Posté sur novembre 21, 2009 par pascalbourgois2
actu-environnement.com, Sophie Fabrégat, le 16 novembre 2009
Les AMAP se structurent pour mieux se développer
L’engouement des consommateurs pour les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) ne se dément pas. Mais l’offre a du mal à suivre. Un mouvement national devrait se structurer pour faciliter la naissance de nouveaux projets.
Aujourd’hui, près de 1.500 groupes AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) existeraient sur l’ensemble du territoire, de nombreux autres projets seraient en cours. Ce système de partenariat entre producteurs et consommateurs suscite de plus en plus d’intérêt depuis le lancement de la première initiative de ce type en avril 2001 à Aubagne.
Circuits courts, relation directe entre producteurs et consommateurs, solidarité financière, respect de l’environnement… sont autant d’arguments qui séduisent les quelques 60.000 familles de consommateurs engagées dans une telle démarche.
”Les AMAP représentent un véritable mouvement de fond, elles correspondent à des aspirations profondes des consommateurs”, analyse Jérôme Dehondt, responsable légal et porte-parole du mouvement interrégional des AMAP (MIRAMAP). Cependant, dans de nombreuses régions, ces associations ont des difficultés à se développer. Si en PACA (140 groupes), Rhône-Alpes (132 groupes), Ile-de-France (120 groupes) les initiatives sont nombreuses, la Picardie (3 AMAP), le Languedoc-Roussillon (3 AMAP), la Champagne-Ardenne (1 AMAP)… ont davantage de mal à faire émerger ce type de dispositif.
Une offre qui ne suit pas la demande
Le développement des AMAP se heurte à de nombreux freins. De nombreux groupes en projet sont actuellement à la recherche d’un producteur paysan ou bio.
Premier frein : la pénurie de producteurs bio en France. ”En Ile-de-France par exemple, 150 groupes sont en fonctionnement aujourd’hui pour 35 maraîchers bio. Seulement 30 personnes sont formées chaque année au maraîchage bio dans la région, ce qui est très en deçà des besoins. Il y a un véritable problème de ressources humaines. Les AMAP et l’agriculture bio reposent surtout sur les nouveaux entrants, la conversion bio étant très compliquée. La population agricole française est assez âgée, 46 % des agriculteurs seront partis à la retraite d’ici 2020. Le pas n’est pas évident à franchir pour eux de la production conventionnelle à la production bio”.
Deuxième frein : l’accès au foncier : ”de nombreux porteurs de projets ont du mal à accéder aux terres agricoles. A cause de la pression foncière, les terres sont chères, peu disponibles… Les organisations foncières telles que la SAFER privilégient l’extension d’installations existantes”.
Les banques seraient également Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, AMAP, bio, circuits courts, consommation, foncier, formation, miramap, terre de liens | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 21, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Jean-Paul Besset, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot, Eva Joly, députés européens, le 20 novembre 2009
Copenhague : comment éviter l’échec ?
L’Union européenne détient les clefs du succès
Du 7 au 18 décembre, le monde joue sa tête à Copenhague. A l’issue de ce sommet sur le climat, l’avenir sera écrit : soit l’humanité décidera de s’engager dans la construction d’un mode de développement soutenable pour les hommes et la nature, soit elle s’enfoncera dans des temps obscurs où l’imprévisibilité des catastrophes le disputera au déclin économique et aux déchirements des conflits pour la survie. C’est dire que les chefs d’Etat et de gouvernement doivent relever un défi colossal. C’est dire que la responsabilité de chacun est engagée.
Copenhague se présente comme un rendez-vous clé de l’histoire, un de ces moments charnières où un monde doit s’éteindre pour qu’un autre puisse naître : si Copenhague marque la volonté de rompre avec des modes de production et de consommation destructeurs de l’ensemble du vivant ainsi qu’avec un système d’exacerbation des inégalités où 20 % de la population mondiale consomme 80 % des ressources planétaires .
Si Copenhague ouvre une nouvelle ère de relations entre le Nord et le Sud, mettant fin aux prédations, parfois à la compassion, toujours aux promesses non tenues ; si Copenhague indique clairement un changement de cap dans la marche vers un progrès humain, alors le sommet climatique constituera une formidable opportunité pour engager nos sociétés et nos économies vers l’innovation, la sobriété en ressources et la création d’emplois qualifiés et non délocalisables dans tous les secteurs : le bâtiment, les énergies renouvelables, l’industrie, les transports individuels et collectifs, l’artisanat, le commerce de proximité, l’agriculture durable ou la protection de la biodiversité.
On ne négocie pas avec la planète, on ne négocie pas avec la science : déjà 300 000 morts par an, des millions à venir du fait des sécheresses, inondations, épidémies… et des centaines de millions de déplacés. L’inaction est un crime contre l’humanité. Le péril est connu, les responsabilités aussi : les pays industrialisés sont responsables de 80 % des gaz à effet de serre concentrés dans l’atmosphère alors que les pays du Sud supporteront 80 % des dégâts liés aux changements climatiques.
Il n’y aura pas de solution technique miraculeuse, comme le recours massif au nucléaire ou au captage du carbone. Ce sont autant d’illusions dangereuses. L’effort à accomplir est incontournable : les pays industrialisés doivent modifier radicalement leurs façons de produire et de consommer et, chaque année, mobiliser plus de 100 milliards d’euros de financement pour permettre à des milliards de personnes de faire face au défi climatique. Somme toute, ce n’est qu’une petite partie de ce que les pays riches ont réuni pour endiguer leur crise financière.
Il y a urgence et il n’y a pas de plan B. Or la plupart des pays piétinent, prisonniers d’intérêts nationaux à court terme. A quelques jours du sommet, nous sommes au bord du gouffre. La probabilité d’un échec est grande. Autrement dit, la photo de famille et les déclarations d’autosatisfaction risquent de succéder aux discours sans qu’aucun engagement sérieux n’ait été pris.
L’Union européenne n’est plus la championne climatique qu’elle prétend être. Généralisé à l’ensemble de la planète, son niveau d’ambition conduirait à un réchauffement de notre planète de plus de 4 °C, donc à une catastrophe humanitaire. Inacceptable. Le Japon, l’Australie ou encore la Norvège ont pris des engagements de réduction d’émissions à la hauteur de leur responsabilité.
Du côté des pays émergents, la Chine Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : économie, énergie, climat, consommation, copenhague, développement, ENR, nucléaire, sud | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 20, 2009 par pascalbourgois2
lexpress.fr, Ludovic Vigogne, Marcelo Wesfreid, le 13 novembre 2009
Jouanno et Duflot, duel de choc pour l’écologie
Cécile Duflot et Chantal Jouanno s’affronteront lors des régionales en Île-de-France
Elles partagent le même combat, l’une à gauche, l’autre à droite. Cécile Duflot, numéro 1 des Verts, et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, incarnent une nouvelle génération de femmes politiques. Portraits croisés.
Elles ne poseront pas ensemble. Cécile Duflot n’a pas envie d’être photographiée au côté de Chantal Jouanno. Elle garde un mauvais souvenir de la Une de Paris Match de mars 2005 où François Hollande et Nicolas Sarkozy avaient été immortalisés ensemble. “Il y en a un des deux à qui cela n’a pas porté chance”, ironise-t-elle. Superstitieuse, la secrétaire nationale des Verts ? Comme pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, 2009 lui a tellement réussi.
A ma droite, Chantal Jouanno, 40 ans, membre du gouvernement Fillon depuis janvier. A ma gauche, Cécile Duflot, 34 ans, cheville ouvrière de l’heureux mariage entre Daniel Cohn-Bendit, les Verts et moult figures de la société civile, qui a fait un malheur aux européennes de juin.
Deux nouvelles venues sur la scène politique incarnant la priorité – et la mode – qu’est devenu le combat environnemental. Deux fortes têtes aussi. Douze fois championne de France de karaté, Chantal Jouanno s’est vu intimer l’ordre de choisir entre le sport et ses études par le sélectionneur de l’équipe nationale de karaté. Elle lui a claqué la porte au nez.
Jouanno: “Je ne serais pas là sans Sarkozy”
Lors de leur première rencontre, en avril 2008, “Dany” a expliqué à Cécile Duflot que ses propositions en vue du scrutin européen étaient à prendre ou à laisser par les Verts. “Eh bien, ce sera toi qui iras te faire foutre”, lui a-t-elle rétorqué.
Depuis, avec le député européen franco-allemand, tout s’est arrangé. “Il nous arrive de nous disputer, mais je n’ai pas de problème avec lui”, raconte-t-elle. Régulièrement, à 22 heures, son portable sonne. Patiemment, elle écoute Daniel Cohn-Bendit se plaindre d’un parti trop renfermé sur lui-même à son goût.
Avec Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno n’aura jamais ce genre de rapports. “Je lui serai toujours profondément reconnaissante. Je ne serais pas là sans lui”, explique-t-elle. En 2002, cette énarque, sous-préfète, intègre le cabinet du ministre de l’Intérieur, devient sa plume, se spécialise, à la demande de Claude Guéant (alors directeur du cabinet), sur les questions écologiques.
Pendant la campagne présidentielle de 2007, elle sera celle qui fera le lien avec les associations environnementales ; devenue conseillère à l’Elysée, elle veillera attentivement au succès du Grenelle de l’environnement. Jamais elle n’aura le comportement de la rebelle Rama Yade. Jouanno a un principe : “On ne mord pas la main qui vous nourrit.”
Le credo de Duflot? “Ne jamais dire Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : associations, écologie, besset, climat, consommation, copenhague, duflot, eau, europe écologie, grenelle, hulot, ile de france, jouanno, politique, taxe carbone, UMP, verts | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 20, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, le 19 novembre 2009
L’historien Emmanuel Le Roy Ladurie “inquiet” sur l’évolution du climat
Emmanuel Le Roy Ladurie, historien du climat européen depuis le Moyen-Age, partage le constat des climatologues : le réchauffement est en marche depuis le début du 20ème siècle. “Ca va peut-être se rafraîchir, mais pour l’instant le réchauffement est acquis”.
“J’avoue que je suis inquiet, pour mes enfants et mes petits-enfants au siècle qui vient“, confie à l’AFP cet éminent professeur au Collège de France, à la veille du sommet mondial de Copenhague (7 au 18 décembre).
“Depuis le 16ème siècle, le climat a subi des variations attestées. Mais cette fois, le réchauffement est tel qu’on ne peut qu’espérer voir se renverser la tendance”.
“Avec cinq siècles de recul, même au Petit âge glaciaire (17ème et 18ème siècles) on trouve des étés presque aussi chauds qu’en 2003, dans les années 1680, ou 1778-81: on avait alors des pointes de chaleur équivalentes aux brûlantes 1990-2000. Mais après, ça retombait”, explique-t-il.
Le Pr Le Roy Ladurie a publié sa première monographie sur le climat en Languedoc en 1955 et sa première Histoire du climat en 1967, sur l’Europe occidentale, centrale et du nord et jusqu’aux Etats-Unis.
“Les historiens ne s’y intéressaient pas à l’époque. On s’est moqué de moi. On disait même qu’il s’agissait d’une fausse science alors qu’il s’agissait de constituer un savoir”, se souvient-il – comme aujourd’hui les spécialistes des sciences de la Terre réfutent la “climatologie” comme discipline scientifique.
Même s’il refuse de rentrer dans la controverse, l’historien souligne qu’entre la notion de réchauffement et celle de variabilité naturelle du climat, “l’une n’annule pas l’autre”.
Des périodes de réchauffement prolongé se sont déjà produites par le passé, insiste-t-il, mais “c’est arrivé dans l’histoire antique et médiévale. Mais depuis 1987 et 1997, c’est devenu régulier”.
“La décennie 1991-2000 est la plus chaude du 20ème siècle. Une autre l’a précédée de 1718 à 1738. Mais dans ce 18ème siècle parfois doux, les glaciers restaient épais et les hivers neigeux. Alors qu’aujourd’hui, c’est la débandade glaciaire”.
“Depuis les années 1970, on est passé de 11,7°C à 13°C en moyenne annuelle sur la France en 2001-2008. On a donc gagné 1,3°C en trente ans, ce qui fait 0,04°C par an: multipliez par 100, vous obtenez 4 degrés de plus par siècle“, calcule-t-il.
Ces 4°C se situent exactement dans la fourchette des prévisions du GIEC, le Groupe d’experts sur l’évolution du climat mandaté par l’ONU. En mai dernier, le Massachussets Institute of Technology évoquait un réchauffement possible de 5°C d’ici 2100.
La tendance aux hivers moins rudes, notable depuis 1896, n’a été Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises | Tagué : climat, copenhague, GIEC, histoire, le roy ladurie, sciences | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 20, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Mathilde Curien, le 20 Novembre 2009
TRANSPORTS. Mécontents de ne pas être conviés à la réunion du Conseil général concernant la LGV, Très Grande Vigilance en Albret poursuit ses actions
Les anti-LGV s’activent
Quelques semaines après la création de votre association TGV (Très Grande Vigilance en Albret), où en êtes-vous ?
Charle d’Huycetter (président).
Nous sommes en effet une association très jeune. Nous avons décidé de nous concentrer sur trois axes : appel aux adhésions, structurer notre collectif et entreprendre des actions ainsi que des réunions d’informations. Un site internet est aussi en train d’être réalisé.
Vous comptez beaucoup de membres ?
C.H. En ce qui concerne les adhésions, nous n’avons pas encore eu le temps de tout trier, mais une semaine après notre première réunion d’information, plus de 100 personnes avaient déjà payé leur cotisation. Si 100 adhérents se joignent à nous par semaine, cela fera du monde à la fin de l’année ! (rires).
Vous n’avez pas l’impression de prendre le train en marche ? Cette LGV est prévue depuis longue date…
Catherine Aime (vice-présidente). Nous sommes montés au créneau dès que nous avons eu les informations ! Avant cela, nous étions tous persuadés que le train passerait en vallée de Garonne. Les riverains ont vraiment l’impression d’avoir été tenus à l’écart. Encore aujourd’hui, je suis sûre que si l’on fait l’expérience de se rendre en vallée de Baïse et que l’on interroge les habitants, certains tomberaient de très haut !
Vos actions se multiplient : pose d’une pancarte sur le rond-point de Feugarolles, participation à la grande manifestation du 28 novembre à Langon, etc.
C. H. Nous voulons définitivement compter dans le débat. Nous avons également fait la démarche de nous fédérer avec d’autres associations comme Landes Environnement Attitude, LGPE, Sepanso ou le CADE du Pays basque. Nos élus prennent de grandes décisions sans consulter la base. Mais c’est nous qui les élisons et nous qui allons financer ces grands projets.
Justement, qu’aimeriez-vous dire à vos élus ?
C.A. Qu’on leur en veut un peu tout de même. Si l’on regarde à nouveau leurs programmes, il n’est, à ma connaissance, aucunement fait mention de cette LGV ! Et surtout nous aimerions qu’ils Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : CADE, cionseil général, LGV, lot et garonne, SEPANSO, TGV | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 20, 2009 par pascalbourgois2
recupr.org, communiqué, novembre 2009
L’association Récup’R propose 5 moments dans la semaine du 21 au 29 Novembre 2009 pour aborder la réduction des déchets de différentes manières, théorique ou pratique, pendant des petits ateliers ou animations ouvertes à tous et gratuits.
” Les lombrics mangent mes poubelles“, une démonstration et explication du fonctionnement d’un vermi-composteur. Ou comment réduire de moitié le poids de votre poubelle tout en fabriquant un riche amendement naturel ! Samedi 21 de 9h à 12h au marché des Capucins.
Exposition photo “Je t’aime” sur les trésors de nos poubelles bordelaises suivie d’un débat. Lundi 23 et Mardi 24 de 10h à 20h au Samovar (18 rue Camille Sauvageau). Apéro-débat le mardi 24 de 19h à 20h.
Projection du documentaire Biutiful Cauntri, suivi d’un débat. Jeudi 26 à 20h15 à l’espace Mouneyra (118, rue Mouneyra à Bordeaux)
Atelier de réflexion/création autour des cadeaux de noël et de l’emballage en général: vendredi 27 de 14 à 16h à l’INSUP (9 rue Montgolfier – Immeuble Le France – Entrée B) à Mérignac.
Atelier réparation vélo ! Partage de connaissance, apprentissage à la mécanique vélo pour tous et réparations : samedi 28 de 15 à 19h sur la place Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Déchets, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Education, Infos générales / transports | Tagué : déchets, récup'r, vélo, vermi-compostage | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 19, 2009 par pascalbourgois2
lefigaro.fr, J.J., le 18 novembre 2009
Les ventes d’armes explosent aux Etats-Unis
Cette tendance est à mettre sur le compte de la crise économique qui renforcerait la délinquance et donc le besoin de protection des Américains.
Les industriels de l’armement aux Etats-Unis ne connaissent pas la crise. Mieux, ils en profitent. Inquiets d’une hypothétique hausse de la criminalité liée à l’explosion du chômage, les Américains achètent de plus en plus d’armes pour se protéger.
Les chiffres révélés ce mercredi par le Times donnent le tournis. Smith et Wesson s’attend ainsi à doubler ses ventes dans les trois à cinq ans à venir. Le célèbre fabricant d’armes a déjà profité d’une hausse de 13% cette année, portant son chiffre d’affaires à 335 millions de dollars (223 M€). Et la firme s’attend encore à une augmentation de 30% au premier trimestre 2010. Idem pour Sturm et Ruger qui note au troisième trimestre un bond de 70% de ses ventes par rapport à 2008, précise le quotidien britannique.
Cette explosion est confirmée par le FBI, qui annonce avoir procédé à plus d’un million de vérifications de casiers judiciaires en septembre (+12 % par rapport à 2008), selon la National Shooting Sports Foundation. Une étape indispensable avant la délivrance d’une arme aux Etats-Unis. Parmi les nouveaux détenteurs d’armes, beaucoup de « first-time shooters », ces Américains qui achètent un revolver pour la première fois. Et beaucoup de femmes, qui sont devenues la cible de récentes campagnes publicitaires lancées par les fabricants.
Le facteur Obama
Cette tendance est à mettre sur le compte du besoin croissant de protection ressenti par les Américains. A l’heure où le taux de chômage vient de dépasser les 10%, un record outre-Atlantique, la crainte d’une hausse brutale de la criminalité booste les ventes d’armes. Dans l’esprit de certains acheteurs, l’équation serait donc simple : un chômeur égale un tueur en puissance. Et les récents événements font tout pour alimenter la paranoïa ambiante : le 6 novembre dernier, un ingénieur licencié il y a deux ans tuait une personne et en blessait cinq autres sur son ancien lieu de travail, à Orlando, en Floride.
Autre explication invoquée par les industriels de l’armement : de nombreuses rumeurs qui circulent sur l’intention de Barack Obama de fermer les magasins d’armes à feu. Malgré ses promesses de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : armes, état-unis, crise | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 19, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Philippe Hemmert, le 19 Novembre 2009
NOBATEK. Le centre de ressources dédié à la construction durable s’est installé dans un bâtiment pilote
L’habitat écologique expose sa nouvelle vitrine à Anglet
La côte basque accueille depuis cet été l’un des rares bâtiments aquitain labellisé HQE (haute qualité environnementale). Et d’ici quelques mois, cet équipement devrait être le premier de la région à décrocher la certification BBC (bâtiment basse consommation) très en vogue en Europe du nord, mais encore peu répandue en France.
C’est là une première réalisation très concrète de Nobatek, le centre de ressources technologiques dédié à la construction durable. Autrement dit un laboratoire d’idées – et de solutions – pour rendre notre habitat plus respectueux de l’environnement et plus économe en énergie. Depuis sa création, il y a cinq ans, cette émanation de la fondation espagnole Tecnalia, co-financée en France par la fédération des entreprises du BTP, a d’emblée été sollicitée sur des projets très divers.
Une approche globale
Recherche d’une optimisation thermique dans la rénovation de l’habitat social – une commande de la SEMSIB de Bègles -, valorisation des déchets industriels comme matériaux de remblai dans le BTP au Pays Basque, utilisation maximale du bois naturel dans les schémas de construction au Québec, etc… Ces pistes d’expérimentation ont été les pionnières. Mais la structure a entretemps considérablement étoffé sa panoplie.
Matériaux, systèmes, process, eau énergie, architecture, urbanisme ?.Le centre de recherches présente aujourd’hui une pluridisciplinarité qui lui permet de proposer une approche globale à ses clients. Présent sur de nombreux marchés d’aménagement en Aquitaine, Nobatek développe en cette année 2009 une activité de plus de 2 millions d’euros pour une centaine de projets traités.
« Le secteur du bâtiment absorbe 40 % des ressources énergétiques de la planète, il est donc urgent de réfléchir à des solutions alternatives » répète Jacques Tortos, le directeur de Nobateak, à la tête désormais forte d’une trentaine d’ingénieurs. L’équipe a en effet doublée ses effectifs en juillet dernier, après la fusion avec Ecocampus, une cellule de transfert de technologie de l’ENSAM de Bordeaux.
Innover, le maître mot
Du coup, Nobatek possède aussi un pôle relais dans la capitale girondine, même si son siège social reste à Anglet et offre dorénavant une formidable vitrine de son activité. Car le nouveau bâtiment du centre de recherche, dans les Landes de Juzan, entre Cantau et Montaury, constitue le parfait reflet de sa vocation.
Tout y est passé au crible de l’aménagement durable. L’orientation Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Economie, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / Urbanisme | Tagué : anglet, aquitaine, architecture, écocampus, écologie, énergie, BBC, bois, déchets, environnement, habitat, HQE, matériaux, nobatek, tortos, urbanisme | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 18, 2009 par pascalbourgois2
contreinfo.info, Robert Hirsch, le 21 septembre 2009
Robert Hirsch : la production pétrolière va commencer à décliner dans les 5 ans
Robert Hirsch est un éminent spécialiste des questions énergétiques qui a travaillé durant toute sa carrière dans les différents secteurs de cette industrie, d’abord en tant que serviteur de l’Etat, puis dans le privé. M. Hirsch est à l’initiative d’une célèbre étude sur le pic pétrolier publiée en 2005 par le Ministère de l’Energie des USA (DOE). Répondant ici aux questions de Steve Andrew, pour l’ASPO, il revient sur son parcours professionnel, les circonstances de la publication du rapport du DOE, et la réaction pour le moins embarrassée des autorités devant les résultats de son étude. M. Hirsch estime qu’entre 10 et 20 ans seront nécessaires pour effectuer les transformations des infrastructures, équipements, processus et modes de vie qui seront requises avec la raréfaction du pétrole. Après plusieurs années passées à étudier ce dossier, il estime aujourd’hui que nous disposons de moins de cinq ans avant que la production pétrolière mondiale ne commence à décliner, provoquant à coup sûr une récession de grande ampleur. Il est grand temps, dit-il, que les responsables politiques aient le courage de faire face aux mauvaises nouvelles en provenance du secteur énergétique et osent enfin aborder cette question de front.
Question : Quelles ont été vos principaux domaines d’activité au cours de votre carrière dans le secteur de l’énergie ?
Hirsch : J’ai débuté dans l’énergie nucléaire. Puis j’ai fait de la recherche sur la fusion [nucléaire], et dirigé le programme gouvernemental en la matière. J’ai passé beaucoup de temps sur les énergies renouvelables, y compris la gestion du programme fédéral des énergies renouvelables. De là, je me suis dirigé vers l’industrie pétrolière, où j’ai dirigé la recherche à long terme sur le raffinage puis les carburants synthétiques. Plus tard, j’ai dirigé la recherche et le développement sur l’exploration et la production du pétrole et du gaz. Puis ensuite, je suis passé dans le secteur de l’énergie électrique – tous les aspects de l’énergie électrique. Et puis j’ai mené des études sur l’énergie, dont plusieurs années pour la Rand, SAIC, et maintenant MISI. En dehors de cette carrière professionnelle j’ai collaboré avec les Académies Nationales [des Sciences] dans le domaine des études sur l’énergie depuis 1979 et j’ai travaillé sur pratiquement tous les aspects de l’énergie avec ces académies, que ce soit en tant que participant ou en tant que président du comité de leur conseil sur l’énergie et les systèmes environnementaux.
Question : Quand avez-vous entendu parler du problème du pic pétrolier ?
Hirsch : J’ai pris connaissance du pic pétrolier après ma sortie de l’industrie pétrolière, car on n’en parlait pratiquement pas lorsque j’y étais. Au début des années 2000, j’avais fait une étude pour le Département de l’Energie (DOE) traitant de la planification à long terme des recherches et du développement dans le secteur énergétique. Le pic pétrolier était l’un des six axes que j’avais défini. Auparavant, je n’avais jamais vraiment réfléchi sur ce sujet. C’est une sorte de bébé « goudron » ; une fois que vous mettez la main dessus, vous ne pouvez plus vous en détacher… Lorsque la production pétrolière déclinera, cela sera un enjeu déterminant pour l’humanité. Je suis donc impliqué depuis six ou sept ans dans l’analyse du pic pétrolier et des moyens de l’atténuer.
Question : Comment est née l’étude de 2005 du DOE sur le pic pétrolier ?
Hirsch : Essentiellement à mon initiative. Je travaillais avec le National Energy Technology Laboratory (NETL) du DOE à l’époque, et ils m’ont laissé beaucoup de latitude pour me pencher sur des sujets importants. J’ai senti que le pic pétrolier était extrêmement important, alors j’ai mené quelques recherches à titre personnel et j’ai ensuite proposé au NETL de réaliser une étude beaucoup plus complète, avec Roger Bezdek et Bob Wendling, qui sont des gens très capables, avec qui j’avais déjà travaillé précédemment, et qui sont très pragmatiques sur les questions de l’énergie et la réalité des problèmes. Le NETL a accepté. J’étais déjà sous contrat, et ils ont recruté Roger et Bob.
Nous étions en étroite coordination avec le NETL durant cette étude, de sorte qu’ils avaient des éléments et savaient ce qui allait en sortir. Mais quand ils ont vu le rapport final, ils ont étés choqués, bien qu’ayant su ce qui allait être publié. Il n’y a là aucun jugement négatif sur les membres du NETL. Lorsqu’on est préoccupé la plupart du temps par autre chose, les mauvaises nouvelles qui vous parviennent ne retiennent pas nécessairement votre attention immédiatement.
Une fois le rapport terminé, la direction du NETL ne savait vraiment pas quoi en faire, tant il était dérangeant et avait des implications majeures. Finalement, la directrice a décidé Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie | Tagué : ASPO, économie, énergie, efficacité énergétique, hirch, pétrole, pic du pétrole, politique | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 18, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jacques Ripoche, le 17 Novembre 2009
EAU. Le nouveau schéma directeur du bassin vise à porter, d’ici à 2015, de 48 à 60 % les masses d’eau qui se rapprochent le plus des valeurs de référence
Adour-Garonne : Atteindre le « bon état écologique »
D’ici à 2015, 60 % des 2 913 masses d’eau répertoriées dans le vaste bassin Adour-Garonne (1) devront avoir atteint un « bon état écologique », c’est-à- dire une situation qualitative et quantitative proche de l’état naturel (2), contre 48 % actuellement. C’est l’objectif fixé par le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) adopté hier matin à Toulouse par le comité de bassin. Il répond aux impératifs de la directive-cadre européenne sur l’eau (DCE).
1. 232 propositions, 4,1 milliards d’euros
Contrairement au Sdage précédent, le nouveau schéma directeur s’accompagne d’un programme de mesures (PDM) qui se décline en 232 propositions d’actions. Elles ont été chiffrées à 4,1 milliards d’euros, finançables sur fonds publics, dont 3,3 milliards relevant directement de l’application de la directive européenne.
À ce stade, il ne s’agit pas d’un programme financé mais du reflet du coût que représente tout ce qui est à mettre en oeuvre pour atteindre la barre des 60 %. Concrètement, cela constitue un effort supplémentaire de l’ordre de 150 millions d’euros par an pendant six ans, sachant que les collectivités locales et territoriales, particulièrement les Départements, interviennent en moyenne à hauteur de plus de 50 % dans le financement des dossiers relatifs à l’aménagement et à la gestion des eaux.
2. Restaurer les milieux, maintenir les débits
Ce Sdage 2010-2015 – qui s’applique à l’ensemble des milieux aquatiques du bassin (3) – met la priorité sur la « réduction des pollutions diffuses », la « restauration des milieux », le « maintien de débits suffisants dans les cours d’eau en période d’étiage ». Il a été rappelé à cet égard qu’il a fallu lâcher 52 millions de mètres cubes d’eau pour soutenir la Garonne à la fin de l’été.
Changement climatique avec répétition de sécheresses estivales et pluviométrie en baisse, fonte inexorable des glaciers pyrénéens (au rythme actuel, ils auront totalement disparu dans vingt ans), inondations plus rapprochées, perspective d’augmentation de la population d’environ un million de personnes d’ici à 2050 : tous ces éléments plaident en faveur d’une politique de l’eau « ambitieuse » à l’échelle du bassin Adour-Garonne, a estimé le président du comité, Martin Malvy, par ailleurs président du Conseil régional de Midi-Pyrénées.
Mais il a aussitôt fixé les limites de l’exercice : « Quelle que soit notre détermination, elle se confronte à des incertitudes. » Le ralentissement de l’activité économique, la Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Pollution, Infos générales / agriculture | Tagué : adour-garonne, agriculture, associations, eau, SDAGE | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 18, 2009 par pascalbourgois2
contreinfo.info, David Strahan, le 16 avril 2007, première diffusion BBC News, le 29 mars 2007
Le Pic Pétrolier ne sauvera pas le climat – bien au contraire
Si vous pensez que le pic pétrolier apportera la solution au problème de l’effet de serre, en diminuant de fait les émissions de CO2, vous avez tort. Vraiment tort. David Strahan explique pourquoi.
De nombreuses personnes pensent que la raréfaction du pétrole – le Pic Pétrolier – donnera l’occasion de combattre efficacement le réchauffement. Ils ont tort.
Il est de plus en plus évident que la production pétrolière connaîtra bientôt un déclin, aux conséquences économiques potentiellement dévastatrices.
Bien que le concept de pic pétrolier ait traditionnellement été considéré comme peu sérieux par l’industrie du pétrole, aujourd’hui, même les grands patrons du secteur en acceptent l’idée.
L’année dernière Thierry Desmarest, le président de Total, quatrième compagnie au monde, a déclaré que le pic pourrait intervenir aux alentours de 2020, et enjoint les gouvernements à mettre en œuvre des politiques de limitation de la demande afin de reculer le moment fatidique où s’amorcera le déclin de la ressource.
D’autres observateurs sont convaincus que le pic de production est plus proche encore. De nombreux écologistes se méfient de ces prévisions qu’ils interprètent comme des manœuvres visant à faire croire que le problème du réchauffement se réglera de lui-même en l’absence de pétrole.
Stephen Tindale de Greepeace, lui, ne croit pas à l’imminence du pic, mais espère tout de même qu’il se produira rapidement.
« Espérons que le pétrole s’épuise, ainsi le monde devra développer des énergies alternatives rapidement, et pour le problème du climat, le résultat sera excellent », m’a-t-il déclaré.
Rien n’est plus faux.
Croissance sale
Il est mathématiquement impossible que le pic pétrolier soit la solution au changement climatique. Bien que le pétrole soit la première source énergétique responsable de l’émission des gaz à effet de serre, le charbon et le gaz, pris ensemble, ont un rôle encore plus important, et la croissance probable des émissions qui leur sont dues sera supérieure à la diminution de celles causées par le pétrole.
Ainsi que je le démontre dans « Le Dernier Choc Pétrolier » [2] de L’Agence Internationale de l’Energie (AIE), même si la production pétrolière atteignait son sommet en 2010 et commençait immédiatement à décliner de 3% par an, le total des émissions des gaz à effets de serre continuerait à croître de 25% pour atteindre 32 milliards de tonnes en 2030.
Alors que nous devrions à cette époque avoir diminué nos émissions d’au moins 60%.
De fait, le pic pétrolier pourrait rendre les choses encore pires s’il nous pousse à Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Energie | Tagué : énergie, charbon, climat, desmarest, gaz, pétrole, pic du pétrole, TOTAL | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 17, 2009 par pascalbourgois2
terra-economica.info, Julien Vinzent, le 5 novembre 2009
34% des Français considèrent le changement climatique comme un problème grave
A un mois de la conférence de Copenhague, rendez-vous crucial pour la lutte contre le changement climatique, certains chiffres ont de quoi surprendre. Ainsi, le phénomène et ses conséquences ne semble pas faire partie des problèmes prioritaires des Français, selon un sondage effectué dans 12 pays par l’Observatoire de la confiance climatique HSBC. Depuis 3 ans, le niveau de préoccupation a chuté de 8%. En France, seules 34% des personnes interrogées estiment que “le changement climatique et la manière d’y répondre fait partie des problématiques qui les inquiètent le plus”, un niveau égal à la moyenne mondiale rapporte la banque.
Mais l’enseignement principal de cette étude est le gouffre entre les pays émergents, beaucoup plus inquiets et volontaristes, et les pays développés. Exemple avec “l’importance d’obtenir un accord à Copenhague” : au Brésil, l’idée obtient un score soviétique de 86%, quand elle ne rencontre même pas une majorité aux États-Unis. L’Europe ne fait pas forcément mieux, en particulier le Royaume-Uni : le niveau de préoccupation y est le plus bas avec 15%, et seuls 22% des sondés affirment faire des efforts au niveau individuel.
