aqui.fr, Nicolas César, le 29 juin 2009
Le préfet de Gironde autorise un nouveau test sanitaire pour les huîtres du bassin d’Arcachon
Vendredi 26 juin, le préfet de la Gironde s’est engagé vendredi à utiliser un nouveau test sanitaire sur les huîtres du bassin d’Arcachon, celui expérimenté sur les rats. Si celui-ci se révèle positif, il s’est engagé à autoriser la vente des huîtres et des moules du bassin, interdite depuis jeudi dernier. Un soulagement pour les professionnels.
Pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ces interdictions à répétition sont une vraie plaie. Economiquement, ils y perdent beaucoup, surtout en période estivale. Le manque à gagner est évalué à 10.000 euros en un mois en raison des trois interdictions aux tests sanitaires positifs. A cela s’ajoute une incertitude chronique : “va-t-on être fermés encore la semaine prochaine”, se demandent-ils sans cesse ?”. Mais, le pire pour eux, est que régulièrement, il n’y a aucune explication scientifique à cette fermeture. Aucune algue n’est détectée, mais les souris meurent… Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs remettent en cause le test souris. Ce test, européen consiste à injecter des prélèvements d’huîtres à une souris de laboratoire. Si l’animal meurt dans les 24 heures, l’interdiction est prononcée au nom du principe de précaution. A l’origine, le test avait été créé pour détecter une algue toxique, la dinophysis, mais désormais l’interdiction est prononcée même si la cause de la mort n’est pas connue.
Le test du rat expérimenté
Face au mécontement des ostréiculteurs du bassin, le préfet de Gironde, Dominique Schmitt a décidé d’accéder à l’une de leur demandes et d’autoriser à titre expérimental le test du rat. Une décision prise à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’ostréiculture et les élus du bassin à la sous-préfecture d’Arcachon. “J’ai accepté à titre expérimental que si ce test revenait négatif, je modifierai l’arrêté d’interdiction en conséquence”, a-t-il promis. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Olivier Laban, le président de la Section régionale conchylicole qui salue “une avancée importante”, d’autant que le nouveau directeur de l’Ifremer d’Arcachon, Roger Kantin, s’est montré très ouvert à toute évolution. “C’est à titre expérimental, mais je m’engage avec les éléments des tests sur les souris, des tests sur les rats et des tests chimiques à demander une nouvelle réunion interministérielle pour que ce dossier soit à nouveau abordé et des solutions trouvées, favorables à la fois aux consommateurs et aux professionnels”, a précisé Dominique Schmitt. Pour mémoire, le bassin d’Arcachon compte 320 entreprises ostréicoles contre environ 550 au début des années 2000.
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Les doses infligées à ces malheureuses souris sont peut-être tout simplement à revoir !
Tout homme raisonnable, aussi friand d’huîtres soit-il, saura arrêter sa dégustation avant l’indigestion, voire l’overdose mortelle…
Pardon pour ces propos peu scientifiques, relevant d’un simple bon-sens populaire !
Et n’oubliez pas : “sauvez les souris, mangez des huîtres”.
[...] “Huîtres du Bassin : du test de la souris à celui du rat” [...]
Je reviens après avoir enfin mis la main sur des chiffres édifiants :
“L’animal (qui pèse 20 grammes en moyenne) reçoit un mélange obtenu à partir de 800 grammes d’huîtres! Ramené à la morphologie d’un homme de 80 kilos cela correspond à un résidu potentiellement toxique extrait de 3300 kilos de coquillages ! “