtés mais, fait notable, 130 exploitations nouvelles sont en cours de conversion.

« On sent bien que le mouvement s’accélère. Depuis quelques mois, chacune de nos réunions d’information fait le plein. On voit que la réflexion est installée dans les têtes », souligne Patrick Grizou, producteur en Lot-et-Garonne et président d’Arbio. Trois éléments, selon lui, concourent à l’intérêt que les « conventionnels » portent désormais au bio : « Il y a, bien sûr, l’effet crise. Mais il y a aussi les obligations de plus en plus contraignantes sur l’emploi des intrants qui aboutissent même parfois à des impasses techniques. Enfin, il faut considérer le fait que les agriculteurs intègrent de mieux en mieux la notion d’agriculture durable. »

Les 28 000 hectares bio en Aquitaine se décomposent en 11 000 hectares de fourrage, 9 000 hectares de céréales et d’oléoprotéagineux, 2 000 hectares de fruits et légumes, 4 000 hectares de vigne. « Le mouvement est particulièrement important sur la vigne », relève Jérôme Cinel, directeur d’Arbio : « Le nombre des producteurs indépendants convertis progresse régulièrement, mais le phénomène intéressant et nouveau réside dans l’implication des caves coopératives comme Landerrouat, Hauts de Gironde, Unimédoc, Mesterrieux. » Gwenaëlle Le Guillou, directrice du Syndicat des vignerons bio, confirme : « Nous sommes sur une progression moyenne annuelle de 20 % en surface. » En fruits et légumes, la production s’organise principalement autour de deux coopératives, Caspo et Biogaronne, à Port-Sainte-Marie (47). « Leur nombre d’adhérents aussi augmente, ce qui va les amener à créer prochainement des points de collecte », précise Jérôme Cinel.

Coordonner l’ensemble

Du côté des productions animales, une filière viande bio s’est récemment constituée Continue reading

CURUMA et pointe du Médoc : Des actions en faveur des zones humides

sudouest.com, MC, le  21 Novembre 2009

Des actions en faveur des zones humides

L’association Curuma, née en 1993, veut sensibiliser le public aux enjeux de la préservation des zones humides de la Pointe du Médoc. Bertrand Iung assure la présidence de l’association qui emploie cinq salariés à temps complet. Les activités de Curuma se sont diversifiées au cours des années grâce aux partenariats développés au titre de la gestion d’espaces naturels et à la participation à plusieurs études menées par les collectivités locales.

Projets territoriaux

En 2009, Curuma a déjà participé à trois réunions du Conseil de développement du port de Bordeaux, aux travaux du Sage Estuaire de la Gironde, au Docobs Natura 2000, aux travaux des groupes techniques sur le Parc naturel marin aux consultations préalables sur le futur Parc naturel régional Médoc, au schéma de préservation de zones humides de la Gironde, au comité de pilotage du plan de gestion de la zone industrialo-portuaire du Verdon. Toujours en 2009, Curuma a aussi réalisé des actions plus locales. La quatrième phase du plan de gestion du Marais du Logit mené en partenariat avec la mairie du Verdon a porté sur le pâturage, l’installation de structures de sécurisation pour le public, des travaux hydrauliques, la validation de bioindicateurs, la mise en place d’un sentier de découverte, l’installation de panneaux sur le parking.

Sur le Marais du conseiller, troisième année du plan de gestion en partenariat avec le port de Bordeaux et dossier « espaces naturels sensibles » avec le Conseil général. Enfin, avec la Fondation Nicolas Hulot, l’EDF délégation régionale et la Fondation nature et découverte, via « Les saisons du marais », Curuma sensibilise les élus et les techniciens communaux à l’amélioration des pratiques.

La sensibilisation du public a touché 3 254 personnes en 2009 : sentiers de découverte, animations scolaires, balades découvertes sur les espaces naturels sensibles, visites guidées tout public sur des thèmes précis (histoire, faune, flore…), circuit « patrimoine », découverte du milieu dunaire, etc. L’association organise aussi des jeux de piste, des conférences,…

L’attribution du label CPIE Médoc en 2009 lui confère Continue reading

Découvrez le site et les actions de l’association taca Agir pour réduire tes émissions de CO2 et demander une TAxe CArbone avec redistribution

 taca, le site,  novembre 2009

taca Agir pour réduire tes émissions de CO2 et demander une TAxe CArbone avec redistribution

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Films et photos du picnic sans carbone du 4 octobre 2009

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Le picnic de nov 2008

Des témoignages brûlants

Les citoyens du monde hyperconcernés !

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Débat public à Léognan-Martillac : Le golf en balance

sudouest.com, Gilles Guitton, le 12 Novembre 2009

LÉOGNAN-MARTILLAC, DÉBAT PUBLIC. Vives discussions sur le projet de golf-lotissement des propriétaires de Smith Haut-Laffitte. Les élus Verts et le maire de Léognan divergent

Le golf en balance

Florence et Daniel Cathiard, les propriétaires du château Smith Haut-Laffitte et des Sources de Caudalie à Martillac, ont encore du pain sur la planche pour convaincre les Léognanais de leur accorder la constructibilité des terrains où ils veulent construire un golf et trente à quarante villas de luxe. Voire un hôtel (notre édition du 9 novembre), sur 75 hectares de forêt leur appartenant.

Mais ils ont peut-être marqué un point ces derniers jours, si on en juge par la position avancée par le maire PS Bernard Fath lors de la réunion publique organisée par les Verts mardi soir sur ce dossier.

Après deux heures et demi de débat, le premier magistrat a posé des conditions « non négociables ». Mais il a trouvé des avantages économiques suffisants au projet pour « étudier » la possibilité de modifier le Plan local d’urbanisme en faveur des Cathiard.

« Projet secret »

Le dossier passionne. La salle du foyer était pleine mardi soir. À la tribune, les élus Verts locaux Joël Lac, Jocelyne Pellet et Benoist Aulanier développent méthodiquement leurs arguments : incohérence avec les principes du PLU et les politiques de développement durable des collectivités, « cadeau » de « 10 millions d’euros » sans contrepartie, ou encore nouvelle atteinte contre la forêt léognanaise.

Deux chercheurs spécialistes de l’eau et membres du conseil consultatif citoyen de développement durable, Olivier Atteia et Frédéric Zahm, expliquent que « la question de la ressource en eau est essentielle » dans le débat. Tout en observant que faute de connaître le détail du projet, « secret », il leur est difficile de se prononcer précisément. « On ne peut pas donner d’autorisation à un projet dont on ne sait rien » dira-t-on plus tard.

« Pas d’arrosage avec de l’eau potable » est une condition posée par le maire. Mais le forage qui alimente les sources de Caudalie est-il classé comme « potable » ?

Il y a consensus sur les huit hectares de l’ancien parc du château du Thiol. Pas touche. C’est l’autre condition « non négociable » de Bernard Fath. Mais les accents naturalistes de Jocelyne Pellet, partie en forêt recenser les oiseaux et débusquer la salamandre, ne sont pas repris par le maire. Elle réclame un inventaire de la biodiversité.

« Ghetto de riches »

Il y a dans la salle comme un ressentiment à l’égard du « château ». On parle de « ghetto de riche ». On interroge Continue reading

Le premier écogîte du département de la Gironde à Marsas

sudouest.com, Françoise Chouvac, le 4 Novembre 2009

MARSAS. Le premier écogîte du département

Une semaine à La Bernarde

Le calme, l’authenticité, un habitat préservé et respectueux de l’environnement, telle est la philosophie de l’écogîte selon les Gîtes de France. Cette philosophie est également celle des époux Gallet, qui possèdent depuis plus de trente ans la propriété La Bernarde. René a aménagé le parc paysager de 10 hectares, les 3 kilomètres d’allées forestières bordées d’arbres divers mais qui respectent tous la biodiversité du lieu. Point d’arbres exotiques mais uniquement ceux des régions tempérées et océaniques, deux étangs entièrement recouverts de nymphéas multicolores, des oiseaux, des canards, des tortues cistudes, une pisciculture de carpes, des champignons à la saison… Bref, un vrai paradis, qui est souvent le cadre de stages pour écologistes convaincus.

Bio, solaire, recyclable

René et Marie-France Gallet ont souhaité transformer une partie de leur maison en gîte rural et se sont engagés dans la démarche en proposant un hébergement rural touristique « écolo » : des panneaux solaires installés sur le toit chauffent l’eau des sanitaires mais également la maison, la peinture des murs est bio, le bois et d’autres matériaux naturels, locaux et recyclables, moins néfastes pour l’environnement, ont été choisis avec soin.

Tous les critères exigés par les Gîtes de France ont été scrupuleusement respectés, et c’est ainsi qu’au mois d’octobre La Bernarde est devenue le premier écogîte de la Gironde. Ce classement permet ainsi aux touristes et aux vacanciers désireux de vivre quelques jours dans un cadre écologique d’être sûrs de ne pas être déçus et de trouver une maison en accord avec leurs convictions.

Le gîte des Gallet est bien plus que cela, et René n’a de cesse de faire découvrir sa propriété avec enthousiasme et gentillesse. Il n’hésite pas à donner des conseils sur le recyclage, le tri sélectif, la façon de faire du compost, et plein d’autres recettes avec les plantes et les fleurs trouvées en parcourant le domaine.

Les vacanciers repartent heureux d’avoir passé un séjour agréable dans un cadre de verdure et de calme, et ravies des conseils éclairés des époux Gallet.

Céline et Fabien ont pu, les premiers, apprécier le charme de l’écogîte La Bernarde. Ces deux citadins avaient gagné un week-end dans cet endroit grâce à un jeu sur France Bleu, et les époux Gallet leur ont offert de rester toute la semaine gratuitement.

« Les propriétaires sont charmants et sympathiques, raconte Céline. Ils nous ont fait les honneurs de leur domaine, des quatre potagers, des parcs à moutons, des poulaillers. » Fabien, quant à lui, a admiré le travail de René dans le parc : « Les arbres, Continue reading

Ecocentre de Gironde : Un nouveau cycle de vie pour le Solar

sudouest.com, Olivier Escots, le 27 Octobre 2009

TOULENNE. Gérard et Arnaud Blasquez développent un projet d’Ecocentre. C’est une histoire de famille qui se conjugue aujourd’hui avec des objectifs écologiques

Un nouveau cycle de vie pour le Solar

Bien entendu, l’écologie et le développement durable sont au coeur de la raison d’être de l’Ecocentre de Toulenne. Mais cette structure, qui vit ses balbutiements en suivant le modèle du « grand frère » historique de Saint-Pierre-de-Frugie, dans le Périgord, est avant tout l’histoire de la rencontre d’une famille avec un lieu.

Le lieu, c’est le Solar, à Toulenne, une bâtisse de 2 000 mètres carrés qui domine la Garonne. Achevé à la fin du XIXe siècle, l’imposant édifice fut un collège puis un hôpital auxiliaire de guerre. Il fut aussi une colonie de vacances pour enfants d’immigrés espagnols.

C’est là que se fait le lien entre le Solar et les Blasquez. Gérard, le chef de famille et « copilote » de l’Ecocentre, y a râpé ses genoux quand il était gamin. L’histoire s’arrêterait là, si Gérard, aujourd’hui retraité de Gironde Habitat, n’avait eu l’opportunité de racheter le Solar il y a une dizaine d’années. Le lieu devait être démoli. La transaction s’est faite à un prix très raisonnable. Les Blasquez y feront dans un premier temps deux gîtes et quatre logements sociaux.

C’est lors de ce début de réhabilitation du bâtiment, qu’Arnaud, le fils, se rend compte de la difficulté d’avoir, avec les outils et matériaux classiques, une démarche « propre » vis-à-vis de l’environnement. Laissant de côté ses études de sociologie, Arnaud concrétise alors son interêt croissant pour l’éco-construction en suivant une formation à Saint-Pierre-de-Frugie.

Formation et démonstration

« Peu à peu est née l’idée de créer nous aussi un Ecocentre à Toulenne », raconte son père. La définition de ce type de site est assez simple : il s’agit « d’un lieu de formation et de démonstration pédagogique qui a pour objectif d’expérimenter des techniques écologiques portant sur le bâtiment, l’énergie, l’eau et le paysage ».

Pour porter le projet girondin, Gérard et Arnaud Blasquez ont créé en février 2009 une association dont le nom, Solar Rives de Garonne, a été trouvé tout naturellement.

Suivant le cahier des charges rédigé par l’Ecocentre du Périgord, soutenu par une quarantaine d’adhérents et par le maillage du réseau associatif environnemental, aidé notamment par une subvention abondée principalement par l’Europe et les collectivités locales, le site du Solar a donc entamé sa reconversion à vocation écologique.

Des premiers stages, animés par l’ancien étudiant en sociologie sont proposés depuis la rentrée (lire ci-dessous). « Un des objectifs majeurs est de devenir un centre de ressources », précise son père.

À terme, le Solar sera équipé Continue reading

MIAM de Bruges : Les familles séduites par leur maraîcher

sudouest.com, Guy Faydi, le 22 Octobre 2009

BRUGES, CONSOMMATION. Un lien étroit s’est noué entre Philippe Laville et sa clientèle d’abonnés aux paniers hebdomadaires de légumes

Les familles séduites par leur maraîcher

Parmi les initiatives qui ont été prises, ici ou là, en vue de privilégier la consommation de légumes, une forme de contrat moral a pris son envol, l’an dernier à Bruges, et progresse continuellement sous l’appellation de « Miam » (Mouvement informel d’aide aux maraîchers).

En 2008, Catherine Cestari, Jean-Paul Desbarats et Bruno Mouchet ont lancé l’idée d’un groupe de consommateurs s’engageant à acheter un panier hebdomadaire, au producteur brugeais Philippe Laville. Aujourd’hui ils sont 58 inscrits qui prennent leur panier chaque vendredi.