Pessimisme quand tu nous tiens… Dans ce domaine, l’Hexagone est champion avec un petit 6% de Français persuadés que le changement climatique peut-être arrêté et 7% qui pensent que “ceux qui devraient faire quelque chose font ce qui est nécessaire“. En revanche, 44% d’entre eux Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : brésil, climat, copenhague, kyoto | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
mondequibouge.be, Céline Teret, le 16 novembre 2009
Interview réalisée dans le cadre du dossier « Moins de biens, plus de liens », de Symbioses (n°84 – automne 2009), magazine d’éducation à l’environnement du Réseau IDée
« Les réalistes, c’est nous ! »
Le mouvement politique des Objecteurs de Croissance vient officiellement de voir le jour en Belgique. Bernard Legros, l’un de ses membres, revient sur le parcours du mouvement, ses réflexions, ses actions à venir… et fustige ceux qui accusent les objecteurs de croissance d’être des rêveurs.
Le mouvement politique des Objecteurs de Croissance vient d’être lancé. Quel est son parcours ?
Au départ il y a une initiative du Grappe, Groupe d’action pour une politique écologique, en 2006, qui désirait rassembler les associations ayant pour objectif commun de trouver des alternatives au système économique actuel. Donc, des associations qui se reconnaissaient dans une démarche d’écologie politique, et même d’objection de croissance. De ces 20 associations, des points communs ont été dégagés. La phase d’incubation avançant, on s’est retrouvé à une dizaine d’associations. Il y a eu des perspectives sans lendemain, puis l’idée est venue de fonder un mouvement politique d’objecteurs de croissance en Belgique. Nous avons décidé de commencer par une journée de réflexion et d’information sur ce qu’est la décroissance « soutenable » et l’objection de croissance. Cette journée s’est tenue le 21 février 2009, avec deux prestigieux conférenciers, Serge Latouche et Marie-Dominique Perrot, avec un panel d’associations liées à l’objection de croissance, et avec la présence d’intellectuels qui ont donné leur avis sur la décroissance (voir les actes de cette journée sur www.objecteursdecroissance.be).
Une journée qui a rencontré un vif succès… Comment expliquez-vous cet engouement ?
En effet, nous nous attendions à avoir 200 ou 300 personnes, nous en avons eu 800. Ca a été un succès inattendu. Ca s’explique peut-être parce que l’idée de la décroissance a fait son chemin dans les têtes, dans les consciences. Suffisamment de monde a entendu parler de décroissance pour se décider à venir à une séance d’information afin d’en savoir plus. Le fait, évidemment, qu’on ait eu un nom aussi connu que Serge Latouche, a également beaucoup joué. Nous avons été grisé par notre succès, nous n’en revenions pas !
Cette journée marquait le premier pas vers la création du mouvement politique…
L’un des objectifs de cette journée était de « prendre la température », de voir comment était perçue l’objection de croissance et quel est le public que ce courant rassemble. La journée a été un succès, et elle s’est donc clôturée par un appel à nous rejoindre pour fonder un mouvement politique nouveau basé sur l’objection de croissance. Parmi les 800 personnes qui étaient présentes à la journée, une bonne centaine étaient intéressées par l’idée. Nous avons fait une première plénière en mai, où nous avons commencé à mettre en place les étapes qui mènent à la fondation d’un mouvement. Pendant ce temps-là, il y a toujours un groupe de pilotage, appelé AdOC pour Association d’Objecteurs de Croissance, qui continue à fixer le cadre et la marche à suivre pour y aller par étapes. Nous avons rédigé un manifeste et les statuts du mouvement. Le 18 octobre a été lancé officiellement le mouvement politique des Objecteurs de Croissance.
Pourquoi un « mouvement politique » ?
Il n’a jamais été question de faire un parti politique et de foncer aux élections. Et en même temps, on voulait aussi éviter la dépolitisation, c’est-à-dire penser qu’on peut changer la société uniquement par l’activité associative ou par la transformation personnelle, via la simplicité volontaire. Nous ne pensons pas que ce soit suffisant. Il faut Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : écoblanchiment, écologie, écologie politique, énergie, belgique, biodiversité, capitalisme vert, climat, croissance, décroissance, DD, latouche, perrot, politique | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
planete.blogs.nouvelsobs.com, Guillaume Malaurie, le 16 novembre 2009
Copenhague : Vers un Munich climatique
Ce qui est sûr à quelques jours du Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, c’est que l’esprit de Kyoto est mort. Comme est mort l’esprit d’un nouvel ordre mondial et d’une SDN arbitre des conflits dans les années vingt. Il n’y aura pas, sauf miracle, à Copenhague d’engagement mondial contraignant sur la baisse des émissions de Gaz à effet de serre. Mais au mieux un compromis sur des vœux. La contrainte, elle, est remise à plus tard. Quand ? Dans six mois ou un peu plus ou dans un an ? Comment ? On verra… Et comme dans l’entre deux Guerres, les États Unis, dont on attendait tant et trop en matière d’environnement avec l’arrivée de la nouvelle administration Obama, se sont mis en stand by. En attente des votes, il est vrai fort incertains, du Congrès.
Accord sur le diagnostic pas sur la thérapie
Le paradoxe, c’est que tous les exécutifs de toutes les grandes nations, sauf le Canada, sont aujourd’hui convaincus que le réchauffement n’est pas une lubie de climatologue. Et que le rôle des activités humaines est déterminant.
La Chine est convaincue qui sait que la fonte des glaciers de l’Himalaya déstabilisera violemment son écosystème et que son régime des moussons est déjà largement perturbé qui lui fait courir le risque de sécheresses redoutables, les Etats-Unis le sont qui cherchent une solution à leur dépendance au « poison » charbon, le Japon l’est de manière récente, les pays du Sud le sont qui seront sans doute les premiers à subir les conséquences …
Le diagnostic est donc partagé, mais sur la thérapie, chacun y va de sa réserve. De sa priorité. De sa croissance. De son territoire ( voir entretien avec Dominique Bourg) . De ses exigences vis à vis du voisin ou du concurrent. Toutes sont plus ou moins légitimes. Mais pendant ce temps, les émissions de Gaz à effet continuent leur montée en puissance.
Et d’ores et déjà, les mécanismes incontrôlables, dits rétroactifs, sont à l’œuvre sans qu’une baisse des émissions de CO2 dans les années à venir y fasse quoi que ce soit.
Pendant ce temps, les glaciers fondent plus vite. Beaucoup plus vite…
C’est l’effet cliquet redouté. Un seuil est atteint et les lois de la nature s’autonomisent. De ce point de vue, la fonte des glaciers arctiques et antarctiques qui s’accélère est emblématique. Les experts du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) avaient sous estimé la tendance. Une tendance dont les conséquences sur le niveau de la mer à la fin de ce siècle deviennent de plus en plus inquiétants : + 30 centimètres ? + 50 centimètres ? + 80 centimètres ? + 1 mètre ? On n’en est pas là dans la supposition. Mais sur le constat du toujours plus et de l’irréversible. La seule chose que l’on puisse faire c’est sortir son double décimètre. Ce ne sont plus les îles du Pacifique qui jouent leur survie mais Londres qui risque l’engorgement.
Il faut lire à ce sujet le livre du canadien Gwynne Dyer « Alerte , Changement climatique : La menace de guerre. » . Laffont. Dyer ne parle pas seulement de guerre des hommes avec leur climat mais de guerres tout court suite au réchauffement climatique. Ses sources ? Des rapports du Pentagone ou des militaires britanniques. Ça fait froid dans le dos. C’est alarmiste. C’est aussi tout bétement alarmant. Comme le livre préfacé par le climatologue Jean Jouzel : ” Réfugiés climatiques». Soit le passage en revue des 150 millions d’hommes et de femmes qui selon l’Onu vont quitter leur sols pour chercher asile ailleurs.
Bourreau encore une minute…
Le mol esprit munichois « Bourreau, encore une minute, ça va sûrement s’arranger pour le moins pire » a pourtant ses adeptes. Ses pacifistes comme dans les années trente. Ses incrédules. Claude Allègre, invité d’un débat sur Public Sénat en fin de semaine dernière, fait partie de cette mouvance relativiste et rassurante. La montée des eaux ? « Pas du tout, c’est le Bangladesh qui s’affaisse » assure Claude Allègre. ” Les experts du GIEC ?” “Des extrémistes ! Des spéculateurs idéologues et anxiogènes !” “Hulot ?” ” Un va-t-en guerre idiot et irresponsable.” La solution ? Allègre, qui ne nie pas le réchauffement, ni l’excès de CO2, ni l’acidification des océans qui captent moins le carbone, l’a trouvée comme Maginot avait trouvé sa « ligne » : la captation et l’enfouissement du CO2. Tout le monde est d’accord que Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : associations, climat, CO2, copenhague, environnement, GES, GIEC, guerre, kyoto, ONG, peak-oil, pic du pétrole, réfugiés climatiques, taxe carbone | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
MNE Bx Aquitaine et PUMA, le 16 novembre 2009
“Le vélo prend le pouvoir!”
Lundi 16 Novembre, à 18H00, à l’Université Bordeaux 2, place de la Victoire, amphithéâtre Pitres.
Dans le cadre de l’Université populaire de l’environnement mise en place par la MNE Bordeaux-Aquitaine, le Pôle urbain des mobilités alternatives (PUMA) qui rassemblent Vélo-Cité, AutoCool, Droit du piéton 33 et AIR organise une soirée débat après la diffusion du film documentaire « Live Bicycle ».
Quand le vélo prend le pouvoir !
Les négociations internationales de Copenhague qui vise à renouveler le protocole de Kyoto n’avance pas. Nous sommes encore très loin d’un engagement à la baisse de 30 à 40 % de la consommation énergétique des pays riches d’ici à 2030 et d’une aide suffisante à l’adaptation des pays les moins développés. L’échec semble inévitable.
Le discours de nos élus locaux s’écologise à grande vitesse, mais ils semblent avoir un problème d’imaginaire et être incapables de proposer autre chose que de préhistoriques projets d’aménagements énergivores à la construction et à l’utilisation, consommateur d’espaces et destructeurs de ressources non renouvelables : A 65, grand contournement autoroutier de Bordeaux, port méthanier du Verdon, pont levant autoroutier de Bordeaux, doublement de LGV, grand stade de Bordeaux… Le grand écart entre les discours et les actes va grandissant.
Fort heureusement, depuis 2 ans la prise de conscience de la réalité des crises énergétique, climatique, écologique… et du changement radical de mode de vie et de consommation, subi ou choisi qu’elle implique, grandi dans l’opinion publique. Près d’un quart des Français (27%) se déclare « prêt à changer en profondeur son mode de vie et à restreindre sa consommation de manière significative » (Sondage IFOP Sud-Ouest Dimanche du 10 octobre 2009).
Quel doit être le rôle des citoyens face à l’incapacité grandissante de nos représentants à prendre les décisions, où se joue l’avenir de l’espèce humaine ?
Quelle est dans la population, la masse critique pour que s’opère le changement de paradigme, la métamorphose nécessaire ?
Live Bicycle est un documentaire consacré au vélo, au mouvement de la Critical Mass (Vélorution en VF) et au thème de la mobilité durable/soustenable. La Critical Mass est un mouvement planétaire de cyclistes qui exige que le vélo reprenne sa place dans l’espace public de la rue. Le vélo, seul moyen de transport individuel absolument non polluant, qui, au lieu d’être encouragé, est poursuivi par la plupart des réglementations et des gouvernements de par le monde.
Le film a été tourné pendant les trois jours de la Critical Mass mondiale qui a eu lieu à Rome les 26, 27 et 28 mai 2006.
Deux mille cyclistes, arrivés du monde entier pour occuper pacifiquement les rues de Rome, interrompent le flux des milliers d’automobiles qui, chaque jour, s’entassent en files interminables et créent un maximum de pollution, de tension et d’accident.
Ce film parle aussi des automobilistes et explore, au-delà du rideau de fumée doré du monde publicitaire, les intérêts liés au pétrole, met en évidence Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Education, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : air, aotomobile, autocool, énergie, CO2, consommation, copenhague, droit du piéton, kyoto, live bicycle, PUMA, UPE, vélo-cité, vélorution | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Energie | Tagué : al gore, énergie, bilan carbone, brown, climat, copenhague, logement, picnic sans carbone, TACA, taxe carbone, transports, vargas | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
CUB, Communiqué de presse, novembre 2009
La CUB lance *le prix “Coup de cœur de l’initiative sociale et solidaire”* afin de récompenser les porteurs de projets les plus créatifs et les plus innovants sur la CUB
Ce concours est ouvert *du 9 au 23 novembre* et sera *doté de 3 prix de 2 000 €*.
Pour candidater, il vous suffit de prendre connaissance du règlement et de remplir le dossier en annexe (4 pages) avant le 23 novembre et de le renvoyer à entreprendreautrement@cu-bordeaux.fr
La remise des prix sera effectué le 26 novembre 2009 lors du lancement du site « entreprendre autrement » sur lequel vous pouvez laisser vos commentaires d’entrepreneurs, de porteurs de projet pour témoigner de votre parcours de création, des accompagnements dont vous avez bénéficié.
Le site Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Economie | Tagué : économie solidaire, concours, CUB, entreprendre, prix | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, le 13 novembre 2009
Investir pour protéger la nature est hautement rentable, selon une étude
Dépenser des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme, estime une étude de l’économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi.
Dépenser des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme, estime une étude de l’économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi.
Plus d’un milliard d’autochtones dépendent directement pour leur subsistance des récifs coraliens, des forêts, des mangroves et d’autres formes de ce capital naturel.
Et si les leaders politiques ne prennent pas rapidement des mesures radicales pour enrayer la destruction de ces ressources, conflits, famines et réfugiés climatiques seront inévitables, avertit ce rapport.
“Reconnaître et donner un prix aux services rendus par la nature à la société doit devenir une priorité pour les responsables politiques”, explique à l’AFP Pavan Sukhdev, auteur principal de cette étude intitulée “L’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité”.
Investir quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer permettrait d’assurer des bénéfices de l’ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après quelques dizaines d’années, estime l’économiste.
Ainsi, la plantation l’an dernier de 12.000 hectares de mangroves dans le sud du Vietnam a coûté environ 1 million de dollars mais devrait permettre d’éviter les dépenses d’entretien des digues qui représentent plus de 7 millions de dollars chaque année.
“Alors que le changement climatique est un enjeu global avec des répercussions locales, la biodiversité est un ensemble d’enjeux locaux”, commente Pavan Sukhdev, soulignant que l’exemple des mangroves au Vietnam pourrait et devrait être multiplié à travers le monde.
A moins d’un mois du sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, la protection des forêts tropicales apparaît comme une question cruciale.
“La déforestation représente 20% des émissions de gaz à effet de serre”, rappelle Pavan Sukhdev.
“Mais les forêts constituent aussi le plus important dispositif d’atténuation du changement climatique car elles capturent 15% des émissions totales de dioxyde de carbone”, ajoute-t-il.
Lors du sommet du G8 élargi aux grands pays émergents, les pays principaux pollueurs de la planète ont reconnu que la terre ne devait pas se réchauffer au-delà de deux degrés, rejoignant ainsi pour la première fois la communauté scientifique.
Pour certains écosystèmes cependant, il est peut-être déjà trop tard.
Ainsi, les récifs coraliens tropicaux, dont dépendent près de 500 millions de personnes sur la planète, sont déjà sur une pente descendante avec une augmentation de température d’un peu moins de 1 degré depuis l’ère pré-industrielle.
“500 millions de personnes qu’il faudrait prendre en charge: que ferez-vous si – et plus probablement ‘quand’ – le problème se posera”, interroge Pavan Sukhdev.
“Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles. On peut utiliser la restauration des écosystèmes pour l’adaptation (au changement) et on doit utiliser les écosystèmes – les forêts, les océans – comme outil principal d’une réduction” des émissions de gaz à effet de serre, estime l’économiste.
L’étude, soutenue par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), a été lancée par la Commission européenne en 2007 et sa version finale devrait être présentée en octobre 2010.
Dans une première phase présentée en mai 2008, Pavan Sukhdev avait estimé que l’érosion de la biodiversité représentait un coût évalué entre 1.350 et 3.100 milliards d’euros par an.
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie | Tagué : écologie, économie, biodiversité, climat, copenhague, faune, flore, forêt, GES, nature, ONU, réfugiés climatiques, ressources naturelles, sukhdev | 1 commentaire »
Posté sur novembre 16, 2009 par pascalbourgois2
MNE Bordeaux-Aquitaine, Université populaire de l’environnement, communiqué, le 3 novembre 2009
UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine
Cinquième lettre de l’UPE [Saison 2] avec :
- Plus de 150 personnes à la manifestation lionbleu.350 du samedi 24 octobre du Collectif Gironde Copenhague 09 http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/26/plus-de-150-participants-a-la-journee-lionbleu-org-a-bordeaux/
- ce soir, mardi 3 novembre à 19h30 à l’Athénée Municipale déclinaison régionale du débat national sur les nanotechnologies qui se tient du 15 octobre 2009 au 24 février 2010. A Bordeaux les thèmes retenus sont « Process industriels / Nanotechnologies et protection des travailleurs ». Chacun peut s’informer et participer au débat à partir du site “http://www.debatpublic-nano.org/“
- le mercredi 4 novembre à 18h00, conclusion du cycle de conférences de l’UPE « Climat, énergie et transports » à l’Université Bordeaux 2 Victoire « Vers une révolution des transports ? » [plus d’infos ci-dessous]
- jeudi 5 novembre – Vélorution spéciale Copenhague, ces rendez-vous ne sont pas déclarés, il s’agit d’une coïncidence heureuse provoquée… Rendez-vous à 17h00 place Pey-Berland à Bordeaux http://www.velorution.org/articles/rubrique59.html [plus d’infos ci-dessous]
- mardi 10 novembre à 18h30 à la MNE Bordeaux-Aquitaine, 3 rue de Tauzia, dans le cadre de l’UPE poursuite de la formation, ouverte à tous, sur la communication des associations, thème du jour « Le communiqué de presse », séance suivante « Les nouveaux outils de communication Internet », si vous êtes intéressé, merci de vous signaler à mnebxaquitaine@aol.com
- vendredi 13 novembre – Soirée à l’Utopia « Climat, la lutte des glaces » avec la diffusion du film “Le syndrome du Titanic” de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lievre. Il sera suivi d’un débat animé par le Collectif Copenhague en présence de Bruno Malaizé, climatologue, et de Simon Charbonneau, juriste. Il faut réserver sa place à l’Utopia. Découvrez la bande-annonce du film. http://www.fondation-nicolas-hulot.org/blog/exclu-bande-annonce-le-syndrome-du-titanic
- lundi 16 novembre – Organisée par le PUMA (Pôle alternatif des Mobilités urbaines) : Vélo Cité, AutoCool, Droits du piéton 33, AIR… en partenariat avec l’UPE, soirée « Quand le vélo prend le pouvoir ! » diffusion du film « Live Bicycle » suivi d’un débat sur la mobilité urbaine, à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres [plus d’infos ci-dessous]
- samedi 21 novembre une nouvelle « Action médiatique » du Collectif Gironde Copenhague 09 [plus d’infos dans la prochaine lettre]
samedi 5 décembre – Journée nationale d’action Greenpeace, Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Education, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : aquitaine, climat, copenhague, live bicycle, MNE bordeaux-aquitaine, nanos, nanotechnologies, titanic, transports, université populaire de l'environnement, UPE, utopia, vélorution | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 14, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Sylvia Zappi, le 14 novembre 2009
La crise relance le thème de la décroissance
Jusqu’alors cantonnées à des économistes en marge ou d’écologistes radicaux, les théories des décroissants (remise en cause de l’accumulation matérielle comme source d’épanouissement et de la croissance économique à tout prix) progressent. Des Verts à la gauche radicale, elles font des adeptes.
Il y a deux ans à peine, la thématique effrayait. Parler de sobriété économique était synonyme de limitation du progrès, un nouveau jansénisme triste. On raillait ceux qui voulaient revenir à la bougie comme on avait moqué les premiers écologistes et leur lait de brebis bio. Même les Verts se méfiaient du mot, le jugeant trop “raide”. A l’automne 2006, Yves Cochet, alors candidat à la candidature pour la présidentielle, avait perdu la primaire interne ; son discours ouvertement décroissant avait fait peur à ses camarades.
Depuis, la crise a sévi, la récession est là. La critique d’un système économique fondé sur la seule croissance des biens et de la consommation est générale. L’opinion n’y croit plus et d’aucuns découvrent la théorie de la tempérance. Selon un sondage IFOP-Sud-Ouest (réalisé les 8 et 9 octobre auprès de 955 personnes), 27 % des Français se disent “prêts à changer en profondeur leur mode de vie et à restreindre leur consommation de manière significative“. 53 %, en revanche, concèdent n’être prêts qu’à “des efforts limités”.
“On sent la montée en puissance de comportements écocitoyens et d’une consommation plus sobre mais ce n’est pas encore la décroissance“, tempère Jérome Fourquet, directeur de l’IFOP. “Plutôt que de décroissance, il s’agit d’une autre croissance. Les Français ont envie d’un mode de consommation en harmonie entre ce qu’ils estiment bénéfique pour la société et ce dont ils ont besoin“, complète Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA-opinions. Le succès des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP, un réseau d’achat du producteur au consommateur) le confirme.
Les Verts l’ont compris mais essaient de présenter leur projet décroissant sans endosser les habits de Cassandre. Ils prônent désormais une “décroissance sélective et équitable” pour “diminuer l’empreinte écologique et améliorer le niveau de vie pour le plus grand nombre“, selon les termes de Pascal Canfin, député européen. “La décroissance du PIB, avec la crise, on y est et cela va continuer. Il faut un projet plus sobre, plus délocalisé et plus démocratique“, plaide M. Cochet. Pour lui, cela passe par des jardins partagés, des énergies écologistes de proximité, de l’achat “local” ou la limitation drastique de la vitesse sur autoroutes. Voire, la limitation des naissances…
“ÇA BOUGE”
Les autres partis politiques ont plus de mal à interroger leur doxa héritée du siècle du progrès et de la croyance dans l’inépuisable “croissance des forces productives” comme horizon humain. La droite préfère parler de “croissance verte”, slogan repris par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie.
A gauche, on interroge plus profondément le modèle. Les think tanks s’y mettent. Terra Nova a Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : attac, écocitoyens, écologie, économie, énergie, canfin, cochet, crise, croissance, décroissance, décroissants, démocratie, droite, gauche, jouanno, parti de gauche, PCF, progrès, PS, sobriété, terra nova, UMP, verts | 1 commentaire »
Posté sur novembre 14, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Arnauld Bernard, le 12 Novembre 2009
ECOPÔLE. Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines
« Pas de la construction mais de l’habitat »
En octobre, une réunion était organisée à Périgueux entre différents acteurs économiques, pour étudier les futurs aménagements du quartier du Gour-de-l’Arche. Dans l’hypothèse d’un projet pilote d’éco-quartier, les “écopôliens” du Pays de Montaigne-Montravel étaient de la partie. Depuis qu’ils travaillent sur cette problématique, les membres de cette association commencent à avoir une certaine expertise dans la région.
Pour eux, l’éco-construction, ce n’est pas seulement un mot à la mode, c’est l’utilisation de nouveaux matériaux, mais aussi de nouveaux procédés dans la conception d’un habitat.
Jean-Philippe Geoffriau, un membre de l’association, résume : « Avant, l’objectif, était de monter vite avec des matériaux pas chers. Nous, on adapte parfois des techniques anciennes à la construction d’habitats modernes. Cela peut entraîner un surcoût, mais ça tient plus longtemps, et l’économie en énergie est considérable. »
L’écopôle, c’est donc la réunion d’acteurs autour de ces valeurs. Il y a des architectes, des ingénieurs, des paysagistes, un bureau d’études, des conseillers en traitement et en valorisation des déchets organiques, un charpentier, un maçon, un plasticien, un électricien, des communicants ? Tout ce petit monde participe au même projet : la construction d’une zone artisanale sur-mesure.
Une zone sur-mesure
Bertrand Quattrocchi, ingénieur environnement en habitat bio, est impatient : « Nous avons mis en place une charte. L’objectif est de minimiser son impact sur l’environnement et pour cela, on mutualise nos moyens. Nous n’avons pas encore d’espace physique, mais ce sera l’étape suivante. D’habitude, les collectivités sont à l’initiative de la création des zones artisanales, mais là, c’est un groupement local qui essaye de mobiliser les politiques autour d’un projet, une zone écoresponsable. Ce sont donc les futurs usagers qui conçoivent la zone, en fonction de leurs besoins. Tout, des locaux à l’assainissement, serait de l’éco-construction. Le lieu serait aussi pédagogique, avec de la formation, des ateliers ?
Aujourd’hui, on sépare zone industrielle, zone artisanale et zone d’habitat. Nous, nous sommes dans une démarche intégrale. Pourquoi pas y organiser des manifestations, de l’événementiel ? »
La signature de la convention de partenariat avec la Communauté de communes est imminente. Le Conseil général a également assuré son soutien. Il ne reste finalement plus qu’à trouver un terrain.
« Depuis un an, je trouve qu’on assiste à une montée de la demande écologique, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Energie, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : éco-construction, écologie, écopôle, énergie, dordogne, environnement, habitat, habitat bio, quattrocchi, vélines, zone artisanale | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 14, 2009 par pascalbourgois2
manicore.com, Jean-Marc Jancovici, décembre 2002
A quoi sert le développement durable ?
Les modes sont des facteurs puissants pour guider le comportement des représentants de notre espèce. Que les résultats en aient été heureux ou malheureux, le propre de la mode a toujours été de substituer l’émotion à la réflexion, et de remplacer l’analyse par le mimétisme. Cela a bien sûr valu pour les idées encore plus que pour les objets.
Aujourd’hui, l’unes des idées très à la mode est la notion de “développement durable”, imparfaite traduction du terme anglais “sustainable development” (développement “soutenable”), et qui se définit comme “un développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans compromettre ceux des générations futures“.
Cela part assurément d’un bon sentiment de souhaiter l’épanouissement de tout le genre humain, présent et à venir, partout et tout le temps, mais l’existence d’un tel concept est-il d’un quelconque intérêt pratique pour mieux y parvenir ? Permet-il de déboucher sur un projet de société particulier, ou de tracer des voies particulières pour l’avenir ? A bien y regarder, cela n’est hélas pas le cas : cette définition n’a malheureusement aucune portée opérationnelle, en ce sens qu’elle ne fournit de réponse objective ou d’aide à la décision pour aucune des deux questions précédentes.
Parlons environnement, tout d’abord : le développement durable nous aide-t-il à fixer des limites à notre empreinte sur la planète ? Non : il est parfaitement impossible de faire correspondre à la définition du “développement durable” un état particulier du monde physique, car personne ne sait définir les besoins des générations présentes de manière univoque, et donc la quantité de ressources nécessaires qui y correspond. Avons nous “satisfait nos besoins” depuis que notre espérance de vie a dépassé 40 ans ? Où faudra-t-il attendre que chacun d’entre nous vive 120 ans pour que nous nous estimions repus ? Avons nous “satisfait nos besoins” lorsque nous disposons de 10 m2 chauffés par personne, ou cela sera-t-il le cas uniquement quand tout terrien disposera de 150 m2 chauffés, plus un jacuzzi et un sauna privé par personne ? Avons nous satisfait nos besoins lorsque chaque terrien dispose de 0,5 tonne équivalent pétrole d’énergie (niveau d’un Indien, en gros), ou est-ce 7 tonnes équivalent pétrole par habitant de la planète (niveau d’un Américain) qui correspond à cet état de plénitude ?
Avons nous “besoin” de prendre l’avion 1, 50, ou zéro fois au cours de notre existence ? Avons nous “besoin” de manger 20, ou 100 kg de viande par an ? Avons nous “besoin” d’avoir 1, ou 10 cadeaux à chaque anniversaire ? Avons nous “besoin” de zéro, une ou deux voiture(s) par ménage ? Il faut bien admettre que c’est la notion même de “besoin” qui, passés les besoins vitaux (boire, manger, dormir, se protéger du froid et des prédateurs, perpétuer l’espèce) sur lesquels il est à la rigueur possible de s’accorder, ne correspond à aucune consommation de ressources précise : aucune aide pour fixer un objectif ou une limite n’est donc fournie par l’énoncé du développement durable, or gérer c’est souvent fixer des objectifs et des limites.
Enfin “besoins” individuels et “besoins” collectifs peuvent être parfaitement antagonistes, et le “développement durable” ne nous fournit alors pas non plus l’ombre d’une solution pour arbitrer entre les deux : au nom de considérations sociales et économiques, nous avons “besoin” de garantir à tout le monde le droit de rouler en voiture, mais au nom de considérations environnementales nous avons aussi “besoin” d’émettre de moins en moins de gaz à effet de serre, ce qui est difficile à envisager avec la mobilité actuelle. Où est la solution pour choisir entre les deux dans l’énoncé du développement durable ?
***
Voilà pour le présent, mais il est tout aussi impossible de faire correspondre à cette définition du développement durable un état particulier du monde futur. D’abord, quel horizon de temps Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : économie, énergie, biodiversité, CO2, consommation, croissance, décroissance, développement durable, DD, eau, empreinte écologique, environnement, espace, jancovici, limites, production, social, viande, voiture | 1 commentaire »
Posté sur novembre 13, 2009 par pascalbourgois2
aqui.fr, Solène Méric, le 11 novembre 2009
Le Conseil Economique et Social Régional d’Aquitaine fait le point sur les corps intermédiaires dans la démocratie d’aujourd’hui
A l’heure où les notions de « démocratie participative » et de « concertations élargies » se multiplient dans les discours et les procédures administratives, la démocratie et les citoyens ont-ils encore besoin des « corps intermédiaires » ? En d’autres termes, les représentants de la société civile au sein du Conseil Economique et Social Régional ont-ils encore un rôle à jouer dans le débat sociétal ? Telle était la délicate question posée ce mardi 10 novembre à Hubert Hubrecht, professeur de droit public à l’IEP Bordeaux, et Sandrine Rui, directeur du département de sociologie (Université Bordeaux 2), lors du colloque du CESR sur le thème de « La démocratie ou quand l’esprit public parle à travers les corps intermédiaires ».
Selon Hubert Hubrecht, les corps intermédiaires, c’est-à-dire les représentants de la société civile, « apparaissent a priori comme concurrents de la représentation politique ». Cette concurrence se baserait, selon l’universitaire, sur le fait que ce sont deux types de représentation d’une même population ou de mêmes enjeux. Cela dit, Hubert Hubrecht, précise également qu’au lieu de concurrence, « il y a en réalité une complémentarité ». Celle -ci s’explique par le fait que les corps intermédiaires font écho à « une représentation plus vaste que la représentation politique dans le sens où elle va au-delà de la variable de la communauté nationale ». Au-delà de la citoyenneté donc, les corps complémentaires représentent des intérêts de groupe, des intérêts professionnels, bref des intérêts de projets spécifiques.
Il va même plus loin en considérant le caractère fusionnel de ces deux modes de représentations en raison de « l’absence d’étanchéité entre ces deux univers ». D’abord parce que le CESR se situe physiquement dans le cadre politique régional et ensuite parce que « le CESR est souvent une phase d’apprentissage vers la fonction politique. De même, de nombreux politiques qui arrêtent leur carrière, s’investissent souvent dans des associations, et entrent ainsi dans une des catégories des corps intermédiaires. » Au final, il y a donc une « interpénétration de la représentation politique et de la représentation de la société civile ».
La démocratie participative, un nouveau champ de l’activité des corps intermédiaires ?
Cela dit, puisque les corps intermédiaires sont complémentaires de la représentation politique, comment organiser leur place dans une démocratie que l’on veut de plus en plus participative ? Où placer les corps intermédiaires, si la démocratie tend de plus en plus à donner directement la parole aux personnes concernées ? En bref, quelle est la place et y’a-t-il une place des corps intermédiaires, dans l’organisation du « débat sociétal » ?
A cette question, Hubert Hubrecht considère que loin d’être une limite, cette ouverture de la discussion offre un nouveau champ de l’activité des corps intermédiaires. Lors de la table ronde, ce point de vue a été confirmé par Sandrine Rui, directeur du département de sociologie, Université Bordeaux 2. Selon elle, « la vivacité et la richesse des discussions est indéniable lorsque les corps intermédiaires participent au débat. En leur absence, on constate que le débat se résoud très rapidement en un consensus par manque de capacité à débattre. »
Mais, selon Sandrine Rui, les corps intermédiaires sont « plutôt hostiles aux espaces de discussions ouverts car Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Gouvernance | Tagué : aquitaine, CESR, citoyenneté, concertations, conseil économique et social, démocratie, démocratie participative, hubrecht, politique, rui, société civile | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 13, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jacky Sanudo, le 13 Novembre 2009
TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s’opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales un cheval de bataille
LGV : Des voix contre les nouvelles voies
L’été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de l’environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se sont élevées pour s’opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.
Certains ne voient en eux que des « nimbys », ces « ronchons » qui ont adopté la position éthique et politique qui consiste à ne pas tolérer de nuisances dans leur environnement proche. D’autres les soupçonnent de vouloir revenir à l’âge des diligences, d’être des apôtres de la décroissance, des altermondialistes allant à l’encontre de la modernité…
« Ces qualificatifs utilisés par ceux qu’on gêne sont un moyen d’éluder le débat. Je ne suis pas technophobe mais technocritique. Il y a des limites au progrès si on ne fait plus cas de l’humain. Il faut savoir s’arrêter. Trois heures entre Paris et Bordeaux, c’est bien suffisant. Pourquoi lancer un projet pharaonique et ruineux pour gagner 50 minutes ? » s’interroge le chercheur Simon Charbonneau, un des chefs de file du mouvement.
