Sud-Ouest, Jacky Donzeaud, le 13 Octobre 2008
GUJAN-MESTRAS. Assemblée générale de l’association de Défense des eaux du Bassin
Débats autour de l’eau
L’association de Défense des eaux du bassin a réuni son assemblée générale, jeudi soir, à la salle des fêtes
L’association de Défense des eaux du bassin a réuni son assemblée générale, jeudi soir, à la salle des fêtes. Cette assemblée s’est tenue en présence de Jacques Chauvet, conseiller général et premier adjoint. Dans son préambule, le président, Jean-Claude Daisson, a regretté l’absence des professionnels de la mer.
«J’aurais aimé qu’il y ait davantage d’ostréiculteurs. Ils sont directement concernés par la qualité des eaux.» Cette association de défense du plan d’eau créée par Charles Martin et Jean Dupin en 1964 a toujours œuvré contre la pollution du bassin. Trois fois par an, l’association fait réaliser des prélèvements. Jean-Claude Daisson a regretté que la CLIS (Commission locale d’information et de suivi des eaux du bassin) «ne distille ses informations qu’au compte-gouttes».
Une volonté de transparence.
Lors de cette AG, Jacques Chauvet, conseiller général, a pris la parole: «Il y a une volonté des politiques d’aller vers plus de transparence, la CLIS est sûrement imparfaite mais ne demande qu’à évoluer. Ce sont vos actions qui ont conduit les politiques à mieux communiquer car nous sommes tous concernés par le plan d’eau, c’est notre intérêt.»
Les différents intervenants ont salué les travaux réalisés par le Siba en matière d’assainissement avec l’ouverture des stations d’épuration de Biganos et de La Teste mais ont dénoncé un réseau vieillissant et loin d’être adapté à l’augmentation démographique. Le nombre de bateaux sur le plan d’eau et la présence d’irgarol dans les peintures anti-salissures est un autre sujet d’inquiétude pour les membres de l’association.
Les eaux pluviales.
La future cale de mise à l’eau de Couach au port du Canal fait naître des inquiétudes chez les ostréiculteurs. Ils demandent la mise en place de témoins de pollution et surtout une alerte rapide en cas de problème. «Nous voulons, comme il était prévu, un arrêt du chantier pour la fin d’année. Il ne faut pas que ce chantier soit préjudiciable à la qualité sanitaire de nos produits alors que cette période est décisive pour notre activité» ont-ils expliqué.
Le traitement des eaux pluviales avant leur rejet dans le bassin a également été abordé. Il serait nécessaire de faire des bassins de décantation avec des plantes aquatiques qui détruisent les hydrocarbures. Et Jacques Chauvet de confirmer: «Aujourd’hui, notre principal souci est le traitement de ces eaux pluviales que nous avons besoin de capter et de dépolluer avant de les rejeter».
Archivé sous: Divers

[...] (Source Maison de la Nature et de l’environnement) [...]
[...] (Source Maison de la Nature et de l’environnement) [...]