« Le prix n’a pas bougé, 12 euros le panier entier ou 6 euros le demi-panier, souligne avec satisfaction Catherine Cestari. Nous avons aussi amélioré l’organisation des retraits en créant des groupes de voisinage. Ce qui évite des déplacements inutiles. Dans d’autres cas nous privilégions le covoiturage et les trajets à vélo. Ces précautions ne sont pas inutiles pour épargner le chemin de desserte qui conduit à la ferme et qui est bien abîmé. »

Légumes de saison

Chaque saison a ses légumes. En ce mois d’octobre, selon le producteur, les légumes sont choisis parmi potiron, mâche, salade, pommes de terre d’Eysines, carottes, poireaux, chou rouge ou vert, épinards, blettes, radis roses ou noirs… « J’ai planté des oignons pour en proposer des frais au cours de l’hiver. Nous avons créé un lien très sérieux avec ce groupe, confie Philippe Laville, les gens prennent conscience de mon travail, et ce procédé m’apporte une trésorerie mensuelle régulière qui m’aide à concrétiser mes projets… Je mise aussi sur le futur développement du parc des Jalles ».

Chacun s’accorde à reconnaître une façon différente de consommer, et vente les bienfaits des Continue reading

La société d’horticulture de Bordeaux-Caudéran, écolo depuis 110 ans

sudouest.com, Denis Lherm, le 14 Octobre 2009

PATRIMOINE. Installée en pleine ville, la vieille société savante dispense un enseignement de grande qualité, à titre bénévole, dans un écrin de verdure totalement méconnu

La société d’horticulture de Caudéran, écolo depuis 110 ans

On peut difficilement trouver une centenaire plus verte que la société d’horticulture de Caudéran. Créé le 1er août 1899, cela fait plus de 110 ans que ce témoin de l’idéologie scientiste du XIXe siècle tient le pavé à Caudéran. Née avant la loi sur les associations, bâtie sur le modèle des vieilles sociétés savantes, elle voue un culte au savoir et à la connaissance des arbres fruitiers et des fleurs. Rue de l’église, coincée entre une résidence des années 70 et Saint-Amand, la société d’horticulture résiste au temps.

Dans les années 60, Chaban l’avait sauvée une première fois. Un sombre projet visait à transformer le terrain de la société horticole en lieu d’hébergement pour les jardiniers municipaux. Chaban avait réglé l’affaire en quelques secondes, comme toujours : « Si la société d’horticulture n’est pas d’accord pour partir, pourquoi la fait-on partir ? Elle reste là, c’est tout ».

285 arbres, 110 variétés

Quarante ans après, elle est toujours là, bien qu’un peu en décalage avec son époque. La plupart des habitants de Caudéran, et à plus forte raison ceux de Bordeaux, ignorent ce qui se passe derrière les grilles du 23, rue de l’Église, sous le regard fier du buste de Frantz Malvezin, créateur du jardin école, en 1905. Ici s’épanouissent 285 arbres de 110 variétés différentes, parfaitement palissés. Les membres de la société entretiennent bénévolement cet écrin à l’allure surannée. Ici surtout, la Société d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture de Caudéran, c’est son nom exact, dispense un enseignement comme autrefois : long, complet, contraignant et de très grande qualité. Les élèves, pardon les sociétaires, sont environ 80 par promotion. Le programme des cours mobilise tous leurs samedis, et parfois leurs dimanches, de septembre à juin. Il est digne d’une académie d’horticulture. Quand les « élèves » sortent de là, ils sont costauds sur le sujet.

« Cette société est une chose étonnante, mais surtout un bien très précieux. On ne la lâchera jamais », lance Philippe Richard, directeur des jardins botaniques de la ville (jardin public et Bastide), qui y fit un passage comme enseignant. Il ajoute : « Ils ont une connaissance de l’arbre et de la taille incomparable, il n’y a qu’eux qui savent le faire et il n’y a plus un professeur d’horticulture qui sait le faire aussi bien. Dans les années 70, on avait arrêté d’enseigner la taille, car elle avait été remplacée par des pulvérisations hormonales. À Caudéran, ils ont continué sur la taille et ils sont restés les seuls à la connaître vraiment ».

La tradition

Parmi les sociétaires, il n’est pas rare de tomber sur un élève du lycée horticole de Blanquefort qui vient renforcer ses connaissances. La société est présidée depuis plus de 25 ans par Lucien Amsalem, qui en est membre depuis plus de 40 ans.

Quant à son vice-président, il se nomme Jean-Bernard Sarramia, c’est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive donc ici les plantes mais aussi une forme de tradition.

« On est ici en famille, explique ce dernier. Au XIXe siècle, il y avait un marché de maraîchers à la place de l’église. C’est ce qui avait donné au maire l’idée de créer une société horticole. Au départ, c’était simplement démonstratif. Puis c’est devenu plus pédagogique. Un jardinier de la mairie venait donner des cours pratiques, pour vulgariser les connaissances. Mais le grand virage, c’est dans les années 1930, lorsque Continue reading

TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe sur le foncier non bâti

sudouest.com, Kévin Lavoix, le 14 Octobre 2009

TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe

Réuni en session ordinaire lundi soir, le Conseil municipal de Tauriac a abordé la question, sous l’impulsion de la maire Catherine Saez, de l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti pour les surfaces exploitées de l’agriculture bio.

Cette exonération de la taxe sur le foncier non bâti a été adoptée par le Sénat, qui a apporté un amendement au collectif budgétaire 2006. Elle vise à encourager l’agriculture biologique par une exonération de la taxe foncière. Au terme de cet amendement, les communes et intercommunalités « peuvent » exonérer de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, « pendant une durée de cinq ans », les parcelles « exploitées selon le mode de production biologique ». Cette disposition s’ajoute à d’autres, comme l’aide à la conversion à l’agriculture biologique versée sur cinq ans.

Crainte sur les finances

Sur la commune de Tauriac, une propriété viticole est répertoriée comme producteur de bio par le Syndicat viticole des Côtes de Bourg. L’exonération, ainsi consentie par le Conseil municipal, ne dépasserait pas 1 000 euros au total. Cette perte financière ne viendrait donc pas mettre en déséquilibre le budget de Tauriac.

Un débat c’est cependant installé. La crainte principale des élus fut la possibilité, par le biais de cette exonération, de voir le nombre d’exploitations bio augmenter et d’engendrer ainsi une perte de revenus pour la commune, dans l’avenir, plus importante. Jean-Michel Robert, adjoint et viticulteur, a rassuré ses confrères présents. Il a rappelé que pour obtenir la certification bio, il fallait attendre trois ans et que ce n’est pas le faible encouragement financier d’une exonération de la taxe du foncier non bâti qui allait inciter, du jour au lendemain, tous les viticulteurs de Tauriac à se convertir.

Courte majorité

Catherine Saez a ajouté que le Conseil municipal serait à même, dans cinq ans, si l’exonération devenait trop préjudiciable à la commune, de prendre une délibération dans le sens inverse.

Le vote, qui a suivi, a approuvé, d’une courte voix, la délibération : six pour, cinq contre et deux abstentions. Catherine Saez a précisé que son souhait le plus cher serait quand même que tous les agriculteurs et viticulteurs soient Continue reading

Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées

libebordeaux.fr, Stéphanie Lacaze, le 14 octobre 2009

Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées

ENVIRONNEMENT – Si les constructions de logements passifs ne constituent plus une exception, la ville du Taillan-Médoc, la région Aquitaine et le bailleur social Gironde habitat, ont décidé d’aller encore un peu plus loin en concevant deux maisons extrêmement économes en énergie et construites en pin maritime des Landes. Autrement dit en privilégiant la filière locale.

Très en retard en matière de logements sociaux, la ville du Taillan-Médoc a du mettre les bouchées doubles depuis quelques années pour ne pas payer de trop fortes pénalités. Comme l’explique son maire, Ludovic Freygefond, sa commune « ne comptait que 1 % de logements sociaux en 2001 » lorsqu’il a été élu. Elle arrive aujourd’hui péniblement à 6, 5 %. Mais le chantier reste énorme. La résidence HQE (haute qualité environnementale) d’une quarantaine d’appartements qui est en cours de livraison répond à ces besoins. C’est dans ce cadre que les différents partenaires ont décidé d’expérimenter la mise au point de deux logements BBC (bâtiments basse consommation). Si un bâtiment isolé par l’extérieur permet en effet d’économiser 50 % d’énergie par rapport à un habitat traditionnel, ces maisons « passives » devraient permettre de diviser par quatre, la consommation.

Tout a été mis en œuvre par les architectes pour obtenir un résultat optimal. Le béton n’a été utilisé que pour les fondations et le dallage de ces logements. L’ossature est en bois, isolée par de la laine de verre. Un puits canadien a été installé pour récupérer de l’énergie et assurer le chauffage. La circulation de l’air a été facilitée. Enfin, des panneaux solaires ont été installés pour la production d’eau chaude. Malgré tout, ces deux logements restent raccordés au réseau électrique. Ils ne sont pas encore totalement autonome notamment en plein hiver mais selon le maire du Taillan-Médoc, « la facture d’électricité ne devrait pas dépasser les 30 euros par mois, abonnement inclus. »

Comme il s’agit d’une expérimentation, ces deux maisons vont faire l’objet d’une étude durant un an. « Des capteurs ont été installés pour vérifier la passivité des ces constructions » explique Ludovic Freygefond, « pour voir si on peut continuer à en construire malgré leur coût excessif. » Chacun de des logements revient en effet à Continue reading

RIONS. Un second maraîcher vient rejoindre l’AMAP des Jardins de la citadelle

sudouest.com, Gilbert Habatjou, le 25 Septembre 2009

RIONS. Un second maraîcher vient rejoindre les rangs des Jardins de la citadelle

Les paniers bio de l’Amap se développent

L’association Les Jardins de la citadelle vient de réussir un des objectifs inscrits à ses statuts : tout mettre en œuvre pour créer une exploitation maraîchère. « Loin est maintenant le temps où l’on prétendait que seule la vigne pousse sur notre territoire et qu’aucune exploitation maraîchère biologique ne pouvait exister », dit le président Vincent Joineau.

Aujourd’hui, l’association aide et soutient Christophe qui vient de créer son exploitation sur 1,5 hectare aux portes de la CdC du Vallon de l’Artolie. La production biologique n’a véritablement et économiquement de sens qu’à condition que la vente se fasse en local et directement. C’est en ce sens que Christophe veut travailler.

Pourtant cette création n’a pas été facile, et ne l’est pas encore, puisqu’il est en attente de subventions du Conseil général, « qui ne peut débloquer un dossier faute d’être, depuis fin juin, en possession d’un document émanant de la MSA. La faute aux congés paraît-il », dit, un peu amer, Christophe.

Distribution le jeudi

Seul sur son exploitation, les journées sont longues pour le maraîcher qui assure pourtant l’entretien des terrains, les plantations, la récolte, les livraisons aux distributeurs et la préparation des paniers pour l’Amap (1). Christophe travaille sur planches permanentes, ce qui veut dire que « la saison finie pour une variété de légumes, je replante dans la même planche une variété différente ce qui, comme l’on pourrait le croire, ne fatigue pas la terre, au contraire ». Inutile de préciser que Christophe n’utilise que des engrais organiques ce qui lui vaut d’avoir décroché le label culture certifiée bio.

Vincent Joineau conclut : « Nous voici comblés par la production de Lucie, à laquelle s’ajoute la production de Christophe. Aujourd’hui, l’Amap est quasiment la seule du département de la Gironde à pouvoir proposer deux producteurs de légumes et, chose plus importante encore, une marge importante de paniers. »

Les paniers (2) que propose Christophe sont encore pour quelque temps à 7 euros.

Distribution des paniers le Continue reading

Enquête sur les associations environnementales d’Aquitaine

La mobilisation des associations environnementales d’Aquitaine contre la crise écologique, MNE, Avril 2008

  • 500 associations environnementales en Aquitaine
  • 60 000 adhérents / 2 % des Aquitains
  • 5 000 administrateurs, cadres bénévoles
  • 850 salariés / 1 % de l’emploi associatif de la région
  • Des milliers d’actions directes ou indirectes de préservation de l’environnement
  • Quatre « grands » réseaux associatifs : la SEPANSO Aquitaine, le GRAINE Aquitaine, les Maisons de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine et de Pau

Les activités principales : Continue reading

Récup’R veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

sudouest.com, C. D., le 14 Juillet 2009

DÉCHETS. Une association veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

Les astuces de la récup’

On appelle ça une « ressourcerie » ou une « recyclerie » et, si les termes ne sont pas en encore dans le dico, ils désignent une activité bien dans l’air du temps : donner une seconde vie aux déchets. Il ne s’agit ni des épluchures ni des sacs plastiques mais de tous ces objets plus ou moins encombrants qui ont fini par s’abîmer mais dont il y a toujours quelque chose à tirer, même si on ne sait pas quoi.

Genre table sans pieds transformable en plateau ou télé en noir et blanc toujours valable. En gros, les ressourceries interviennent à mi-chemin entre les Compagnons d’Emmaüs, qui prennent en charge des objets en bon état devenus inutiles et la déchetterie, où finit tout ce qui est moins présentable.

Répandues au Québec, en Belgique et dans le Nord de la France, les recycleries donnent une seconde vie aux objets inanimés tout en créant de l’emploi, les objets revalorisés pouvant être revendus à bas prix. A Bordeaux, l’association Recup’R se lance à son tour. « Nous sommes des citoyens soucieux le volume de déchets et, pour le moment, nous en sommes à chercher un local » explique Deil Toussaint, le chargé de projet. L’association a déjà noué des contacts avec les villes de Bègles et de Bordeaux et avec la CUB, qui a d’ailleurs un projet de ressourcerie dans ses cartons, dont Recup’R pourrait être l’interface associative.