« Machine arrière »
L’auteur de « Résister pour sortir du développement » avance un coût de 15 milliards d’euros pour la totalité du projet. « Je sais bien qu’il a été acté, mais cela ne signifie pas que c’est fait. La mobilisation continue contre ces cabinets d’études qui marchent à fond et ces ingénieurs et politiques qui manquent de bon sens. On espère que l’État fera machine arrière, car la banqueroute le guette », affirme-t-il.
Victor Pachon, instituteur à la retraite de Mouguerre, est à la pointe du combat en Pays basque. Là, peut-être plus qu’ailleurs, ils sont nombreux à espérer que tout n’est pas joué. « Que les choses soient claires : nous ne sommes pas hostiles au ferroviaire. Le fret et les TER (merci la Région) tissent du lien social, pas les TGV. Ces derniers sont un plus pour les grandes villes qui ont pour rêve l’Eurocité. Elles veulent attirer toutes la matière grise avec leurs aéroports, autoroutes et gares TGV. Ces cités du tertiaire grandissent en nous aspirant. Bref, le TGV assèche la province », clame-t-il.
Depuis 1992, il est à la tête du Cade (Coordination des associations de défense de l’environnement), qui regroupe 43 associations. Sa connaissance des dossiers en fait un adversaire convaincant et redouté. La majorité des rapports sur le sujet, français et européens, sont passés entre ses mains. « C’est simple, lors des réunions dans les villages, 90 % des documents que j’utilise pour mon diaporama proviennent de RFF (Réseau ferré de France) et de la SNCF », assure le bretteur. Des documents qui le confortent dans l’idée que « la priorité n’est pas de créer de nouvelles voies mais de moderniser l’existant ».
Selon lui, la LGV est source Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : anti-LGV, associations, CADE, carrère, cassou, charbonneau, CITEC, grenelle, laduche, langon, LEA, LGV, pachon, RFF, SNCF, TER, transports | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 13, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Grégoire Allix, le 12 novembre 2009
Comment concilier rêve pavillonnaire et ville durable ?
C’est devenu le leitmotiv des urbanistes et des élus : il faut densifier la ville, éradiquer la banlieue pavillonnaire et son cortège de déplacements automobiles. Mais voilà, sondage après sondage, la maison individuelle reste le rêve de plus de 80 % des Français et 65 % de nos concitoyens se hérissent au seul mot de densité.
Ce grand écart entre le modèle idéal des professionnels et les aspirations de la population est l’objet de l’exposition “Villes rêvées, villes durables ?”, présentée à l’Espace Fondation EDF, à Paris, avec l’Institut pour la ville en mouvement. “Le cauchemar de l’étalement urbain, c’est le rêve de maison de beaucoup de gens“, résument les commissaires de l’exposition, les urbanistes Taoufik Souami et Eric Charmes, maîtres de conférence à l’Institut français d’urbanisme et chercheurs au CNRS.
La densité n’est pas la panacée, remarquent les deux auteurs. “Des études norvégiennes montrent que les habitants des zones très denses utilisent certes peu leur voiture en semaine, mais partent davantage en week-end. C’est ce qu’on appelle l’effet barbecue. Le bilan carbone de leurs déplacements est finalement équivalent à celui des habitants de la périphérie“, explique Eric Charmes.
Les écoquartiers, qui bourgeonnent en France vingt ans après les pionniers d’Europe du Nord, sauront-ils faire rêver avec leur modèle d’habitat collectif aéré et économe en énergie ? S’attardant dans les rues d’Hammarby Sjöstad à Stockholm, l’exposition rappelle que si ces quartiers ont du succès, “c’est aussi parce qu’ils ont développé des espaces urbains agréables et une grande qualité de vie“, au-delà de la préservation de l’environnement.
Défi aux urbanistes
Autre rêve aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où le New Urbanism dépoussière l’esprit villageois : maisons accolées, rues agréables aux piétons, pastiches d’architectures traditionnelles, boutiques. Modèles : les villes de Celebration, en Floride, et Poundbury, en Angleterre. “Ces villes donnent des boutons aux architectes à cause de leur esthétique néovillageoise, mais elles réussissent à faire accepter un habitat individuel dense, avec un mode de vie avant tout urbain, estime M. Charmes. En traitant la densité par l’architecture contemporaine, comme le fait la France, on ne dépasse pas le stade expérimental.”
Réussir la ville peu dense, créer de la centralité en périphérie, introduire de l’urbanité dans les zones pavillonnaires, c’était le défi lancé aux urbanistes par le chercheur François Ascher, à qui doit être décerné le Grand Prix de l’urbanisme 2009 à titre posthume, le 24 novembre.
Des urbanistes dont il regrettait qu’ils “ne se saisissent pas de ce thème, car ils n’acceptent pas que Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : architecture, automobile, écoquartiers, énergie, étalement urbain, banlieu, bilan carbone, densité urbaine, environnement, habitat, urbanisme, ville | 1 commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Xavier Sota, le 11 Novembre 2009
BORDEAUX. Les manœuvres en coulisses battent leur plein pour que le stade sorte de terre au Lac
Un grand stade même sans l’Euro
Cet après-midi, la Fédération française de football dévoile les douze villes figurant dans le dossier de candidature de la France à l’Euro 2016 de football. Il est improbable que Bordeaux, ville du champion de France en titre, ne figure pas dans la liste. Le mot d’ordre est désormais le suivant : Bordeaux et notamment son maire veulent leur grand stade. Euro ou pas. Le stade Chaban-Delmas (lire par ailleurs) ayant été unanimement déclaré obsolète.
1/ 30 millions d’euros manquent à l’appel
Le coût de l’ouvrage était initialement estimé à 230 millions d’euros. Aujourd’hui la ville table sur 200 millions d’euros (stade et aménagements compris). Le club amènera 100 millions d’euros. Les collectivités locales ont elles aussi été sollicitées. La CUB s’est engagée pour une somme de 15 millions d’euros. La Région versera la même somme, ainsi que la Ville de Bordeaux. Le Département ne participera pas. Au total, 145 millions d’euros sont sur la table.
Manque la participation de l’État. Une enveloppe de 150 millions d’euros sera ventilée entre les villes candidates. Bordeaux en a demandé 50. Tout le travail du moment consiste à faire les yeux doux à Paris pour en obtenir le maximum. Bordeaux table sur une dotation de 25 millions d’euros. L’arbitrage sera rendu par Rama Yade, la secrétaire d’État chargée des sports, en fin de mois. Il manquerait environ 30 millions d’euros. Les plus optimistes y voient la possibilité de boucler le financement avec quelques appoints notamment le « naming » (donner le nom d’une marque à l’enceinte), des partenariats avec le privé…
2/ Agitation en coulisse
En attendant l’arbitrage de l’État, les grandes manœuvres ont débuté en coulisse. L’appel à projet n’a certes pas été lancé, mais entrepreneurs de travaux publics et architectes sont dans les starting-blocks. Chaque candidat use de son entregent, puise dans son carnet d’adresse et actionne les réseaux. Des équipes sont constituées par les gros promoteurs. Fayat, Vinci ou Eiffage sont sur les rangs. Bouygues Immobilier est en revanche hors du coup. Difficile pour l’actionnaire de TF1 de construire le grand stade du propriétaire des Girondins et de M6.
Côté architectes : Michel Pétuaud Létang est sur les rangs. Luc Arsène-Henri et Alain Triaud (le frère de Jean-Louis) également. Le cabinet Pierre Ferret serait également intéressé. Le Bordelais arrive avec un CV bien doté. La Ville de Lille a retenu son projet, conçu avec le groupe Eiffage, pour son grand stade. Les travaux sont en cours et la livraison prévue en 2012. Autres architectes de poids : le duo suisse Jacques Herzog et Pierre de Meuron. Ils ont signé le stade du nid d’oiseau ayant accueilli les derniers Jeux olympiques de Pékin. Ils sont entrés dans le dossier par l’entremise de Christian Moueix, le négociant en vin, proche de Nicolas de Tavernost, pour qui ils ont réalisé des chais dans la Napa valley. La réalisation du projet, sous forme de partenariat public-privé, pourrait faire l’objet d’alliances et de partenariats entre les différents candidats.
3/ 40.000 places à Bordeaux Lac
Il existe encore trop d’incertitudes pour dire si le stade sortira de terre ou non. Chez les Girondins de Bordeaux comme à la mairie, tout Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme | Tagué : aquitaine, Bordeaux, CUB, gironde, grand stade, stade | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Hervé Kempf, le 10 novembre 2009
Le Sud, première victime du réchauffement climatique
Plusieurs études confirment que les pays pauvres seront les premières victimes du changement climatique, alors même que, faibles émetteurs de gaz à effet de serre, ils en sont les moins responsables. Une étude publiée début septembre 2009 par Maplecroft, un cabinet britannique d’expertise des risques globaux, montre que les pays les plus vulnérables au réchauffement sont la Somalie, Haïti, l’Afghanistan et la Sierra Leone. Des vingt-huit pays exposés à un “risque extrême “, vingt-deux sont situés en Afrique subsaharienne.
A Manille, au même moment, la Banque asiatique de développement présentait les résultats d’une enquête concluant que la fonte des glaciers de l’Himalaya menace la sécurité alimentaire et la disponibilité en eau des 1,6 milliard d’habitants d’Asie du Sud. A New York, Rob Vos, directeur du département des affaires économiques et sociales de l’ONU, a jugé que, “si l’on ne réduit pas les émissions de GES de façon significative, les dommages causés à l’économie des pays pauvres seront dix fois supérieurs à ceux enregistrés dans les pays développés “. M. Vos commentait le rapport publié par son département. Selon les conclusions, il faudrait investir chaque année, dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets, de l’ordre de 1?% du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit plus de 500 milliards de dollars.
Quelques mois plus tôt, en mai 2009, l’ONU avait publié un rapport issu de la Stratégie internationale de réduction des risques, lancée en 2000. Le document opère la première synthèse des connaissances sur les désastres naturels qui se sont produits entre 1975 et 2008. S’il reconnaît ne pas être exhaustif, le texte n’en représente pas moins une masse de connaissances unique.
Entre 1975 et 2008, il dénombre 8 866 désastres ayant tué 2 284 000 personnes. Concernant les inondations, le risque mortel a augmenté de 13 % entre 1990 et 2007. Le tableau n’est pas, si l’on ose dire, uniformément catastrophique. Certes, le nombre absolu des pertes humaines ou économiques augmente sur l’ensemble de la période, mais il reste proportionnellement stable, du fait de l’augmentation démographique et de celle du PIB mondial.
Mais, selon les experts de l’ONU, la situation devrait se dégrader, en raison du changement climatique et de la dégradation des écosystèmes. Celle-ci est un facteur trop ignoré. Or ces derniers parviennent à amortir l’impact des catastrophes d’origine naturelle. Quant au changement climatique, il va augmenter le risque des désastres. La vulnérabilité des populations est l’un des autres facteurs qui accentuent les risques. L’action des pouvoirs publics (normes antisismiques, etc.) devient cruciale : le Japon et les Philippines subissent à peu près le même nombre de typhons, mais ceux-ci provoquent 17 fois plus de morts aux Philippines qu’au Japon.
Le “Bilan Planète” 2009
L’article ci-contre est extrait d’un numéro hors-série du “Monde” intitulé “Bilan Planète”, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Vient de paraître | Tagué : économie, écosystèmes, climat, GES, ONU, sud | 1 commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
coordination-asso-vigilance-lgv.fr, communiqué, le 12 novembre 2009
NON aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne
Manifestation à LANGON
Samedi 28 Novembre à 10 heures
Départ devant la gare de Langon
Agir maintenant
Manifestation organisée par les élus et les associations opposées aux projets de lignes nouvelles LGV Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse
OUI à l’aménagement des voies existantes
NON aux nouvelles lignes LGV
15 000 000 000 € * pour détruire notre cadre de vie !
L’État, Réseau Ferré de France et certains grands élus veulent nous imposer le projet inutile et destructeur de deux nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse: Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.
Ne vous laissez pas leurrer par la publicité pour les LGV
Non, la grande vitesse ferroviaire n’est pas une solution écologique, elle consomme beaucoup trop d’énergie.
Non, la construction d’infrastructures nouvelles ne respecte ni la nature ni ceux qui y vivent.
Non, les LGV n’enlèveront pas les camions de nos routes.
Non, les contribuables d’Aquitaine n’ont pas à payer les chantiers inutiles qui vont saccager leur cadre de vie.
Une alternative existe : l’aménagement des voies existantes
Oui, l’amélioration progressive des voies existantes permettra d’accueillir le trafic pendant au moins un demi-siècle.
Oui, la modernisation des voies existantes répond à l’urgent besoin de ferroviaire de proximité.
Oui, le réseau existant Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : associations, écologie, énergie, bayonne, coordination des associations vigilance LGV, france, langon, LGV, manifestation, nature, RFF | 2 Commentaires »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Gilles Guitton, le 12 Novembre 2009
LÉOGNAN-MARTILLAC, DÉBAT PUBLIC. Vives discussions sur le projet de golf-lotissement des propriétaires de Smith Haut-Laffitte. Les élus Verts et le maire de Léognan divergent
Le golf en balance
Florence et Daniel Cathiard, les propriétaires du château Smith Haut-Laffitte et des Sources de Caudalie à Martillac, ont encore du pain sur la planche pour convaincre les Léognanais de leur accorder la constructibilité des terrains où ils veulent construire un golf et trente à quarante villas de luxe. Voire un hôtel (notre édition du 9 novembre), sur 75 hectares de forêt leur appartenant.
Mais ils ont peut-être marqué un point ces derniers jours, si on en juge par la position avancée par le maire PS Bernard Fath lors de la réunion publique organisée par les Verts mardi soir sur ce dossier.
Après deux heures et demi de débat, le premier magistrat a posé des conditions « non négociables ». Mais il a trouvé des avantages économiques suffisants au projet pour « étudier » la possibilité de modifier le Plan local d’urbanisme en faveur des Cathiard.
« Projet secret »
Le dossier passionne. La salle du foyer était pleine mardi soir. À la tribune, les élus Verts locaux Joël Lac, Jocelyne Pellet et Benoist Aulanier développent méthodiquement leurs arguments : incohérence avec les principes du PLU et les politiques de développement durable des collectivités, « cadeau » de « 10 millions d’euros » sans contrepartie, ou encore nouvelle atteinte contre la forêt léognanaise.
Deux chercheurs spécialistes de l’eau et membres du conseil consultatif citoyen de développement durable, Olivier Atteia et Frédéric Zahm, expliquent que « la question de la ressource en eau est essentielle » dans le débat. Tout en observant que faute de connaître le détail du projet, « secret », il leur est difficile de se prononcer précisément. « On ne peut pas donner d’autorisation à un projet dont on ne sait rien » dira-t-on plus tard.
« Pas d’arrosage avec de l’eau potable » est une condition posée par le maire. Mais le forage qui alimente les sources de Caudalie est-il classé comme « potable » ?
Il y a consensus sur les huit hectares de l’ancien parc du château du Thiol. Pas touche. C’est l’autre condition « non négociable » de Bernard Fath. Mais les accents naturalistes de Jocelyne Pellet, partie en forêt recenser les oiseaux et débusquer la salamandre, ne sont pas repris par le maire. Elle réclame un inventaire de la biodiversité.
« Ghetto de riches »
Il y a dans la salle comme un ressentiment à l’égard du « château ». On parle de « ghetto de riche ». On interroge Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme | Tagué : biodiversité, débat public, eau, golf, léognan, nature, PLU, PS, verts | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Olivier Plagnol, le 12 Novembre 2009
GWÉNAËLLE PLET. Salariée de la LPO, elle évoque le programme Pyrénées vivantes et parle longuement des grands rapaces, oiseaux emblématiques du massif pyrénéen
Au royaume des rapaces
Gwénaëlle Plet travaille depuis 2004 au sein de la Ligue pour la protection des oiseaux, après des études sans le domaine du développement en espace rural. À la LPO, elle est notamment chargée de communication pour le programme Pyrénées vivantes. Gwénaëlle Plet, 39 ans, vit à Aucun dans les Hautes-Pyrénées.
Qu’est-ce que le programme Pyrénées vivantes ?
C’est un programme transfrontalier qui s’est déroulé entre 2002 et 2006 sur la préservation du gypaète barbu. Il comprenait trois volets. Un volet environnemental, afin de mieux connaître le gypaète barbu, un volet conservation, et un volet éducation et pédagogie.
Entre 2006 et 2009, période intermédiaire, le programme qui n’était plus transfrontalier s’est étoffé avec des actions sur le versant français : notamment un plan national de restauration du vautour percnoptère, un autre pour le milan royal, et un inventaire des couples nicheurs de vautours fauves. Ces plans nationaux de restauration sont lancés à l’initiative de l’État, coordonnés par la Diren Aquitaine et confiés pour leur mise en œuvre à la LPO. Nous coordonnons ensuite les actions de la cinquantaine de partenaires.
Un nouveau programme transfrontalier Pyrénées vivantes est actuellement à l’étude. La décision finale devrait intervenir en fin d’année ou en début d’année prochaine.
Quelle est la spécificité de la population des grands rapaces dans les Pyrénées ?
Grâce à une présence encore forte du pastoralisme, les Pyrénées sont d’une richesse incroyable dans le domaine des grands rapaces nécrophages. Ils sont emblématiques du patrimoine et de l’identité des Pyrénées.
Avec le vautour fauve, le gypaète barbu, le vautour percnoptère, trois grands charognards, et si l’on y ajoute l’aigle royal, il n’y a pas, dans le cortège de ces trois espèces, d’équivalent sur le territoire français. C’est un atout que l’on essaie de mettre en avant auprès des acteurs du territoire pyrénéen. Un atout écologique mais aussi pour l’écotourisme. C’est à la base des actions de conservation que l’on peut mener en partenariat. Un exemple : celui de Sainte-Engrâce, en Soule. Nous avons passé une convention avec les chasseurs, les éleveurs, les forestiers, les adeptes de sport en pleine nature, les élus locaux. Tous ces acteurs se sont engagés à prendre en compte dans leurs activités la présence du gypaète. Et cela marche. Même si on ne peut pas être certain du lien de cause à effet, nous avons eu deux reproductions lors des deux années de suite.
De notre côté, nous avons financé un sentier découverte sur la biodiversité dans les gorges de Kakouetta. Et nous avons l’intention de mettre en place d’autres actions en faveur du développement écotouristique.
Vous évoquez beaucoup le gypaète barbu. Est-ce le rapace le plus menacé ?
C’est effectivement le rapace le plus menacé en Europe. En France, il n’est présent que dans les Pyrénées, avec 32 couples sur le versant français, en Corse (neuf couples) et dans les Alpes où il a été réintroduit.
En Europe, il ne reste que 150 couples. Nous avons donc une importante responsabilité dans la préservation de cette espèce classée espèce menacée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Depuis le lancement en 1997 d’un plan national de restauration, le nombre de couples augmente d’environ une unité par an.C’est encourageant mais le statut du gypaète, espèce protégée comme tous les rapaces, reste encore précaire. C’est pourquoi la perte d’un adulte est à chaque fois très préjudiciable. Il faut savoir que le gypaète barbu met environ dix ans avant d’être en mesure de réussir une reproduction. Il ne peut donner naissance qu’à un seul jeune par cycle, sachant qu’une fois sur trois la reproduction échoue. Et lorsqu’un jeune s’envole, il possède là aussi une chance sur trois d’arriver à l’âge adulte.
C’est aussi un oiseau extrêmement sensible aux dérangements. Les pertes sont dues à des causes naturelles mais aussi à des causes d’origines humaines : collisions contre des câbles, tirs de plomb (on a encore eu un cas l’an passé en Béarn), empoisonnement, etc.
Qu’en est-il de la situation des autres grands rapaces ?
On compte 66 couples de vautours percnoptère dans les Pyrénées dont les trois-quarts sont situés dans les Pyrénées-Atlantiques. En Espagne, ils sont environ un millier. En France, la population de cette espèce migratrice est en légère augmentation ces dernières années.
Pour le milan royal, on estime qu’environ 5 000 nicheurs, soit le quart de la population sur l’ensemble de la France, hiverne dans les Pyrénées.
Ce sont des effectifs encore importants, mais en nette baisse en Europe. Et on ne parvient pas à endiguer cette baisse. Lui aussi bénéficie d’un plan national de restauration. Dans ce cas précis, l’État anticipe pour éviter un effondrement complet des populations.
Et où en est la population de vautours fauves ?
L’État a demandé à la LPO de réaliser un inventaire. En 2006, 580 couples ont été comptabilisés sur le versant français, dont 90 % dans les Pyrénées-Atlantiques En 2007, ils n’étaient plus que 525. Nous n’avons pas de chiffres pour les années suivantes. Depuis les années 70, où le nombre de couples était descendu très bas, la population a cru de façon importante, surtout en Espagne. Ce n’est pas une espèce menacée, même si nous devons toujours rester vigilants.
Votre avis sur le problème des vautours fauves qui attaqueraient le bétail vivant ?
Nous prenons cette problématique au sérieux et nous participons d’ailleurs au comité interdépartemental de suivi du vautour fauve. Le fait que le vautour fauve puisse être à l’origine de la mort de bétail domestique est attesté. Mais ces cas restent exceptionnels. Il intervient parfois comme facteur aggravant d’une situation déjà critique : une mise à bas qui se passe mal, une bête coincée dans des barbelés, un animal blessé… Il n’y a que quelques rares cas inexpliqués où on sait que le vautour est intervenu mais pas dans quelles conditions. Mais je tiens à souligner que le vautour fauve n’est pas devenu un prédateur. Il n’est d’ailleurs pas équipé pour cela.
En revanche, ses comportements ont évolué. Il est plus présent dans les environnements des fermes et sa rapidité d’intervention est plus grande. Une étude menée récemment par des sociologues montre que le vautour fauve est toujours considéré par les éleveurs comme un auxiliaire indispensable pour l’équarrissage, et qu’il a bien une utilité sociale. Son intervention est naturelle, rapide, gratuite, sans risques sanitaires. Et puis que seraient les Pyrénées sans vautours fauves ?
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Education | Tagué : aigle royal, éducation, biodiversité, conservation, environnement, faune, gypaète barbu, LPO, oiseaux, plet, pyrénées, rapaces, UICN, vautour fauve, vautour percnoptère | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
liberation.fr, Matthieu Ecoiffier, le 10 novembre 2009
«S’engager dans l’écologie politique implique un autre rapport au pouvoir»
Le philosophe Patrick Vivenet analyse les mutations de la culture de gauche :
Philosophe et essayiste altermondialiste, Patrick Viveret avait été chargé, sous le gouvernement Jospin, d’une mission visant à redéfinir les indicateurs de richesse. Il est l’un des auteurs de l’ouvrage collectif Pour un nouvel imaginaire politique (1).
En quoi l’écologie politique est-elle est en phase avec un nouvel imaginaire de gauche ?
L’aspiration à une «sobriété heureuse» est présente chez beaucoup d’acteurs dans la société. Europe Ecologie fait partie des acteurs politiques qui expriment le plus cette logique, et en tirent donc un certain nombre de bénéfices. Sauf que s’engager véritablement dans cette voie, que Félix Guattari nomme «écosophie» ou «écologie comportementale», nécessite aussi un changement du rapport au pouvoir. Un pouvoir qui n’est plus considéré comme «à prendre» et dominateur, mais comme créateur. L’écologie politique a encore un vrai travail à faire sur elle-même pour sortir de cette posture classique de «part de marché à gagner» sur ses concurrents politiques. Ce n’est pas la même chose de penser un renouvellement profond de la politique.
Le paradigme écologique est-il un outil pour renouveler le logiciel productiviste de la gauche classique ?
C’est une bonne entrée de renouvellement et d’interpellation, mais ce n’est qu’une entrée. Le fait que Nicolas Hulot dise dans son documentaire [le Syndrome du Titanic, ndlr]: «On ne réussira pas le pari écologique sur le dos de la pauvreté», est significatif. On ne peut traiter le défi écologique sans prendre en charge la question sociale et le renouveau de la question économique, en lien avec une nouvelle approche de la richesse et de ses indicateurs. Si on ne travaille pas sur les causes économiques de la croissance insoutenable, on passera à côté du problème. Le rapport Stiglitz fait suite à dix ans de travaux et de conférences internationales reconnaissant que les indicateurs macroéconomiques classiques de type PIB ne permettent pas de répondre aux défis économiques, écologiques et sociétaux actuels.
Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, vient de bâtir un argumentaire sur une «écologie de droite» «positive», par opposition à une écologie punitive de la décroissance de gauche…
Tous les acteurs, quelle que soit leur famille politique d’origine, sont confrontés au fait que le mode de consommation actuel est insoutenable. La «sobriété heureuse» définie par Pierre Rahbi comprend une acception des Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie | Tagué : écologie, écologie comportementale, écologie politique, économie, écosophie, guattari, jouanno, politique, pouvoir, rabhi, sobriété, sobriété heureuse, sobriété joyeuse, viveret | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
terra-economica.info, Karine Le Loët, le 9 novembre 2009
Etes-vous prêts à voter décroissant ?
Habitués aux caricatures, les décroissants s’efforcent de se montrer sous un jour plus sexy. A quelques mois des élections régionales, les voilà qui donnent de la voix. Mais qui sont-ils et que veulent-ils vraiment ? Ont-ils une chance, enfin, de rassembler des voix autour de leur projet ? Zoom sur un mouvement politique qui se cherche encore.
“La force du capitalisme c’est de s’être rendu désirable grâce à la publicité et à des mensonges. Il a donné l’illusion que l’accumulation des biens apportait le bonheur. La décroissance aura gagné quand elle sera devenue désirable”, martèle Vincent Liegey. Avec Rocca Simon, il est porte-parole de l’association des objecteurs de croissance. Dans l’ombre d’un café parisien, devant un thé à la menthe, ces deux-là rembobinent l’histoire de leur mouvement. “Les gens pensaient qu’on ne se lavait pas, qu’on n’utilisait pas de coupe-ongles, qu’on communiquait par pigeons voyageurs ou signaux de fumée”, énumèrent les deux compères. De grossières caricatures qui, pendant des années, ont “savonné la planche” sous leur pied.
Mais depuis leur image a changé. Grâce à la crise et à l’effondrement des valeurs capitalistes notamment. “Les gens ont pris conscience de l’impasse dans laquelle on se trouve. Aujourd’hui, les médias et les partis politiques nous écoutent. Ils nous disent qu’ils ont besoin de nos idées”, souligne Vincent Liegey. Du coup, ils ont dépoussiéré leurs slogans. Loin de l’image austère et castratrice des premiers jours, les voilà marchands de bonheur et distributeurs d’optimisme. “Il faut une décroissance sereine, conviviale, souligne Rocca Simon. Aujourd’hui avec la récession, les gens sont malheureux, frustrés de ne pas pouvoir s’acheter une nouvelle télé. Il faut leur montrer qu’on peut adhérer à un autre modèle de société. Décoloniser son imaginaire.”
Occuper le terrain politique
Et pour ça, les décroissants ont des idées plein la caboche. D’abord réduire le temps de travail, donc la production et la consommation, fixer un revenu maximum ou instituer la gratuité du bon usage. “Est-ce que c’est vraiment normal que l’eau ait le même prix quand elle est utilisée pour boire ou pour remplir une piscine ?”, s’interroge Vincent Liegey qui prône l’idée d’une eau essentielle gratuite à la consommation et d’une eau superficielle payable par un travail à la communauté.
Des idées certes mais peu nouvelles, avance Yves Frémion, député européen Vert. “Nous déjà, en mai 68, on avait un discours contre la consommation, un de frugalité. On roulait dans de vieille 2CVs et on se faisait traiter de petits bourgeois”. Bien sûr, la décroissance ne date pas d’hier. Né dans les années 70, après la publication d’un texte de Nicholas Georgescu – Roegen (1), mathématicien et économiste roumain, le courant a ressuscité dans les années 2000, autour de quelques intellectuels comme Paul Ariès ou Serge Latouche.
La nouveauté se trouve plutôt du côté de la politisation du mouvement. Celle-là date de 2006 quand Vincent Cheynet, le leader des Casseurs de pub, lance le parti pour la Décroissance (PPLD). Celui-là vacille assez vite. Problème de “fonds, de personnes aussi”, confie Vincent Liegey. Un an plus tard, c’est Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Education, Infos générales / Gouvernance | Tagué : aries, bonheur, capitalisme, cheynet, consommation, croissance, décroissance, latouche, politique, publicité | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 12, 2009 par pascalbourgois2
liberation.fr, Matthieu Ecoiffier, David Revault d’Allonnes, le 10 novembre 2009
A gauche, l’écologie prend racine
Notre sondage met en relief le poids acquis, dans le camp progressiste, par les «antisystème écologistes». Une nouvelle donne qui plaide en faveur d’un vaste rassemblement.
L’opinion de gauche bouge. Sur ses familles historiques. Sur ses priorités politiques. Sur ses concepts idéologiques. La livraison annuelle de notre enquête Viavoice sur l’identité de la gauche mesure des mutations «fondamentales», qui «éclairent les difficultés des idées de gauche à fédérer électoralement», résume François Miquet-Marty, directeur de l’institut Viavoice. Avec, notamment, l’installation dans le paysage d’une «galaxie nouvelle, antisystème et écologiste». Autant d’évolutions qui trouvent une résonance dans l’actualité, alors que le socialiste Vincent Peillon invite, samedi à Dijon, la radicale de gauche Christiane Taubira, le communiste Robert Hue, la centriste Marielle de Sarnez et, par vidéo interposée, l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, à débattre de l’éducation. «Dans ce moment de parthénogenèse généralisée, où se multiplient les petites boutiques, il est important qu’on se parle», estime Peillon, bien décidé à élaborer «la matrice de la gauche et des progressistes de demain».
Quatre familles traditionnelles
Il y avait déjà la galaxie antilibérale, dont les membres, à 57 %, se déclarent «proches des idées anticapitalistes». Et qui votent Olivier Besancenot et Marie-George Buffet, tout en appréciant Benoît Hamon et Martine Aubry. Il y avait aussi, de l’autre côté de la gauche, la famille sociale-libérale, dont les membres se déclarent à 70 % «éloignés» des idées anticapitalistes et estiment à 93 % que «la société de consommation est unebonne chose». Leur héros : Dominique Strauss-Kahn. Entre ces deux extrêmes, on trouvait une troisième galaxie, celle de la régulation, et une quatrième, celle de la gauche «morale anticonsumériste». Une famille qui ne conteste plus le modèle libéral, mais qui accorde, pour 27% de ses membres, de l’importance au «respect des valeurs et de la morale». Côté figure de proue, 44% d’entre eux estiment que Ségolène Royal ferait «un bon président de la République».
Un continent émergent, l’écologie
«L’installation massive de la galaxie antisystème écologiste», qui se nourrit de l’effritement des quatre familles précitées, est une nouveauté. Ses membres se disent, à 95%, «proches» des idées anticapitalistes, considèrent, à 97%, que «la société de consommation est une mauvaise chose», placent l’environnement au cœur des politiques publiques… Et estiment, à 38%, que Cohn-Bendit ferait «un bon président». Selon Denis Pingaud, biographe de José Bové, c’est pourtant ce dernier qui est «l’archétype de ces écologistes antisystème, un courant alternatif et radical, attaché à la fois au local et aux rapports Nord-Sud, pour qui les questions écologiques sont le maillon faible du capitalisme, et non plus la question sociale».
Le rassemblement des écologistes aux européennes, des altermondialistes aux amis de Nicolas Hulot, est apparu comme un débouché politique à cette nouvelle famille. Le carton pourrait-il se répéter aux régionales, au mois de mars, où ce rassemblement présentera partout des listes autonomes au premier tour? Reste à savoir si Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : écologie, écologie politique, capitalisme, idéologie, politique | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 10, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Julien Rousset, le 10 Novembre 2009
INITIATIVES. À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur »
Economie solidaire : Les forces vives de « l’autre économie »
Novembre sera « social et solidaire » : la deuxième édition du mois de l’économie sociale et solidaire se tient ces jours-ci, bénéficiant cette année d’une communication plus massive que l’an dernier.
C’est que la crise éclaire d’un jour nouveau ce « tiers-secteur », ni tout à fait privé ni tout à fait public, qui représente, entre associations, coopérati ves et mutuelles, 47 000 emplois en Gironde. Et 10 à 12 %, en moyenne, des salariés de l’agglo (1).
Vaste secteur, mais on ne sait pas toujours où il commence et où il finit. « L’économie sociale et solidaire repose sur quatre valeurs : la démocratie (dans les instances dirigeantes, une personne vaut une voix), la liberté d’adhérer et de se retirer, la non-lucrativité (les excédents sont réinjectés dans l’appareil de production), et l’ancrage dans le territoire », précise Soizic Lenoir, chargée de mission à la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire.
Concrètement, comment ça marche ? Trois exemples à travers l’agglo. Prometteurs et fragiles.
1 Supérette solidaire aux Capucins
Des vapeurs de céleri flottent, ce mardi midi, dans la cuisine de l’épicerie sociale, qui a pignon sur rue aux Capus. Une dizaine d’adhérents vient de cuisiner une soupe à partir de légumes qu’ils sont allés cueillir un peu plus tôt dans la matinée.
Des ateliers ainsi tournés sur la nutrition animent, plusieurs fois par semaine, cette épicerie pas comme les autres. Ouverte il y a deux ans, cette supérette, a priori ordinaire, compte deux salariées, 60 bénévoles et 750 adhérents. 47 % de ces derniers bénéficient de l’aide alimentaire versée par le Conseil général : en caisse, ils ne paient que la moitié du ticket.