Les vélos d’abord

Membre de la Maison de la nature et de l’environnement et soutenu par le réseau national des ressourceries (www.ressourcerie.fr), le projet bordelais a la sagesse de limiter ses ambitions au début. « Même si on trouve un local à la rentrée, on sait bien qu’on ne pourra pas tout faire » reconnaît Deil Toussaint. L’idée serait donc de commencer par la filière la plus pertinente, en l’occurrence tous ces vélos abandonnés sur les trottoirs parce qu’il leur manque deux roues ou le guidon. Les villes finissent par les ramasser et les envoyer en déchetterie. Or, Continue reading

Ancienne voie ferrée Bordeaux-Eymet : Un nouvel accès à Bordeaux pour l’Entre-deux-Mers ?

sudouest.com, Jean-Paul vigneaud, le 10 Juillet 2009

TRANSPORT. L’association des usagers de transport du département incite les élus de la CUB à acheter les onze kilomètres de voie ferrée déclassée par Réseau ferré de France

«Nous ne sommes pas là seulement pour protester lorsque cela ne va pas, nous sommes là aussi pour lancer des idées et faire des propositions. C’est ce que nous faisons aujourd’hui ! »

Christian Broucaret, le président de l’Association des usagers des transports de la région Aquitaine (l’Autra, représentation régionale de la Fnaut) et Guy d’Arripe, délégué régional tenaient une conférence de presse hier matin pour suggérer aux collectivités locales d’acquérir «avant qu’il ne soit trop tard »l’ex-voie ferrée la Benauge- Latresne, les premiers kilomètres de l’ex-ligne Bordeaux-Eymet via l’Entre -deux -mers.

Onze kilomètres inutilisés

Cette voie ferroviaire part de Bordeaux-Bastide et va en droite à Lastresne en traversant Floirac et Bouliac. Onze kilomètres de double voie, onze kilomètres abandonnés et inutilisés depuis le début des années 90. Au delà de Latresne, l’emprise de l’ex-voie existe toujours mais elle n’a plus la même fonction. Le passage a été acquis par le Conseil général pour être transformé en piste cyclable, la fameuse piste Roger-Labepie.

Pas d’acquéreur

Pour le tronçon « urbain », aucune collectivité n’a pris un engagement à ce jour. Juste des intentions. D’où l’inquiétude de Christian Broucaret : « La fermeture de la voie a été officialisée le 9 avril, si nos informations sont bonnes, le déclassement définitif est imminent. Réseau ferré de France va ainsi pouvoir vendre très vite. Si la CUB ne réagit pas tout de suite, le terrain va lui passer sous le nez ! »

Il serait bien dommage de laisser s’échapper ce lieu de passage déjà tracé au milieu du tissu urbain.

Cette ancienne voie pourrait devenir le tronçon de transport en commun qui manque dans le secteur : un train-tram, un tram classique ou un busway. Pour capter, notamment, toute la clientèle de l’Entre-deux- Mers, laquelle est bien gênée aujourd’hui lorsqu’elle arrive dans l’agglomération. En effet, il lui faut entrer en ville alors qu’elle pourrait emprunter dès son arrivée à Bouliac le réseau de transport en commun ! Autre avantage : Continue reading

Saint Jean d’Illac : Etude de faisabilité d’une centrale photovoltaïque au sol sur un site de 100 hectares

sudouest.com, Olivier Delhoumeau, le 10 Juillet 2009

SAINT-JEAN-D’ILLAC, ÉNERGIES RENOUVELABLES. Les élus ont autorisé la société Eosol Énergies Nouvelles à étudier la possibilité d’implanter une centrale photovoltaïque sur un site de 100 hectares

Le photovoltaïque veut se faire une place au soleil

Une centrale photovoltaïque verra-t-elle le jour dans la commune dans deux ou trois ans ? Pas impossible. Une certitude, ce territoire intercalé entre la CUB et la région du bassin d’Arcachon attise la convoitise des sociétés spécialisées dans l’énergie solaire. « Trois se sont manifestées dernièrement auprès de la mairie », reconnaît le maire, Jacques Fergeau.

Mieux, le Conseil municipal a émis le 6 juillet un avis favorable (à l’unanimité) pour qu’Eosol Énergies Nouvelles étudie la possibilité d’implanter une centrale photovoltaïque. Dans quel secteur ? Sur une parcelle privée, située derrière le giratoire dit des Clochettes, le long de la route départementale 106. Son atout majeur : elle est située à moins de six kilomètres d’une ligne à haute tension et d’un transformateur. Autrement dit, si le projet aboutit, Eosol n’aura pas à tirer une nouvelle ligne pour se raccorder au réseau. De plus, si l’on excepte l’Auberge des Clochettes, aucun riverain n’habite à moins de trois kilomètres à la ronde.

Procédure longue

En forme de L, le terrain convoité s’étend sur une centaine d’hectares.

« Il ne faut pas s’enflammer, le Conseil municipal vient simplement d’autoriser cette société à vérifier la faisabilité de son projet. Cela ne nous engage en rien », insiste le maire. Pour sa part, la direction d’Eosol refuse de s’exprimer avant d’avoir consulté les services de l’État et la population illacaise. Elle sait aussi que les obstacles seront nombreux sur sa route. En effet, la procédure administrative à laquelle elle doit se soumettre s’apparente à un véritable chemin de croix : étude d’impact (avec volet faunistique et floristique), enquête publique, demande d’autorisation de défrichement assortie de compensations, instruction du permis de construire…

Eosol Énergies Nouvelles devra notamment démontrer la compatibilité de son projet avec la loi sur l’eau.

« Il y a des exigences très fortes. Tout défrichement doit par exemple être compensé en nature par des mesures de boisement sur une surface équivalente », souligne Dominique Beyrand, adjoint au développement durable. « Le projet qui nous a été présenté en commission développement durable le 27 mai dernier, porte sur Continue reading

MEDEF : La bataille du grand contournement de Bordeaux

sudouest.com, Bernard Broustet, le 8 Juillet 2009

La bataille du grand contournement de Bordeaux

GIRONDE. Le Medef et les autres organisations du monde économique continuent à militer avec véhémence pour sortir de l’ornière le dossier du grand contournement

Les représentants du monde économique girondin ne veulent pas lâcher le morceau du grand contournement. Ainsi une nouvelle conférence de presse a-t-elle été organisée, hier, dans les locaux du Medef afin d’interpeller derechef les grands élus sur la congestion de la rocade. Selon Pierre Goguet, président départemental de l’organisation patronale, les quatre lettres adressées, il y a plusieurs mois, par ses soins à Vincent Feltesse, Philippe Madrelle, Alain Rousset, et Alain Juppé, sont restées sans réponse.

Pour tenter de sortir de l’ornière un dossier politiquement très sensible, les entrepreneurs girondins, tentent, si l’on peut dire, de jouer la stratégie du contournement. Le Medef s’efforce d’impliquer les syndicats de salariés dans sa démarche. Pierre Goguet, qui siège dans les instances nationales de l’organisation, ne désespère pas de pouvoir atteindre par ce biais le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, pour lui demander de revenir sur sa position.

Jusqu’à l’Élysée

Pour faire pièce aux associations environnementalistes hostiles au projet, le Medef s’appuie sur une autre association, qui le défend vigoureusement. Marie-Antoinette Paris, présidente de « Durable », qui milite depuis une décennie pour l’amélioration des liaisons entre le Cubzaguais et l’agglomération bordelaise, était hier aux côtés des responsables professionnels pour plaider avec véhémence la reprise. « Si rien n’est fait, on va vers l’asphyxie totale », a affirmé cette militante passionnée, qui est allée jusqu’à l’Élysée en octobre dernier pour plaider le dossier auprès de Christian Frémont, directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, et ancien préfet de Gironde.

Les représentants du monde économique présents à la conférence de presse ont donné des exemples des incidences de l’engorgement de la rocade sur la vie des entreprises, de leurs dirigeants et de leurs salariés. « Un de nos ressortissants est embouteilleur, a ainsi relaté Yves Ratel, président de la CCI de Libourne. Une partie de ses marchés est en Médoc. Il arrive à ses salariés de mettre entre deux et trois heures pour faire Libourne-Margaux et retour. »

Pierre Goguet, qui dirige pour sa part à Mérignac un cabinet d’expertise comptable employant une cinquantaine de salariés, a évoqué les aménagements d’horaires demandés par certains d’entre-eux pour surmonter les conséquences des difficultés de circulation. « Trois de nos salariés, dit-il, commencent à travailler à 6 heures du matin, et finissent leur journée à 15 heures, pour éviter les embouteillages. J’en ai équipé trois autres pour qu’ils puissent faire du télétravail à domicile. »

Pas dans l’air du temps.

Si les représentants du monde de l’entreprise affirment vouloir souhaiter une baisse de la consommation des voitures, et le recours aussi fréquent que possible au report modal vers le fer ou la voie maritime, ils ne croient pas à un renversement des tendances observées depuis plusieurs décennies en termes de transport. À leurs yeux, l’augmentation de l’engorgement de la rocade est quasiment inéluctable. « Quand l’autoroute A 89 a été ouverte, dit Yves Ratel, elle déversait en moyenne quotidiennement 7 800 véhicules sur la rocade. Aujourd’hui, le chiffre est déjà passé à 10 000. »

De son côté, Loïc Geslin, président régional de l’UNAPL, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller dans sa charge contre certains arguments hostiles à la route et à l’avion. « Il est facile Continue reading

Du Conseil régional d’Aquitaine qui passe au vert à l’attaque de Tchernoblaye

sudouest.com, Bruno Béziat, le 7 Juillet 2009

Le Conseil régional passe clairement au vert

AQUITAINE. La prochaine séance plénière sera très développement durable

Promis, juré. Alain Rousset, le président du Conseil régional d’Aquitaine, l’affirme. Cet ordre du jour de l’assemblée régionale de jeudi et vendredi n’a rien à voir avec le résultat des dernières élections européennes. Toujours est-il que la prochaine séance plénière de la Région va clairement passer au vert, avec plusieurs dossiers à forte connotation écologiste.

Le premier d’entre eux est la publication d’un rapport de « développement durable », dont la Région Aquitaine est la première à se doter. En résumé, l’institution va s’appuyer sur des critères européens pour calculer sa capacité à tenir compte des enjeux environnementaux et sociaux. Une première évaluation de ses performances montre que 44 % du budget régional contribue au développement durable, dont 3 % pour l’environnement et la santé publique, 19 % les transports durables, 17 % les solidarités et 5 % l’emploi et l’économie.

Attaque de Tchernoblaye

Une démarche qui n’aurait probablement pas convaincu Tchernoblaye de la volonté écologiste de la Région et de son président Alain Rousset. Cette association, qui s’oppose avec véhémence à l’énergie nucléaire, l’a accusé hier d’attribuer une subvention de 155 000 euros à l’entreprise SEIV. Cette société travaille sur un programme d’éléments pour réacteurs nucléaires et civils.

Alain Rousset a profité de la présentation de cette séance plénière pour répondre : « On peut légitimement s’interroger sur l’énergie nucléaire et la question des déchets. Mais cela n’a rien à voir avec l’attribution d’une subvention à une entreprise selon certains critères. »

Au-delà de cette polémique, les élus du Conseil régional pourront toujours trouver un autre point d’appui à leur volonté de contribuer au développement durable. Il s’agit de l’approbation du schéma des infrastructures des transports et de l’intermodalité (Srit), au patronyme franchement barbare. C’est pourtant de modernité qu’il s’agit, avec la ligne grande vitesse d’abord (600 millions du Conseil régional) pour les TGV. Mais pas seulement puisque cette LGV est critiquée par des écologistes qui déplorent les milliards dépensés au nom d’une idéologie de la vitesse.

« Tout ferroviaire »

La Région va, au contraire, mettre l’accent, lors de cette session, sur le développement des trains régionaux de proximité (TER) dont elle a la charge. La nouvelle convention passée avec la SNCF correspond à Continue reading

Réunion publique de Cadaujac : La LGV, ennemi public

sudouest.com, NC, le 3 Juillet 2009

CADAUJAC, RÉUNION PUBLIQUE. Pour cette première assemblée, la Coordination vigilance LGV et les élus ont affirmé leur opposition au projet, devant un nombreux public

La LGV, ennemi public

 «On paie la balle qui va nous tuer ! » Ce cri d’un participant résumait à sa façon quelque peu lapidaire les débats de la première réunion publique sur la LGV (ligne à grande vitesse) organisée mercredi soir par la municipalité de Cadaujac et la Coordination des associations Vigilance LGV.

À l’ordre du jour : le tracé dans la commune et le canton de la future voie ferroviaire à grande vitesse dite « LGV sud Europe Atlantique », ou « GPSO » pour sa composante Bordeaux-Toulouse-Espagne.

C’est une première à Cadaujac, mais une septième édition depuis février pour la coordination qui sillonne le Sud Gironde. Et les participants constatent que le discours des « vigilants » est bien rodé. État d’avancement du dossier, dénonciation de l’ajout du volet « fret ferroviaire » après un débat public sur le transport des voyageurs, impact environnemental, « cacophonie politique » des « décideurs » : tout y passe méthodiquement.

Procédures

Y compris un exposé financier très technique et applaudi d’un « expert » de l’Association de défense du pays brédois. Lionel Bretonnet annonce des procédures contre l’État pour l’été prochain. Confrontant les prévisions financières et de trafic sur l’ensemble des projets TGV, avec la réalité, il observe : « La LGV qu’on nous annonce à 15 milliards d’euros coûtera en réalité 40 milliards », pronostique-t-il.

Il y a là de quoi donner l’espoir de « faire capoter le projet qui prend l’eau de toute part » selon Denise Cassou, porte-parole de la Coordination. Laquelle invite à faire de la LGV « l’enjeu de la prochaine élection régionale » et à « demander à tous les élus de refuser de financer ce projet ».

Point zéro

Francis Gazeau, le maire, rejoint sans ambages le camp des associations, où figure aussi son opposant PS Jean-Claude Grenier, via l’association Trait d’union, membre du collectif. Les deux hommes échangent les micros sans la moindre polémique.

Le maire, qui siège dans une commission consultative de RFF, précise à propos de cette concertation Continue reading

L’Europe accélère le développement en Aquitaine

sudouest.com, Publi-info, le 30 Juin 2009

L’Europe accélère le développement en Aquitaine

Relayée par des acteurs locaux, la politique régionale de l’Union a une traduction concrète en termes de projets. Le point sur une stratégie qui fait la part belle à l’innovation et au développement durable

Lire aussi

 » Priorité à l’énergie et à l’environnement

 » Un tremplin pour la reconversion

 » Alain Rousset, Président du conseil régional d’Aquitaine

 » Dominique Schmitt, Préfet de la région Aquitaine

 » Coup de pouce aux projets ruraux innovants

 » Vous avez un projet?

Souvent jugée complexe et éloignée des préoccupations des citoyens, l’Europe fait peut-être l’objet d’un procès abusif si on l’observe dans le détail de ses actions locales. Eloignée des citoyens, rien de moins sûr dès lors qu’il s’agit de sa politique d’intervention dans les régions.

Sans être d’une simplicité ébouriffante, cette politique régionale peut néanmoins se résumer en quelques lignes : elle vise à assurer un développement solidaire, équilibré et cohérent de l’ensemble du territoire européen. A cette fin, des programmes encadrent la mise en place d’une stratégie concernant toutes les régions. Ils sont définis pour une période de sept ans afin de permettre une action dans la durée. Le dernier programme (2000-2006) s’était fixé pour objectif d’apporter un soutien financier aux territoires les plus fragiles. A sa suite, l’actuel programme, qui court jusqu’en 2013, entend appuyer les stratégies régionales fondées sur l’innovation et le développement durable, en vue notamment de favoriser la compétitivité et l’emploi. Pas de distinction territoriale donc, mais une volonté de valoriser les projets les plus performants où qu’ils se trouvent, à la condition qu’ils relèvent de l’innovation et du développement durable et soient ainsi en accord avec la stratégie européenne de Lisbonne pour la croissance et l’emploi.

Contribuer à la création de 9 000 emplois

Voilà pour les principes. Mais quelle est leur traduction concrète en Aquitaine ? Continue reading

Bègles : TACA et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

sudouest.com, Gilles Guitton, le 30 Juin 2009

Taca et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

BÈGLES, URBANISATION. Trop grand, pas assez maraîcher : les associations réclament une concertation à Noël Mamère pour revoir le projet

Il faut se méfier du Trans’Cub qui dort. Surtout quand ses représentants à Bègles, Pierre Mora et Jean Sireyjol, président de l’association Taca (taxe carbone), se sentent en position de réclamer de « Noël » un peu plus d’écologie dans ses projets. C’est le cas à propos de Terres-Sud et de la zone humide de Mussonville qui jouxte ce programme d’urbanisation. « On s’est réunis pour en discuter. On a des choses à dire », indique Pierre Mora.

Elles tiennent en deux mots : maraîchage et densification. Il y a quelques mois, Pierre Mora et ses amis étaient déjà intervenus pour demander à la municipalité de réserver de la surface à du maraîchage de proximité dans la partie non aménagée de la rive gauche de l’Estey. « Il y a là 40 à 50 hectares. C’est idéal pour du maraîchage de proximité. Il faut réduire les transports et retrouver une image idéale de l’agglomération. Bègles, Villenave, Eysines, Bruges, étaient connus pour nourrir Bordeaux. »

« Six à sept hectares »

Du coup, si Pierre Mora juge que la proposition de Noël Mamère de créer sur une partie du secteur des « jardins partagés » est « tout à fait pertinente » ; il voudrait aller « plus loin ». « Il faut une zone de production professionnelle, qui n’est viable que sur six à sept hectares au moins, dont la production sera destinée à un rayon d’une dizaine de kilomètres ».

Taca et Trans’Cub y imaginent la convergence de « divers acteurs, professionnels, commerçants locaux, sans doute une association d’insertion et une épicerie solidaire ».

Or, assure Pierre Mora, « quand on en a parlé à Noël, il nous a dit : mon truc, c’est cultiver les délaissés, les bouts de terrains dont la CUB ne fait rien. Sympathique, mais insuffisant. Et on peut faire les deux ! Puisqu’à Mussonville, on a la maîtrise municipale du foncier. » Son modèle : l’association de citadins girondine qui a acheté une propriété pour un maraîcher qui se destine aux Amap, ces réseaux associatifs de production et commercialisation.

« Ville nouvelle »

Quand à l’urbanisation, Pierre Mora est en terrain plus délicat. D’un côté, Continue reading

Huitres du bassin : Du test de la souris à celui du rat

aqui.fr, Nicolas César, le 29 juin 2009

Le préfet de Gironde autorise un nouveau test sanitaire pour les huîtres du bassin d’Arcachon

Vendredi 26 juin, le préfet de la Gironde s’est engagé vendredi à utiliser un nouveau test sanitaire sur les huîtres du bassin d’Arcachon, celui expérimenté sur les rats. Si celui-ci se révèle positif, il s’est engagé à autoriser la vente des huîtres et des moules du bassin, interdite depuis jeudi dernier. Un soulagement pour les professionnels.

Pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ces interdictions à répétition sont une vraie plaie. Economiquement, ils y perdent beaucoup, surtout en période estivale. Le manque à gagner est évalué à 10.000 euros en un mois en raison des trois interdictions aux tests sanitaires positifs. A cela s’ajoute une incertitude chronique : "va-t-on être fermés encore la semaine prochaine", se demandent-ils sans cesse ?". Mais, le pire pour eux, est que régulièrement, il n’y a aucune explication scientifique à cette fermeture. Aucune algue n’est détectée, mais les souris meurent… Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs remettent en cause le test souris. Ce test, européen consiste à injecter des prélèvements d’huîtres à une souris de laboratoire. Si l’animal meurt dans les 24 heures, l’interdiction est prononcée au nom du principe de précaution. A l’origine, le test avait été créé pour détecter une algue toxique, la dinophysis, mais désormais l’interdiction est prononcée même si la cause de la mort n’est pas connue.

Le test du rat expérimenté

Face au mécontement des ostréiculteurs du bassin, le préfet de Gironde, Dominique Schmitt a décidé d’accéder à l’une de leur demandes et d’autoriser à titre expérimental le test du rat. Une décision prise à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’ostréiculture et les élus du bassin à la sous-préfecture d’Arcachon. "J’ai accepté à titre expérimental que si ce test revenait négatif, je modifierai l’arrêté d’interdiction en conséquence", a-t-il promis. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Olivier Laban, le président de la Section régionale conchylicole qui salue "une avancée importante", d’autant que le nouveau directeur de l’Ifremer d’Arcachon, Roger Kantin, s’est montré très ouvert à toute évolution. "C’est à titre expérimental, mais je m’engage avec les éléments des tests sur les souris, des tests sur les rats et des tests chimiques à demander une nouvelle réunion interministérielle pour que ce dossier soit à nouveau abordé et des solutions trouvées, favorables à la fois aux consommateurs et aux professionnels", a précisé Dominique Schmitt. Pour mémoire, le bassin d’Arcachon compte Continue reading

CUB : Consultation, concertation, démocratie participative…

sudouest.com, Xavier Sota, le 25 Juin 2009

CUB. Deux chercheuses québécoises interviennent aujourd’hui dans le cadre de la mise en place d’une charte

Une boîte à outils pour la concertation

Consultation, concertation, démocratie participative… Le vocabulaire est pléthorique dès lors qu’il s’agit d’impliquer le citoyen dans l’élaboration et la mise en oeuvre de projets à caractère publics. Quant à la pratique, elle se révèle aussi diverse que les questions abordées.

Une charte dans les cartons

Le conseil de développement de la CUB (lire ci-dessous) planche sur cette question de la concertation depuis le mois de janvier. « À la demande du Président de la CUB, nous travaillons à la mise en place d’une charte de la participation des citoyens à l’action communautaire », relève Fabienne Brugère, professeure de philosophie à Bordeaux 3 et présidente du conseil de développement. En clair, il s’agit de mettre sur pied un cadre et une boîte à outil de la concertation. Une charte, qui une fois, discutée et validée par les élus communautaires pourrait être lancée pour la rentrée de septembre.

En attendant, la réflexion se poursuit. Elle sera étoffée, par deux intervenantes venues de Montréal, spécialistes des questions de la participation citoyenne. Il est vrai que la belle province émarge au rang des pionniers de la chose. Louise Roy est une véritable praticienne de la concertation. Elle exerce en tant que présidente de l’office de consultation publique de Montréal. Ce type de structure apparu au début des années 80 n’a cessé d’évoluer pour arriver au dispositif actuel. « Depuis 2002, 35 000 Montréalais se sont exprimés sur 85 projets. De l’ensemble immobilier, à l’agrandissement d’un hôpital en passant par des questions de transports ou encore l’aménagement des zones en déshérence. »

L’exemple québécois

La mécanique est bien huilée : « Il s’agit de prendre des décisions conjointes, hors des enjeux électoraux. C’est un espace ouvert à tous qui repose sur les principes de transparence, la recherche du bien commun, l’égalité et la capacité réelle d’influer sur les décisions. » Au Québec, les 28 commissaires sont nommés par le Conseil municipal. « Un tiers doit être neutre politiquement », poursuit Louise Roy. Sa structure s’offre même le luxe d’édicter des règles de consultation et de former les élus à la concertation.

La concertation fait figure d’étape obligatoire pour chaque projet d’envergure. Le conseil de développement de la CUB entend s’inspirer de l’exemple canadien. Laurence Bherer, professeure de sciences politiques à Montréal, qui intervient également aujourd’hui, a mené une étude comparative sur l’action consultative à Bordeaux et à Québec. Il en ressort quelques divergences : « Ce qui est frappant en France Continue reading

Les légumes biologiques du Jardin de Cocagne d’Ambarès

sudouest.com, Dominique Andrieux, le 25 Juin 2009

AMBARÈS, BIOSÈVE. Dévastées par la tempête Klaus, les serres de l’Association d’insertion par le maraîchage sont refaites à neuf grâce à la mobilisation de la Fondation de France

Le miracle de la solidarité

La vision apocalyptique des serres dévastées par la tempête de janvier n’est plus qu’un mauvais souvenir à Biosève (1), cette association d’insertion par le maraîchage qui produit des légumes biologiques. « Nous venons juste de finir la couverture de la dernière serre », confie le sourire aux coins des lèvres Anthony Sanchez, le chef de culture.

Au lendemain du passage de Klaus, le constat était simple. Toutes les structures de protection étaient hors service. Micheline Menezo, la présidente, et ses collègues du conseil d’administration se trouvant alors dans une situation quasi inextricable dans la mesure où l’association n’avait ni les moyens de s’assurer contre le risque tempête ni la trésorerie pour mener la remise en état.

Le messie est arrivé

« La Fondation de France s’est mobilisée pour venir en aide à des associations, des familles s’étant retrouvées en situation délicate après le passage de la tempête », explique Claire Jodet, une des bénévoles de cette association collectant et redistribuant des fonds à des imitatives ou actions comme celles de Biosève. La Fondation de France sauvait la structure ambarésienne et surtout ses 15 salariés en insertion en apportant une aide financière de 5 000 euros.

Cette somme permettait de faire face à la dépense essentielle, l’achat des 1 200 mètres carrés de plastique nécessaires à la couverture des deux serres.

1 200 mètres carrés

On s’en sort plutôt bien, apprécie Micheline Menezo. « Le fait d’avoir mis à l’époque les cultures sous tunnels, a évité aux cultures de prendre du ressort de sorte qu’il n’y a eu aucune incidence sur les commandes des adhérents. » La présidente tient à rendre hommage aux salariés qui ont bravé un hiver plutôt rigoureux, y compris par temps de neige.

Anthony Sanchez mérite aussi un beau coup de chapeau. La remise en état des armatures ne posait de problèmes particuliers à l’équipe des jardiniers à la différence de la pose de l’enveloppe plastique. « Nous avons sollicité le réseau Cocagne, dont Continue reading

Simon Charbonneau : Résister pour sortir du développement

Sang de la terre, 23 juin 2009

Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté

Charbonneau, Simon

Collection La pensée écologique

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale. Spécialiste du droit de l’environnement, l’auteur analyse l’impact politique du développement et les conditions de la définition de nouveaux droits fondamentaux, relatifs aux technosciences et à la protection de la nature.

La logique ultime d’un système comme le nôtre est d’instaurer progressivement, au nom de la survie de l’humanité, un État mondial imperméable à toute exigence démocratique. La crise écologique et économique actuelle pousse d’ailleurs à rendre cette perspective crédible, car seules des mesures prises à l’échelle de la planète peuvent aujourd’hui prétendre à être efficaces.

L’humanité ne s’en sortira pas sans s’engager dans une voie opposée à celle empruntée jusqu’à présent car les mesures qui ont été prises ne feront, tout au plus, que repousser les échéances douloureuses auxquelles nous ne pourrons pas échapper et contribuer à entretenir l’illusion collective d’une issue de secours constituée par un recours accru à la technoscience et au management international des risques majeurs.

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de ses pratiques et de son imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début Continue reading

Eau potable : Les régies moins chères que le privé

sudouest.com, Jacques Ripoche, le 23 Juin 2009

EAU POTABLE. L’Agence de bassin, qui gère la politique de l’eau dans le Grand Sud Ouest, présente son bilan 2008

Les régies moins chères que le privé

Les consommateurs payent l’eau et l’assainissement 20 % moins cher dans les collectivités (parmi les 20 plus importantes de la grande région) qui ont opté pour un mode de gestion de leurs ouvrages en régie (gestion directe) plutôt qu’en délégation de service public (affermage ou concession à une société privée).