Mais personne ne le voit. « La grande idée de cette épicerie, c’est la mixité. On ne sait pas, parmi ceux qui la fréquentent, qui est démuni ou qui ne l’est pas, explique Nathalie Martin, nouvelle chef de projet. Et contrairement à un centre de distribution de colis alimentaires, ici, les gens choisissent leurs produits »
L’épicerie tourne avec un budget de 10 000 euros par mois. « Nous avons fonctionné avec 46 % de subventions la première année, 30 % cette année, notre objectif est, à terme, d’augmenter le plus possible la part de l’autofinancement », note Nathalie Martin.
2 Jeux vidéo au régime Scop aux Chartrons
Instruits par les mirages des start-up, ils ont opté pour une Scop, société coopérative de production. « On en a vu, des mecs créer une boîte, faire du buzz, et la revendre aussitôt… », confient Frédéric Rorai, 29 ans, et Cédric Néhémie, 27 ans, deux des cinq « salariés associés » qui ont fondé, il y a un an, Aesia. Cette petite société, invitée à rejoindre bientôt les premiers locataires de la pépinière d’entreprises des Chartrons, conçoit des jeux vidéo et des « univers » (par exemple, des personnages à décliner en BD, en jouets, en films d’animation…).
Il fallait, pour qu’Aesia existe, 20 000 euros. Les cinq associés ont apporté Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : ambarès, association, autocool, économie solidaire, biosève, Bordeaux, CRESS, ESS, SCOP | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 10, 2009 par pascalbourgois2
lexpress.fr, Eric Lecluyse, Richard De Vendeuil, le 09 novembre 2009
Dur, dur, d’être écolo
Se soucier de l’état de la planète, c’est bien. Sauf quand le quotidien du citoyen “vert” devient un parcours du combattant. Et vire au stress, voire à la parano.
Depuis quelques semaines, avec la disparition des ampoules à filament de 100 watts et plus, un étrange spectacle se répète au rayon luminaires des grands magasins. Des grappes de clients hagards tentent désespérément de décrypter les étiquettes des lampes basse consommation ou d’accrocher un vendeur qui les sauvera (peut-être) de l’enfer. Certains transpirent même carrément d’angoisse, depuis qu’ils ont vu la vidéo alarmiste postée sur DailyMotion par Annie Lobé, une journaliste indépendante. La dame -dont on n’entend que la voix off- y compare les champs électromagnétiques émis par les ampoules classiques et par les fluo-compactes, très inférieurs. Les fréquences basses “sont des cancérogènes possibles pour l’homme”, affirme-t-elle, citant un rapport de l’Agence internationale de recherche sur le cancer. Le tout sans apporter d’autre preuve scientifique que son “gaussmètre”, un boîtier mesurant les fameux champs, filmé en gros plan. Panique chez les internautes. Au point que l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a dû publier un avis pour rassurer le public. Annie Lobé, elle, se défend : “J’apporte des élements scientifiques et j’émets des hypothèses”.
conso verte: des sites utiles
Pour mieux choisir, Mescoursespourlaplanete.com : un guide soutenu par l’Ademe, avec de nombreuses fiches produit, de l’épicerie aux vacances équitables.
Pour repérer ceux qui abusent, Observatoiredelapublicite.fr : les pires marques du greenwashing (ou “écoblanchiment”, procédé qui consiste à faire passer pour vert ce qui ne l’est pas) sont épinglées par ce site qui émane de l’Alliance pour la planète (groupement d’associations écologistes).
Pour échanger, Planete-attitude.fr: édité par le WWF-France, ce réseau social est un lieu d’échanges et de débats, de la meilleure façon d’introduire le bio dans les cantines à la préservation du loup…
N’empêche. Réchauffement climatique, famine, désertification, taxe carbone : les nerfs sont à vif. Même les gosses s’y mettent. “Maman, tu aurais dû jeter ce papier dans la poubelle à recycler”, lance Grégoire, 6 ans, à sa mère, débordée. Et Nicolas Hulot qui enfonce le clou, avec son documentaire Le Syndrome du Titanic, tour d’horizon affolant de notre amie la Terre martyrisée par l’Homme. Certes, il faut bien donner l’alerte, puisqu’il y a urgence, mais comment empêcher qu’une affreuse angoisse ne submerge ceux qui ont capté le message ? L’autre jour, j’ai lu un article sur la qualité de l’eau potable dans certains coins de Paris, ça m’a fait flipper”, confie la jeune actrice Sara Forestier au magazine Elle. Et flipper peut mener loin. “Les piles, ça ne se jette jamais, c’est quand même pas compliqué d’aller dans un centre de tri en un coup de Noctambus !” hurle Valérie Lemercier dans son dernier spectacle, en écolo givrée tellement préoccupée de l’état de la planète qu’elle harcèle ses voisins jusqu’à pas d’heure pour qu’ils trient leurs déchets.
“A force de voir la vie comme une série de nuisances, une source d’émissions de carbone et de pollutions diverses, on tombe dans l’anxiogène, confirme la géographe Sylvie Brunel, auteure de A qui profite le développement durable ? (Larousse). Hélas, donner mauvaise conscience et demander aux gens de se repentir est au cœur du discours écolo! C’est même le nerf de la guerre. L’empreinte écologique -l’impact des activités humaines sur les écosystèmes- est une façon de nous dire: ‘Combien de bonnes terres gaspillées par votre train de vie!’”
Des labels trompeurs…
Le citoyen “vert” a compris qu’il devait changer de comportement. Oui, mais Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Economie, Infos générales / Santé | Tagué : ADEME, alliance pour la planète, ampoules, associations, écoblanchiment, écocitoyenneté, écologie, bio, climat, consommation, empreinte écologique, environnement, famine, greenwashing, hulot, publicité, syndrome du titanic, WWF | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 10, 2009 par pascalbourgois2
tchernoblaye.free.fr, communiqué de presse, le 10 novembre 2009
Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009
5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux
1) Salle de la Cheminée
17h30 : Point presse
18h : Apéro offert par Tchernoblaye
19h : Buffet amenez de quoi partager – tartes, cakes, etc - Tchernoblaye offre les boissons
2) Cinéma
20h30 : film “INELUCTABLE”
http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=734&mode=film
Réservez vos places à Utopia à partir du 12 novembre
21h45 : Débat “Aurons-nous de l’électricité à Noël?”
Au pays du nucléaire, les vieux réacteurs sont malades, les nouveaux sont déjà périmés, les déchets s’accumulent et… il faut importer massivement de l’électricité de chez nos voisins, lesquels ne pourront pas nous sauver indéfiniment…
Tchernoblaye a dix ans !
Le 22 novembre 1999, cinéma Utopia de Bordeaux, fraîchement ouvert, accueillait sa toute première soirée “film-débat”, consacrée au risque nucléaire, autour du film Raspad décrivant la catastrophe de Tchernobyl. Lors du débat, un appel était lancé pour la création d’un collectif antinucléaire en Gironde : Tchernoblaye était née !
Connu dans un premier temps sous le nom “Collectif girondin pour la sortie du nucléaire”, ce regroupement citoyen se réunissait pour la première fois formellement le 15 décembre. Et, douze jours plus tard, au cours de la fameuse tempête des 27 et 28 décembre 1999, un million de litres d’eau de la Gironde pénétraient illégalement dans la centrale nucléaire du Blayais qui frôlait alors le désastre.
Tchernobyl à Blaye, cela donnait bien sûr Tchernoblaye, un nouveau nom tout naturel pour le collectif antinucléaire. Mais le maire de Blaye ne l’entendit pas de la même oreille et, Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Crises, Infos générales / Déchets, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : antinucléaire, association, électricité, énergie, Bordeaux, climat, déchets, nucléaire, risque, tchernoblaye, utopia | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 9, 2009 par pascalbourgois2
actu-environnement.com, Yves Cochet, Mathématicien, ancien Ministre de l’Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris, le 28 octobre 2009
Copenhague : trois certitudes et une crainte
Si l’objectif de la conférence de Copenhague est clair – aboutir à un accord pour lutter contre le réchauffement climatique – une inquiétude demeure cependant car toute manoeuvre échappatoire à l’affrontement direct de la réalité climatique et énergétique mènera au chaos.
Nous avons trois certitudes. La modification de la composition de l’atmosphère en gaz à effet de serre (GES) est rapide et importante depuis cinquante ans. Le réchauffement global est sans équivoque lorsqu’on observe l’évolution des températures moyennes, mais aussi l’élévation du niveau des mers par dilatation, l’accroissement de la vapeur d’eau, la fonte des glaciers et d’autres facteurs. Enfin, l’essentiel de ce changement est dû aux activités humaines, même si certaines activités naturelles telles que les cycles du soleil et le volcanisme peuvent parfois amplifier ou contrecarrer ce changement. Parce qu’il n’y a pas, dans le passé, l’analogue de ce qui se passe actuellement, il est nécessaire de réduire drastiquement et rapidement nos émissions de GES et de mettre en œuvre des politiques d’adaptation, notamment pour la protection des populations de certains pays du Sud.
Il y a une autre raison d’agir vite et fort à Copenhague. Nous n’avons plus que quelques années pour profiter de notre capacité de faire, de notre puissance disponible, de notre relative prospérité avant que l’énergie ne devienne rare et beaucoup plus chère qu’aujourd’hui, tandis que la récession concomitante nous empêchera d’agir efficacement. Si un bon accord juridique n’est pas conclu à Copenhague, nous n’aurons plus le temps de nous en tirer, faute de moyens physiques économiquement disponibles. Nous ne sommes plus dans le rêve essentialiste d’une bienheureuse société post-carbone en 2050, nous sommes dans le compte à rebours pour éviter le pire, pour réduire les souffrances de nos enfants et petits-enfants, pour sauver le plus grand nombre de nos frères et sœurs du Sud. Pratiquement, le point le plus important de Copenhague est un accord contraignant sur la décroissance réelle et forte des émissions de GES à partir de 2015.
Moins connu que les autres arguments en faveur de la réduction des GES, cette raison d’agir basée sur la raréfaction et le renchérissement imminents de l’énergie doit être expliquée plus avant. Essentiellement : le modèle économique dominant – que l’on peut qualifier de « libéral-productiviste » – nécessite une croissance sans fin et une création d’emplois continuelle, ce qui est physiquement impossible. Plus explicitement : l’économie actuelle s’appuie sur les marchés et les emplois pour distribuer les biens et les services ; la croissance du PIB et des emplois exige la croissance de l’énergie nette disponible ; cette dernière est liée au pic de production de pétrole qui arrive aujourd’hui et sera donc suivi – dès la décennie 2010-2020 – d’une décroissance longue et définitive du PIB, la récession actuelle se transformant en dépression puis en chaos si nos dirigeants ne décillent pas les yeux. Bref, lorsque l’énergie nette disponible décroît, tout décroît. Cette décroissance n’est même plus un choix politique issue d’un débat politique sur les meilleures orientations pour une planète soutenable, cette décroissance est notre destin.
De ce point de vue, les débats préparatoires à Copenhague sont souvent affligeants. Les sujets qui occupent le devant de la scène ne Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : économie, énergie, climat, cochet, copenhague, croisance, décroissance, environnement, GES, pic du pétrole, sud | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 9, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Rafaële Rivais, le 6 novembre 2009
Les Français peuvent désormais comparer facilement les offres d’énergie
Terminé, l’impossible addition, avec sa calculette, des prix du kilowatt en heures pleines et heures creuses, des coûts d’abonnement et des frais de résiliation des contrats ! Le médiateur national de l’énergie a mis en ligne, jeudi 5 novembre, un comparateur de prix des différents fournisseurs d’électricité et de gaz (energie-mediateur.fr). Il va enfin permettre de confronter les offres, deux ans après l’ouverture du marché de l’énergie.
Son utilisation est simple : pour l’électricité, par exemple, le consommateur inscrit son code postal (75013), la puissance souscrite (6 kVA, par exemple), son option tarifaire (base), et le montant de sa facture (63 euros hors taxe), ce qui lui donne la consommation annuelle correspondante (6 100 kWh). Il choisit alors le critère de comparaison qui l’intéresse : prix, pourcentage d’énergie verte ou évolution des tarifs (réglementés ou indexés).
En l’occurrence, le comparateur propose 15 résultats provenant de sept fournisseurs. L’offre la moins chère est faite par Direct Energie : 679 euros TTC, avec 20 % d’électricité verte. La plus chère provient d’EDF : 838 euros avec seulement 9 % d’énergie verte : mais il s’agit d’une offre de marché. EDF propose la même offre, au tarif réglementé, pour 743 euros seulement ! Le comparateur vient donc rappeler que l’opérateur historique, qui, seul, a le droit de proposer des tarifs réglementés, c’est-à-dire dont le montant est fixé par l’Etat, peut aussi vendre de l’énergie à un prix qu’il fixe librement.
Le comparateur de prix montre aussi que l’énergie verte n’est pas aussi chère qu’on peut le croire : Direct Energie, Planète Oui et Poweo ont ainsi trois offres assez similaires, affichant 100 % d’énergie verte, pour respectivement Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Energie | Tagué : électricité, énergie, comparateur, EDF, energie verte, gaz | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 9, 2009 par pascalbourgois2
courrierinternational.com, le 1er octobre 2009
Du slow food au slow money
La finance a été pervertie, comme l’agro-industrie, par l’obsession du rendement. Mais si nous utilisions l’argent comme du fumier et non comme de l’engrais de synthèse ?
A la faveur de la crise économique et écologique, des penseurs nous proposent de nouveaux modèles. Et, partout dans le monde, de nombreuses personnes changent déjà de vie, inventent et mettent en œuvre des solutions concrètes, comme en témoigne l’article que nous publions ci-contre. Il est extrait du hors-série que consacre Courrier international à la vie après la crise. Chez votre marchand de journaux à partir du 7 octobre 2009.
Inquiries into the Nature of Slow Money: Investing as if Food, Farms and Fertility Mattered [Enquête sur la nature de l’argent lent : investir comme si la nourriture, les exploitations agricoles et la fertilité avaient de l’importance, Chelsea Green, 2008, non traduit en français], un livre de Woody Tasch.
Vous voulez connaître le petit secret honteux de la crise économique actuelle ? Ramassez donc une poignée de terre puis, l’élément vital de la planète dans le creux de la main, essayez de faire le rapprochement avec les marchés financiers. Vous ne voyez pas le rapport ? A en croire Woody Tasch, le gourou de l’investissement socialement responsable, les problèmes liés à la récession sont analogues à ceux posés par la fertilité des sols. Pour le président d’honneur d’Investor’s Circle, un réseau d’investisseurs providentiels [qui aident de jeunes entreprises innovantes sans chercher de rendement immédiat], de spécialistes du capital-risque et de fondations œuvrant pour une économie durable, notre système alimentaire stratifié est une métaphore de l’économie tout entière.
“L’agriculture industrielle considère le sol comme un support pour des plantes que l’on gave de substances chimiques synthétiques de manière à en optimiser le rendement. Pour la finance industrielle, les entreprises sont un support permettant le gavage des capitaux et la maximisation du rendement”, résume-t-il. Mais ce qui est encore plus dangereux que la philosophie selon laquelle “la cupidité a du bon” [“greed is good”, devise de Gordon Gekko, le héros de Wall Street, le film d’Oliver Stone sorti en 1987], c’est la vitesse à laquelle l’argent circule autour de la planète. Pour étayer son propos, Tasch cite de nombreuses statistiques, comme l’explosion du volume des transactions enregistrées à la Bourse de New York, passé d’un record quotidien de 100 millions de titres échangés en 1982 à 5 milliards en 2007.
“Quand l’argent n’est plus rien d’autre qu’un instrument pour en gagner encore plus, aussi rapidement que possible, quand des hordes d’experts financiers ne font rien d’autre qu’optimiser les taux de rendement pour diverses catégories d’actifs, cela produit des monceaux de richesses financières qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’activité dans la vie réelle”, ajoute-t-il. L’“argent rapide” est devenu tellement complexe que l’on se retrouve devant ce que Woody Tasch appelle l’“abstraction ultime”, c’est-à-dire les produits dérivés. Malgré leur valeur totale estimée à 50 000 milliards de dollars, aucun président de banque d’affaires, soutient-il, ne peut vraiment les comprendre, et encore moins les gérer.
Il en est de même pour ces hamburgers fabriqués avec Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, écologie, économie, courrier international, crise, slow money, slow-food | 1 commentaire »
Posté sur novembre 9, 2009 par pascalbourgois2
novethic.fr, Philippe Chibani-Jacquot, le 28 octobre 2009
Energie grise, la face cachée de l’éco-construction
Le secteur du bâtiment vit à l’heure de la réduction des consommations d’énergie, via les incitations fiscales et la réglementation thermique. Mais un facteur important de réduction des émissions de gaz à effet de serre reste en marge des politiques publiques : l’énergie grise.
« Dans le cas de la construction d’un immeuble de bureau de 1500 m2, le bilan carbone passe d’une dette de 500 kg de CO2 /m2 à un crédit de 300 kg de CO2 /m2 selon le scénario de construction. De la construction conventionnelle à la plus écologique », explique Luc Floissac, conseiller environnemental et chercheur à l’Ecole nationale d’architecture de Toulouse. Ce spécialiste de l’éco-construction a élaboré le logiciel « Cocon » qui permet, notamment, d’évaluer l’énergie grise d’un bâtiment, c’est-à-dire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) avant même qu’il n’ai dégagé un gramme de CO2 du fait de son usage. Le calcul prend en compte les émissions de GES dues à la production des matériaux1, la construction elle-même, l’entretien, la durabilité des matériaux et leur valorisation en fin de vie…
35 ans de pollution évitée
Pour exposer un cas concret, la rénovation d’un immeuble ancien de 285 m2, destiné à accueillir trois logements sociaux dans la banlieue de Toulouse, a été l’occasion pour l’équipe de Luc Floissac, d’évaluer les différentes stratégies de construction en recoupant l’énergie grise, la performance énergétique mais aussi le coût financier de l’opération (incluant la taxe carbone). Résultat : une réhabilitation conventionnelle aurait produit l’équivalent de 204 kg de CO2 /m2 contre 35,5 pour la solution d’éco-construction mise en œuvre qui allie le feutre de bois et le liège. A raison d’une pollution de 5 kg de CO2/m2 et par an du à l’usage des logements, il faudra 35 ans pour que la rénovation écologique produise autant de GES que la seule rénovation du même immeuble selon des techniques conventionnelles. La solution mise en oeuvre aurait pu être encore réduite, notamment en préférant des fenêtres en bois, plutôt qu’en PVC. Mais ce type d’arbitrage a permis de réduire au minimum le surcoût du aux éco-matériaux.
Début de reconnaissance
Jusqu’à maintenant, les politiques publiques ne se sont attachées qu’à la réduction de la consommation énergétique du fait de l’usage du bâtiment pour atteindre l’objectif de division par quatre des émissions de GES du secteur à l’horizon 20501. L’effort, porté par des incitations fiscales à la rénovation et la création de normes dites basse consommation pour le neuf est justifié2, mais risque de voir ses résultats minimisés du fait de l’usage exclusif de matériaux industriels énergétivores (monomurs de béton, fenêtres en PVC…).
Selon un rapport sur les éco-matériaux des Amis de la Terre publié en 2009, la part de marché des isolants écologiques (chanvre, paille, ouate de cellulose…) stagne Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Education, Infos générales / Energie, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / Urbanisme | Tagué : éco-construction, énergie, énergie grise, bâtiment, bilan carbone, CO2, GES, isolation | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 9, 2009 par pascalbourgois2
Voici venu, le premier “Cahier d’expériences du Conseil Départemental des Agendas 21 locaux de Gironde” qui vous présente un panorama des Agenda 21 au sein des 51 collectivités girondines engagées.
Pour mémoire, le Conseil Départemental des Agenda 21 locaux (CDA21) en Gironde, créé en mars 2005, a pour objectif d’échanger les bonnes pratiques et de monter ensemble en connaissance et en expérience, de rechercher une cohérence des initiatives aux différents échelons de l’action publique.
Le CDA21 fonctionne à ce jour sans statut ni budget propre et réunit 51 collectivités en Agenda 21 en Gironde. Près de la moitié des collectivités engagées auront publié un premier programme d’actions à la fin 2009 et trois d’entre elles auront finalisé l’évaluation de leur 1er programme d’actions. Six bénéficient d’ores et déjà de la reconnaissance « Agenda 21 local France » (Pays Cœur Entre Deux Mers, Pays des Landes de Gascogne, Communauté de communes de l’Estuaire, Commune de Mérignac, Commune de Pessac, Conseil Général de la Gironde).
Ce premier « Panorama des Agendas 21 locaux en Gironde » est le fruit de toutes ces expériences et présente en synthèse : « Qui ils sont, Ce qu’ils ont fait, Ce qu’ils font et Ce qu’ils feront » en matière d’Agenda 21.
Téléchargeable ici Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie, Vient de paraître | Tagué : agenda 21, gironde | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 9, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Jean-Marc Manach, le 6 novembre 2009
Cet article a été publié originellement sur Internetactu.net.
Nanotechnologies : s’informer, s’exprimer… et après ?
A peine lancé, le débat public sur les nanotechnologies, intitulé Je m’informe, je m’exprime, censé éclairer l’Etat sur “l’organisation du contrôle et du suivi des nanomatériaux, la caractérisation de l’exposition et l’évaluation de la toxicité sur l’homme et les écosystèmes, l’information et la protection du travailleur et du consommateur, les modalités de soutien à la recherche et aux innovations dans ce domaine”, fait déjà polémique.
Le collectif Pièces et Mains d’Oeuvre, connu pour ses enquêtes, analyses, ses actions d’éclat et son refus critiques des nanotechnologies, refuse ainsi de participer à ce qu’il qualifie de campagne nationale d’acceptabilité des nanotechnologies destinée à “vaincre la méfiance de citoyens- consommateurs échaudés par trop de scandales techno-industriels : amiante, vache folle, OGM” (voir aussi Aujourd’hui le nanomonde, site qu’ils consacrent à cette opération).
Rappelant avec ironie que pour Paul Valéry “La politique est un mécanisme qui sert à empêcher les gens de prendre part à ce qui les concerne directement“, Dorothée Benoit-Browayes, déléguée générale de l’association Vivagora et auteure de Le Meilleur des nanomondes, estime pour sa part qu’il s’agit là d’un “vaste chantier dans un paysage pourtant déjà bien construit”, et d’ores et déjà financé, à concurrence de plusieurs centaines de millions d’euros, par le gouvernement français :
“Alors que les dés sont largement lancés en France comme dans le monde, un tel processus de discussions sera-t-il en mesure de faire changer d’opinion les sceptiques qui sont légions ?
De quoi sera-t-il question tout au long de ces débats ? De technique ou de politique ? On peut craindre que l’explication cache la forêt, la plupart des Français n’ayant jamais entendu parler de ces nanoobjets. Difficile de débattre sur un tsunami resté invisible. Les nanotechnologies – qui désignent les interventions sur la matière pour réarranger ses briques élémentaires ou atomes – déferlent en effet depuis dix ans sur le marché sans crier gare.”
UN DÉBAT MORT-NÉ ?
Dimitri Granger, professionnel des relations publiques et blogueur sur Pr2Peer, blog consacré à “la communication corporate à l’âge de la mise en réseau des hommes et des idées” se demande quant à lui si, à peine lancé, le débat public ne serait pas mort-né :
“Si l’initiative semble louable et pleine de bonnes intentions, les objectifs paraissent Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : amiante, consultation publique, débat public, nanos, nanotechnologies, pièces et main d'oeuvre, pollution, santé, sciences, techniques | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 8, 2009 par pascalbourgois2
actu-environnement.com, Agnès Sinaï, le 8 novembre 2009
La voiture électrique, dernier sursaut d’une chimère en déroute ?
Objet d’un engouement tardif de la part des industriels, la voiture électrique est présentée comme le remède aux maux du climat et comme une alternative écologique. Mais les performances annoncées ne sont-elles pas une manière de déplacer le problème
?”Who Killed the Electric Car ?”. C’est le titre d’un documentaire de l’Américain Chris Paine, qui retrace la fascinante épopée de l’automobile électrique EV-1 (Electric Vehicule 1), mise sur la route par General Motors en 1997 avant d’être envoyée à la casse. Quelque 10 ans plus tard, l’EV-1 a complètement disparu de la circulation et GM est en faillite. La voiture à essence n’est plus au goût du jour, mais l’industrie automobile, inféodée à l’industrie pétrolière, a raté le rendez-vous. Résultat : la voiture américaine électrique est passée dans les poubelles de l’histoire et la Prius Toyota a conquis les autoroutes californiennes. Aux Etats-Unis, General Motors a reçu quelque 50 milliards de dollars de la part de l’Etat américain qui a racheté 65% des parts de l’entreprise. Pour autant, les contreparties environnementales se font attendre. Certes GM a vendu en octobre dernier sa marque de gros 4×4 Hummer au groupe chinois Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery, le premier rachat par des intérêts chinois d’une filiale d’un constructeur automobile américain. Et la mise sur le marché de la berline hybride rechargeable de GM, la Chevrolet-Volt, est annoncée pour 2011. Entre temps, la Prius est devenue l’emblème du véhicule hybride. Et le géant automobile américain vacille. Dans son rapport annuel, remis aux autorités boursières en mars 2009, il a admis être au bord de la faillite.
Saturation de l’espace, des esprits et du marché
Pourtant, le mythe automobile demeure enraciné dans les imaginaires. Roland Barthes, dans un texte sur la DS paru dans ses fameuses Mythologies (1957), décrit l’automobile comme ”l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques”. L’imaginaire occidental mondialisé est façonné par le rêve de voiture individuelle toute puissante, à grand renfort de campagnes publicitaires. Sans scrupule de greenwashing, BMW, dans une campagne récente, fait l’apologie de la ”joie” procurée par ses surpuissants engins métalliques : ”la Joie est une énergie positive”, ”la Joie adore la technologie de récupération de l’énergie au freinage”, ”la Joie est généreuse en équipements, en financements, en avantages”… Tout un programme existentiel. Dont l’emprise est réelle. Ce fétiche moderne qu’est l’automobile est bel et bien parvenu à occulter d’autres manières d’envisager la mobilité. On ne relira jamais assez le texte phare d’Ivan Illich, Energie et équité (1973), où le penseur de l’écologie politique assimile les déplacements et la recherche de la vitesse à une manie qui aboutit à dessaisir l’usager de son autonomie, confondant liberté de mouvement et liberté d’être transporté, dont la ”perception traditionnelle de l’espace, du temps et du rythme propre a été déformée par l’industrie”. Dans le même ordre d’idées, l’historien des techniques Jean Robert distingue vitesse de circulation et vitesse généralisée d’un mode de transport, laquelle tient compte de la quantité de travail nécessaire pour acquérir le moyen d’être transporté. Si l’on considère la vitesse généralisée comme le résultat de la division du kilométrage annuel effectué par le temps passé dans ce mode de transport et, à l’extérieur, à gagner de quoi le payer, seuls les très riches gagnent du temps en auto. Les autres ne font qu’effectuer des transferts entre temps de travail et temps de transport. Résultat : les sociétés industrielles consacrent entre le quart et le tiers de leur budget-temps social à la production des conditions d’existence de la vitesse. C’est l’envers, encore largement impensé, de ce que le philosophe Peter Sloterdijk désigne comme ”l’automobilisation” complète de la société : ”Qui conduit une voiture s’approche du divin, il sent son petit moi s’élargir en un Soi supérieur qui lui donne en patrie le monde entier des voies rapides et qui lui fait prendre conscience du fait qu’il a vocation à une vie supérieure à l’existence semi-animale du piéton”, ironise-t-il dans La Mobilisation infinie (1989).
Entre célébration de la jouissance et projet d’émancipation métaphysique, les constructeurs tablent sur l’addiction des consommateurs, qui selon Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Energie, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : électricité, énergie, batterie, crise, essence, illich, industrie, technologie, voiture, voiture électrique | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 8, 2009 par pascalbourgois2
Démarrer une initiative de transition
Worldies, Pierre, Trièves après pétrole, le 5 novembre 2009
Schématiquement, lancer une initiative de transition peut se découper en trois phases :
- préparation, à l’issue ou pendant laquelle se créer le groupe de départ ;
- sensibilisation, à l’issue de laquelle le groupe de départ se dissout pour laisser place à un groupe de pilotage plus large et plus représentatif de la population ;
- action.
À Trièves Après-Pétrole, nous en sommes à la fin de la préparation, aussi nous ne parlerons que de cette étape pour le moment.
Un peu d’histoire…
L’initiative Trièves Après-Pétrole a été relativement facile à démarrer : le Trièves est un territoire rural relativement petit, très dynamique, où il est facile de rencontrer les gens et les élus. Les initiatives écologiques et alternatives sont nombreuses, les élus sont sensibles à ces thèmes, les collectivités expérimentent, tout le monde se connaît dans ces réseaux et en dehors. Il n’a donc pas été complexe de rassembler un premier groupe de personnes prêtes à soutenir l’initiative.
Néanmoins, l’incrédulité à laquelle on se heurte quand on aborde le pic pétrolier, le choc que cela représente généralement pour les gens et l’ampleur du travail nous ont amené à procéder par étapes. Un principe nous guide depuis le début : ne pas s’adresser au public avant d’être prêts, c’est-à-dire ne pas précipiter les chose au risque de rencontrer un échec. De fait, nous avons réfléchi un an avant de lancer l’initiative en septembre 2008, et depuis nous réunissons informations et outils pédagogiques en vue de la phase de sensibilisation du public, qui débutera début avril 2009.
… et quelques conseils
- Soyez sûr(e) de votre motivation : c’est un travail de longue haleine qui vous amènera à côtoyer beaucoup de gens, avec tous les hauts et les bas des relations humaines. Un goût pour la pédagogie, l’écoute des autres et les réalisations concrètes est crucial. Une approche purement intellectuelle risque de ne pas aller bien loin. Soyez prêt(e) à partager l’aventure avec des gens très différents de vous par leurs histoires, leurs sensibilités et leurs motivations.
- Choisissez une échelle d’action cohérente et à votre mesure (commune, terroir, canton, quartier) ; commencer trop grand risque de vous épuiser et de vous éloigner du terrain.
- Commencez par rencontrer les gens qui agissent et qui ont une expérience dans l’écologie, les alternatives, la décroissance, la sensibilisation du public, la démocratie participative, l’éducation populaire. Faites-leur connaissance et faites-vous connaître. sachez ce qu’ils font.
- La crédibilité est un facteur important : il est plus facile d’être écouté et de convaincre si Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : alternatives, écologie, éducation populaire, énergie, climat, décroissance, démocratie participative, fin du pétrole, transition, trièves | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 8, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, le 6 novembre 2009
Climat : pas de traité mais une déclaration politique et des annexes
L’accord climatique de Copenhague, en décembre, devrait prendre la forme d’une “déclaration politique” listant en annexes les engagements des différents pays et s’engageant à les traduire ultérieurement en traité contraignant, estiment les observateurs.
Jeudi, l’Union européenne et le ministre britannique du climat, Ed Miliband, ont officiellement misé sur la conclusion d’un traité contraignant dans le courant de l’année 2010.
Cette déclaration serait “politiquement contraignante” – surtout si elle est adoptée au niveau des chefs d’Etat à la fin de la conférence de Copenhague – mais pas “légalement contraignante”, à la différence d’un traité multilatéral du type du Protocole de Kyoto.
Elle pourrait être adoptée comme “Décision de la conférence des parties” à la Convention climat des Nations unies (CNUCC), selon un diplomate européen, ce qui dispense les gouvernements de consulter leurs parlements respectifs.
Seraient jointes à cette déclaration une ou plusieurs annexes énonçant la substance même de l’accord : engagements chiffrés des pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et actions des pays en développement pour endiguer l’envolée des leurs; financements chiffrés de la lutte contre les dérèglements climatiques et de l’adaptation des pays les plus vulnérables ; et enfin système de gestion des fonds climat, selon la même source.
Les engagements de réduction des émissions des pays développés à moyen terme seraient listés “pays par pays” et non pas présentés sous un chiffre global à atteindre. “On n’a plus le temps pour un seul chiffre”, jugent des sources françaises.
De même, la date-butoir de 2020 n’est plus gravée dans le marbre et pourrait glisser vers “une trajectoire à 2030″, afin d’octroyer un peu de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : climat, copenhague, GES, kyoto | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 8, 2009 par pascalbourgois2
energie.lexpansion.com, NC, le 6 novembre 2009
Le cohabitat : une démarche humaniste et écologique
Vivre seul tout en profitant d’avantages collectifs? C’est possible, grâce au cohabitat, une nouvelle forme de vie collective qui confère un équilibre appréciable entre liberté et vie sociale…
Marthe MARANDOLA et Geneviève LEFEBVRE sont médiatrices et chargées de cours en Faculté, formatrices dans le domaine des relations humaines. Elles ont créé leur propre cohabitat et aident des groupes à réussir leur projet, et sont également auteures de l’ouvrage “Cohabiter pour vivre mieux”. En savoir plus, leur site : www.eagalite.fr
Penser son projet immobilier individuel à l’intérieur d’un projet collectif, en harmonie avec d’autres personnes, en mettant en commun les forces, les compétences et la réflexion sur la vie quotidienne : la démarche n’est pas encore courante en France, mais on y vient. Cela s’appelle le cohousing ou cohabitat ou encore habitat groupé. Le principe de base est simple : au lieu du « chacun pour soi » se débrouillant comme il peut, un groupe de futurs habitants se réunit pour bâtir du neuf, aménager un immeuble ou transformer un ancien local industriel.