C’est le constat dressé par l’Agence de bassin Adour-Garonne (1), qui présentait hier les résultats de son étude sur le prix de l’eau potable en 2008 à partir d’un échantillon quasiment grandeur nature.

Redevance en hausse

Le directeur de l’Agence, Marc Abadie, s’est bien gardé d’en tirer la conclusion qu’un mode de gestion serait supérieur à l’autre. Néanmoins, dit-il, « c’est l’une des raisons pour lesquelles certaines collectivités ont actuellement tendance, sous la pression de la société civile, à remettre en question les contrats de délégation de service public, soit par un retour en régie, soit par une renégociation, ou une nouvelle mise en concurrence. »

C’est ainsi que l’on renégocie les contrats à la Communauté urbaine de Bordeaux (lire ci-dessous), à Libourne ou à Biarritz, ou que l’on repasse en régie, comme c’est le cas à Castres. Mais il existe aussi des contre-exemples : Montauban abandonne la régie pour la délégation de service public.

Cela étant, le meilleur prix de l’eau possible s’inscrit dans un contexte à la hausse. Les mises aux normes européennes impactent les factures sur lesquelles la ligne assainissement a pris le pas sur la ligne prix de l’eau potable proprement dit.

D’ici à 2011, « date ultime des mises aux normes », a indiqué Marc Abadie, il reste encore pour 350 millions d’euros de travaux à engager dans les stations d’épuration des collectivités du ressort du bassin Adour-Garonne. Pour y faire face, l’Agence, qui intervient à plus de 25 % dans le financement, a décidé d’augmenter sa redevance de 9 % par an pendant trois ans.

Le comité de bassin devrait entériner la décision au début du mois de juillet. Cette redevance représente actuellement 36 centimes d’euros sur les 3,40 ? qui constituent le prix « moyen » du mètre cube d’eau payé par les consommateurs du Sud-Ouest.

3,40 euros le mètre cube Continue reading

Sud-Ouest : Le train des reproches et la grande vitesse

sudouest.com, Patrick Berthomeau, La chronique du médiateur, le 20 Juin 2009

Le train des reproches et la grande vitesse

Il n’a échappé à aucun de nos lecteurs qu’un des grands chantiers européens à venir concerne notre région : la ligne à grande vitesse (LGV), qui doit relier Paris à Bordeaux et se prolonger vers Toulouse et l’Espagne, bute depuis des années sur des problèmes de financement puisque les collectivités territoriales doivent mettre la main au porte-monnaie. Mais elle bute aussi sur des obstacles écologiques qui vont de la protection de notre proche environnement à une question encore plus fondamentale : est-il nécessaire et raisonnable de développer les transports à grande vitesse, projet conçu en période de croissance continue, alors que l’heure de la décroissance a peut-être sonné ?

Ce n’est pas ici que nous trancherons cet épineux débat. La question pour nous est de savoir si l’information que nous délivrons au jour le jour ou à l’occasion de synthèses comme celle que nous vous avons présentée les 10, 11 et 12 juin dernier dans nos pages consacrées à la région est bien de nature à rendre compte de la complexité des enjeux et de la valeur des arguments développés par les partisans et les opposants au projet.

Ces derniers ne le pensent pas et nous le reprochent parfois avec vigueur. À titre d’exemple (et de résumé), ce courriel qui nous est adressé par Simon Charbonneau, juriste, universitaire et partisan déclaré de la décroissance, assez remonté contre la ligne éditoriale de « Sud Ouest » concernant les projets pharaoniques de LGV. « L’information diffusée sur ce dossier est complètement déséquilibrée dans la mesure où seuls les défenseurs institutionnels d’un projet digne des Trente Glorieuses apparaissent en première page. Aucune information n’est publiée à page équivalente sur l’existence d’une opposition citoyenne à ce projet ruineux pour la collectivité dans le sud du département de la Gironde et en Pays basque. Ce déséquilibre donne l’impression d’une pure et simple opération de propagande en faveur du projet défendu par les grands élus et les Chambres de commerce au nom d’une idéologie obsolète du progrès technique. » De son côté, Philippe Barbedienne, de la Sepanso, nous reproche vertement de minorer la contestation girondine : « Manifestement, pour "Sud Ouest", les LGV intéressent toute la région mais le tracé girondin fait exception, puisque ce qui se passe autour de lui, surtout si ça ne va pas dans le sens de la pensée dominante, ne concerne plus que les pages Sud-Gironde. »

Directeur de l’information de « Sud Ouest », Patrick Venries reconnaît que « l’expression directe des opposants peut paraître limitée dans son volume par rapport aux informations que nous donnons régulièrement sur le projet. Toutefois, fait-il remarquer, jamais l’opposition n’a été ignorée et ses motivations ont été clairement exposées. Dans la série que nous avons proposée la semaine dernière, il en a été question chaque jour. Cependant, il est vrai aussi que le journal s’est effectivement engagé derrière ce projet qui, entre autres effets, propose une alternative intéressante au tout routier. Et n’oublions pas qu’il y a à "Sud Ouest" une tradition de fort intérêt pour les questions d’aménagement et d’équipement. Toutefois, il faut admettre que tous ne présentent pas le même intérêt et je comprends que l’on soit plus circonspect sur un dossier comme celui de l’A 65. »

La polémique instaurée autour de la LGV n’est pas vaine. Au-delà de ses aspects technique et économique, elle pointe Continue reading

Sauvegarde du climat : c’est maintenant ou jamais

sudouest.com, Jean Sireyjol, président de l’association TACA (1), tribune libre, le 15 Juin 2009

La surprise écologique des élections européennes va-t-elle enfin mettre en marche les partis politiques et les gouvernements pour s’occuper réellement de la sauvegarde du climat ?

Depuis plusieurs années, la réalité du réchauffement climatique a été clairement analysée et expliquée par les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts du climat). Leurs dernières mesures communiquées en mars 2009 montrent que nous sommes dans le pire des scénarios avec une accélération du réchauffement qui, par exemple, entraînerait une augmentation du niveau de la mer comprise entre 1 à 2 mètres d’ici à 2100 (contrairement aux 30 à 60 centimètres précédemment prévus).

Sachons lire entre les lignes : cette façon qu’a le Giec d’avoir l’air de repousser les échéances à 100 ans et qui nous rassure tous, n’est pour lui qu’une prudence de scientifique. Disons 15 centimètres tous les dix ans et allons voir sous le pont de pierre à Bordeaux si nous pourrons nous y promener avec le chien en 2050 !

Face à cette menace, il y a pourtant des solutions, mais c’est tout de suite !

Pour éviter que la couverture qui réchauffe notre planète ne s’épaississe toujours plus, il suffit de diviser par 2 nos émissions de gaz à effet de serre avant 2050 au niveau mondial ! Ce n’est pas la mer à boire !

Pourquoi reculons-nous l’échéance alors que nous n’aurons jamais assez de dollars ou d’euros pour réparer les dégâts sur le climat ? C’est maintenant ou jamais !

Les émissions de gaz à effet de serre, et de gaz carbonique en particulier, sont directement liées au mode de vie de chaque être humain. Dis-moi combien de kilomètres tu fais par an en avion et aussi en voiture, combien tu dépenses pour chauffer ton logement et éventuellement tes résidences secondaires, combien de kilos de viande rouge tu ingurgites, quel est ton budget de biens de consommation, et je te dirai combien de carbone tu émets par an (voir site Web Bilan carbone personnel, validé par l’Ademe).

En moyenne par habitant, les pays riches comme la France émettent de 2 à 4 fois plus que la moyenne mondiale, et 10 à 20 fois plus que les pays du tiers-monde.

C’est pourquoi cette réduction d’émissions au niveau mondial concerne tout d’abord les pays riches ; c’est bien ce qu’a déclaré Jean-Louis Borloo en décembre 2008 : « La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est notre problème et notre responsabilité de pays développé, on n’a pas besoin d’attendre les autres. » Lueur d’espoir, Barack Obama vient de tenir des propos analogues ce 5 juin en Allemagne

Pour nous Français, l’objectif de réduction est Continue reading

Sud Gironde : La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 18 Juin 2009

La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

LANGON. La plupart des élus dont les communes seraient traversées par la Ligne à grande vitesse sont contre le projet, encouragé par les riverains qui apprécient le nécessaire soutien

Ils s’y étaient engagés la semaine passée, lors de la réunion publique contre la Ligne à grande vitesse (LGV) qui pourrait bientôt traverser le Sud-Gironde : une trentaine de membres du comité anti-LGV, regroupant diverses associations, se sont rassemblés hier à 14 heures devant la sous-préfecture de Langon afin de manifester leur soutien aux élus qui s’opposent aussi au tracé qui prend forme.

Ces derniers étaient réunis à partir de 14 h 30 dans la sous-préfecture dans le cadre d’un comité consultatif d’élus de la bande d’étude afin de se voir exposer les possibilités de mixité de la LGV avec du fret et du trafic régional, mixité demandée par les élus locaux.

« Amadouer les élus »

« On étudie nos requêtes comme pour nous amadouer mais nous n’y croyons pas vraiment », explique le conseiller général de Captieux Jean-Luc Gleyze. Pourtant, Daniel Province, directeur des infrastructures et des transports à la Région, veut croire qu’une desserte interrégionale grâce à la LGV sera possible pour les gares de Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne et peut-être Captieux et Agen.

« L’autre problème, explique Jean-Luc Gleyze, c’est la division entre élus et associations lors des consultations, qui nous empêche de porter une parole commune et favorise un report de responsabilité sur les élus. » Si les élus ne veulent pas être tenus à l’écart du projet, ils doivent participer aux consultations et accusent Réseaux ferrés de France (RFF) de se servir de leur présence. Ce qui a valu à Étienne Picher, responsable du pôle RFF de Bordeaux en charge du projet de LGV entre Bordeaux et l’Espagne, d’être interpellé par la conseillère générale de Villandraut, Isabelle Dexpert : « Ne cherchez pas à faire croire que vous avez l’aval des élus locaux simplement parce que nous participons à vos réunions ! »

« Fabrique de consentement»

Autour d’eux, les manifestants acquiescent. « On nous vend, de force, quelque chose de très cher, s’indigne Philippe Barbedienne, directeur régional de la Sepanso, un collectif d’associations de protection de l’environnement. Ce débat public est un contre-exemple de démocratie participative. » « Ce n’est pas de la concertation, commente son voisin, c’est de la fabrique de consentement. »

« Les élus sont mandatés par la nation, répond Daniel Province, ils doivent respecter les décisions de la nation. Ils ne sont pas contents, mais quand une décision est prise, il faut avancer. Ils ont compris que le tracé le plus à l’ouest, qui traverse les Landes, est le plus logique. » « On avait l’impression que tout était verrouillé, Continue reading

CUB : L’agenda de 10 000 écoliers s’appelle 21

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 19 Juin 2009

BLANQUEFORT. Jusqu’à ce soir, ils montrent les actions qu’ils réalisent dans leur établissement

L’agenda de 10 000 écoliers s’appelle 21

De la difficulté de communiquer « durable » 500 000

 «Mon père, maintenant, ne laisse plus le robinet ouvert pendant une heure quand il se brosse les dents. Si c’est le cas, je vais le fermer moi-même. » Margault, 9 ans, en CM1 à l’école Saint-Gery à Gradignan, est incollable sur le sujet de l’eau. Et même bavarde. Devant le stand de sa classe dans le parc Fongravey à Blanquefort, elle avertit les petits comme les grands. « Il faut arrêter de gaspiller. L’eau est précieuse. »

Toute la journée d’hier, elle a participé avec sa classe aux Juniors du développement durable. La manifestation aura réuni d’ici ce soir 3 500 enfants de l’agglomération sur le site blanquefortais. Son objectif ? Montrer pendant une semaine les actions concrètes pour le développement durable mises en place dans les écoles. Le programme qui concerne 10 000 enfants, soit un tiers des élèves en maternelle et élémentaire sur l’agglomération, est piloté par la Communauté urbaine.

Trousse et quiz écolos

L’initiative peut surprendre. Ce sont les mairies, et non la collectivité intercommunale, qui gèrent les écoles. Le dispositif est né au début des années 2000. Il s’appelait alors Tram’minots. Alain Juppé, président de la CUB à cette époque, propose aux écoliers de découvrir le chantier du tramway. Outre des visites sur le terrain, des actions sont montées dans quelques classes.

« Les années suivantes, d’autres thèmes se sont ajoutés à l’opération », explique Alexandra Siarri, qui travaille au service écocitoyenneté de la CUB. L’énergie, le recyclage des déchets, l’eau ont ainsi intégré les projets pédagogiques. En 2003, l’Inspection d’académie signe une convention avec la collectivité pour s’associer au dispositif.

« Le développement durable est l’un des objectifs prioritaires de l’Éducation nationale. Il ne s’ajoute pas aux programmes, il est transversal », souligne André Mercier, l’inspecteur d’académie.

La classe de Margault a créé une fontaine à pompe et une expo sur l’eau. Au Taillan, les CM1 et CM2 ont fabriqué un quiz interactif sur l’éco-consommation. Au Bouscat centre, un spectacle sous forme de manifestation appelant à soigner la planète a été préparé. Derrière chaque projet, une ou plusieurs associations ont apporté l’expertise aux enseignants. Une vingtaine gravite aujourd’hui autour de ces actions. « L’idée est que ces projets ne finissent pas au placard à la fin de l’année scolaire. Ils doivent être vivants », relève Stéphanie Baltardive, au service écocitoyenneté de la CUB.