Chacun profite d’une habitation particulière tout en profitant de biens collectifs, d’un voisinage amical, d’un réseau d’entraide. Ce n’est ni la communauté comme on a pu la connaître, ni l’isolement des logements d’aujourd’hui, mais un équilibre entre liberté et vie sociale. Une approche globale sur le logement, les services, la vie au quotidien, la relation entre les personnes pour une meilleure qualité de vie. L’architecture est réfléchie différemment puisque la mise en commun de locaux permet d’aménager autrement les parties privatives. Par exemple le groupe peut choisir de partager une buanderie, un garage, une pièce de services et de jeux, un bureau, une chambre pour amis de passage…. La réflexion collective incite naturellement à chercher des économies à tous les postes et conduit à des analyses énergétiques et environnementales.
Ce qui paraît encore difficile à faire seul, devient possible ensemble, comme trouver un architecte compétent dans les matériaux écologiques performants en isolation phonique et climatique et acheter ceux-ci au meilleur prix à cause des quantités nécessaires. Installer une chaudière collective à granulés ou de la géothermie ou des panneaux solaires… c’est frappant quand on visite les nombreux cohabitats de Belgique ou d’Allemagne et ceux en projets en France : ils sont toujours novateurs en matériaux et particulièrement sobres en énergie. Il n’y a qu’à voir l’immeuble en cours de construction à Strasbourg pour une dizaine de foyers : structure bois, isolation cellulose, toiture végétale, panneaux solaires, excellents vitrages…
On met aussi en commun des machines, des objets, des outils : de l’équipement électronique aux outils de bricolage, de la machine à laver à la voiture… et des services, de la garde d’enfants au prof de gym.
Le cohabitat, par sa démarche de responsabilisation environnementale, est profondément en résonnance avec Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme | Tagué : écoconstruction, écoquartier, énergie, cohabitat, environnement, habitat groupé | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 8, 2009 par pascalbourgois2
jejpb.com, Fabienne Oçafrain, le 06 novembre 2009
Climat : un forum pour une prise de conscience générale
Un mois avant la conférence mondiale des Nations Unies à Copenhague, qui se déroulera du 7 au 18 décembre, sur le changement climatique, plusieurs associations ont décidé d’organiser un forum sur cette thématique à Bayonne. Une manière pour les Amis de la Terre, ATTAC, Bizi !, la Fondation Manu Robles-Arangiz et Survie de lancer le compte à rebours devant l’importance et l’urgence de prise de conscience de la population et des politiques quant au devenir de l’humanité et de la vie sur la planète.
En effet, ce soir, dès 20 h 30 au grand amphi de la Faculté de Bayonne, une conférence sera consacrée aux causes et conséquences du réchauffement climatique et à l’importance et les enjeux du Sommet de Copenhague. Tour à tour, interviendront Patric Piro, journaliste spécialisé en environnement, Hervé Le Treut, climatologue, Jean Stéphane Devisse, responsable du pôle Changement climatique et politiques publiques au WWF, et enfin Cyrielle Den Hartigh, chargée de la campagne climat aux Amis de la Terre-France. Tous sont spécialistes et étaleront leur savoir devant le grand public.
Le premier à prendre la parole sera Patric Piro. Journaliste, spécialisé depuis 20 ans dans les questions d’écologie et des relations Nord-Sud, il présentera les enjeux du Sommet de Copenhague et réalisera une présentation globale des causes et conséquences prévisibles du réchauffement climatique. Conséquences que s’attachera de préciser Hervé le Treut. Membre du fameux Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et membre de l’Académie des Sciences, il est aussi directeur de L’Institut Pierre Simon Laplace créé au début des années 90 pour fédérer les activités de six laboratoires de la région parisienne impliqués dans les sciences de l’environnement terrestre et planétaire. Son intervention apportera donc une approche scientifique des conséquences du changement climatique en présentant les prévisions du GIEC. On notera à ce propos que le dernier rapport de ce groupe d’experts publié en 2007 évoque l’inquiétude des scientifiques quant à la hausse probable pour 2 100 de la température moyenne de 2 à 4,5 degrés et une montée du niveau des océans de 19 à 58 centimètres et les conséquences alarmantes de ces modifications.
Et le Pays Basque…
Les conséquences du changement climatique seront-elles les mêmes pour tous les territoires ? Jean-Stéphane Devisse, coordinateur de l’action des ONG pendant le Grenelle de l’environnement en 2007 précisera ce qui va changer au Pays Basque dans les décennies à venir, compte tenu du fait que ce dernier cumule les facteurs à risque : littoral, montagne et position géographique au Sud de l’Europe. Une intervention importante pour Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Education | Tagué : amis de la terre, attac, bayonne, bizi, climat, copenhague, survie | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 7, 2009 par pascalbourgois2
lefigaro.fr, Marielle Court, le 6 novembre 2009
Le réchauffement pourrait coûter très cher à la France
Sécheresse, inondations de zones côtières, etc. : le surcoût se chiffrerait à plusieurs milliards d’euros par an.
Déficit en eau, impact sur la forêt, nécessaire évolution du tourisme, risque de submersion… À l’heure où tous les yeux sont braqués sur Copenhague dans l’espoir d’un grand accord international sur le climat, la France se penche sur son territoire. Objectif : mesurer chez nous les effets et le coût du changement climatique pour les vingt ou cinquante ans à venir. Et le constat est sans surprise : bien que pour certains secteurs «on observe des coûts et des opportunités… On peut s’attendre à un impact global négatif», précise l’Onerc (Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique) qui vient de remettre son travail à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Écologie. L’Observatoire, qui a pratiqué plusieurs chiffrages, évoque, selon qu’il s’appuie sur un scénario optimisme ou pessimiste du Giec (Groupe d’experts sur le climat), une charge financière supplémentaire de plusieurs milliards d’euros par an. Les quelque 200 spécialistes qui ont travaillé durant deux ans sur ce document ont abordé la question par grands secteurs sur la base d’une situation économique constante.
• Raréfaction des ressources en eau
Si la demande en eau reste identique, le déficit sera de 2 milliards de m3 par an (sur 32 milliards de m3). Les zones les plus touchées seront les mêmes qu’actuellement, à commencer par le grand Sud-Ouest. Une multiplication des conflits d’usage est à craindre entre agriculteurs, industriels et particuliers. Les agriculteurs sont les plus gros utilisateurs (48 % de la consommation totale).
• Des risques naturels accrus
Certaines régions sont en première ligne avec la montée du niveau de la mer. Dans le seul Languedoc-Roussillon, des milliers de logements sont concernés avec un coût évalué à plusieurs dizaines de milliards d’euros. De même, les dégâts causés par la sécheresse aux maisons construites sur des sols argileux devraient faire passer le coût des réparations de 220 millions d’euros par an à 700 millions, voire 1,3 milliard d’euros, selon les scénarios les plus noirs d’ici 2100.
• Des coûts indirects en matière de santé
Les impacts potentiels sur la santé n’ont pas été évalués. Ils pourraient être considérables étant donné que la valeur des années de vie perdues du fait de la canicule de 2003 a été chiffrée à 500 millions d’euros. La seule augmentation de consommation de psychotropes après l’inondation du Gard en 2002 a représenté une charge supplémentaire de 245 euros par personne concernée.
• Les saisons touristiques chamboulées
À l’horizon 2100, l’attractivité touristique de la France pourrait diminuer en été et en hiver. Dans un cas en raison de trop fortes chaleurs, dans l’autre, faute d’un bon enneigement. Pour les sports d’hiver, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Santé, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, climat, copenhague, eau, forêt, france, GIEC, infrastructures, risques naturels, santé, tourisme | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 6, 2009 par pascalbourgois2
hns-info.net, Ludo, le 5 novembre 2009
Pourquoi le changement climatique n’est pas une question environnementale
Le COP 15 réunira prochainement « dirigeants » mondiaux, multinationales et grosses ONG pour dessiner l’après-Kyoto et tenter d’empêcher une crise climatique catastrophique. L’objectif de ce texte n’est pas de monter à bord du train fonçant des élites et de dépeindre une apocalypse imminente, encourageant les politiques basées sur la peur. Il est, en reliant les différents points que sont les différentes luttes, de faire apparaître l’image dans sa globalité. De montrer les enjeux réels des négociations sur le changement climatique, et de dénoncer ce dernier, non comme une question purement « environnementale », mais comme le symptôme qu’il est de la faillite d’un système qui nous détruit et ravage notre planète.
Les « solutions » de ce système, dont on sait déjà qu’elles seront les seules abordées à Copenhague, sont basées sur le marché, afin de satisfaire les puissants lobbies des multinationales. Marché du carbone, agrocarburants, énergie nucléaire, mécanismes de « compensation »… Ces fausses solutions n’envisagent pas un instant de réduire les émissions de gaz à effet de serre directement à la source, dans nos pays industrialisés, et sont par conséquent très loin de permettre les réductions d’émissions réellement nécessaires. Elles se révèlent par ailleurs parfois extrêmement dangereuses dans leurs applications, en accroissant dramatiquement les inégalités Nord/Sud, les problèmes environnementaux et l’injustice sociale au sein des pays en voie de développement. Ces pays, ces paysan-ne-s, ont pourtant des solutions. La justice climatique, ces alternatives et solutions réelles qui viennent de la base, sont les enjeux de la lutte globale à laquelle appellent des réseaux comme CJA et CJN (« Climate Justice Network », Réseau pour la Justice Climatique, qui regroupe de nombreux groupes des pays du Sud).
Le capitalisme, ou à qui profite le crime climatique ?
La prise de conscience environnementale généralisée actuelle est utile à ceux qui développent activement la notion de « capitalisme vert ». Il permet de recréer l’adhésion citoyenne à des structures dépassées et discréditées par la crise systémique qui les secoue.
Les multinationales repeignent leurs enseignes en vert, leurs campagnes publicitaires rivalisent de « greenwashing » [2], est à l’origine de la création du marché du carbone, qui invente un prix au CO2 contenu dans l’air. C’est cela, la proposition principale de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) : un marché du carbone mondialisé, au sein duquel les entreprises vendent et achètent des crédits symbolisant leur droit à polluer. Ce type de marché immatériel, dont le prix du « bien » est inventé, conduit immanquablement à une spéculation et des pratiques frauduleuses gigantesques, puis à une bulle géante, et à son éclatement. Or cette fois, ce ne sont pas les profits des banques et des multinationales ou nos emplois qui sont en jeu, mais un changement climatique irréversible de grande ampleur qui pourrait laisser nos enfants hériter d’un terrain vague.
Le nouveau « COLONIALISME »
Les multinationales qui en ont les moyens peuvent obtenir des crédits-carbone ; et des mécanismes à la complexité bien pratique peuvent leur en faire obtenir encore davantage, comme le « mécanisme de développement propre », MDP (en anglais Clean Development Mechanism ou CDM). Au sein de ces « mécanismes flexibles », Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, agrocarburants, air, alimentation, économie verte, biodiversité, capitalisme, climat, CO2, colonialisme vert, consommation, copenhague, crise, eau, ENR, environnement, kyoto, nucléaire, OGM, ONG, pesticides, réfugiés climatiques, sols, via campesina, viande | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 6, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Stéphanie Synaeve, le 6 Novembre 2009
Excideuil – Le broyat de branches pour rééquilibrer les sols
Depuis le mois de novembre 2008, l’association Rameal Peri’Vert, un autre regard sur nos modes de culture, offre une nouvelle vision de l’entretien des jardins et cultures des particuliers. Elle promeut, entre autres, l’utilisation de broyat de branches de feuillus pour un rééquilibrage naturel des sols, sans apport d’engrais ni d’eau.
Une conférence demain
Unique en Dordogne, cette association met en place une journée conférences demain, à partir de 10 heures, dans la salle de spectacles du château en présence de M. Besson, docteur en ingénierie écologique, M. Bailly, fondateur de Écorégion, Concept et Territoires, et M. Dupéty, auteur et agriculteur, qui interviendront respectivement à 10 heures, 14 heures et 16 heures.
Depuis sa création, l’association a vu son nombre d’adhérents sans cesse augmenter grâce, notamment, à ses actions en faveur de l’environnement et à ses projets. L’association travaille actuellement à la réhabilitation de l’ancienne déchetterie de Saint-Martin.
Elle a en projet également la mise en place d’une manifestation à Excideuil sur le thème de la maison écologique dans le cadre Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Déchets, Infos générales / agriculture | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 4, 2009 par pascalbourgois2
bibliobs.nouvelobs.com, Claude Lévi-Strauss, paru dans «l’Obs» le 9 juin 2005, source: «le Nouvel Observateur» du 1er mai 2008.
Les leçons d’un ethnologue
En mai 2005, le grand anthropologue reçut le prestigieux prix international de Catalogne. Ce fut alors, pour lui, l’occasion de méditer sur l’homme et le monde
Parce que je suis né dans les premières années du XXe siècle et que, jusqu’à sa fin, j’en ai été l’un des témoins, on me demande souvent de me prononcer sur lui. Il serait inconvenant de me faire le juge des événements tragiques qui l’ont marqué. Cela appartient à ceux qui les vécurent de façon cruelle, alors que des chances successives me protégèrent, si ce n’est que le cours de ma carrière en fut grandement affecté.
L’ethnologie, dont on peut se demander si elle est d’abord une science ou un art (ou bien, peut-être, tous les deux), plonge ses racines en partie dans une époque ancienne et en partie dans une autre récente. Quand les hommes de la fin du Moyen Age et de la Renaissance ont redécouvert l’Antiquité gréco-romaine et quand les jésuites ont fait du grec et du latin la base de leur enseignement, ne pratiquaient-ils pas une première forme d’ethnologie? On reconnaissait qu’aucune civilisation ne peut se penser elle-même si elle ne dispose pas de quelques autres pour servir de terme de comparaison. La Renaissance trouva dans la littérature ancienne le moyen de mettre sa propre culture en perspective, en confrontant les conceptions contemporaines à celles d’autres temps et d’autres lieux.
La seule différence entre culture classique et culture ethnographique tient aux dimensions du monde connu à leurs époques respectives. Au début de la Renaissance, l’univers humain est circonscrit par les limites du bassin méditerranéen. Le reste, on ne fait qu’en soupçonner l’existence. Au XVIIIe et au XIXe siècle, l’humanisme s’élargit avec le progrès de l’exploration géographique. La Chine, l’Inde s’inscrivent dans le tableau. Notre terminologie universitaire, qui désigne leur étude sous le nom de philologie non classique, confesse, par son inaptitude à créer un terme original, qu’il s’agit bien du même mouvement humaniste s’étendant à un territoire nouveau. En s’intéressant aux dernières civilisations encore dédaignées – les sociétés dites primitives -, l’ethnologie fit parcourir à l’humanisme sa troisième étape.
Les modes de connaissance de l’ethnologie sont à la fois plus extérieurs et plus intérieurs que ceux de ses devancières. Pour pénétrer des sociétés d’accès particulièrement difficile, elle est obligée de se placer très en dehors (anthropologie physique, préhistoire, technologie) et aussi très en dedans, par l’identification de l’ethnologue au groupe dont il partage l’existence et l’extrême importance qu’il doit attacher aux moindres nuances de la vie physique des indigènes.
Toujours en deçà et au-delà de l’humanisme traditionnel, l’ethnologie le déborde dans tous les sens. Son terrain englobe la totalité de la terre habitée, tandis que sa méthode assemble des procédés qui relèvent de toutes les formes du savoir: sciences humaines et sciences naturelles.
Mais la naissance de l’ethnologie procède aussi de considérations plus tardives et d’un autre ordre. C’est au cours du XVIIIe siècle que l’Occident a acquis la conviction que l’extension progressive de sa civilisation était inéluctable et qu’elle menaçait l’existence des milliers de sociétés plus humbles et fragiles dont les langues, les croyances, les arts et les institutions étaient pourtant des témoignages irremplaçables de la richesse et de la diversité des créations humaines. Si l’on espérait savoir un jour ce que c’est que l’homme, il importait de rassembler pendant qu’il en était encore temps toutes ces réalités culturelles qui ne devaient rien aux apports et aux impositions de l’Occident. Tâche d’autant plus pressante que ces sociétés sans écriture ne fournissaient pas de documents écrits ni, pour la plupart, de monuments figurés.
Or, avant même que la tâche soit suffisamment avancée, tout cela est en train de disparaître ou, pour le moins, de très profondément changer. Les petits peuples que nous appelions indigènes reçoivent maintenant l’attention de l’Organisation des Nations unies. Conviés à des réunions internationales, ils prennent conscience de l’existence les uns des autres. Les Indiens américains, les Maoris de Nouvelle-Zélande, les Aborigènes australiens découvrent qu’ils ont connu des sorts comparables, et qu’ils possèdent des intérêts communs. Une conscience collective se dégage au-delà des particularismes qui donnaient à chaque culture sa spécificité. En même temps, chacune d’elles se pénètre des méthodes, des techniques et des valeurs de l’Occident. Sans doute cette uniformisation ne sera jamais totale. D’autres différences se feront progressivement jour, offrant une nouvelle matière à la recherche ethnologique. Mais, dans une humanité devenue solidaire, ces différences seront d’une autre nature: non plus externes à la civilisation occidentale, mais internes aux formes métissées de celle-ci étendues à toute la terre.
La population mondiale comptait à ma naissance 1,5 milliard d’habitants. Quand j’entrai dans la vie active, vers 1930, ce nombre s’élevait à 2 milliards. Il est de 6 milliards aujourd’hui, et il atteindra 9 milliards dans quelques décennies, à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : air, anthropologie, biodiversité, civilisation, consommation, culture, démographie, eau, ethnologie, faune, flore, humanisme, lévi-strauss, sciences | 1 commentaire »
Posté sur novembre 4, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Françoise Chouvac, le 4 Novembre 2009
MARSAS. Le premier écogîte du département
Une semaine à La Bernarde
Le calme, l’authenticité, un habitat préservé et respectueux de l’environnement, telle est la philosophie de l’écogîte selon les Gîtes de France. Cette philosophie est également celle des époux Gallet, qui possèdent depuis plus de trente ans la propriété La Bernarde. René a aménagé le parc paysager de 10 hectares, les 3 kilomètres d’allées forestières bordées d’arbres divers mais qui respectent tous la biodiversité du lieu. Point d’arbres exotiques mais uniquement ceux des régions tempérées et océaniques, deux étangs entièrement recouverts de nymphéas multicolores, des oiseaux, des canards, des tortues cistudes, une pisciculture de carpes, des champignons à la saison… Bref, un vrai paradis, qui est souvent le cadre de stages pour écologistes convaincus.
Bio, solaire, recyclable
René et Marie-France Gallet ont souhaité transformer une partie de leur maison en gîte rural et se sont engagés dans la démarche en proposant un hébergement rural touristique « écolo » : des panneaux solaires installés sur le toit chauffent l’eau des sanitaires mais également la maison, la peinture des murs est bio, le bois et d’autres matériaux naturels, locaux et recyclables, moins néfastes pour l’environnement, ont été choisis avec soin.
Tous les critères exigés par les Gîtes de France ont été scrupuleusement respectés, et c’est ainsi qu’au mois d’octobre La Bernarde est devenue le premier écogîte de la Gironde. Ce classement permet ainsi aux touristes et aux vacanciers désireux de vivre quelques jours dans un cadre écologique d’être sûrs de ne pas être déçus et de trouver une maison en accord avec leurs convictions.
Le gîte des Gallet est bien plus que cela, et René n’a de cesse de faire découvrir sa propriété avec enthousiasme et gentillesse. Il n’hésite pas à donner des conseils sur le recyclage, le tri sélectif, la façon de faire du compost, et plein d’autres recettes avec les plantes et les fleurs trouvées en parcourant le domaine.
Les vacanciers repartent heureux d’avoir passé un séjour agréable dans un cadre de verdure et de calme, et ravies des conseils éclairés des époux Gallet.
Céline et Fabien ont pu, les premiers, apprécier le charme de l’écogîte La Bernarde. Ces deux citadins avaient gagné un week-end dans cet endroit grâce à un jeu sur France Bleu, et les époux Gallet leur ont offert de rester toute la semaine gratuitement.
« Les propriétaires sont charmants et sympathiques, raconte Céline. Ils nous ont fait les honneurs de leur domaine, des quatre potagers, des parcs à moutons, des poulaillers. » Fabien, quant à lui, a admiré le travail de René dans le parc : « Les arbres, Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie | Tagué : écogite, écologie, biodiversité, bois, compost, eau, ENR, environnement, gallet, gironde, marsas, nature, recyclage, tri sélectif | 1 commentaire »
Posté sur novembre 4, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, NC, le 4 Novembre 2009
ENVIRONNEMENT. Un forum sur le changement climatique se tiendra vendredi et samedi à Bayonne
Il faut préparer les esprits
Le forum sur le changement climatique organisé à Bayonne les 6 et 7 novembre s’inscrit en pleine actualité. Un mois plus tard, en effet, du 7 au 12 décembre, se tiendra à Copenhague la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Laquelle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en oeuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto qui prend fin en décembre 2012.
Et le forum de Bayonne coïncidera avec la dernière séance de travail avant la Conférence sur le climat. Elle aura pour cadre Barcelone, du 2 au 6 novembre. Ce sera le « dernier round avant Copenhague », comme dit Jean-Noël Etcheverry, de la fondation Manu Robles-Arangiz, organisatrice de la manifestation avec les Amis de la Terre, Attac, Bizi ! et Survie.
Avant Copenhague
Le forum de Bayonne aura pour but, indiquent ces associations, de « transmettre l’information et d’activer la population », afin d’influer sur les chefs d’Etat qui se réuniront à Copenhague. Le forum débutera vendredi à 20 h 30 au grand amphi de la faculté de Bayonne. Les intervenants seront Patrick Piro, journaliste spécialisé en questions environnementales, Cyrielle den Hartigh, des Amis de la Terre, Jean-Stéphane Devisse, responsable du pôle Changement climatique de WWF, coordonnateur de l’action des ONG pendant le Grenelle de l’environnement, et Hervé Le Treut, climatologue. Ils débattront des causes et des conséquences prévisibles du changement climatique, montreront l’importance et les enjeux du sommet de Copenhague.
Le lendemain, à 10 h 30, à l’amphi de l’IUT de Bayonne, Geneviève Azam, maître de conférence en économie, membre du Conseil scientifique d’Attac, exposera les mesures à prendre pour lutter contre ce réchauffement climatique, au Nord et au Sud, qui « met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains et menace d’extinction des millions d’espèces ».
A partir de 14 h 30, au même endroit, Cyrielle Den Hartigh, Jean-Stéphane Devisse et l’agronome Philippe Pointereau présenteront les alternatives locales au changement climatique. Et enfin, à 17 h 30, le mot de la fin (provisoire) appartiendra à Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d’Attac. Il reviendra sur Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Gouvernance | Tagué : amie de la terre, attac, bayonne, bizi, climat, copenhague, fondation manu robles-arangiz, forum, grenelle, kyoto, le treut, ONG, piro, survie, WWF | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 4, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Bernard Broustet, le 4 Novembre 2009
DÉBAT PUBLIC. La rencontre organisée hier, à Bordeaux, a révélé d’importantes inconnues
Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère
Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée hier à Bordeaux par la commission nationale du débat public sur les nanotechnologies. Suivie par plusieurs centaines de personnes, dans une ambiance quasiment exempte d’invectives et de démagogie, la rencontre a permis de pointer les opportunités, mais aussi les inconnues et les risques entourant ces particules dont la taille est comprise entre 1 et 100 milliardièmes de mètre, et dont les applications industrielles présentes et plus encore futures paraissent potentiellement considérables (électronique, santé, aéronautique, énergie).
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’exposé délivré par Patrick Brochard, professeur d’épidémiologie à l’université Victor-Segalen, incite pour le moins à la prudence. Évoquant les publications scientifiques sur le sujet, Patrick Brochard a rappelé que l’impact des nanoparticules sur les cellules semblait d’autant plus important que ces substances et ces matériaux étaient de petite taille. Autrement dit, plus on se rapproche du nanomètre (milliardième de mètre) et plus les nanoparticules peuvent résister à l’offensive des cellules macrophages, qui sont en quelque sorte des chiens de garde de l’organisme chargés d’avaler (phagocyter) les éléments étrangers éventuellement toxiques. D’où, dans certains cas, un risque potentiel de pénétration des nanoparticules jusqu’aux alvéoles pulmonaires, puis, par là, au sang. Le risque est d’autant plus important lorsque les particules ont une forme allongée, ce qui est, par exemple, le cas des nanotubes de carbone, qui font l’objet, en Aquitaine, de gros travaux de recherche et préindustrialisation.
Risques pris en compte
Patrice Gaillard, responsable de ce projet au sein du GRL (Groupe de recherche de Lacq), dépendant de l’entreprise chimique Arkema, a souligné que les risques potentiels des nanotubes de carbone avaient été pris en compte par la société : « 50 % des dépenses jusqu’ici engagées dans l’opération, a-t-il affirmé, concernent la toxicité, l’écotoxicité et la protection des travailleurs. »
D’autres intervenants, comme un médecin du travail du CEA, et Patrick Levy, de l’Union des industries chimiques, ont souligné que divers procédés permettaient de protéger les travailleurs. Mais Pierre-Yves Menteleon, syndicaliste CFTC du CEA, fait valoir que les dangers potentiels existent tout au long de la chaîne, qui va de la production des nanoparticules à leur utilisation par d’autres industries, puis aux possibilités d’exposition éventuelle du consommateur et, enfin, à la mise en décharge.
Le précédent de l’amiante
Dans ces conditions, Simon Charbonneau, porte-parole de l’association environnementaliste Sepanso, estime que l’État et les institutions (Conseil régional…) ne respectent pas le principe de précaution en Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : Bordeaux, brochard, charbonneau, débat public, industrie, nanos, nanotechnologies, principe de précaution, SEPANSO | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 3, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Chantal Roman, le 3 Novembre 2009
PYLA-SUR-MER. Dans le cadre des Journées de l’énergie organisées par le réseau des Espaces info énergie d’Aquitaine, visite d’une villa dite à « énergie positive »
Un exemple d’éco-construction exemplaire
Exemplaire, tel est le mot. À la fois au plan des ressources en énergie « positive » qu’au plan de la construction, bioclimatique. C’est ce que les visiteurs, nombreux, qui participaient à la semaine des Journées de l’énergie ont pu découvrir avec cette villa construite à Pyla-sur-Mer, avec vue sur les passes du Bassin.
« Il s’agissait pour nous de surélever une construction déjà existante, explique la propriétaire. Nous avions d’une part un budget serré et d’autre part la volonté de réaliser un projet entièrement bioclimatique, mais aussi porteur d’énergie positive ».
Excellente isolation
Le couple a fait appel à un architecte, Olivier Lehmans (cet architecte bordelais est spécialisé dans les démarches HQE-haute qualité environnementale, conceptions bioclimatiques, écoconstructions, etc.), et aux conseils du Creaq (Centre régional d’écoénergétique d’Aquitaine) pour la réalisation de la maison. L’architecte était d’ailleurs présent lors de la visite afin de guider les visiteurs, tandis que William Mazel représentant le Creaq, répondait aux questions des visiteurs. C’est donc une construction entièrement dirigée vers les économies d’énergie, une maison « passive », à très faible consommation énergétique, orientée sud et sud ouest, avec une façade entièrement vitrée. Tout a été conçu pour fonctionner sans chauffage conventionnel, mais avec un simple chauffage d’appoint, en l’occurrence une chaudière à condensation au gaz et une cheminée insert.
Ainsi, cette maison offre toute l’année une température ambiante agréable : « Sans chauffer, il fait 19°C tout le temps », annonce la propriétaire.
La construction a été réalisée avec des matériaux locaux : du bois de la forêt usagère coupé à la bonne lune pour la charpente, une isolation avec des fibres végétales, (du chanvre), du pin maritime des Landes pour les parquets et le bardage intérieur des pièces.
Un seul grand espace regroupe un vaste salon et une cuisine ouverte. Pas de cloison, ce qui permet à la lumière du jour d’entrer à plein… et donc d’économiser de l’électricité. Côté baies (avec double vitrage) un avant-toit protège du soleil durant l’été, mais le fait entrer l’hiver.
Du photovoltaïque sur le toit
sudouest.com
C’est une toiture végétalisée de 100 m² qui a été réalisée, et cette couche naturelle offre une meilleure isolation, surtout l’été. Elle permet aussi un stockage des eaux de pluie, lesquelles sont récupérées pour l’arrosage du jardin. Autre installation, celle de capteurs solaires et panneaux photovoltaïques thermiques. La propriétaire est d’ailleurs ravie du bilan économique : « C’est Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Energie, Infos générales / Santé, Infos générales / Urbanisme | Tagué : aquitaine, écoconstruction, électricité, énegie positive, énergie, bioclimatisme, bois, chanvre, CREAQ, eau, ENR, espaces infos énergie, lehmans, mazel, pyla sur mer, toiture végétalisée | 1 commentaire »
Posté sur novembre 3, 2009 par pascalbourgois2
Le Canard enchaîné, Jean-Luc Porquet, le 14 octobre 2009
Dès demain, l’atomobile !
Ça serait génial, non ? Au lieu d’être sillonnées comme aujourd’hui par 30 millions de bagnoles polluantes recrachant chacune 2,5 kg de gaz carbonique pour chaque litre d’essence brûlée, les routes de notre beau pays ne verraient passer que des voitures électriques à pollution zéro, estampillées Renault ou Peugeot, fabriquées à Flins et à Montbéliard, du coup on en exporterait partout, y aurait plus de chômeurs en France, les rois du pétrole on leur rirait au nez vu que l’électricité serait fabriquée dans nos centrales nucléaires tricolores qu’on sait tellement gentilles pour la planète.
C’est au nom de ce doux rêve, un chouïa revu à la baisse (atteindre 10% de voitures électriques en 2020 sera déjà un exploit) que not’ président Sarkozy s’agite énormément ces temps-ci. La semaine dernière, il est allé en Moselle promettre des subventions à l’usine (allemande) qui fabriquera bientôt des Smart électriques. Quelques jours auparavant, ses ministres Borloo, Estrosi et Jouanno lançaient un grand plan volontariste destiné à faire de la France le champion européen de la bagnole électrique. Un superbonus de 5 000 euros par achat ! une commande groupée de 50 000 exemplaires pour les entreprises publiques ! 120 millions offerts à Renault pour qu’il fabrique avec le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) des batteries à Flins ! et 900 millions en rab pour commencer à installer un réseau mahousse de prises électriques ! Quatre millions de prises en 2020 ! Prix total : 4 milliards… Bref, l’argent va couler à flot pour la voiture « écolo », et on ne sentira rien puisque le Grand Emprunt y contribuera largement, qu’on remboursera à la saint-glinglin.
Mais il y a – au minimum – deux hic. D’abord, le point faible de cette bagnole : sa batterie, dite « lithium-ion ». elle est hors de prix, aussi chère que la voiture elle-même, soit dans les 120 000 euros, du coup, pour ne pas écoeurer l’automobiliste, on la lui louera (100 euros par mois). Non seulement sa durée de vie est brève, dans les 50 000 km, mais au bout de 200 km maxi, il faudra la recharger, ce qui prendra une nuit en mode normal, une heure trente en mode « semi-rapide », vingt minutes en très rapide (mais faudra raquer plus pour charger plus !). Mieux : Bolloré, le grand ami de Sarkozy, affirme qu’elle est tellement peu fiable qu’ « une voiture sur 5000 brûlera » (« Le Monde », 16/9). Et de jurer que la sienne, une batterie dite « sèche » qu’il fait fabriquer près de Quimper, sera sans risque. Bluff, ou vrai lézard ? Certains en ont déjà conclu qu’il vaudra mieux prendre le bus…
Autre hic : l’électricité vient de quelque part. Dans le monde, les deux tiers sont produits à partir du charbon, du fioul et du gaz. Bonjour le CO2 ! En France, 80 % de l’électricité viennent des centrales nucléaires, qu’on sait très propres : Tchernobyl ne se reproduira plus jamais, promis-juré ; les déchets, on trouvera bien une solution ; et pour les incidents à répétition, pas de panique, chacun a reçu ses comprimés d’iode. Que le doux rêve d’une France à 30 millions de voitures exige 20 réacteurs nucléaires en plus ne doit donc inquiéter personne. Subventionné à mort, l’automobile est en train de se transformer en Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : atomobile, automobile, électricité, énergie, climat, CO2, déchets, nucléaire, pollution, porquet | 1 commentaire »
Posté sur novembre 3, 2009 par pascalbourgois2
MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, le 7 octobre 2009
3 conférences-débat « Climat, énergie et transports »
Université populaire de l’environnement – L’Université nomade d’Aquitaine en partenariat avec le Collectif Gironde Copenhague 09
Université Bordeaux 2 Victoire – Place de la Victoire – Amphithéâtre Pitres – Bordeaux
Le mercredi 7 octobre à 18h00 : “Crise climatique, énergétique, écologique…, état des lieux” avec Gilbert Haumont – Universitaire
Le jeudi 15 octobre à 18h00 : “Les énergies : une division par 4 d’ici 2050” avec Gilles Drogou – Les Amis de la terre
Le mercredi 4 novembre à 18h00 : “Vers une révolution des transports ?” avec Simon Charbonneau – Universitaire
Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite
Contact : Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine et Université populaire de l’environnement : mnebxquitaine@aol.com
D’après le Commissaire européen à l’environnement Stavros Dimas, le sommet de Copenhague qui aura lieu en décembre prochain sera la dernière chance du monde pour éviter un changement climatique fatal et engager une lutte sérieuse contre les émissions de gaz à effet de serre. Le monde fera face à sa dernière chance de se mettre d’accord sur une réponse mondiale appropriée au changement climatique.