Moins de viande à la cantine

Toujours dans le cadre de cette action, 14 écoles de la Communauté urbaine ont aujourd’hui un Agenda 21. « Mais Continue reading

Dix associations Pédibus-Vélobus ont fêté la première année de leur fédération

sudouest.com, Sophie Neupert, le 17 Juin 2009

CANÉJAN, RENCONTRE. Dix associations Pédibus-Vélobus ont fêté la première année de leur fédération

1 000 pattes réunies

Bonne nouvelle, l’association des 1 000 pattes canéjanaises n’est plus toute seule maintenant. Près de 11 autres pédibus-vélobus prônant l’exercice physique de quelques minutes quotidiennes pour se rendre à l’école (et en repartir) plutôt que l’usage de la voiture perso l’ont rejointe. Ensemble, depuis septembre dernier, elles forment une véritable Fédération des 1 000 pattes dans toute la Gironde qui ne cesse de grandir (Bassens, Ambès, Bordeaux Dupaty, La Teste-de-Buch, Mérignac-Arlac, et bientôt Cadaujac).

Et pour la première fois, le dernier week-end de mai, une partie de ces 10 associations et de leurs membres bénévoles actifs (Ambarès-et-Lagrave, Talence, Bordeaux Saint-Augustin) avaient bravé les intempéries pour partager une balade détrempée le long des berges de l’Eau-Bourde, et un pique-nique revigorant à l’intérieur du moulin de Rouillac, après sa visite commentée faite par Bruno Gasteuil, président d’Histoire et mémoire de Canéjan.

Subventions européennes

Le président d’Ambarès et de toute la Fédération girondine des 1 000 pattes, Enrique Onate, en explique le but : « Comme une grande famille agrandie, nous avons besoin de mieux nous connaître et de nous faire connaître aussi. En un an, nous avons réussi à fédérer 10 associations, au départ éparpillées, au sein de ce réseau qui vise à développer dans chaque commune concernée un déplacement écocitoyen. Nous nous sommes réunis, dans un esprit de convivialité pour sceller cette première année charnière. Nous avons déjà obtenu une subvention du Fonds social européen, et bientôt nous espérons l’aide de la CUB. Comme nous avons bien grossi, nous sommes mêmes à l’origine de la création d’un emploi. »

Sensibiliser les écoliers

Et Nathalie Pena, présidente des 1 000 pattes de Canéjan, qui organisait ce premier rendez-vous, d’ajouter : « Nous comptons aider tous ceux qui le veulent à accompagner leur projet. Nous souhaitons relayer des idées qui viennent d’ailleurs : le pédibus ou le vélobus ne sont pas forcément appropriés à chaque commune, il existe beaucoup d’autres solutions. Nous comptons mettre en place dans les écoles des réunions de sensibilisation, développer la sécurité routière, etc. Et sur la commune, pas de nouveaux circuits en vue mais les effectifs se maintiennent avec de jeunes élèves ravis. »

En tout cas, ce jour-là, Continue reading

Ces produits chimiques qui empoisonnent notre quotidien

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 17 Juin 2009

ENVIRONNEMENT. Isabelle Farbos se bat contre les molécules chimiques que l’on respire partout

Ces produits chimiques qui empoisonnent notre quotidien

Avec son complice Ragnar Weissmann, docteur en microbiologie spécialisée en écotoxicologie, Isabelle Farbos, docteur en génétique et biologie moléculaire, a réalisé des travaux de recherche dans un laboratoire, en Suède, puis en Scandinavie. Des pays concernés depuis une quinzaine d’années par la protection de l’environnement.

Native de Bordeaux, la jeune femme est revenue sur ses terres pour casser les murs du laboratoire et offrir ses compétences dans un souci de défense de la santé publique. Ragnar Weissmann a suivi. Tous deux sont aujourd’hui responsables scientifiques de l’association Habitat-Santé-Environnement, présidée par Évelyne Guilhem, créée au Tourne, dans un secteur géographique particulièrement vaillant dans le domaine de l’écologie.

Mission d’utilité publique

Elle était dernièrement au cinéma Utopia de Bordeaux, invitée par les Verts, pour participer à un débat sur le thème santé et environnement. Son cheval de bataille. Le docteur Farbos ne décolère pas, elle est enceinte aujourd’hui et sait les risques encourus par son enfant.

« Le constat est lourd, lâche-t-elle. Il y a des produits chimiques partout autour de nous, dans nos entreprises, dans nos maisons, dans les supermarchés. Dans notre sang, on peut remarquer désormais la présence de plus de 50 molécules issues de tous ces produits qui nous empoisonnent au quotidien. Ces molécules traversent le placenta chez une femme enceinte. Le lait maternel est bourré de phtalates PCB, l’intérêt de l’allaitement est remis en question. L’exposition du foetus aux produits chimiques peut entraîner des expressions génétiques transformées. Un vrai cocktail. »

Les chiffres parlent. Explosion de la stérilité, des cancers, des allergies. « En 2070, si nous n’arrivons pas à incliner la courbe de stérilité, elle atteindra le niveau 0, la qualité du sperme baisse. Alors, qu’est-ce qu’on attend ? »

Isabelle et Ragnar ont préféré lâcher leur mission scientifique pour se tourner vers une mission d’utilité publique, beaucoup moins confortable. Ils sont désormais les interlocuteurs de collectivités locales, d’entreprises privées, d’établissements scolaires qui leur soumettent des projets concrets.

Des lycées, terrains d’étude

À Bordeaux, le Conseil général leur a demandé comment assurer le nettoyage du centre Mériadeck en supprimant les 150 produits chimiques utilisés jusqu’alors. Réponse ? Continue reading

Reignac : Un débat passionné autour du parc éolien

sud-ouest.com, Françoise Millot, le 16 Juin 2009

Un débat passionné autour du parc éolien

 « Pourquoi les habitants de Reignac n’ont pas été invités ? », c’est ce que certaines personnes lançaient jeudi soir à la réunion publique sur le projet de développement d’un futur parc éolien en Haute Gironde, qui a rassemblé un très nombreux public pour un débat passionnant et passionné.

Philippe Plisson, en présence des représentants de la société Valorem (« Sud Ouest » du 11 juin), du sous-préfet Christophe Lotigié, d’Alain Gandré, maire de Reignac, et de nombreux autres élus, avait invité la population pour l’informer de l’avancée du projet intercommunal.

« Il n’y a pas d’enjeu personnel. Le but de cette action est avant tout de rendre service à la planète. L’urgence écologique est là et les récents scrutins électoraux ont démontré qu’une importante partie de la population en a pris conscience. Ce projet a tout de même été approuvé à l’unanimité », déclarait le député.

Travail concerté

En matière d’éoliennes, une étude avait été initiée en 2007 sur les onze communes du canton, pour déterminer les secteurs les plus favorables à la mise en place de cette énergie. Le résultat, après deux ans de travail concerté, a abouti à la sélection d’une zone de développement éolien à Reignac, validé par le préfet le 20 mars dernier.

Le climat dans l’assemblée était tendu. Certains, comme les opposants de Vigi-Éole estimaient que « les grandes manoeuvres commencent. Vous essayez de nous endormir en nous disant que la création de la ZDE ne veut pas dire qu’il y aura forcément des éoliennes, que rien n’est fait. La prospection a commencé avant même qu’une étude ne soit faite. C’est dire si on se moque bien de notre opinion. Les élus municipaux n’auront plus jamais la main sur ce projet, il n’y a plus que notre association pour y faire barrage, et nous avons encore des recours… »

« Projet opaque »

Pour eux, le projet présenté par Valorem et la CCE est trop opaque : « Il n’y a pas Continue reading

Bordeaux : La boîte à idées écolos de Copenhague

sud-ouest.com, Anne-Marie Siméon, le 12 Juin 2009

La boîte à idées écolos de Copenhague

BORDEAUX. Une délégation de la mairie rentre de la capitale danoise qui ambitionne d’être la première capitale neutre en CO2

Les installations portuaires ont cédé la place à de nouveaux bâtiments dont l’opéra. Carlsberg souhaite reconvertir son site de 33 hectares en éco-quartier

Être exemplaire dans le domaine du développement durable ? Tel est le souhait émis régulièrement pour Bordeaux par son maire Alain Juppé. Comment se désintéresser alors de ce qui se passe ailleurs ? Après un premier voyage à Fribourg en Allemagne en décembre 2007, une délégation municipale rentre de Copenhague (1) où l’ambition est de faire de cette cité danoise de 500 000 habitants la première capitale mondiale neutre en CO2 d’ici 2025. Une ambition d’autant plus forte et affichée que la ville accueillera cet hiver la 15e conférence des parties des nations unies (COP 15) que l’on dit décisive pour l’avenir de la planète.

Copenhague ne part pas de rien. Cela fait des années que les édiles travaillent dans ce sens. Et si Bordeaux n’est pas en reste avec son bilan carbone, son plan climat, son agenda 21, ses projets bien avancés de deux écoquartiers au Lac et à la Bastide, la ville est manifestement prête à rallonger la liste en s’inspirant de ses voisins européens.

Le vélo roi

Le plus frappant dès que l’on pénètre dans la capitale danoise est de découvrir une circulation automobile apaisée, sans aucun bouchon. Le métro et le réseau de bus ne justifient pas tout. L’incroyable maillage de pistes cyclables est éloquent. 37 % des déplacements se font en effet à vélo, contre 5 à 10 % sur l’agglomération bordelaise. « C’est le fruit de l’histoire » explique l’adjoint au maire de Copenhague chargé de l’environnement qui précise que l’objectif est d’atteindre 50 % d’ici 10 ans. De quoi faire rêver la municipalité bordelaise. La législation danoise est très dissuasive puisque « la voiture est taxée à 180 % », que le stationnement est payant 24 heures sur 24 sauf pour les handicapés. Résultat ? Il faut attendre d’être déjà bien installé dans la vie pour s’offrir ce luxe.

Vive le vent

La bicyclette n’est pas le seul symbole fort de Copenhague. Les éoliennes font bel et bien partie du paysage et sont une des fiertés des habitants qui n’hésitent pas à Continue reading

Création d’une association de sauvegarde de l’Engranne

sud-ouest.com, Patrick Iza,  le 9 Juin 2009

CASTELVIEL.

Les espèces de la vallée de l’Engranne sous protection

Depuis une quinzaine de jours, l’Engranne a son association de sauvegarde qui veille sur elle et s’est donné pour mission de la protéger.

Petit cours d’eau qui prend sa source à Gornac et Castelviel pour rejoindre la Dordogne du côté de St-Jean de Blaignac, l’Engranne est le ruisseau typique de l’Entre-deux-mers et recèle quelques richesses patrimoniales.

«Le but de notre association est de protéger l’intégralité de l’Engranne dans toutes ses dimensions, du point de vue tant architectural, environnemental que paysager. La vallée de l’Engranne, cours d’eau exceptionnel par sa qualité dans le département, fait l’objet d’un classement en site Natura 2000, dispositif européen visant à protéger des espèces sensibles et des habitats en voie de disparition», précise Jean-Christophe Mathias, membre de l’association qui pour l’instant compte une trentaine de membres.

Espèces menacées

Le jeune homme ne cache pas que l’action de son association pourrait s’étendre à d’autres cours d’eau et insiste sur les nombreuses espèces présentes dans cette vallée comme la cistude d’Europe, le toxosme, un poisson ressemblant au gardon ou encore le vison d’Europe. Il regrette néanmoins la disparition de l’écrevisse à pattes blanches. «Les oiseaux y sont très présents, précise-t-il. Notamment l’engoulevent d’Europe, une espèce d’oiseau inscrite sur la liste rouge des espèces menacées. Il niche sur le site des sources». Quant à la flore elle n’est pas en reste.

Et le jeune homme de poursuivre : « On peut y trouver les jonquilles sauvages, le fragon petit houx, la fougère scolopendre, la violette des bois, la pulmonaire, la ficaire, l’ellébore vert, de nombreuses mousses et lichens. Et surtout dans la carrière de Jeandillon deux espèces d’orchidées classées».

Quant aux richesses architecturales, Continue reading

Pédibus : Sur le chemin de l’école à petits pas

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 30 Mai 2009

MODES DE VIE. Fini la voiture. Des ramassages scolaires à pied s’organisent dans de plus en plus d’écoles de l’agglo

Sur le chemin de l’école à petits pas

La maman d’Adèle le reconnaît. Presque gênée. « Nous habitons à 800 mètres de l’école. Nous essayons de venir à pied, mais c’est plus souvent en voiture. » Depuis lundi, c’est terminé. Sophie Gombeau et sa fille laissent le véhicule au garage et marchent matin et soir. Même sous la pluie.

Cette mère de famille s’est portée volontaire pour devenir parent conducteur du « Pédipuyre », nom qu’ont trouvé les enfants pour le ramassage scolaire à pied qui vient d’être mis en place à l’école élémentaire Jean Jaurès à Parempuyre. Deux lignes d’environ un kilomètre ont été ouvertes.

Matin et soir, ce mode de transport, communément appelé pedibus, fonctionne comme un autobus, mais sans roues, ni pollution et avec des parents bénévoles qui accompagnent le groupe d’écoliers. Sur le trajet, ils récupèrent ou ramènent les enfants à des arrêts où attendent les familles. Entre vingt et trente lignes fonctionnent de la même manière dans l’agglomération aujourd’hui.

« Se rendre la vie plus facile »

Pour Adèle, « venir à l’école à pied, c’est bien pour la planète ». « Cela permet de faire du sport », dit aussi Lucie, sa camarade de classe. À Parempuyre, ce sont les associations de parents d’élèves qui ont mis sur pied cette initiative. Ils se sont appuyés sur le dispositif « Car à pattes » (voir ci-dessous). « Cela a permis aux parents accompagnateurs d’avoir un appui pour créer les lignes, notre charte de fonctionnement et apprendre à arrêter les voitures sur le trajet », explique Guylaine Bourgeois, la maman d’élève qui a piloté le projet. La mairie, elle, a fourni les gilets fluorescents.