Les dirigeants d’environ 190 pays se rencontreront pour essayer de se mettre d’accord sur une convention mondiale pour remplacer le Protocole de Kyoto et lutter contre le changement climatique. Le Protocole de Kyoto, qui engage 37 nations industrialisées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en moyenne entre 2008 et 2012, expirera en 2012. « Cela fait maintenant douze ans que Kyoto a été créé. Cela signifie que Copenhague est la dernière opportunité pour le monde de faire cesser le changement climatique avant qu’il ne dépasse un point de non retour » a déclaré le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas. « Conclure un accord à Copenhague est non seulement possible, mais c’est impératif et nous allons le conclure ».
Les émissions de gaz à effet de serre mondiales augmentant plus rapidement que prévu, Stavros Dimas a déclaré qu’il était essentiel que les principaux pollueurs tels que les Etats-Unis et les pays émergents du Moyen-Orient et de l’Amérique du sud signent également le nouveau traité. Stavros Dimas a déclaré qu’un accord à Copenhague devrait viser à limiter le changement climatique en maintenant l’augmentation des températures au dessous du seuil critique des 2°C par rapport à la période préindustrielle, soit moins de 1,2°C au-dessus des températures actuelles.
Pour cela il faudra au moins diviser par deux les émissions mondiales d’ici Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Education, Infos générales / Pollution, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : associations, écologie, énergie, Bordeaux, charbonneau, climat, copenhague, dimas, drogou, GES, GIEC, haumont, kyoto, MNE bordeaux-aquitaine, université populaire de l'environnement | Laisser un commentaire »
Posté sur novembre 2, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, le 30 octobre 2009, Propos recueillis par Bertrand d’Armagnac
Harald Welzer, chercheur allemand
“Le réchauffement du climat crée de nouvelles sources de conflits”
D’ici à 2050, le changement climatique pourrait jeter sur les routes 200 millions de “réfugiés climatiques“, selon l’Institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’université des Nations unies. Qu’il s’agisse des sécheresses qui réduisent les cultures et les pâturages, ou de la montée des eaux qui submerge les petits Etats insulaires… Les désastres environnementaux vont provoquer des catastrophes sociales et favoriser l’éruption de conflits.
Psychosociologue allemand, chercheur au Kulturwissenschaftlichen d’Essen, Harald Welzer travaille sur les causes de l’émergence de la violence, et sur la perception des évolutions de société par ceux qui les vivent. Dans l’ouvrage Les Guerres du climat (Gallimard), paru mi-octobre, il décrypte la manière dont les dérèglements environnementaux peuvent générer des conflits entre pays et à l’intérieur des sociétés ; et explique comment la perception du danger créé par le réchauffement climatique peut être faussée.
Vous soulignez dans votre livre l’ampleur des catastrophes sociales engendrées par le changement climatique, aujourd’hui et dans les années à venir. Comment les problèmes environnementaux peuvent-ils conduire à des violences et à des guerres ?
Les guerres proviennent, bien sûr, de causes multiples, mais le réchauffement climatique crée de nouvelles sources de violence, et amplifie les pénuries et les tensions existantes en matière de nourriture, d’eau ou de terres.
Prenez le cas du Darfour. Même si le conflit a des origines diverses, il est clair que la désertification progressive vers le sud a conduit à une compétition pour les terres entre les nomades éleveurs de bétail et les fermiers sédentaires, d’ethnies différentes. Et le Soudan, Etat en déroute, est incapable de réguler ce conflit, ou n’importe quel autre.
Des catastrophes peuvent aussi découler d’événements météorologiques extrêmes, comme ce fut le cas à La Nouvelle-Orléans, où l’ouragan Katrina a conduit à un effondrement total de l’ordre social. Et en provoquant la fonte de la glace arctique, le réchauffement ouvre la voie à un conflit autour des ressources naturelles du Grand Nord, qui n’étaient pas exploitables jusqu’à maintenant.
La tension provoquée par les dérèglements climatiques se retrouve aussi dans le face-à-face entre les réfugiés, qui fuient leur pays pour survivre, et les nations riches. La politique de protection des frontières des pays développés est-elle aussi facteur de violence ?
Il est évident que le nombre de “réfugiés climatiques” augmentera dans les années qui viennent. Comment les Etats développés les accueilleront-ils ? De la même manière, je crains, qu’ils reçoivent déjà ceux qui fuient la faim et la pauvreté. En Europe, la volonté actuelle des gouvernements est d’abord de rendre de plus en plus difficile le voyage des demandeurs d’asile. Résultat : les tentatives de traversée sont de plus en plus dangereuses et mortelles.
Les pouvoirs publics cherchent également les moyens de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises | Tagué : agriculture, climat, crises, eau, environnement, guerres, réfugués climatiques, sècheresses, terres, welzer | 1 commentaire »
Posté sur novembre 2, 2009 par pascalbourgois2
alimentons-les-régions.fr, appel, novembre 2009
Appel : Alimentons les régions
ALIMENTONS LES REGIONS
Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,
Pour une politique foncière agro-écologique,
Pour l’emploi des jeunes
Intervenons ensemble dans le débat des régionales 2010
Faire de la question alimentaire une priorité en matière de développement, ce n’est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis auxquels l’humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la biodiversité, changement climatique). C’est aussi et surtout ouvrir à l’ensemble de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni l’industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C’est répondre aujourd’hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s’installer professionnellement dans l’agriculture nourricière. C’est répondre aux difficultés d’approvisionnement de la restauration collective en matière d’alimentation de qualité et de proximité.
Faire de la question alimentaire une priorité, c’est construire avec le Sud une réponse durable pour en finir avec la faim, en fondant la souveraineté alimentaire, du niveau local au niveau international, sur des politiques agraires favorisant la multiplication des lopins vivriers et sur la création de filières de formation et d’installation massive de jeunes dans les métiers de l’agro-écologie et de l’alimentation saine.
Faire de la question alimentaire une priorité, c’est remettre en cause les politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui consomment en France l’équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la disparition d’un département tous les six ans. C’est utiliser le foncier pour changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de nouvelles libertés, de nouveaux droits.
Faire de la question alimentaire une priorité, c’est freiner le développement des grandes surfaces et soutenir le commerce de proximité indépendant, le développement des marchés de plein air et celui des infrastructures de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, alimentation, économie, biodiversité, climat, consommation, crise, développement, eau, emploi, foncier, OGM, pollution, semences, sud, urbanisme | 1 commentaire »
Posté sur novembre 2, 2009 par pascalbourgois2
partnature.free, communiqué, le 2 novembre 2009
Dans le cadre des « Rencontres philosophiques d’Espaces Marx », Jean-Christophe MATHIAS sera dans la salle de la Cheminée du cinéma UTOPIA, place Camille Jullian à Bordeaux, le mardi 17 novembre 2009 à 20 H 30.
Cette rencontre-débat avec le public, qui se fera autour de l’ouvrage POLITIQUE
DE CASSANDRE, paru aux éditions du « Sang de la Terre » (Paris) en 2009,
traitera des aspects Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements | Tagué : Bordeaux, droit, environnement, mathias, philosophie, politique de cassandre, principe de précaution, utopia | 1 commentaire »
Posté sur octobre 30, 2009 par pascalbourgois2
Vélorution Bordeaux, Communiqué, octobre 2009
Prochaine Coïncidence Heureuse et Provoquée : Jeudi 5 novembre à Pey Berland à 17h pour une déambulation festive et revendicative
A 19h : retour à Pey-Berland pour un vin chaud, des prises de parole…
Merci de faire circuler cette info dans vos réseaux ! A jeudi prochain !
Cette semaine, une séance de négociations sur la suite du protocole de Kyoto a lieu à Barcelone en prévision du sommet de Copenhague : profitons-en pour faire entendre nos voix !
L’utilisation de la voiture en ville fait partie des aberrations écologiques : après diverses actions dans le cadre du collectif 33 Copenhague 09, cette fois-ci, on fait une vélorution !!!
RDV à vélo, trottinettes, rollers, fauteuils, skate…. et autres engins de locomotions non polluants avec vos slogans, vos idées, vos coups de gueule sur ce monde absurde…
Pour mettre dans la rue les questions climatiques, de société, d’aménagement, de monde vivable…
Les voitures s’auto-bloquent souvent à cette heure-ci… Mais cela n’empêchera pas les idées vélorutionnaires de passer !
Et n’oublions pas : Les rues, c’est Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements | Tagué : Bordeaux, copenhague, kyoto, vélo, vélorution, ville, voiture | 1 commentaire »
Posté sur octobre 29, 2009 par pascalbourgois2
journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 29 octobre 2009
Le «Giec» de la biodiversité pourrait voir le jour en 2010
Lancée en 2005 par la France, l’idée de créer une structure internationale pour la biodiversité, sur le modèle du Giec (1), est en bonne voie pour se concrétiser en 2010, à l’occasion de l’année internationale de la biodiversité. Les oppositions de principe ont été levées début octobre lors de la réunion du Pnue (2) à Nairobi. Restent à résoudre plusieurs questions-clés et à faire tomber les ultimes réticences.
«Je suis très confiante sur la création de l’IpBes (3) en 2010», a déclaré la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, jeudi 22 octobre en clôture d’une conférence organisée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) en partenariat avec l’Iddri (4) et le Meeddm. L’idée avait été lancée en 2005 par Jacques Chirac lors d’une conférence à Paris. Trois ans après, en novembre 2008, une première réunion du Pnue est organisée en Malaisie. Mais la majorité des Etats refusent alors d’ouvrir les négociations. «C’est le Brésil qui a donné le ton, en se montrant réservé sur le principe même de la création de cette instance», rappelle Lucien Chabason, directeur délégué de l’Iddri. Au sein même de l’Union européenne, beaucoup d’Etats étaient également réservés, précise François Wakenhut, de la direction générale Environnement de la Commission européenne.
Et pourtant, un changement semble s’être opéré du 5 au 9 octobre à Nairobi (Kenya) lors de la deuxième réunion intergouvernementale du Pnue. «Une position en faveur de la création de l’IpBes ainsi qu’une définition claire de son mandat se sont enfin dégagées. Sa création rapide a également fait consensus. 2010, année internationale de la biodiversité, c’est le moment où jamais», juge François Wakenhut. Les positions du Brésil et de la Chine ont sensiblement évolué. «Même s’il n’y a pas eu d’accord formel, il existe une fenêtre d’ouverture», confirme Anne-Hélène Prieur-Richard, directrice adjointe du programme international de recherche Diversitas.
L’objectif de l’IpBes? Favoriser une meilleure prise de conscience des citoyens et des politiques quant aux conséquences de l’érosion de la biodiversité, en s’appuyant sur le modèle du Giec qui a prouvé son efficacité pour faire connaître les impacts du changement climatique. La conférence de Nairobi a d’ailleurs été présidée par Robert Watson, président du Giec de 1997 à 2002. Un consensus y a émergé sur les missions de la plateforme qui devra réaliser des évaluations périodiques de l’état de la biodiversité, mais aussi servir de réseau d’échange de connaissances entre pays du Nord et du Sud. Une enquête conduite par l’UICN auprès de plus de 300 acteurs internationaux de la société civile et de la communauté scientifique montrent qu’ils plébiscitent à 80% la création du Giec de la biodiversité. «L’IpBes devra être renforcé par l’évaluation du prix de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes», estime François Wakenhut. A cet égard, le rapport Teeb (Economie des écosystèmes et de la biodiversité) dirigé par l’économiste Pavan Sukhdev est très attendu.
D’ici la prochaine réunion du Pnue en avril 2010 où la décision finale devra être entérinée avant sa validation par les Nations unies en septembre 2010, de nombreux obstacles restent à lever. «L’Australie et les Etats-Unis Plus d’infos »
Archivé sous: Divers | Tagué : associations, écologie, biodiversité, environnement, faune, flore, GIEC, IpBes, ONG, PNUE, UICN | 1 commentaire »
Posté sur octobre 29, 2009 par pascalbourgois2
Ecocentre de Gironde, Communiqué, octobre 2009
Prochains stages
La restauration écologique du bâti ancien du 16 au 20 novembre 2009 :
Public : tout public désireux d’approcher la restauration/rénovation écologique d’un point de vue théorique et global à partir d’exemples concrets (professionnels, autoconstructeurs, amateurs éclairés… )
Formateur : Claude Micmacher, écoarchitecte fondateur de l’Ecocentre® du Périgord.
Il s’agira de faire un tour d’horizon de ce qu’il est nécessaire de maîtriser avant de programmer et d’entamer une restauration/rénovation.
Principaux thèmes abordés :
- typologie des constructions anciennes (avant 1920 jusqu’à nos jours), respect des caractéristiques de chaque mode constructif
- introduction au bioclimatisme, solaire passif, éco-conception
- propriétés des matériaux écologiques
diagnostics et résolutions des éventuels désordres,adaptations aux rénovations précédentes
- gestion écologique de l’eau et récupération des eaux pluviales
Poêle de masse ou à inertie : du 12 au 16 avril 2010, et un mois plus tard : 5 jours de spécialisation sur le même thème.
Public : Tout public ayant l’envie et/ou l’expérience de la maçonnerie.
Formateur : Sébastien Laplace concepteur/constructeur de poêle à inertie.
Conception et construction d’un poêle de masse de type « Rocket Stove ». Le principe : un foyer à chargement vertical et à double combustion (1200°C en température de croisière) brûle du petit bois pendant environ 2 heures (préférence aux résineux). Ensuite les calories des fumées chaudes sont captées dans des conduits de briques de terre crue compressée (BTC). Ces calories sont restituées dans l’habitation pendant 12 à 24 heures par des rayonnements infra-rouges d’une douceur incomparable. Les avantages en sont Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Urbanisme | Tagué : énergie, association, écoconstruction, gironde, économie, bioclimatisme, blasquez, écocentre de gironde, micmacher, solar rives de garonne, poele de masse | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 29, 2009 par pascalbourgois2
futurchaos.blogs.nouvelobs.com, liberation.fr, Edgar MORIN, Johannesburg 2002, le 28 octobre 2009, le 26 août 2002
Pour une politique de l’humanité
Moteur d’occidentalisation, le développement est un mythe qu’il faut aujourd’hui abandonner au profit d’une politique de l’homme et de la civilisation.
Ne faut-il pas nous défaire du terme de développement, même amendé ou amadoué en développement durable, soutenable ou humain ?
L’idée de développement a toujours comporté une base technique-économique, mesurable par les indicateurs de croissance et ceux du revenu. Elle suppose de façon implicite que le développement techno-économique est la locomotive qui entraîne naturellement à sa suite un «développement humain» dont le modèle accompli et réussi est celui des pays réputés développés, autrement dit occidentaux. Cette vision suppose que l’état actuel des sociétés occidentales constitue le but et la finalité de l’histoire humaine.
Le développement «durable» ne fait que tempérer le développement par considération du contexte écologique, mais sans mettre en cause ses principes ; dans le développement «humain», le mot humain est vide de toute substance, à moins qu’il ne renvoie au modèle humain occidental, qui certes comporte des traits essentiellement positifs, mais aussi, répétons-le, des traits essentiellement négatifs.
Aussi le développement, notion apparemment universaliste, constitue un mythe typique du sociocentrisme occidental, un moteur d’occidentalisation forcenée, un instrument de colonisation des «sous-développés» (le Sud) par le Nord. Comme dit justement Serge Latouche, «ces valeurs occidentales [du développement] sont précisément celles qu’il faut remettre en question pour trouver solution aux problèmes du monde contemporain» (le Monde diplomatique, mai 2001).
Le développement sans qualités
Le développement ignore ce qui n’est ni calculable ni mesurable, c’est-à-dire la vie, la souffrance, la joie, l’amour, et sa seule mesure de satisfaction est dans la croissance (de la production, de la productivité, du revenu monétaire). Conçu uniquement en termes quantitatifs, il ignore les qualités : les qualités de l’existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non monnayables ; il ignore le don, la magnanimité, l’honneur, la conscience. Sa démarche balaie les trésors culturels et les connaissances des civilisations archaïques et traditionnelles ; le concept aveugle et grossier de sous-développement désintègre les arts de vie et sagesses de cultures millénaires.
Sa rationalité quantifiante en est irrationnelle lorsque le Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : écologie, économie, consommation, croissance, décroissance, démocratie, DD, morin | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 29, 2009 par pascalbourgois2
planete-terra.fr, Julien Vinzent, octobre 2009
L’habitat groupé : une pratique en construction
Sans passer par des promoteurs, de plus en plus de particuliers s’associent pour dessiner leurs logements à la carte et créer des espaces de vie collective. Le point sur cette tendance avec Stefan Singer, gérant de Toits de choix, une jeune société qui accompagne plusieurs projets dans le Sud de la France.
Terra eco : où en est l’habitat groupé en France ?
Stefan Singer : “Après un mouvement initial dans les années 80, où environ 200 expériences ont été menés à terme, il ne s’est pas passé grand chose pendant 15 ans. Depuis quelques années, il y a un nouveau mouvement avec des premiers bâtiments qui sortent de terre, comme celui d’Ecologis à Strasbourg. La ville est devenue extrêmement enthousiaste et propose une dizaine de parcelles pour des groupes en autopromotion. Lyon, Rennes, Paris passent des deals avec des groupes. Dans le grand Sud, Toits de choix suit un projet dans les Bouches-du-Rhône, deux dans le Gard, le Vaucluse, l’Hérault. Il y a aussi des initiatives dans le Var et sur la côte d’Azur… Ça se multiplie. C’est très difficile de faire un recensement, mais je pense qu’on en compte au total une cinquantaine à divers stades.”
Pourquoi ce regain d’intérêt ?
“Après les années 80, le conventionnel avait repris le dessus, car c’est quand même agréable d’être consommateur, de ne pas décider, cela libère des responsabilités. Je pense que c’est donc l’expression d’un malaise par rapport à ce système de délégation, l’envie de devenir acteur de son propre destin qui explique ce regain d’intérêt pour l’habitat groupé en autopromotion ? C’est un peu le phénomène des Amap appliqué au logement, qui est quand même un élément fondamental de notre vie. Ensuite, les gens avancent différentes raisons. La porte d’entrée commune, c’est l’environnement : tout le monde est d’accord pour construire un bâtiment écologique. Mais la motivation principale, c’est le désir d’un autre cadre de vie, autour d’un voisinage actif, des personnes que l’on connaît et avec qui on peut développer des comportements plus responsables et plus solidaires. On a des personnes qui se situent un peu avant la retraite et qui ont peur de vieillir seul, ou des jeunes couples qui se préoccupent de l’endroit où leurs enfants vont grandir.”
Quel recul a-t-on sur cette pratique ?
“On a les exemples des projets des années 80, comme celui de la fonderie de Vanves, où vivent 30 personnes. En 23 ans, aucune n’est partie. Et au Danemark, 5% de la population vit aujourd’hui en habitat groupé, avec parfois des projets de 200 personnes avec des cantines et un niveau d’organisation issu de 50 ans d’expérience. En Allemagne, cela n’existait pas il y a 15 ans et dans une ville comme Hambourg, cela représente maintenant 15 à 20% des logements neufs.”
Quels sont les freins ?
“Tout d’abord, l’absence de référence récente, d’où l’importance de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : associations, écologie, énergie, climat, consommation, environnement, habitat groupé, social | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 29, 2009 par pascalbourgois2
PNUD, octobre 2009
Rapport mondial sur le développement humain 2009 - Lever les barrières : mobilité et développement humain
Avant-propos – La migration a souvent mauvaise presse. Les stéréotypes négatifs décrivent les migrants comme « volant nos emplois » ou « vivant au détriment du contribuable » sont légion dans…
Télécharger ici Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Vient de paraître | Tagué : climat, migration, mobilité | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 29, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, le 29 octobre 2009
Climat : les Européens sur la corde raide
Quel accord le Premier ministre polonais Donald Tusk est-il prêt à avaliser, lorsque son ministre des finances Jan Rostowski juge “inacceptable que les pays pauvres de l’Europe doivent aider les pays riches à aider les pays pauvres dans le reste du monde”.
Un vrai risque d’échec sur le climat pèse sur le sommet des dirigeants de l’Union européenne jeudi et vendredi à Bruxelles, tant leurs divisions sont profondes sur les aides à apporter aux pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement de la planète.
“L’UE doit dire si elle va se prononcer sur les financements, car nous avons besoin d’une forte impulsion pour relancer les négociations internationales“, a souligné lundi la ministre suédoise aux Affaires européennes, Cecilia Malmström, au nom de la présidence de l’UE.
La contribution financière des Européens et des autres pays développés pour aider les pays les plus pauvres à s’adapter et à lutter contre le réchauffement du climat est devenu un enjeu majeur des négociations mondiales à six semaines du sommet mondial de Copenhague en décembre.
Les pays européens se sont écharpés la semaine dernière sans parvenir à s’entendre lors de réunions préparatoires de leurs ministres des Finances et de l’Environnement. Des discussions compliquées par le contexte de crise économique et budgétaire qui n’encourage pas à la générosité.
Les Etats sont divisés en trois clans : les “volontaristes”, avec la Grande-Bretagne pour chef de file, les “attentistes”, conduits par l’Allemagne, et les pays d’Europe de l’Est, menés par la Pologne, prêts à contribuer, mais “en fonction de leurs moyens“, selon un diplomate.
Le sommet de Bruxelles sera difficile car la réunion va imposer des arbitrages sonnants et trébuchants.
“Nous attendons des chefs d’Etat et de gouvernements qu’ils tranchent car s’il n’y pas d’argent sur la table, il n’y aura pas d’accord à Copenhague“, a averti le commissaire à l’Environnement Stavros Dimas.
Que va décider la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays est partisan d’attendre les promesses des autres pays développés, notamment des Etats-Unis et du Japon, avant de prendre des engagements chiffrés ?
Quel accord le Premier ministre polonais Donald Tusk est-il prêt à avaliser, lorsque Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie | Tagué : économie, énergie, climat, copenhague, europe, kyoto | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 28, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Olivier Escots, le 27 Octobre 2009
TOULENNE. Gérard et Arnaud Blasquez développent un projet d’Ecocentre. C’est une histoire de famille qui se conjugue aujourd’hui avec des objectifs écologiques
Un nouveau cycle de vie pour le Solar
Bien entendu, l’écologie et le développement durable sont au coeur de la raison d’être de l’Ecocentre de Toulenne. Mais cette structure, qui vit ses balbutiements en suivant le modèle du « grand frère » historique de Saint-Pierre-de-Frugie, dans le Périgord, est avant tout l’histoire de la rencontre d’une famille avec un lieu.
Le lieu, c’est le Solar, à Toulenne, une bâtisse de 2 000 mètres carrés qui domine la Garonne. Achevé à la fin du XIXe siècle, l’imposant édifice fut un collège puis un hôpital auxiliaire de guerre. Il fut aussi une colonie de vacances pour enfants d’immigrés espagnols.
C’est là que se fait le lien entre le Solar et les Blasquez. Gérard, le chef de famille et « copilote » de l’Ecocentre, y a râpé ses genoux quand il était gamin. L’histoire s’arrêterait là, si Gérard, aujourd’hui retraité de Gironde Habitat, n’avait eu l’opportunité de racheter le Solar il y a une dizaine d’années. Le lieu devait être démoli. La transaction s’est faite à un prix très raisonnable. Les Blasquez y feront dans un premier temps deux gîtes et quatre logements sociaux.
C’est lors de ce début de réhabilitation du bâtiment, qu’Arnaud, le fils, se rend compte de la difficulté d’avoir, avec les outils et matériaux classiques, une démarche « propre » vis-à-vis de l’environnement. Laissant de côté ses études de sociologie, Arnaud concrétise alors son interêt croissant pour l’éco-construction en suivant une formation à Saint-Pierre-de-Frugie.
Formation et démonstration
« Peu à peu est née l’idée de créer nous aussi un Ecocentre à Toulenne », raconte son père. La définition de ce type de site est assez simple : il s’agit « d’un lieu de formation et de démonstration pédagogique qui a pour objectif d’expérimenter des techniques écologiques portant sur le bâtiment, l’énergie, l’eau et le paysage ».
Pour porter le projet girondin, Gérard et Arnaud Blasquez ont créé en février 2009 une association dont le nom, Solar Rives de Garonne, a été trouvé tout naturellement.
Suivant le cahier des charges rédigé par l’Ecocentre du Périgord, soutenu par une quarantaine d’adhérents et par le maillage du réseau associatif environnemental, aidé notamment par une subvention abondée principalement par l’Europe et les collectivités locales, le site du Solar a donc entamé sa reconversion à vocation écologique.
Des premiers stages, animés par l’ancien étudiant en sociologie sont proposés depuis la rentrée (lire ci-dessous). « Un des objectifs majeurs est de devenir un centre de ressources », précise son père.
À terme, le Solar sera équipé Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales | Tagué : association, écocentre, écoconstruction, écologie, énergie, blasquez, DD, eau, environnement, gironde, solar, toulenne | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 27, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, AB, le 26 Octobre 2009
PAU. À l’appel de CocliPau, une centaine de personnes s’est retrouvée place Clemenceau, samedi, pour une action symbolique en faveur de la baisse des émissions de gaz carbonique
Le climat pris en main
Cela n’a duré que quelques minutes, samedi après-midi, place Clemenceau. À l’invitation de CocliPau, le Collectif climat de Pau, une centaine de personnes – la plupart vêtues de rouge – se sont donné la main pour tenter de former le chiffre 350. 350, c’est aux yeux des collectifs locaux qui ont émergé un peu partout sur la planète pour organiser la journée d’action de samedi, « le chiffre le plus important au monde ».
Le site Internet 350.org explique qu’« il s’agît, d’après les scientifiques, de la limite maximale de dioxyde de carbone sans danger dans l’atmosphère. » Or, ce seuil critique, mesuré en partie par million, serait aujourd’hui largement dépassé (environ 390 ppm).
Réchauffement
Une situation que beaucoup de scientifiques placent à l’origine du réchauffement climatique soupçonné de favoriser les tempêtes, les sécheresses et inondations ravageuses. Avec des conséquences humaines parfois catastrophiques.
Après Kyoto en 1997, les chefs d’État ont rendez-vous à Copenhague, en décembre, pour fixer les objectifs mondiaux de réduction des émissions de dioxyde de carbone, notamment. Or, « les objectifs qu’ils annoncent actuellement ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux » assure le coordinateur de CocliPau, Sébastien Lamy.
Des collectifs locaux comme celui de Pau (1) ont donc été créés dans 180 pays pour mener 5 000 actions médiatiques et symboliques, samedi, afin de souligner l’urgence de prendre des mesures fortes en faveur de la protection du climat.
Faire pression
Il s’agit clairement de faire pression sur les dirigeants du monde pour que le sommet du Danemark accouche de décisions drastiques à la hauteur de l’urgence.
L’action « flash » de samedi ne devrait pas être orpheline. CocliPau (http://coclipau.free.fr) prévoit en effet d’organiser Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : associations, béarn, climat, CO2, copenhague, greenpeace, MNE pau, pau, pau à vélo, SEPANSO | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 26, 2009 par pascalbourgois2
cdurable.info, David Naulin, le 25 octobre 2009
Contre le réchauffement climatique, la mobilisation citoyenne s’organise
350.org : quand Internet mobilise 200 000 citoyens dans le monde contre le réchauffement climatique
Le changement climatique pourrait-il susciter le premier mouvement de mobilisation citoyenne mondiale ? A quelques semaines du sommet de Copenhague, certains voient monter une vague de contestation, notamment à travers Internet, pour exiger une véritable action contre le réchauffement de la planète.
350.org : 200 000 membres dans 180 pays sur le terrain
Même si les scientifiques mettent en garde contre les raccourcis entre le réchauffement global en cours et des événements climatiques extrêmes précis ici ou là, ces derniers contribuent à une évolution de mentalités. “Il y a une prise de conscience croissante dans les pays en développement que ce problème à un impact aujourd’hui et qu’ils doivent faire quelque chose. Cette prise de conscience est particulièrement forte en Asie“, explique à l’AFP Yvo de Boer, le responsable climat de l’ONU.
Samedi (24 octobre), une “Journée d’action mondiale” préparée de longue date par le mouvement 350.org, avec quelques 5.000 événements organisés à travers la planète, a démontré que la mobilisation s’amplifie. Conçu par Bill McKibben, un militant écologiste américain, le mouvement 350.org tire son nom d’une mise en garde lancée par l’expert climatique James Hansen qui estime que la concentration de CO2 dans l’atmosphère doit être inférieure à 350 partie par million (ppm) pour éviter des catastrophes en série. La concentration actuelle est d’environ 385 ppm, et les négociations en cours visent à limiter le niveau à 450 ppm.
Lancé en mars 2008, ce réseau structuré sur Internet revendique 200.000 membres répartis dans une myriade de réseaux de mobilisation citoyenne, dans 180 pays. “Cela a dépassé nos espoirs les plus fous“, explique McKibben à l’AFP, soulignant que deux catégories de “militants” se dégagent : les jeunes ayant fait des études et les personnes appartenant à des groupes religieux. “J’étais informé du réchauffement climatique mais je ne savais pas quoi faire”, explique Gan Pei Ling, 22 ans, étudiante à l’université de Tunku Abdul Rahman, en Malaisie, qui a rejoint ce réseau et participait en début de mois aux négociations climat à Bangkok. Comme elle, les centaines de militants de la région qui se sont donné rendez-vous dans la capitale thaïlandaise voient souvent le réchauffement climatique comme une injustice envers les pauvres, et les jeunes. “Les personnes plus âgées ont l’air de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : 350.org, associations, climat, CO2, copenhague, hansen, mckibben, ONG, ONU, science | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 26, 2009 par pascalbourgois2
Plus de 150 participants à la journée lionbleu.org, il est possible de voir une vidéo de la manifestation ici
sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 23 Octobre 2009
BORDEAUX. Un nouvel événement dénonçant le réchauffement climatique est prévu samedi
Un deuxième coup de sirène
Après le pique-nique sur les quais de Bordeaux rive gauche, le marathon climatique va se poursuivre sur la rive droite. Demain à partir de 11 heures, place Stalingrad à Bordeaux, ceux qui luttent contre le réchauffement climatique se chargeront de transformer l’essai marqué le 3 octobre dernier sur les pelouses du Parc des sports à l’occasion du pique-nique sans carbone.
Une fois encore, il s’agira de faire pression pour la conclusion d’un accord lors de la Conférence internationale sur le climat, qui se déroulera du 7 au 18 décembre à Copenhague sous l’égide des Nations Unies. Samedi, le Collectif Gironde Copenhague 09 (26 structures distinctes) déclinera localement une journée d’action de la campagne mondiale 350.org – en référence à la teneur de CO2 dans l’atmosphère à ne pas dépasser. Il est prévu de construire une arche pour le lion bleu, clin d’œil à la montée des eaux corollaire au réchauffement. Et de tenir la distance (350 minutes) d’un « marathon de l’espoir climatique », soit une prise de parole ininterrompue sur le thème jusqu’à 16 h 50. Une photo collective est également programmée dans l’après-midi.
Urgence climatique
« D’ici Copenhague, il ne se passera pas de semaine sans une action publique. De nombreuses personnes sont sensibilisées dans les cercles initiés, il faut convaincre les autres », estime Pascal Bourgois, qui coordonne l’action à la Maison de la nature et de l’environnement. In fine, le collectif espère que la mobilisation citoyenne pèsera sur les décideurs qui mèneront les négociations à Copenhague. À l’échelon national, ce mouvement initié par les associatifs escompte un million de signatures sur son site Internet copenhague-2009.com
sudouest.com, Patrick Faure, le 25 Octobre 2009
BORDEAUX.
Le Lion bleu face à l’alerte climatique
Vingt-six associations sont membres du collectif Gironde Copenhague, créé en juin dernier. Un collectif se fixant pour objectif « d’alerter sur l’urgence climatique », cela avant le sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre.
Hier, les représentants de ces associations se sont succédé Place Stalingrad, pour une action symbolique autour de la statue du Lion bleu : Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie | Tagué : 350.org, associations, énergie, Bordeaux, bourgois, climat, CO2, collectif copenhague, copenhague, GIEC, lion bleu, maupin, MNE bordeaux-aquitaine | 1 commentaire »
Posté sur octobre 26, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Catherine Darfay et Dominique De Laage, le 26 Octobre 2009
COMMUNAUTÉ URBAINE. Cela fait un an que la philosophe Fabienne Brugère préside le conseil de développement durable. L’heure d’un premier bilan et perspectives
Fabienne Brugère : « Faire ensemble suppose engagement et conflit »
Le nouveau conseil de développement durable de la CUB a été installé le 12 novembre 2008 sous la présidence de Fabienne Brugère, philosophe et professeur à Bordeaux III. Depuis, les 100 membres actifs du C2D, sur 140 au total, choisis avec un louable souci d’ouverture parmi des personnalités, des experts des domaines évoqués ou de « simples » citoyens, ont suivi 61 réunions, auditionné 55 structures ou témoins et travaillé 2 721 heures… bénévolement.
Plus précisément, les groupes de travail sont censés plancher sur quatre domaines imposés par la CUB et quatre autres en auto-saisine. Les sujets les plus urgents réclamés par la CUB portaient sur le mode de scrutin et l’intercommunalité et une charte de la participation citoyenne. Ils ont déjà fait l’objet de propositions. Le C2D travaille également en saisine directe sur l’identité de l’agglomération et sur les déplacements urbains et, en auto-saisine, sur les discriminations, la culture, la jeunesse et l’environnement.