« C’est pour l’environnement que je me suis impliquée dans cette démarche. Et si je calcule bien, aller à l’école à pied est quasiment aussi rapide que de s’y rendre en voiture », raconte Sophie Gombeau, la mère d’Adèle, qui désormais peut oublier les embouteillages devant l’école à l’entrée et la sortie des classes.

À Mérignac, où deux lignes fonctionnent depuis octobre dernier au groupe scolaire Marcelin Berthelot, Thierry Godard, le directeur du centre socioculturel qui a appuyé la mise en place du pedibus, évoque une autre raison. « Cela permet de créer une solidarité entre les parents. Ils font mieux connaissance. Surtout, en accompagnant tour à tour les enfants à l’école, ils se rendent la vie plus facile. »

15 nouvelles lignes en un an

Pourtant, ce n’est ni pour l’écocitoyenneté, ni l’activité physique, ni le lien social qu’a été créé le premier pedibus dans le monde en 1976, mais pour Continue reading

Elections européennes et débats citoyens : « Quelle Europe pour notre planète ? »

aqui.fr, Solène Méric, le 29 mai 2009

Elections européennes et débats citoyens : « Quelle Europe pour notre planète ? »

Le second débat citoyen de la semaine relatif aux élections européennes, s’est tenu le mercredi 27 mai à l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA). Organisé en partenariat avec la Maison de la Nature et de l’Environnement, le sujet traité, l’était via le prisme essentiel de la protection de l’environnement. Etaient présents un représentant d’Europe écologie, du NPA, du Parti Socialiste, du Parti Radical et un militant du Front de Gauche, pour répondre, chacun selon leur programme, à la question « Quelle Europe pour notre planète ? ».

Valoriser les énergies renouvelables

Sans décrire ici les programmes de chacun, des axes forts se retrouvent au sein de chaque parti. En effet, les divers intervenants ont tous mis en avant la nécessaire valorisation des secteurs des énergies renouvelables et du développement durable, étant par ailleurs considérés comme une source d’emplois non négligeable. Le PS et Europe-écologie, chiffrent a environ 10 millions le nombre de ces emplois verts envisageables en Europe. Ils sont également d’accord sur une diminution d’émission de CO2 et autres gazs à effet de serre, même si les taux espérés diffèrent, de – 20 % pour les radicaux à – 30 % pour le Front de gauche. Sur la question de l’énergie, et d’une manière plus générale, selon le Front de Gauche, « il faut mettre fin à la libéralisation portée par le Traité de Lisbonne ». En effet, celle-ci « pousse à la sur -consommation et participe donc à la catastrophe écologique ». Le Front de Gauche prône à l’opposé des privatisations, en faveur d’un « Pôle européen de l’énergie » à caractère public qui « aura pour rôle de garantir un droit à l’énergie pour tous ».

Sur les transports les avis divergent

La question des transports a également été abordée par les intervenants, mais ici les propositions divergent. Le NPA, pour qui « le combat écologique ne peut pas être autre chose qu’un combat anti-capitalistique », propose par exemple la gratuité des transports en commun et le renforcement du rail pour le transport des marchandises. Les radicaux, quant à eux mettent l’accent sur une « amélioration des trafics aériens pouvant permettre ainsi une diminution de 10 % du CO2 émis ». Europe- écologie s’axe sur une « conversion écologique de l’industrie automobile » qui au-delà d’une forte valorisation des transports en commun, conditionne notamment, « tout soutien public à des critères environnementaux strictes ». Le Parti socialiste, enfin souhaiterait encourager un service public des transports et développer un réseau grande vitesse dense sur l’ensemble de l’Europe.

« Pour ou contre la taxe carbone ? »

Un autre point de discordance à été soulevé par une question du public : « Pour ou contre la taxe carbone, Continue reading

CUB : La Lyonnaise perd six ans

sud-ouest.com, Dominique De Laage, le 28 Mai 2009

BORDEAUX. Le contrat de l’eau conclu entre la Communauté urbaine et la Lyonnaise pour trente ans devra s’arrêter avant terme. De quoi relancer Trans’Cub dans sa bataille de l’eau

La Lyonnaise perd six ans

Les militants de l’association Trans’Cub à Bordeaux, qui ont servi d’aiguillon à la Communauté urbaine pour récupérer 232 millions d’euros lors de l’avenant de 2006 au contrat de l’eau conclu pour trente ans avec la Lyonnaise des Eaux, n’en reviennent pas eux-mêmes.

Un récent arrêt du Conseil d’État vient en effet de rendre rétroactives les lois Sapin de 1993 puis Barnier de 1995, qui limitent dans le temps la durée des contrats de délégation de service public de l’eau à vingt ans.

Le contrat de l’eau, passé le 1er janvier 1991 (juste avant la loi Sapin) pour trente ans, viendrait donc à échéance, non plus fin 2021 comme prévu, mais fin 2015 (à compter de la loi Barnier de 1995 qui a fixé la durée de ces contrats à vingt ans). Soit six ans de chute.

Trans’Cub, qui n’a pourtant jamais été avare de recours, n’avait jamais imaginé saisir le Conseil d’État sur cet aspect. C’est un contrat, passé en 1933 pour 99 ans dans une commune située à l’autre bout de la France, qui a donné lieu à cet arrêt. Une décision qui va devoir s’appliquer à tous les contrats de plus de vingt ans, reconnaît-on à la Communauté urbaine.

Chez Feltesse

L’affaire n’est pas anodine. Le président de la Communauté urbaine de Bordeaux a d’ailleurs reçu, hier matin dans son bureau, Denis Teisseire et Patrick du Fau de Lamothe de Trans’Cub, pour connaître leur analyse du dossier. Mais l’association et la CUB apprécient déjà différemment les conséquences de cette nouvelle donne. Selon la lecture de l’arrêt par Trans’Cub, le contrat n’aura plus d’existence légale au-delà de 2015. L’association demande donc dès à présent à Vincent Feltesse de participer à l’étude qui conduira en 2016 à un retour en régie directe ou à une nouvelle délégation. Du côté des services de la CUB, on tempère cet enthousiasme. Le fameux arrêt du Conseil d’État évoque selon la CUB ce type de sortie prématurée de contrat. Et ouvre, toujours selon la CUB, des hypothèses.

En cas d’indemnités trop lourdes à verser, ou d’investissements amortissables sur trente et non pas vingt ans, la CUB pense lire dans cet arrêt la possibilité de saisir le trésorier-payeur général pour avis afin d’envisager éventuellement des avenants jusqu’au terme du contrat initial. Ce que récuse Trans’Cub.

L’association considère au contraire cette nouvelle donne comme une chance historique d’en finir avec une « gestion catastrophique qui Continue reading

Ours dans les Pyrénées : l’Europe à la rescousse

sud-ouest.com, Patrice Sanchez, le 28 Mai 2009

ENVIRONNEMENT. Plusieurs associations pyrénéennes saisissent l’Europe dans le but d’imposer à la France une meilleure protection de l’ours

Ours dans les Pyrénées : l’Europe à la rescousse

Plusieurs associations du massif pyrénéen, dont la Sepanso Béarn, rassemblent leur force pour exiger une meilleure protection de l’ours. Elles montent actuellement un dossier dans le but de saisir les autorités européennes. Leur cible : l’État français.

Cette action fait suite à une première procédure européenne engagée, l’année dernière, par le Fiep et la Sepanso. Leur constat consistait déjà à dire que la France n’était pas efficace dans sa gestion de population ursine mais, cette fois, dans les Pyrénées occidentales. Une première réponse vient tout récemment de tomber. On apprend ainsi que l’État français est actuellement interrogé sur la situation.

Un fiasco

« On peut parler de fiasco en ce qui concerne les réintroductions de 2006 », estime l’Oloronais Jean Lauzet, spécialiste de l’ours à la Sepanso, qui vient de cosigner un ouvrage de référence sur l’ours brun.

« Deux ours sur cinq sont déjà morts. En 1996, on en était à un sur trois. On attend une condamnation claire de la part de l’Europe pour que des mesures soient prises. La France se contente de lâcher des ours mais ne fait rien ensuite pour les protéger. »

Pour ce montagnard qui a passé, par passion, une vingtaine d’années à suivre les traces des ours à travers le vieux continent, l’avenir du plantigrade en Béarn est, plus que jamais, sérieusement compromis si rien n’est fait. Son évaluation est sans appel.

À l’entendre, contrairement aux explications officielles, plus un seul ours ne patrouille chez nous la plupart du temps.

« Pour moi, quatre ours en Béarn, c’est faux. Aspe Ouest est en Espagne. Néré aussi le plus souvent. Le petit de Cannelle, du côté de Cauterets. Quant à Camille, je suis quasi certain qu’il est mort, même si les Espagnols prétendent le contraire. »

Comme à chaque fin d’hiver, le militant de la Sepanso est parti sur les traces des plantigrades.

« Cette année, c’est déprimant. Je suis tombé sur la première trace le 12 mars. C’était tôt. Mais plus rien jusqu’au 19 mai. C’est la première fois en quinze ans que je constate une telle situation. »

Manque de femelles

Pourquoi les fauves déserteraient-ils notre département ? Tout simplement parce que ces mâles recherchent la compagnie de femelles. Et depuis la mort de Cannelle, la dernière de souche locale qui vivait entre Aspe et Ossau, les autres ont plutôt choisi la Haute-Garonne et l’Ariège comme lieux de villégiature.

« Les scientifiques considèrent qu’il faut renforcer le noyau occidental de 5 ou 6 femelles. Il faut donc réintroduire deux femelles en Béarn. C’est le minimum. Sans cet effort, on peut légitimement penser que l’ours n’existera bientôt plus dans les Pyrénées », considère Jean Lauzet.

Les prochaines réintroductions d’ours pourraient avoir lieu en 2010. Mais nul n’en connaît encore le niveau.

Blanquefort : Amaplanète souffle sa première bougie

sud-ouest.com, Marie-Françoise Jay, le 25 Mai 2009

Amaplanète souffle sa première bougie

BLANQUEFORT, PRODUCTEURS. Le bilan de l’association est plus que satisfaisant. En projet : la mise en vente d’huîtres pour le plaisir des adhérents

En mai 2008, débutait la première distribution de l’Amap de Blanquefort sur des contrats légumes et volailles. Dimanche dernier, l’association a soufflé sa première bougie autour d’un pique-nique avec 192 familles contre 50 Amapiens l’an dernier, et divers contrats : légumes avec Aurore Sournac d’Eysines, bœuf et veau avec Laurent Labégurie de Blanquefort, agneau avec Pascal Sancier de Saint-Antoine-sur-l’Isle, fromage de brebis avec la famille Sarres du château Sénéjac au Pian-Médoc, fromage de chèvre avec la famille Serrano de Courpiac, miel avec Mme Purrey de Saint-Hélène, volaille avec M. Petit de la ferme de Vertessec à Avensan, pommes avec M. Bourg des Esseintes, kiwis avec M. Ducos des Esseintes, poisson avec Nicolas Brin jeune marin pêcheur d’Arcachon.

Des produits de qualité

« Les producteurs, explique Joëlle Corral, une des responsables de l’Amap, ont été choisis pour la qualité de leurs produits relevant de l’agriculture bio ou raisonnée ; pour leur proximité, il ne doit pas y avoir plus d’une heure de transport ; pour la possibilité de faire un contrat satisfaisant pour les deux parties ; la base de l’Amap restant la solidarité et le soutien aux producteurs. Et dans ce domaine, nous avons été gâtés, depuis janvier avec deux catastrophes : la tempête et la grêle !

Ces contrats Amap leur permettent d’assurer une production et surtout une vente directe, qui crée des relations appréciées par tous, des contacts, des échanges, le plaisir de connaître les gens qui achètent leurs produits. »

Actuellement pour l’Amaplanète, c’est la ressouscription des contrats légumes, une centaine au total, sans dépasser 200 sur tous les contrats cumulés. La progression a été particulièrement rapide, l’Amap est devenue une des plus importantes de la CUB. Le contrat huîtres pourrait faire son entrée.

Pour Mme Dominique Bret, une des responsables de contrat, « les Amap Continue reading

317 ha : La plus grande centrale photovoltaïque d’Europe dans les Landes

sud-ouest.com, NC, le 22 Mai 2009

CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE. Ce sera la plus grande d’Europe et elle prend forme à vitesse grand V dans le nord-est dépeuplé du département. Comme une future référence

Sous le soleil du Gabardan

C’est au fin fond du « no man’s Landes ». À la frontière des communes de Losse et de Baudignan, 48 habitants, la plus petite du département. Tout s’y passe en silence, mais plus du tout en catimini. Là-bas, au beau milieu du joli Gabardan, un peu au milieu de nulle part donc, le soleil brille. Et dans l’océan de mauvaises nouvelles qui submergent le département, le pays, le monde, allez savoir, l’univers peut-être ? C’est comme un îlot d’optimisme qui jaillit d’un coup au milieu de la forêt.

Cette semaine, le préfet Étienne Guyot est venu dévoiler le panneau inaugural, aux côtés d’Yvon André, directeur d’EDF Énergies nouvelles (EN), et de Serge Jourdan, maire de Losse, président de la Communauté de communes du Gabardan et cheville ouvrière d’un projet que même lui n’imaginait pas prendre une telle ampleur.

Sens de l’histoire

« Quand on a commencé à y travailler, en septembre 2006, on savait être dans le sens de l’histoire. Mais de là à en arriver à une centrale de 317 ha, à un coût de 350 millions d’euros… » Ses yeux roulent, mais ses pieds restent sur terre. Et sa tête dans les nuages, où le soleil « diffus » (que personne ne s’offusque, c’est un terme technique) des Landes commence à cogner très fort sur les premiers panneaux qui paraissent avoir jailli du sol à la vitesse disons du son, pour laisser vivre sa vie à la lumière, dans ce coin reculé et désert où le voisinage ne risque pas d’intenter un procès.