À l’heure de la réforme des collectivités territoriales, que préconise le groupe de travail chargé du mode de scrutin ?
Que les conseillers communautaires soient élus au suffrage universel, mais pas forcément par un « fléchage » des candidats aux municipales. Il faut une élection spécialement dédiée au registre intercommunal qui en rende les enjeux plus lisibles pour les citoyens. La représentativité des communes ne doit pas disparaître pour autant. L’idée est donc d’une double désignation pour le conseil communautaire. Avec une assemblée composée pour moitié d’élus au suffrage universel, dans le cadre d’une circonscription unique d’agglomération, et pour l’autre moitié d’élus représentant les communes, comme aujourd’hui. Cette proposition a été faite en liaison avec la coordination des autres conseils de développement et relayée par l’Association des communautés urbaines de France. La balle est désormais dans le camp des sénateurs.
Et sur la charte de la participation citoyenne, où en êtes-vous ?
Le groupe concerné a beaucoup travaillé à partir du fonctionnement de l’Office de consultation publique de Montréal. Il s’agit de revendiquer l’importance de la maîtrise d’usage qui appartient aux citoyens. Ceux-ci devraient être associés à tout projet, dès le départ et en amont, aux côtés des décideurs et des services. Un comité de suivi, où le C2D revendique un rôle, pourrait garantir le procédé jusqu’au bout. Le conseil de CUB en discutera le 6 novembre.
À propos de concertation, les élus la mettent souvent en avant alors que les citoyens n’ont pas le sentiment d’être associés aux décisions. Comment expliquez-vous ce hiatus ?
Tout ne peut pas venir des élus. La démocratie participative, faire ensemble, suppose de l’engagement et même du conflit de la part des citoyens. Or, même si, à travers l’expérience des groupes de travail, je suis étonnée par le nombre de personnes prêtes à s’engager au service d’un intérêt commun, Bordeaux est bel et bien une ville Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : brugère, CUB, culture, démocratie participative, démocrfatie, déplacemenrs, DD, discriminations, environnement, jeunesse | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 26, 2009 par pascalbourgois2
debatpublic-nano.org, communiqué, le 19 octobre 2009
Nanotechnologies : s’informer et donner son avis en ligne
Bordeaux le 3 novembre 2009 – Process industriels / Nanotechnologies et protection des travailleurs
Les thématiques qui seront abordées :
1/ Sujets techniques en lien avec les activités locales : Nanotubes de carbone et applications / Santé
2/ Thématiques générales : Process industriels / Nanotechnologies et protection des travailleurs
19 h 30 – L’Athénée Municipal – Salle Joseph Wresinski
Place Saint Christoly – 33000 Bordeaux
En application des engagements adoptés à l’issue du Grenelle de l’environnement, un débat public sur les nanotechnologies est organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) du 15 octobre 2009 au 24 février 2010. Chacun peut s’informer et participer au débat à partir du site “http://www.debatpublic-nano.org/“, ainsi qu’en prenant part aux 17 réunions thématiques organisées en régions.
Les nanotechnologies, sciences de l’infiniment petit, recouvrent de multiples domaines d’application : les technologies de l’information (possibilités de stockage accrues des nanomatériaux), les technologies médicales (implants bioactifs, aide aux tests par usage de puces à ADN, traitement ciblé de cellules malades, etc.), les écotechnologies (détection et neutralisation de micro-organismes et de pesticides par exemple), les technologies de l’énergie (économies d’énergie améliorées dans le transport), etc.
Si les nanotechnologies ouvrent de nombreuses perspectives, leur développement n’est cependant pas exempt de risques potentiels. Les débats devraient donc porter sur les perspectives socio-économiques du développement des nanotechnologies, mais aussi sur leurs enjeux sanitaires, environnementaux et éthiques.
Le site de la Commission Nationale du Débat public : http://www.debatpublic-nano.org/
Autres sites à visiter :
Les Amis de la Terre : Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : énergie, santé, grenelle, ethique, industrie, transports, nanos, nanotechnologies, débat public, nano, CNDP | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 26, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 26 Octobre 2009
RICHELIEU. L’ex-bureau de recrutement des dockers transformé en maison éco-citoyenne
La maison verte sur les quais
Les joggeurs ou promeneurs ont été les premiers à s’en apercevoir, les premiers aussi à devoir contourner les barrières. Quai Richelieu, l’ancien Bureau central de recrutement de main-d’œuvre (BCMO) commence à vibrer au rythme des marteaux-piqueurs. C’est le début du chantier de construction de la maison éco-citoyenne.
Le bâtiment concerné est l’un des derniers « vestiges » de la partie sud du port de Bordeaux. Ce bâtiment sans étage a été construit au début des années 50. Un lieu qui ne désemplissait pas. Il y avait 3 000 dockers à l’époque à Bordeaux et tous devaient passer par ce bureau de recrutement central. Selon les règles en vigueur, ils ne pouvaient pas décrocher plus de huit heures de boulot d’un coup (deux fois quatre heures) mais rien ne leur empêchait de revenir le lendemain, pour refaire la queue et s’il y avait des bateaux à quai, décrocher un nouveau contrat. C’est dire les bousculades qu’il y a eues en ces lieux, les coups de gueule aussi.
Du faux XVIIIe
Contrairement à ce que l’on pense en le voyant de loin, ce bâtiment ne date pas du XVIIIe. C’est du faux ! L’architecte d’alors a respecté le site mais il a tout réalisé en béton et recouvert l’ensemble avec de fausses pierres pour ne pas gâcher le paysage.
Aussi, Olivier Lehmans, l’architecte bordelais retenu pour construire la maison éco-citoyenne, ne se retrouve-t-il pas les mains liées devant un monument historique indéformable. Il a pu faire courir son imagination à la condition bien évidemment qu’il respecte à son tour l’environnement architectural immédiat.
La construction de cette maison éco-citoyenne entre dans le cadre de la démarche de développement durable et de la mise en route de l’Agenda 21 de la Ville de Bordeaux. Cette maison verte est sur rails depuis longtemps. « Pour créer une dynamique, nous avons déjà créé la maison éco-citoyenne mobile », explique Anne Walryck, adjointe au maire chargée de mettre en œuvre la politique de développement durable à la mairie.
Cette « maison » est allée de quartier en quartier et même participé à des événements « grand public » majeurs comme la foire internationale. Parallèlement, des débats ont été organisés avec des experts reconnus. Sur les thèmes forts du moment et mettant en avant la nécessité de se mobiliser pour défendre l’environnement et faire les bons choix pour sauver la planète.
Un lieu de vie
La future maison éco-citoyenne sera le top de ce que l’on peut faire en la matière. Sous un grand chapeau « développement durable », ce sera Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Education, Infos générales / Urbanisme | Tagué : agenda 21, architecture, bio, Bordeaux, ENR, environnement, HQE, lehmans, maison éco-citoyenne, toiture végétalisée, walrick | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 26, 2009 par pascalbourgois2
France Nature Environnement, Communiqué de presse, le 20 octobre
Congrès national 2010 : FNE imagine l’économie de demain
A l’heure où « l’économie verte » est dans tous les esprits, France Nature Environnement lance une réflexion pour faire émerger des propositions innovantes pour une économie plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Elles seront présentées lors du 34ème Congrès National de FNE, les 25 et 26 mars 2010 à Toulouse.
FNE s’engage dans une réflexion autour de l’économie de demain
L’exploitation des ressources naturelles a donné lieu à la création et au développement d’industries, de services et d’échanges commerciaux, mais cela a également contribué à la dégradation de l’environnement, en même temps que nombre de ces ressources arrivent aujourd’hui à des niveaux critiques de disponibilité.
Selon Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement : « Ce constat doit nous amener à trouver des solutions pour éviter le gaspillage, produire et consommer autrement en générant moins de pollutions, en consommant moins de ressources. La mise en place d’une économie plus respectueuse de l’environnement représente un levier d’action essentiel pour avancer vers cet objectif ».
Conscients des possibilités envisageables dans ce domaine, médias, entreprises et acteurs publics évoquent de plus en plus souvent l’ « économie verte » ou la notion de « Green Deal ». Mais ces déclarations d’intention débouchent difficilement vers des solutions opérationnelles pour accorder notre économie avec les limites de la planète.
FNE a donc mis en place une réflexion afin de définir des pistes d’actions concrètes et cohérentes sur le plan économique, en prenant en compte les impacts sur l’environnement, le dynamisme économique, l’emploi et les aspects sociaux.
Une réflexion collective qui associe différents types de partenaires
Les 3 000 associations membres et affiliées de FNE participent déjà à cette réflexion menée par la fédération. Un premier travail a d’ores et déjà permis un recensement des actions innovantes au sein de la fédération.
Une réflexion globale sur une nouvelle économie acceptable par l’ensemble de la société civile nécessite également l’implication des parties prenantes de la production et de la consommation d’horizons variés. Objectif : confronter les points de vue, enrichir la réflexion initiée par la Mission économie de FNE et réagir à ses propositions. Des syndicats de travailleurs, des associations de consommateurs et d’élus mais aussi des entreprises et la presse économique prendront part à cette réflexion. A ce titre, les premiers partenaires de FNE engagés dans cette réflexion sont la CLCV (association nationale de consommateurs et d’usagers), la Caisse des Dépôts et BNP Paribas pour le secteur bancaire ; Lafarge pour le secteur de l’industrie ; Alternatives Economiques pour le secteur de la presse.
Bruno Genty, vice-président de FNE et Pilote de la mission Economie, confirme que « par cette démarche, nous voulons enclencher un débat multipartite et formuler des Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : environnement, consommation, société civile, nature, FNE, gaspillage, économie, industrie, ONG, social, emploi, associations, ressources, genest, économie verte, pollutions, crises, production | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 23, 2009 par pascalbourgois2
latribube.fr, Charles Beigbeder, vice-président de la Fondation pour l’innovation politique (FIP), coordinateur du pôle “Ecologie”, président de Poweo, et Dominique Reynié, directeur général de la FIP, professeur à Sciences Po, le 21 octobre 2009
L’écologie sera rentable ou ne sera pas !
Nous n’avons pas à choisir entre la croissance et la planète parce que cela reviendrait à choisir entre l’homme et la nature. La cause de l’environnement ne vaut que parce qu’elle sert la cause de l’humanité et l’écologie sera progressiste ou ne sera pas. Tel est l’objet du colloque que la Fondation pour l’innovation politique consacre ce jeudi à la question sur le thème: “réussir la croissance verte”.
Plus personne ne conteste l’importance de l’enjeu écologique. La cause de l’environnement est définitivement installée au cœur du débat et de l’action politiques. Mais il y a deux conceptions de l’écologie : l’une prétend changer l’homme en contraignant sa capacité d’action, quand l’autre propose d’agir sur les conséquences de cette action. La première est culpabilisante et régressive. L’autre se veut incitative, rationnelle et progressiste : elle parie sur la croissance verte.
L’écologie régressive oppose, de façon plus ou moins assumée, la production de richesses à la protection de l’environnement. Le marché, l’activité économique, l’industrie ou les entrepreneurs sont désignés comme les ennemis de la nature. De cette condamnation a priori peut naître la tentation de réduire l’activité économique, de limiter, voire d’empêcher, les progrès de la connaissance. Certains fondamentalistes de l’écologie vont jusqu’à prôner la décroissance, nous sommant de choisir entre le progrès économique et la planète. Ce discours bénéficie d’un certain écho parce qu’il prend en charge une partie de l’hostilité à l’économie de marché dans un monde désormais sans communisme. Il jouit aussi d’un authentique privilège médiatique parce que le ton sur lequel il est tenu est volontiers alarmiste et qu’il permet des mises en scène spectaculaires. C’est le syndrome du tétanisé !
Nous nous inscrivons en faux contre cette vision rétrograde de l’écologie. La cause de l’environnement ne vaut en effet que parce qu’elle sert le développement humain et ne peut être invoquée pour empêcher l’homme d’avancer, d’innover, d’améliorer son sort. Comment expliquer aux pays en développement qu’ils doivent ralentir leur croissance pour préserver notre environnement ? Et comment prétendre maîtriser les dangers qui menacent la planète en renonçant à la science et au progrès technique ? Ouvrons les yeux : l’écologie sera donc progressiste ou ne sera pas. C’est par l’innovation et l’investissement que nous relèverons ces défis. L’écologie est une formidable promesse de prospérité pour nos universités et notre recherche. De même, la protection de l’environnement ouvre des opportunités de marché considérables. Ils contribueront à l’avènement d’une croissance durable.
Tous les domaines d’activité sont concernés. Il s’agit de rendre l’ensemble de notre économie moins émettrice de carbone, plus sobre en énergie, plus respectueuse de la biosphère. Quelques secteurs clés sont en pointe de cette révolution verte. C’est le cas des procédés d’efficacité énergétique. En changeant nos comportements, en améliorant nos installations, nous sommes dès aujourd’hui capables de réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre. Et ce n’est qu’un début : Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie | Tagué : AIE, air, écologie, économie, énergie, beigbeder, croissance, croissance verte, déchets, décroissance, DD, eau, ENR, environnement, fondation pour l'innovation pilitique, GES, habitat, OCDE, PNUE, reynié | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 22, 2009 par pascalbourgois2
etopia.be, Michel Dachelet, le 21 octobre 2009
Pic du pétrole : impasse des politiques d’aménagement du territoire
La proximité du pic de pétrole et la lutte contre le changement climatique nous imposent de repenser l’aménagement du territoire et singulièrement de revenir sur les bouleversements que l’automobile est parvenue à imposer en quelques décennies dans les relations entre les espaces ruraux et urbains.
A partir d’une compréhension de l’histoire de nos paysages, il s’agit de déterminer les actions à mettre en œuvre pour arrêter l’étalement urbain et densifier l’habitat.
La ville sans pétrole sera une ville des transports en commun et des déplacements doux.
Quant aux zones rurales, il s’agira d’y ramener des services de proximité afin d’y réduire les besoins en déplacements.
Rapport de 36 pages à télécharger Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : automobile, énergie, étalement urbain, climat, déplacements doux, habitat, paysages, pic du pétrole, transports en commun | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 22, 2009 par pascalbourgois2
developpementdurable.revues.org, Luc Semal, 2009
Bertrand Méheust, 2009, La Politique de l’oxymore. Comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde, La Découverte, 161 p.
1 Avec La Politique de l’oxymore, le philosophe Bertrand Méheust a signé un excellent essai, qui aurait tout aussi bien pu s’intituler La Saturation du monde. Moins accrocheur, moins communicatif, ce titre aurait cependant davantage souligné ce qui fait la stimulante originalité de la démarche choisie et de la thèse défendue.
2 L’idée selon laquelle la gravité de la crise écologique globale – pour ne pas dire de l’effondrement écologique global – est sans cesse euphémisée par des oxymores n’est pas une thèse d’une grande nouveauté : la dénonciation du développement durable comme oxymore, devenue l’un des arguments incontournables des objecteurs de croissance, en est la preuve.1 Sur ce thème, Bertrand Méheust va simplement un peu plus loin en soutenant que l’invention et l’utilisation massive des oxymores par le pouvoir en place a aujourd’hui atteint un degré inédit dans l’histoire : croissance négative, marché civilisationnel, financiarisation durable, etc. « Les oxymores ainsi utilisés peuvent alors favoriser la déstructuration des esprits, devenir des facteurs de pathologie et des outils de mensonge » (p. 121). « Utilisé à dose massive, l’oxymore rend fou. […] Transformé en “injonction contradictoire”, il devient un poison social. Le langage exprime déjà ces tensions et cette fuite devant le réel. Une novlangue libérale dont la fonction principale est de gommer les réalités qui fâchent, les aspects de la condition humaine qu’il convient de masquer, est en train de prendre la suite de l’ancienne novlangue nazie ou communiste. » (pp. 147-148).
3 Mais cette dénonciation de l’usage d’expressions vides de sens pour « masquer la réalité du monde », aussi intéressante soit-elle, non seulement n’est pas fondamentalement nouvelle, mais en plus (et malgré le titre du livre) n’occupe que le dernier tiers du texte. Or ce sont peut-être les deux premiers tiers qui sont les plus audacieux et les plus originaux du livre : ce sont les pages consacrées à la description de cette fameuse « réalité du monde » que l’usage massif des oxymores participe à masquer.
4 Cette réalité, Bertrand Méheust la voit d’un œil très sombre. Et en cela, il prend nettement et explicitement ses distances avec la perspective de son proche collègue Dominique Bourg, qui tend à penser que les démocraties ont en elles les ressorts nécessaires au dépassement de la crise écologique et à l’invention d’un développement durable.2 Pour Bertrand Méheust, au contraire, les démocraties ne disposent pas de ressources particulières qui leur permettraient de mieux surmonter ces épreuves.
5 Pour arriver à ce terrible constat, l’auteur adopte un « pessimisme méthodique » (p.7), consistant à « [appliquer] “l’heuristique de la peur” de Jonas à la sociologie spéculative » (p.29), parce qu’en situation d’incertitude radicale « nous avons le devoir d’examiner le pire, de le regarder en face » (p.14). Résultat de cette démarche : « Je crains que la métamorphose espérée n’intervienne trop tard pour enrayer la crise écologique, et ne manifeste pleinement ses effets que pendant et après la catastrophe, un peu comme le pacifisme n’empêche pas les guerres mais se développe dans leur sillage. » (p.9).Pourquoi une telle certitude que nous ne parviendrons pas à anticiper la catastrophe, que nous irons Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : écologie, économie, bourg, crise, décoissance, DD, effondrement, environnement, jonas, métamorphose, meheust, oxymore, politique | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 22, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Guy Faydi, le 22 Octobre 2009
BRUGES, CONSOMMATION. Un lien étroit s’est noué entre Philippe Laville et sa clientèle d’abonnés aux paniers hebdomadaires de légumes
Les familles séduites par leur maraîcher
Parmi les initiatives qui ont été prises, ici ou là, en vue de privilégier la consommation de légumes, une forme de contrat moral a pris son envol, l’an dernier à Bruges, et progresse continuellement sous l’appellation de « Miam » (Mouvement informel d’aide aux maraîchers).
En 2008, Catherine Cestari, Jean-Paul Desbarats et Bruno Mouchet ont lancé l’idée d’un groupe de consommateurs s’engageant à acheter un panier hebdomadaire, au producteur brugeais Philippe Laville. Aujourd’hui ils sont 58 inscrits qui prennent leur panier chaque vendredi.
« Le prix n’a pas bougé, 12 euros le panier entier ou 6 euros le demi-panier, souligne avec satisfaction Catherine Cestari. Nous avons aussi amélioré l’organisation des retraits en créant des groupes de voisinage. Ce qui évite des déplacements inutiles. Dans d’autres cas nous privilégions le covoiturage et les trajets à vélo. Ces précautions ne sont pas inutiles pour épargner le chemin de desserte qui conduit à la ferme et qui est bien abîmé. »
Légumes de saison
Chaque saison a ses légumes. En ce mois d’octobre, selon le producteur, les légumes sont choisis parmi potiron, mâche, salade, pommes de terre d’Eysines, carottes, poireaux, chou rouge ou vert, épinards, blettes, radis roses ou noirs… « J’ai planté des oignons pour en proposer des frais au cours de l’hiver. Nous avons créé un lien très sérieux avec ce groupe, confie Philippe Laville, les gens prennent conscience de mon travail, et ce procédé m’apporte une trésorerie mensuelle régulière qui m’aide à concrétiser mes projets… Je mise aussi sur le futur développement du parc des Jalles ».
Chacun s’accorde à reconnaître une façon différente de consommer, et vente les bienfaits des Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos générales / Consommation, Infos générales / agriculture | Tagué : circuits courts, consommation, iam, laville, légumes | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 22, 2009 par pascalbourgois2
Collectif Gironde Copenhague 09, Communiqué, le 14 octobre 2009
lionbleu.350
L’action lionbleu.350 se tiendra le samedi 24 octobre de 11h00 à 16h50 sur la place Stalingrad à Bordeaux.
Elle est organisée par le Collectif Gironde Copenhague 09 : Aquitaine alternatives, ATTAC 33, AutoCool, Bassin d’Arcachon Ecologie, CATA, Cauderes, Confédération paysanne 33, CREAQ, CREPAQ, Droits du piéton 33, Echanges et nature, Ecopol, Greenpeace Bordeaux, H’Nord, Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, Pas de coté, Paysans consommateurs associés Utopia, Une pointe pour tous, Utopia Bordeaux, Réseau Mille-Pattes, SEPANSO Gironde, Séphir.org, TACA, TchernoBlaye, Vélo-Cité et Vélorution.
Cette action n’associe aucun service de l’Etat, aucune collectivité territoriale, entreprise ou parti politique. Les participants seront présents en tant que citoyen.
Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale 350.org. Il s’agit d’une campagne dédiée à la construction d’un mouvement qui mobiliserait le monde autour de solutions à la crise climatique, des solutions que la justice impose. Nous avons comme mission d’encourager le monde à relever le défi de la crise climatique, à créer un sentiment d´urgence mais aussi à ouvrir de nouvelles possibilités.
Nous insistons sur le nombre 350, puisque, en parties par million, celui-ci constitue, selon l´avis des scientifiques, le seuil limite de CO2 dans l’atmosphère toléré par notre planète. Plus d’information http://www.350.org/
Au moment où les négociations de Copenhague sur le renouvellement du protocole de Kyoto sont dans l’impasse, les citoyens girondins exigent de l’ensemble des chefs d’Etat de la planète qu’ils aboutissent, acceptant de réduire très fortement notre consommation d’énergie (moins 40 % pour les pays riches d’ici 2030) et de soutenir tout aussi fortement l’adaptation des pays pauvres.
Les participants sont invités à venir avec un 3, un 5 ou un 0 bleu agrafé sur la poitrine et le dos. Pour ceux qui sont nés entre le 1er et le 10 du mois le 3, entre le 11 et le 20 le 5 et entre le 21 et le 31 le 0. Des vélo-bus pourront être organisés dans diverses villes de l’agglomération bordelaise afin de rejoindre collectivement la place Stalingrad.
11H00 : Rassemblement au Lion bleu de Xavier Veilhan, construction de l’arche, Marathon de l’espoir climatique (350 minutes pour l’humanité et la planète soit 5h50 minutes, de 11h00 à 16h50) et début du recueil des 350 idées pour l’humanité et la planète (afin de faciliter la synthèse, merci de communiquer votre ou vos idées en copie mail à mnebxaquitaine@aol.com)
12h00 : Baptême de l’arche « lionbleu.350 » sur la place Stalingrad, bateau qui va lui permettre de survivre à la montée des eaux des océans (D’après le GIEC 2007 entre 50 à 70 cm, selon les dernières études plutôt entre 1 à 2 m, plus peut-être…). Quelqu’un connaît-il une lionne bleue ?
12h18 : Flashmob pour le climat pendant 3minutes 50 pour réveiller nos dirigeants sur le climat, amenez vos téléphones portables, réveils, instruments de musique, casserolles… Il esp possible que nous soyons accompagnés par les cloches de l’église de la Bastide…
15h50 (3h50) : Constitution des trios 3/5/0 des participants et temps fort au moment de la réalisation de la photo collective
15h50 à 16h50 : Conclusion du Marathon de l’espoir climatique
Sous réserve, des animations liées au climat, par exemple utilisation d’une sonde à CO2 portable (Vaisala) pour montrer la concentration de CO2 atmosphérique actuelle dans une ville
Contacts : Greenpeace Bordeaux - Patrick Maupin 06 89 71 88 46 situ68@gmail.com et MNE Bordeaux-Aquitaine - Pascal Bourgois 05 57 84 18 88 / 06 22 77 48 60 mnebxaquitaine@aol.com
APPEL A PARTICIPATION 1
Marathon de l’espoir climatique :
350 minutes pour l’humanité et la planète
Chacun s’engage à faire une communication orale entre 10 et 30 minutes. Il faut de la diversité dans les approches, certaines plus scientifiques, d’autres plus politiques, d’autres plus poétiques, d’autres humoristiques mais toutes centrées sur cette question climatique.
Tout est possible à condition Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : 350.org, associations, Bordeaux, copenhague, kyoto, lion bleu | 1 commentaire »
Posté sur octobre 22, 2009 par pascalbourgois2
politis.fr, Claude-Marie Vadrot, le 8 octobre 2009
Le Syndrome du Titanic : Nicolas Hulot renvoie aux poubelles de l’histoire la ringardise esthétisante du film de Yann Arthus-Bertrand
Au début de son film, Nicolas Hulot explique « Je ne suis pas né écolo, je le suis devenu ». Une phrase qui efface les quelques maladresses du texte qui suit, texte qui s’appuie sur des images saisissantes et parfois terrifiantes. Comme celles de Lagos, la capitale du Nigeria, où une partie de la ville vit dans un mélange d’ordures et de voitures. Un télescopage de la plus extrême pauvreté et de la copie du modèle occidental. Le même modèle pour tous, hélas, appuie le commentaire en expliquant qu’il existe pourtant des voies différentes pour atteindre le bien être. A condition que l’éducation soit privilégiée. Avec cette interrogation constamment répétée et surtout illustrée, de Hong-Kong à Detroit en passant par Paris ou Los Angeles : « où est le progrès quand tout est marchandise ? ». Comme le montre une séquence saisissante, entre tourisme et consommation, filmée en Namibie. Le film n’apporte pas la réponse. Peut-être parce que l’auteur explique presque dés le début : « Je ne suis pas optimiste, je maintiens un espoir ». Il est vrai que les images sont souvent désespérantes.
On est loin de la ringardise esthétisante de Yann Arthus-Bertrand qui ne regarde jamais les hommes ; on est loin aussi, même si elle fut plus efficace, de la lourde pédagogie du film d’Al Gore conjuguant jusqu’à la nausée le thème « moi et le climat ». Yann Arthus-Bertrand, dans un mode encore plus mineur, fait de même en contemplant son nombril et celui de la planète. Pas étonnant que l’escrologiste du consortium Pinault ait reçu tant de louanges pour sa jolie bluette et que beaucoup de confrères fassent la moue sur le film de Hulot.
Le premier présente le monde comme nous voulons absolument encore croire qu’il est, comme si les beautés des paysages « vues du ciel » pouvaient masquer les horreurs des destructions, des pénuries, des gaspillages et des pauvretés.
Le second, ce qui peut paraître désespérant et sans analyse toujours directement perceptible, nous montre la terre telle qu’elle est. Ce qui devrait nous inciter à l’action et à la réaction plutôt qu’à nous barricader derrière des murs longuement décrits : celui qui isole les Palestiniens comme celui qui sépare le Mexique des Etats Unis. Insister sur la misère du monde plutôt que ce qui lui reste de beauté, a pour avantage, d’autant plus que c’est clairement expliqué, de rappeler, de marteler que les combat pour l’écologie ne peuvent pas être séparée des combats contre les inégalités ; et que pour préserver, il faut partager.
Résultat : même quand on sait tout cela, et encore plus quand on ne le sait pas ou que l’on veut l’oublier ou encore qu’on ne veut pas le savoir, on encaisse des coups de poings salutaires.
Rien à voir avec les caresses dans le sens du poil prodiguées par Yann Arthus-Bertrand : le monde il est beau il est gentil et si vous faites un petit effort, on va s’en tirer.
Rien de tel dans le Syndrome du Titanic. Hulot, même si le propos est parfois trop elliptique, nous demande d’arrêter la musique et de regarder, de réfléchir. Avec cet avertissement tiré des images Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Education | Tagué : écologie, consommation, tourisme, nature, économie, pauvreté, développement, hulot, borloo, politique, progrès, titanic, misère, sybdrome du titanic | 1 commentaire »
Posté sur octobre 20, 2009 par pascalbourgois2
emploi-stage-environnement.com, Philippe Aujard, le 18 octobre 2009
Economie verte et emplois dans l’environnement, quelles perspectives ?
La mission prospective, mise en place depuis novembre 2008 au sein de la délégation au Développement durable (DDD) du commissariat général au Développement durable (CGDD), a publié une note sur l’économie verte : « L´économie verte en perspectives ».
Selon la mission prospective, c’est une des caractéristiques remarquables de la plupart des plans de relance lancés depuis l’automne 2008 que d’avoir consacré un volet important à ce qu’on appelle désormais l’économie verte qui recouvre l’ensemble des activités économiques liées directement ou indirectement à la protection de l’environnement, à la gestion des ressources rares, aux énergies renouvelables, au changement climatique, à la prévention des risques, …
On cite ainsi souvent un ordre de grandeur de 15 % de la relance globale qui aurait été consacré à la relance verte et sensiblement plus en Chine, en Corée du Sud ou en France.
Même si ce chiffre n’est qu’une approximation – par ailleurs, contestée – il indique, au minimum, une convergence dans les intérêts et les anticipations des grands acteurs publics et privés mondiaux, convergence qu’a solennisée le communiqué final du G20 d’avril 2009 : « l’économie de demain sera inclusive, verte et soutenable […] la crise est une opportunité pour accélérer la nécessaire transition vers cette économie ».
Si l’économie verte suscite ainsi autant d’espoirs partagés, c’est qu’elle apparaît la seule à pouvoir combiner trois avantages considérés comme majeurs dans la situation d’incertitude actuelle : apporter une réponse aux défis climatiques et énergétiques futurs tout en favorisant une sortie de crise rapide et l’émergence à plus long terme d’un nouveau sentier de croissance.
Depuis le début de la crise, l’attention s’est naturellement portée sur ses effets contracycliques et sur ses impacts potentiels sur l’emploi – de multiples analyses venant confirmer, qu’à investissement égal ce type d’activité était susceptible de créer deux à quatre fois plus d’emplois que dans d’autres secteurs.
On dispose aussi d’évaluations sectorielles très nombreuses qui montrent l’importance des bénéfices économiques que l’on pourrait attendre de la mise en place de politiques ambitieuses dans ces domaines ; la plus récente, faite au Japon, prévoyant, par exemple, une multiplication par 2 d’ici 2020 des emplois liés aux technologies propres.
En revanche, la capacité de l’économie verte à amorcer un nouveau sentier de croissance à long terme reste plus discutée. Au-delà des impacts sectoriels déjà très largement anticipés, faut-il envisager des conséquences macro-économiques beaucoup plus globales sur l’économie ou même, éventuellement, des changements encore plus radicaux dans les régulations et les futurs modèles économiques de production, de consommation ou d’échange ?
C’est une question que l’on doit nécessairement se poser si on s’intéresse, comme c’est le cas dans ce dossier, aux transitions de long terme. Elle suppose de passer d’analyses sectorielles, centrées sur l’offre, à des approches macro-économiques ou macro-sociales intégrant le contexte, les grands cycles de croissance, les modes de vie, les normes socio-économiques, les systèmes de valeur, parmi bien d’autres dimensions, …
Elle exige aussi des approches plus Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : économie, économie verte, énergie, climat, consommation, crise, croissance, emplois, ENR, environnement, habitat, risques, stern, technologie, transports | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 19, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 19 Octobre 2009
L’été andalou chez nous avant la fin du siècle
RÉCHAUFFEMENT. Le climatologue Jean Jouzel était la semaine dernière à Arcachon pour brosser l’évolution du climat régional au cours du XXIe siècle. Chaud devant
A 62 ans, Jean Jouzel est sans doute le plus médiatique des climatologues français. Vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS en 2002, il est mondialement connu pour ses travaux sur les glaces de l’Antarctique et du Groenland, qui participent à la reconstitution du climat passé de la Terre.
La semaine dernière, ce Breton a fait escale à Arcachon, à l’invitation de la Direction départementale de la jeunesse et des sports de Gironde, qui y organisait un colloque, « Développement durable et littoral ». Au cours de son exposé au Palais des congrès et ensuite lors d’une rencontre avec la presse, Jean Jouzel s’est efforcé de dessiner les contours du climat qui s’installera sur le sud-ouest de la France dans la seconde partie du XXIe siècle. Ça va être chaud…
1 Le réchauffement est inéluctable
« Le réchauffement global est sans équivoque. Onze des douze dernières années sur le globe ont été les plus chaudes depuis 1860. Ce réchauffement est pour l’instant limité à un peu moins de 1 degré. Cela s’est notamment traduit, au cours du XXe siècle, par une hausse de 15 à 20 centimètres du niveau des océans, du fait de la fonte des glaces et de la dilatation des océans.
On sait que le réchauffement va se poursuivre. Le climat des années 2020-2030 se traduira par une température en hausse de quelques dixièmes de degré supplémentaires, ce qui n’est pas neutre. Il sera tributaire des gaz à effet de serre, d’ores et déjà présents dans l’atmosphère. Quoi qu’on fasse subir au climat au cours des années à venir, les effets n’en seront pas perceptibles immédiatement. En revanche, les efforts à produire dans les deux prochaines décennies seront essentiels pour la définition du climat de la fin du siècle. Il ne s’agit plus des générations futures. Mais de celle de nos enfants ou de nos petits-enfants. »
2 La canicule devient la norme estivale
« Le sud-ouest de la France a gagné un peu plus de 1 degré au cours du XXe siècle. La situation ne va pas évoluer de la même façon dans la deuxième partie du XXIe siècle, selon différents scénarios du Giec. On rencontre des incertitudes sur l’ampleur du réchauffement et sur ses caractéristiques régionales.