En un temps record, donc, le projet de la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe est passé de l’imaginaire au très concret. L’avancée des travaux est même clairement spectaculaire. Un peu parce que le plan de relance du gouvernement en a fait un chantier prioritaire, beaucoup parce qu’EDF-EN a passé la surmultipliée, mais surtout parce que toutes les parties prenantes ont saisi l’aubaine.

L’État a ainsi vu dans ce chantier « emblématique » (Étienne Guyot) l’occasion d’établir une charte sur le développement de cette énergie providentielle qui en tenterait du coup tellement, qu’elle pourrait en conduire certains à faire n’importe quoi. « Il y a un équilibre à trouver et à respecter en terme environnemental. La forêt est notre richesse, tout projet de ce genre doit donc aller vers une logique de reboisement compensateur. »

Le préfet des Landes n’a pas fini de parler que Serge Jourdan rappelle à quel point ce chantier se veut « exemplaire. Chaque hectare déboisé sera replanté, Continue reading

Éolien et solaire : n’opposons pas ces deux énergies !

sudouest.com, Claire Le Lann, le 22 Mai 2009

Éolien et solaire : n’opposons pas ces deux énergies !

L’éolien et le solaire explosent dans le monde, tous les pays (USA, Canada, Inde, Chine… et l’Europe) en ont compris les avantages pour la planète mais aussi pour l’économie : emplois pour la construction de pales et turbines, l’entretien, l’implantation, non délocalisables, durables et qualifiés. Actuellement, l’éolien en France emploie 7 000 personnes, et promet à l’horizon 2020, selon l’Ademe, 60 000 postes. Le Syndicat des énergies renouvelables prévoit quant à lui que le photovoltaïque offrira 15 000 emplois en 2012.

La Région Aquitaine l’a compris depuis longtemps. Le vent et le soleil sont des ressources de nos territoires valorisées à travers le plan climat et la politique de développement durable de la Région. Une façon de participer à la lutte contre les crises écologique et économique, mais aussi de répondre aux exigences du Grenelle de l’environnement qui prévoit la prise en charge, par les Régions, de schémas régionaux des énergies renouvelables. Il était temps, car même si le fort engouement pour le photovoltaïque est une bonne nouvelle, les options choisies pour son développement peuvent parfois être contestables.

En effet, si le développement du photovoltaïque en toiture (bâtiments industriels et commerciaux, bâtiments publics…) est une solution pertinente, on peut s’interroger sur celui des centrales photovoltaïques au sol. Les fermes solaires de grande dimension ne doivent surtout pas venir concurrencer d’autres usages : agriculture, sylviculture, espaces naturels.

N’est-il pas surprenant d’assister actuellement à des déboisements de parcelles pour installer des panneaux solaires, alors même que d’autres espaces peuvent être utilisés ? La tempête de janvier dernier ne doit pas être un prétexte. Les zones dévastées doivent prioritairement être reboisées avant d’envisager l’installation d’une centrale solaire.

Dans tous les cas, de telles installations ne doivent pas occuper des centaines d’hectares, gelant ainsi tout autre usage du sol. Aucune autre activité ne peut être développée. De plus, elles créent, contrairement au parc éolien, des ruptures écologiques avec leur clôture : plus personne ne passe ! Ni les animaux, ni les promeneurs… ni les chasseurs. La continuité des activités agricoles et touristiques est rompue.

Le développement du photovoltaïque à grande échelle passe donc bien par des installations en toiture (maisons, bâtiments industriels et commerciaux, bâtiments publics), les surfaces potentielles étant énormes.

Une réglementation existe déjà pour les parcs éoliens (bruit, paysage, biodiversité) afin de limiter les impacts sur notre environnement et notre cadre de vie. Le photovoltaïque doit lui aussi être encadré pour ne pas créer d’effet d’aubaine comme cela pourrait être le cas dans le Médoc par exemple.

Alors, cessons d’opposer ces deux énergies renouvelables qui sont totalement complémentaires : le soleil brille plus en été et le vent souffle plus en hiver !

Il est donc urgent d’élaborer, dans la plus large concertation, un schéma régional des énergies renouvelables Continue reading

Aquitaine : Les villes prennent le pli de l’écologie

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 16 Mai 2009

ENVIRONNEMENT. Nombre de municipalités intègrent désormais les nécessités du développement durable

Les villes prennent le pli de l’écologie

Non, toutes les villes de la région ne passent pas au vert comme un seul homme. Néanmoins, quelque chose frémit sur le front du développement durable. Menée sur les 20 villes les plus peuplées de notre région à partir de quelques grands indicateurs (voir l’infographie ci-contre), notre enquête atteste que des efforts notables y sont diligentés pour économiser l’eau et l’énergie, ou encore pour développer l’offre de transport en commun et la part du vélo en ville. L’héritage n’est pas le même partout, la volonté des édiles non plus. Mais la tendance est à comparer avec la superbe solitude de La Rochelle quand elle multipliait les innovations, il y a déjà une trentaine d’années…

1 Haro sur le gaspillage

Les grandes villes deviennent attentives à leur consommation en fluides (eau, électricité). En cette matière, la couleur politique des municipalités ne dit pas tout. Convictions mises à part, il s’agit de réduire les gaspillages et, in fine, d’épargner l’argent du contribuable. Au Pays basque, la commune d’Anglet vient ainsi d’embaucher un Monsieur Antigaspillage sur la base d’un calcul simple : la charge salariale de son poste sera inférieure aux économies réalisées. « Son champ d’action couvre l’ensemble de l’action municipale, des douches des vestiaires sportifs aux ordinateurs que l’on n’éteint pas en partant », dit-on à la mairie.

À Mérignac, la ville girondine la plus peuplée après Bordeaux, la problématique est grosso modo la même. « On fait très attention à la consommation d’eau et aux fuites éventuelles. On peut dire qu’on a économisé 500 000 euros depuis la mise en place de cette politique, en 2003. Il n’y a pas meilleur placement au monde. Pour tous les fluides, l’écologie commence par l’économie », indique à titre d’exemple Gérard Chausset, le maire adjoint (Verts) chargé de l’environnement.

La hausse vertigineuse du prix des carburants au cours de l’année 2008 n’a fait que renforcer ce credo dans les mairies. La Ville de Pessac, à l’ouest de Bordeaux, a ainsi réduit sa consommation de carburant de 2 000 litres l’an dernier. Et elle remplace tous ses véhicules en fin de vie par des modèles à énergie alternative, soit 39 % de sa flotte en 2007.

2 Les villes, moteur de l’innovation

À La Rochelle, deux bus de mer électrosolaires viennent d’entrer en service pour assurer la liaison entre le Vieux Port et les Minimes.

Des bateaux qui progressent sans bruit et sans odeur, Continue reading

Combien vaut la peau de l’ourse Cannelle ?

sudouest.com, Gwenaël Badets, le 14 Mai 2009

URDOS 64. Le chasseur René Marquèze qui avait abattu l’ourse d’un coup de fusil lors d’une partie de chasse est jugé en appel. Dix associations de protection de l’environnement ainsi que l’Etat se sont constituées parties civiles et réclament, au total, 214 000 euros

214 000 euros demandés au chasseur pour la mort de l’ourse Cannelle

La Cour d’appel de Pau a examiné ce jeudi matin le cas du chasseur René Marquèze, qui a tué l’ourse Cannelle le 1er novembre 2004, d’un tir au fusil. Il avait été relaxé en première instance le 21 avril 2008 par le tribunal correctionnel de Pau.

La Cour d’appel doit désormais déterminer si René Marquèze a une responsabilité civile dans la mort de l’espèce protégée et s’il doit payer des dommages et intérêts. Dix associations de protection de l’environnement ainsi que l’Etat se sont constituées parties civiles et réclament, au total, 214 000 euros.

L’arrêt sera rendu le 10 septembre 2009.

L’article paru ce matin:

Relaxé il y a plus d’un an par le tribunal correctionnel de Pau, René Marquèze n’en a pas fini pour autant d’être poursuivi par le fantôme de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, qu’il avait abattue d’un coup de fusil lors d’une partie de chasse au sanglier, le 2 novembre 2004 en vallée d’Aspe.

Le chasseur d’Urdos comparaît aujourd’hui devant la cour d’appel de Pau, qui juge l’aspect civil de l’affaire. Le parquet général n’ayant pas interjeté appel de la relaxe prononcée le 21 avril dernier (pour destruction d’espèce menacée), René Marquèze n’encourt plus de sanction pénale.

Les parties civiles (des associations de défense de l’environnement et l’Agence judiciaire du Trésor, pour le compte de l’État) lui réclament en revanche de lourds dommages et intérêts : plusieurs dizaines de milliers d’euros au total.

Absent à l’audience

En fait de « comparution », René Marquèze ne sera pas physiquement présent devant ses juges et ses adversaires. Le chasseur ne viendra pas, annonce l’un de ses avocats, Me Thierry Sagardoytho.

À la veille de l’audience, celui-ci se voulait « plutôt confiant ». Continue reading

Le collectif CAP’Eau pour "une nouvelle politique de l’eau en Adour-Garonne"

lejpb.com, Sébastien Vaïsse, le 12 mai 2009

Le collectif CAP’Eau pour "une nouvelle politique de l’eau en Adour-Garonne"

Hier matin, la question sensible de la gestion de l’eau était au coeur du débat à l’occasion de la conférence de presse du collectif CAP’Eau, qui regroupe une cinquantaine d’associations et fédérations du bassin Adour Garonne. Un collectif dont la première initiative est de «sensibiliser l’opinion publique et les élus sur l’urgence à mettre en oeuvre une nouvelle politique de l’eau». Une urgence d’autant plus significative que «la situation du bassin Adour-Garonne en matière de préservation et de reconquête de la qualité des eaux et des milieux aquatiques est alarmante».

À noter que ce travail mené par le collectif CAP’Eau, se résume via «un kit de 13 fiches» rentre dans le cadre de la révision du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et souligne «qu’une nouvelle politique de l’eau est nécessaire et possible afin de se donner les moyens d’atteindre les objectifs affichés par la Directive Cadre sur l’eau en Adour-Garonne».

Objectif 2015 : pas atteint ?

Concrètement, si la DCE (Directive Cadre Européenne de 2000) et sa transcription sur le territoire français (Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006) ont fixé des objectifs écologiques ambitieux en matière de qualité des eaux d’ici 2015, force est de constater qu’on sait dès aujourd’hui «que le bon état des eaux risque de pas être atteint en 2015, alors que cet objectif ne concerne que 60 % des masses d’eau sur le bassin Adour-Garonne» explique Julien Iladoy du syndicat ELB, «le reste étant reporté à 2 021 et 2 027».

Un constat plutôt négatif qui s’explique notamment par l’absurdité de la politique actuelle : «on pollue, puis on traite pour répondre à des normes sanitaires. Il faut désormais sortir de cette situation, adopter une démarche ambitieuse de prévention» explique-t-on du côté du collectif.

L’eau «sous pression»

Pourtant, la pollution des eaux du territoire Adour-Garonne est une réalité. Des «écosystèmes montagnards fortement perturbés» aux «eaux souterraines et aux rivières durablement polluées par les pesticides et les nitrates, entraînant par la même occasion Continue reading

AMAP d’Agen : Du beurre dans les épinards et du bio dans l’assiette

sudouest.com, Valérie Deymes, le 11 Mai 2009

AMAP. Une association pour le maintien de l’agriculture paysanne est née. Explications

Du beurre dans les épinards et du bio dans l’assiette

Tous les vendredis, en fin d’après-midi, sur le parking de Biocoop, s’opère un étrange manège : des hommes et des femmes s’approchent d’une table remplie de sacs débordant de verdure et repartent les bras chargés. Ce "manège" est tout ce qui a de plus légal. Il s’agit du rendez-vous hebdomadaire des 23 familles adhérentes de la toute jeune Amap d’Agen. Pour les non initiés, l’Amap, littéralement « Association pour le maintien d’une agriculture paysanne » est certes une petite organisation de consommateurs désireuse de balayer la malbouffe d’un revers de main mais aussi un groupe animé d’une même philosophie de vie et de pensée. « Notre objectif est de promouvoir et soutenir l’agriculture paysanne locale de qualité », explique Julien Delange porte-parole de cette Amap.

Reste maintenant à comprendre comment. L’aventure a débuté, l’an passé. « L’association Au fil des Séounes, avait fait, dans le cadre de la Semaine du développement durable, la promotion des paniers commandés directement au producteur. Cette initiative a intéressé plusieurs familles. Le principe de l’Amap, c’est de trouver un producteur près de notre commune de domicile. Nous nous entendons avec lui pour une livraison hebdomadaire de paniers soit au prix de 7,50  soit à 15 euros. L’agriculteur choisit ce qu’il met dans le panier, en fonction de sa production saisonnière. Nous payons d’avance sur une durée de six mois, ce qui lui permet d’avoir une trésorerie. Pour nous, consommateurs, on évite les intermédiaires et le prix du bio est plus intéressant », poursuit Julien qui, avec les autres familles s’est renseigné auprès du Civam Agrobio pour trouver un maraîcher bio dans l’Agenais. « Nous avons pris ainsi contact avec la famille Gélade sur Colayrac-Saint-Cirq. Un couple d’agriculteurs qui veut passer la main à leurs filles, des jumelles de 23 ans. Les Amap s’intéressent souvent à des situations de reprise d’exploitations ou de conversion en agriculture bio, car elles viennent alors en soutien, avec leurs moyens… »

« Solidarité sociale »

Toutes les semaines, la famille Gelade prépare les produits qui seront acheminés par ses soins en palettes jusqu’au parking de Biocoop. « Le contenu des paniers est lissé sur l’année. Il y a bien évidemment des saisons où ils sont plus garnis que d’autres et tout dépend aussi des aléas climatiques. Le consommateur joue le jeu et est averti. Après l’association s’organise pour la distribution. Chacun des membres Continue reading

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