Si l’on prend le scénario A2 du Giec, le moins favorable, on aurait ici un réchauffement compris entre 4 et 6 degrés à la fin du siècle, ce qui est énorme. L’été 2003 deviendrait la norme. Ce serait un été moyen, de 3 à 4 degrés supérieur à un été de la fin du XXe siècle. Rappelons que l’on n’attribue pas directement la canicule de 2003 au réchauffement climatique, mais ça en donne une bonne image pour la période postérieure à 2050. On aurait un nombre de jours de canicule – des températures supérieures ou égales à 35 degrés – qui excéderait largement un mois. Il faut se rendre compte que l’on parle là d’un climat totalement différent. Paris vivrait à peu près les étés de Séville. Alors, Bordeaux… »
3 La pluie plus rare et plus violente
« Pour les précipitations, on va se retrouver avec une dissymétrie entre la France du Nord et la France du Sud. Pour celle-ci, on s’achemine vers des précipitations estivales de 20 à 40 % inférieures à ce qu’elles sont aujourd’hui. Mais elles seront plus intenses, d’où des risques d’inondations.
Dans un climat plus chaud, l’évaporation augmente, ce qui rendra central le problème de l’accès à la ressource en eau. Le partage s’annonce Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, arcachon, énergie, climat, crise, eau, GES, GIEC, jouzel, klaus | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 19, 2009 par pascalbourgois2
actu-environnement.com, F. Roussel, le 5 octobre 2009
Pourquoi le prix de l’eau va continuer à augmenter
Hausse des investissements, baisse des recettes, les services d’eau et d’assainissement des collectivités doivent faire face à des situations délicates qui font craindre une revalorisation à la hausse du prix de l’eau dans les années à venir.
290 euros TTC, c’est en moyenne la facture d’eau annuelle d’un ménage français. Une facture qui à l’échelle nationale représente 11,8 milliards d’euros pour un prix moyen du mètre cube d’eau à 3,01€ TTC en 2008. Cette facture pèse à hauteur de 0,8% dans le budget des ménages, un taux relativement stable depuis 10 ans malgré une hausse du prix de 2,9% entre 2007 et 2008.
Mais cette situation risque de ne pas durer. Sachant que le système français est basé sur le principe de ”l’eau paie l’eau” via les redevances eau et assainissement, autrement dit les consommateurs d’eau paient pour les investissements en faveur de l’eau, de nombreux facteurs pourraient provoquer une hausse des prix à l’avenir.
De nouvelles exigences réglementaires
Concernant la potabilisation de l’eau qui représente 50% du prix du m3, de nouveaux seuils de plomb par exemple vont entrer en vigueur en 2013. Selon la directive de novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, la concentration en plomb dans l’eau au robinet ne doit pas excéder 25 µg/l depuis 2003 et ne devra pas dépasser 10 µg/l à compter de 2013. Ce qui implicitement nécessite la suppression des branchements et des canalisations en plomb. Or, avec ses 700.000 branchements en plomb, la France est fortement concernée et bien loin d’être en avance : ”pour certains services d’eau potable cette préoccupation est totalement absente alors que la directive date de 1998”, a expliqué David-Nicolas Lamothe du cabinet à-propos à l’occasion d’un colloque de l’Office International de l’Eau (OIEau). ”Certains misent d’ailleurs sur un recul de l’échéance, mais il ne faut pas y compter”, a-t-il ajouté.
Le coût de ce remplacement sera très variable en fonction des situations locales mais pour les petites collectivités, la facture risque de peser fortement sur les budgets : ”pour un service de 3.000 abonnés qui distribue 600.0000 m3/an et qui doit remplacer 1.200 branchements d’ici 5 ans, à 1.000 € par branchement, on arrive à une hausse du prix de l’eau de 0,4€/m3”, a calculé David-Nicolas Lamothe.
Côté assainissement, la situation est similaire. Les exigences de la directive Eaux Résiduaires Urbaines (ERU) ont conduit de nombreuses collectivités à réaliser des travaux de mise aux normes de leurs stations d’épuration. Mais les stations dont la capacité épuratoire est inférieure à 10.000 équivalents habitants ne les respectent pas encore ce qui augure une hausse des investissements dans les années à venir.
Et ce sera sans compter la mise en place de la Directive Cadre sur l’Eau de 2000 et ses échéances à atteindre pour 2015. En effet, cette DCE engage les Etats membres dans un objectif de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques ce qui sous-entend une multiplication des analyses, qui pour certains polluants peuvent être coûteuses, et de nouvelles installations de traitement. ”Selon les simulations effectuées Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Pollution | Tagué : assainissement, eau, plomb, station d'épuration | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 19, 2009 par pascalbourgois2
developpementdurablelejournal.com, Jacques Cortie, le 15 octobre 2009
Eau : Des restrictions dans 45 départements
La situation des ressources en eau continue à être problématique alors que l’on est sorti de la période estivale. 24 départements sont mêmes en restriction totale. Ce n’est pas encore inquiétant, mais c’est largement préoccupant et augure d’une année 2010 compliquée.
On ne s’attendait pas à ce que l’automne charrie à nouveau cette drôle de nouvelle : l’eau est rare. Les départements français concernés par les divers degrés d’alerte pour son utilisation sont pourtant aujourd’hui au nombre de 45 (1). Mais surtout, parmi eux, il y en a 24 qui vivent une situation de restriction totale soit le niveau le plus élevé de l’alerte, selon la terminologie officielle, et qui fonctionnent au rythme des arrêtés préfectoraux. La reconstitution des nappes, par la pluviosité, ne se fait pas, ou très mal, alors que l’on se trouve largement au-delà de la période habituelle d’étiage. Voilà en fait un bon mois que la tendance de l’été aurait dû s’inverser…
Lutter contre les gaspillages
En Aveyron, l’un des 24 départements les plus problématiques, les mesures prises fin juillet ont été confirmées le 9 septembre et vont subir un nouveau tour de vis en cette mi-octobre. La faute à l’absence de pluie. Un classique, qui crée un panorama difficile. “La situation est sérieuse et mérite un suivi” témoigne Renaud Rech, responsable eau et biodiversité à la DDEA (Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture) de l’Aveyron. Dans ce département il n’y a pas eu de pluies efficaces depuis mai-dernier. “Nous avons donc pris les premières mesures au milieu de l’été : restriction sur l’irrigation, sur les loisirs, le remplissage des piscines, les lavages de véhicules. De nombreuses collectivités, une vingtaine, connaisse de sérieux problèmes, même si cela implique encore peu de personnes, de l’ordre de 1.000 à 2.000. ” Le 9 septembre le département était passé à un stade supérieur avec l’extension des mesures à de nouvelles zones. Une situation analogue à celle vécue lors de la sécheresse de 2003 par rapport à l’état des ressources. “Maintenant on ne peut continuer à renforcer le dispositif, alors notre discours va se centrer sur l’attitude et la responsabilité des habitants. Il faut lutter contre les gaspillages” prévient Renaud Rech. Pas pessimiste dans l’immédiat, le responsable aveyronnais note que “pour attaquer une saison 2010 dans de bonnes conditions, il ne faudrait pas que la reconstitution de la réserve se fasse de manière trop réduite”.
L’Europe demande des comptes
En fait, si l’on excepte 7 départements (22, 29, 35, 50, 56, 61 et 2B), à des degrés divers, c’est quasiment l’hexagone dans son ensemble qui pâtit d’un problème avec ses ressources en eau. Cette permanence de l’alerte hydrologique, alors que l’automne est entamé, est d’autant plus préoccupante que la France est un pays riche en eau : il pleut en moyenne 440 milliards de m³ d’eau annuellement et un quart de ce volume s’infiltre dans les nappes souterraines, alors que l’on estime les prélèvements nationaux à quelque 7 milliards de m3. Mais il y a un autre problème derrière ces alertes à l’utilisation : celui de la qualité Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Pollution, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, dordogne, eau, gironde, lot et garonne, nappes ohréatiques, pluviosité, pollution | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 19, 2009 par pascalbourgois2
eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 17 octobre 2009
Bayonne : des milliers à dire ”Non” à la LGV en Pays Basque nord
La manifestation de ce samedi à Bayonne contre le projet de voies LGV en Pays Basque nord aura été très impressionnante, avec près de 12.000 personnes descendues dans la rue montrer leur opposition.
Point d’orgue d’une contestation populaire emmenée depuis 1996 par le collectif des associations opposées à de nouvelles voies LGV et, plus récemment, par de nombreux élus du Pays Basque nord, la manifestation de ce samedi à Bayonne aura été une démonstration particulièrement impressionnante contre ce projet porté par l’Etat, les “grands élus”, et l’opérateur gouvernemental Réseau Ferré de France (RFF).
“Non à la LGV, ni chez nous ni ailleurs !” aura été le monde d’ordre de la mobilisation de 12.000 personnes (“9.600 selon les Renseignements Généraux, précisa le porte-parole du CADE, Victor Pachon).
Echarpe tricolore le long du corps, une centaine d’élus – représentant majoritairement les trois Communautés de Commune du Sud Pays Basque à l’origine de la contre-étude indépendante suisse de la CITEC – ont ouvert le cortège à 17h, précédant 28 banderoles au total, représentant les diverses communes potentiellement traversées par ces futures lignes, ainsi que de nombreuses associations constituées en opposition à ce projet jugé “inutile, destructeur d’environnement, et de ressources publiques”.
Y figuraient également le syndicat basque LAB, le collectif d’urgence climatique Bizi (à bord d’une parodie de TGV en carton fonçant “droit dans le mur”), puis les Verts du Pays Basque, le NPA, ainsi qu’une délégation du collectif du Pays Basque sud, “AHT-Gelditu“.
Après plus de deux heures de marche de la salle Lauga à la Sous-Préfecture de Bayonne, les initiateurs de cette manifestation ont exprimé leurs sentiments que, depuis ce 17 octobre, “ignorer la volonté populaire serait une grave erreur“.
Porte-parole de l’unité associative, Victor Pachon a rappelé le chemin parcouru depuis 1996, la succession d’enquêtes et de contre-démonstrations qui, traduit ce jour dans une manifestation d’une rare ampleur, “prouve que le Pays Basque rejette totalement la plaie béante contre son territoire“.
Avant de lancer un “Pas une seule voix aux Régionales pour les candidats pro-LGV !”.
Représentant les élus, Michel Hiriart, maire de Biriatou et président de la Communauté Sud Pays Basque, a également souligné le Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / transports | Tagué : RFF, verts, associations, pays basque, bayonne, LGV, CADE, pachon, béarn, NPA, bizi, LAB, CITEC, AHT-gelditu, hiriart | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 17, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, NC, le 17 Octobre 2009
Une critique du projet de Contrat de Pays
Lors de la réunion du Codev (Conseil développement), la semaine dernière, la Sepanso, la Ceba (Coordination environnement du bassin d’Arcachon) et bassin d’Arcachon écologie ont désapprouvé le projet de contrat de Pays du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre tel qu’il a été présenté.
Claude Bonnet, Jean Mazodier et Françoise Branger en expliquent les raisons : « Très insuffisamment protecteur de l’environnement, le document est délibérément axé sur la promotion économique du territoire, avec pour objectif principal d’attirer un maximum d’habitants permanents et de touristes. Cette intention se traduit par un cortège de propositions d’actions destructrices du territoire. »
Ressources en eau L’étude d’un Scot basée sur une augmentation de population de 70 000 habitants d’ici 2030, qui induirait une très forte urbanisation et artificialisation des terres sans prendre en compte la limitation des ressources en eau et en énergie.
Infrastructures envahissantes La construction d’équipements et infrastructures équivalents à ceux d’agglomérations de la taille de Montpellier, Strasbourg, Grenoble ou Metz – entre autres le prolongement de l’autoroute A 660 jusqu’au Pyla – favorisant ainsi le transport routier, un des facteurs essentiels du réchauffement climatique.
Qualité des eaux L’aménagement des lacs et étangs, générateur de pollutions supplémentaires et d’une dégradation accrue de ces eaux dont le renouvellement est très lent, affectant aussi la qualité des eaux du bassin d’Arcachon, réceptacle des eaux de tout le territoire.
Dans ces conditions les politiques de protection de la qualité de l’eau et le soutien à l’ostréiculture et à la pêche sont totalement illusoires.
Environnement « La valorisation des grands sites naturels qui consiste à y attirer encore plus de visiteurs, au détriment de la protection de la faune et de la flore qui y vivent.
Il est temps que le XXIe siècle pose, ici comme ailleurs, la protection et la restauration de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : énergie, bassin d'arcachon écologie, biodiversité, bonnet, branger, CEDA, climat, eau, environnement, faune, flore, infrastructures, mazodier, SCOT, SEPANSO, transports | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 16, 2009 par pascalbourgois2
bastamag.net, Agnès Rousseaux, le 16 octobre 2009
Industrie de la viande
Fabrice Nicolino : « Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille »
Inquiétante pour la santé humaine, menaçante pour la diversité des espèces, dangereuse pour le climat, l’industrie de la viande a échoué à résoudre le problème de la faim. C’est ce que démontre le journaliste Fabrice Nicolino dans un essai intitulé Bidoche. Il aurait très bien pu s’intituler « barbaque » ou « charogne »… Les Français mangent en moyenne, chaque année, 92 kg de chair fraîche, congelée ou stérilisée, une carne produite presque exclusivement par l’industrie. Autant dire que les questions soulevées par cette antithèse d’un livre de cuisine nous concernent tous, en tant que consommateurs et citoyens. Attention, l’interview qui suit peut pousser à devenir végétarien.
Quels sont réellement les risques sanitaires concernant la consommation de viande ?
Il faudrait être bien naïf pour croire qu’il n’y a pas d’impact pour l’homme à farcir les animaux d’antibiotiques, d’hormones, de tranquillisants, de stimulateurs d’appétit, de tout ce qui passe dans les mains des industriels. Nous sommes juste derrière dans la chaîne alimentaire. Nous ingérons forcément ce que mange le cheptel, on ramasse tout. Depuis une dizaine d’années, des études de plus en plus nombreuses montrent d’importantes concordances entre la consommation de viande et les maladies, comme l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, le cancer. L’Institut national du cancer (INCa) a lancé une alerte en février 2009 et a publié des chiffres inquiétants sur les risques liés à la consommation de viande rouge et de charcuterie [1]. Un ensemble de faits s’accumulent. On peut clairement dire aujourd’hui que manger de la viande attire des ennuis de santé.
La plus vaste des études jamais menée sur la nutrition, dirigée par l’éminent nutritionniste T. Colin Campbell, impliquant 500.000 personnes en Chine et aux États-Unis, a montré que le meilleur régime est très largement végétarien. Cela va à l’encontre de ce qui est raconté depuis des décennies, toute cette propagande en faveur de la consommation de la viande. C’est profondément enraciné dans esprit humain : la viande serait bonne pour la santé. C’est surtout un signe extérieur de richesse, le symbole d’un statut social.
Les contrôles sanitaires ne permettent-ils pas de diminuer les risques liés aux manipulations génétiques, à l’injection de substances, à la transformation des animaux en produits industriels ?
Que veut dire « contrôle sanitaire » quand il y a des milliers de points de vente ? Le business fait la loi. Il n’y a qu’à voir comment George Bush, et Reagan avant lui, ont choisi des industriels comme conseillers. Même si les contrôles avaient montré quelque chose, il y aurait eu blocage au niveau politique. Regardez comment Bush a fait peu de cas de l’Agence de protection environnementale (EPA), comment il l’a censuré. L’industrie de la viande est une industrie reine, enracinée dans l’histoire américaine. On ne peut pas espérer la contrôler efficacement aux États-Unis. En France, le nombre de contrôleurs est ridicule, ça n’a aucun sens.
Le problème n’est pas tant le contrôle que la production. Quand on voit qu’on est capable Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Santé, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, alimentation, écologie, écosystèmes, énrergie, bio, climat, consommation, FAO, FNSEA, GES, industrie, INRA, nicolino, OGM, OMS, santé, vegetarisme | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 16, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 15 Octobre 2009
BORDEAUX LAC. EDF Énergies nouvelles a confirmé hier la création de la station photovoltaïque de Bordeaux-Lac. Elle entrera en service dès de la fin de l’année 2010
La plus grande centrale solaire urbaine de France
L’annonce-révélation de ce projet dans ces mêmes colonnes, il y a un an, avait fait sourire. Comment une station aussi géante pourrait-elle voir le jour au sein de l’agglo ? Voilà la réponse.
Avant la fin 2010, le site de Bordeaux-lac abritera la plus grande centrale solaire crée en milieu urbain et celle-ci produira l’équivalent de la consommation annuelle de 5 700 foyers ou encore la moitié de la consommation, toujours sur 12 mois, de l’éclairage de la Ville de Bordeaux.
Les travaux en 2010
La construction de cette station photovoltaïque de 12 mégawatts a été annoncée lors du dernier conseil municipal de Bordeaux. Elle a été confirmée hier matin par Hugues Martin, adjoint au maire, président de la société bordelaise des équipements publics et de congrès (propriétaire du parc des expos) et Patrick Charignon, directeur du développement France d’EDF Énergies nouvelles, sur le site même de Bordeaux-Lac.
« Nous sommes prêts. Les travaux débuteront en début d’année prochaine », annonce Patrick Charignon, en précisant que le chantier sera mené par des entreprises aussi motivées qu’EDF par ce challenge : le cabinet d’architectes Cardete et Huet (conception), la Secotrap (maîtrise d’oeuvre), Fayat TP (travaux de voirie), Vilquin (charpente métallique), Marchegay (panneaux photovoltaïques) et Cegelec (travaux électriques).
60 millions d’euros
EDF Énergies nouvelles a décroché ce marché devant treize autres candidats. « La proposition d’EDF était la meilleure à tous points de vue », note Hugues Martin.
C’est effectivement le projet le plus ambitieux, celui aussi qui ne coûtera pas un euro aux collectivités locales (EDF prenant à sa charge la totalité de la dépense évaluée à 60 millions d’euros), celui enfin qui rapportera le plus. EDF Énergies nouvelles s’engageant à verser 1, 3 million d’euro par an à la Spebec en compensation.
Le parking relooké
Le projet s’annonce également exemplaire au niveau national car les architectes ne se sont pas bornés à aligner des panneaux photovoltaïques sur des supports, comme on peut en voir sur bien des centrales créées à ce jour. « Une vraie première. C’est l’architecture des centrales de demain. Celles qui ne gèlent pas les terrains et celles sous lesquelles on pourra venir vivre et habiter », note Francis Cardete, l’un des archis.
Les concepteurs “rhabillent” Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie | Tagué : électricité, énergie, Bordeaux, bordeaux lac, centrale solaire | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 15, 2009 par pascalbourgois2
sciencespobordeaux.fr, Communiqué, le 21 octobre 2009
L’écologie politique est-elle durable ?
L’écologie est désormais au cœur des enjeux du monde contemporain. Effet de mode ou mutation durable des comportements individuels et des choix collectifs ?
Pour la première séquence de leur 26e saison, les Rencontres Sciences Po/Sud Ouest proposent une stimulante table ronde sur l’environnement et s’interrogent sur la “durabilité” de l’écologie politique. Au lendemain d’élections européennes marquées par la montée en puissance du groupe des Verts au Parlement de Strasbourg, et à la veille d’un sommet de Copenhague aux perspectives incertaines, l’occasion de faire le point sur l’état de l’écologie politique en France et au-delà !
Invités à échanger lors de la table ronde :
Eric DELHAYE (Président-délégué de Cap 21)
Michel DUCHENE (Adjoint au Maire de Bordeaux, Vice-Président de la CUB aux Grands projets urbains)
Bruno REBELLE (Directeur de Synergence, Conseil en développement durable)
Guillaume SAINTENY (Maître de conférences à l’École Polytechnique)
Dominique VOYNET Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie | Tagué : écologie, écologie politique, Bordeaux, copenhague, duchêne, environnement, rebelle, sciences po, verts, voynet | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 15, 2009 par pascalbourgois2
journaldumauss.net, Jean-Pierre Dupuy, le 14 octobre 2009
Pour citer cet article : Jean-Pierre Dupuy, « La menace écologique, un défi pour la démocratie », Revue du MAUSS permanente, [en ligne].
La menace écologique, un défi pour la démocratie
La menace écologique en vue ne pèse pas uniquement sur la survie de l’humanité. Elle pèse également sur ses valeurs, puisqu’en l’absence de réactions à la hauteur de l’enjeu, il est probable que la démocratie disparaîtra tout bonnement de la surface du globe, la menace sur la survie se transformant en lutte des uns contre les autres pour survivre. Dans l’objectif d’éviter ce sombre avenir, Jean-Pierre Dupuy propose ici de revisiter quelques fausses idées à propos de l’écologie politique, afin de la défendre – puisque c’est elle qui porte sur la place publique les inquiétudes que les scientifiques nourrissent dans le secret de leurs laboratoires : l’écologie politique n’est ni un anti-humanisme, ni l’ennemie de la science, de la technique et de la démocratie libérale, ni simple responsabilité vis-à-vis des générations futures. Elle n’est pas non plus régression des démocraties dans l’univers sacré et ses apocalypses, poursuit l’auteur, tout en assurant qu’un catastrophisme apocalyptique (qui peut être d’inspiration religieuse, et qui doit être laïc) est plus que jamais nécessaire : sans lui, les démocraties ne prendront pas à bras le corps la question écologique, de sorte qu’elles seront balayées par les catastrophes et les crises à venir. Le pessimisme, parfois, peut éviter que l’irréparable ne soit commis… (DA)
1. Le monde s’est rapproché de l’apocalypse de deux minutes
Le 17 janvier dernier, le physicien Stephen Hawking, le découvreur des trous noirs, et l’astronome royal Sir Martin Rees, qui occupe la chaire d’Isaac Newton à Cambridge, ont avancé l’aiguille des minutes de l’horloge de l’apocalypse de deux minutes. Nous ne sommes plus qu’à cinq minutes de minuit, minuit signifiant conventionnellement le moment où l’humanité se sera annihilée elle-même.
L’horloge de l’apocalypse (Doomsday clock) a été mise en place en 1947 par un groupe de physiciens atomiques qui, choqués par le largage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki, avaient lancé en 1945 une revue, qui existe toujours, de réflexion sur l’arme de destruction massive par excellence, le Bulletin of Atomic Scientists. En 1947, ils fixèrent la grande aiguille à 7 minutes avant minuit. C’était le début de l’ère nucléaire. Depuis lors, l’aiguille a été avancée et retardée 17 fois. C’est en 1953, lorsque l’Amérique et l’Union soviétique testèrent la bombe à hydrogène à neuf mois d’intervalle l’une de l’autre que l’aiguille se rapprocha le plus de minuit, à 2 minutes seulement. Après l’effondrement de l’Union soviétique et la fin de la guerre froide, elle s’éloigna à 17 minutes, pour revenir à 7 minutes de minuit en 2002, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001.
Nous sommes aujourd’hui à 5 minutes de minuit, plus près donc qu’en 1947. Les arguments avancés par les physiciens pour justifier leur sinistre pronostic méritent réflexion. Il y a d’abord que nous sommes entrés dans un deuxième âge nucléaire, marqué par la prolifération et le terrorisme. Le tabou sur l’usage de la bombe qui s’établit après Hiroshima et Nagasaki est en train de perdre de sa force, le temps et l’oubli faisant leur œuvre. Mais, pour la première fois dans l’histoire de l’horloge de l’apocalypse, un argument qui n’a rien à voir avec la menace nucléaire est mis en avant : les risques liés au changement climatique.
Les plus grands scientifiques du moment reconnaissent donc que l’humanité peut recourir à deux types de méthode pour s’éliminer elle-même : la violence intestine, la guerre civile à l’échelle mondiale, mais aussi la destruction du milieu nécessaire à sa survie. Ces deux moyens ne sont évidemment pas indépendants. Les premières manifestations tragiques du réchauffement climatique, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie | Tagué : al gore, écofaschisme, écologie, écologie politique, énergie, climat, consommation, crise, démocratie, développement, dupuy, ethique, GIEC, humanité, nature, politique, rapport au monde, science, sciences, technique | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 15, 2009 par pascalbourgois2
fabrice-nicolino.com, Fabrice Nicolino, le 14 octobre 2009
Le pic de Hubbert dès 2020 (quand le pétrole nous quitte)
Je vous présente rapidement le pic dit de Hubbert. À la fin des années 40 du siècle écoulé, Marion King Hubbert, géophysicien, émet une hypothèse sur la manière dont les matières premières sont exploitées par les sociétés humaines. Selon lui, cet usage peut se représenter sous la forme d’une cloche. Toute production monte jusqu’à un certain point, avant de redescendre fatalement lorsque plus de la moitié des réserves disponibles sur terre ont été utilisées.
En 1956, Hubbert fait une présentation publique de sa thèse devant l’American Petroleum Institute, appliquant son idée au pétrole-roi, sur lequel reposent nos sociétés industrielles. Hubbert prédit en cette année 1956 que le pic maximum de l’utilisation du pétrole aux États-Unis sera atteint en 1970. Après, pense-t-il, la production ne cessera de décliner, plus ou moins vite. Il a raison, le déclin commence en 1971.
Mais il y a bien des manières d’avoir raison tout en ayant tort. Car bien entendu, la parole du géophysicien, inaudible au beau milieu des Trente Glorieuses, est vite laissée de côté. Et l’on continue comme avant, sans se soucier le moins du monde du lendemain. Seuls quelques braves maintiennent, au fil des décennies, une réflexion sur ce que l’on appelle désormais le Peak Oil, le pic du pétrole. La question n’est plus : ce pic existe-t-il ? Non, la question est peu à peu devenue : quand se produira-t-il ?
Dans ce domaine stratégique, bien des estimations restent basées sur des chiffres fournis sans contrôle par les États producteurs. Je vous ennuierai en vous parlant de toutes les bizarreries comptables qui entourent la décisive question des réserves pétrolières mondiales. Pour ne prendre qu’un exemple, l’Arabie Saoudite, assise sur une poudrière sociale, politique, ethnique même, peut-elle raisonnablement dire la vérité sur l’état de ses ressources, qui commande son statut géopolitique ?
Bref. Vous me comprenez. Sans jeu de mots, un baril de pétrole est aussi une bouteille à l’encre. Or un rapport (en anglais, hélas) vient de remettre les pendules à l’heure d’une façon pour le moins inquiétante. Publié par l’UKERC (United Kingdom Energy Research Centre), organisme britannique public autant que sérieux, il estime que le Peak Oil mondial pourrait être atteint avant 2020 (ici). Mieux, pire, il met en garde le gouvernement de Londres, totalement incapable, pour l’heure en tout cas, de seulement considérer le problème. Inutile, je crois, d’évoquer le degré de préparation de notre propre pouvoir politique.
Est-ce fou ? Oui, je le pense. Car 2020, c’est dans dix ans, et seuls des choix faits immédiatement auraient quelque chance d’avoir un effet à cette date. Rappelons que, pour l’heure, le pétrole représente le tiers de l’énergie consommée dans le monde. Bien entendu, même si ce rapport dit vrai, il restera du pétrole à extraire bien après 2020. Mais son coût de production, mais son prix à la consommation seront toujours plus volatils, avec une tendance certaine à l’augmentation, qui ne cessera plus jamais. Il est donc certain, je dis bien certain, que l’heure de l’énergie bon marché est derrière nous.
Cette situation nouvelle recèle bien des menaces. Parmi lesquelles le risque croissant d’exploiter certains des gigantesques gisements de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie | Tagué : énergie, climat, GES, grenelle, habitat, méthane, pétrole, peak-oil, pic de hubbert, pic du pétrole, sables bitumineux | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 15, 2009 par pascalbourgois2
nouvelobs.com, AFP, le 15 octobre 2009
Incident nucléaire : du plutonium échappe à l’inventaire à Cadarache
Le Commissariat à l’énergie atomique a repéré sur le site de Cadarache des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions. “De quoi faire environ cinq bombes nucléaires”, selon Greenpeace.
Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a réclamé mercredi 14 octobre “la transparence la plus complète” après qu’on ait découvert dans un atelier en cours de démantèlement au site du Commissariat à l’énergie atomique de Cadarache que la quantité de plutonium entreposé avait été fortement sous-estimée. L’incident, qui aurait été caché plus de trois mois, a été classé au niveau 2 de l’échelle internationale de gravité des événements nucléaires par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Dans un communiqué, Jean-Louis Borloo “regrette profondément qu’un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration”. “Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d’électricité d’origine nucléaire. Elles seront respectées“, promet-il.
“Une des situations les plus critiques”
“Nous estimons que la découverte à Cadarache de plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire constitue une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps. C’est tout simplement hallucinant” a réagi le responsable de la campagne énergie/nucléaire de Greenpeace France, Yannick Rousselet. “Uranium de retraitement abandonné en Russie, kilos de plutonium oubliés à Cadarache: comment l’industrie nucléaire ose-t-elle prétendre qu’elle gère ses déchets ?” s’interroge l’organisation écologiste dans un communiqué.
Le CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône) est l’un des neuf centres de recherche du Commissariat à l’énergie atomique.
Exploité par Areva, cet atelier de technologie du plutonium (ATPu), “qui est à l’arrêt définitif et en cours de démantèlement depuis début 2009“, précise le ministère de l’Ecologie, “avait pour activité principale la production de combustible MOX pour des réacteurs nucléaires” mais son démantèlement avait été décidé “car le niveau de sûreté ne correspondait plus aux exigences attendues aujourd’hui”.
Suspension des travaux
Le CEA Cadarache a informé l’ASN le 6 octobre que les dépôts de plutonium dans les boîtes à gants, qui permettent d’accéder de façon sécurisée à une enceinte de confinement dans laquelle est mise en oeuvre de la matière nucléaire, avaient été sous-évalués, explique l’Autorité. “Evalués à environ 8 kg pendant la période d’exploitation de l’installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l’ordre de 22 kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39 kg“, précise l’ASN.
Greenpeace rappelle par la voix de Yannick Rousselet que c’est “une matière si dangereuse qu’elle doit être réglementairement mesurée au gramme près“, et s’étonne “qu’on Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Déchets, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : areva, asn, électricité, borloo, cadarache, CEA, déchets, greenpeace, nucléaire, plutonium, réaction nucléaire, rousselet, sécurité, uranium | 1 commentaire »
Posté sur octobre 15, 2009 par pascalbourgois2
planete-terra.fr, Karine Le Loët, 15 octobre 2009
Y aura-t-il 600 000 emplois verts en France ?
La croissance verte. C’est le nouveau credo du gouvernement depuis le lancement du Grenelle. Mais parviendra-t-il à atteindre l’objectif promis de 600 000 emplois verts créés ? Tout dépend de ce qu’on entend par création d’emplois.
Nicolas Sarkozy l’avait annoncé en grande pompe lors du Congrès de Versailles le 22 juin dernier. “Je veux dire à ceux qui trouvaient que le Grenelle de l’environnement coûtait trop cher que c’est la dépense la plus rentable que l’on puisse imaginer. Elle va créer 600 000 emplois. ” Ce chiffre, le chef de l’État ne l’avait pas sorti de son chapeau. Mais d’un rapport commandé et remis le 16 juin par le bureau parisien du Boston Consulting Group, un cabinet de conseil en stratégie. En page 4, il y est écrit : “Les programmes du Grenelle permettront la création de plus de 600 000 emplois en moyenne sur la période 2009-2020, principalement dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des énergies renouvelables “
Mais le gouvernement se montre désormais plus prudent sur la question. Interrogée à ce sujet lors du lancement du “Comité de pilotage pour le développement des métiers liés à la croissance verte” le 13 octobre, Valérie Létard, secrétaire d’État auprès de Jean-Louis Borloo, est restée un peu vague. “Plutôt que de nous écharper sur les chiffres, il faut voir qu’ils donnent une indication de l’urgence ”, explique Mme Létard avant de citer d’autres études menées par Syndex Alpha, le DGEFP (Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle), ou encore Pole Emploi qui table – plus prudemment – sur 220 000 emplois d’ici à 2012. Autant de “données qui nourrissent une réflexion partagée”, souligne Valérie Létard. Le gouvernement serait-il en train de noyer le poisson ?
Sortons la calculette
Mais d’abord comment le Boston Group a-t-il obtenu ce chiffre ? “L’équipe a créé des modèles microéconomiques dédiés à chacun des secteurs concernés par les investissements du Grenelle, qui prenaient en compte le type d’entreprises mobilisées, les équipements achetés, etc. De manière à bien temporaliser les différents projets et à y intégrer les ratios dépenses/emplois”, expliquait Emmanuel Nazarenko, directeur associé du BCG Paris au Monde en juillet dernier. En clair, le BCG a pris l’enveloppe financière prévue par le Grenelle dans chaque secteur – soit par exemple les 205 milliards d’euros qui seront investis dans le bâtiment. Puis, il a pris le nombre d’emplois créé habituellement dans le secteur pour chaque milliard d’euros investis. Et après multiplication, obtenu… un autre chiffre.
Mais voilà. 600 000 emplois verts créés, c’est d’autres emplois qui disparaissent, soutient Rémy Prud’homme, économiste et professeur émérite de l’université Paris XII. “C’est de l’argent qui ne sera pas dépensé ailleurs. On crée des emplois chez Saint-Gobain qui fabrique plus de matériels isolants ou chez Alstom qui construit plus de locomotives. Mais ce n’est que la moitié de l’histoire. L’État, les collectivités territoriales ne mettront pas d’argent ailleurs ou les particuliers dépenseront moins en télévision ou en tourisme. On crée 500 ou 600 000 emplois mais on en détruit un nombre au moins aussi important.”
Emplois transformés
Des emplois en hausse ici, en baisse là. Des reconversions plus que des créations aussi. Devançant la critique, Valérie Létard annonçait déjà la couleur le 13 octobre. “Pour ceux qui travaillent par exemple dans les usines automobiles du Valenciennois – un secteur où ça va aller mal – il faut accompagner l’évolution. Pour ceux-là, il ne s’agira pas Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : bâtiment, croissance verte, emplois, emplois verts, ENR, grenelle, transports | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 14, 2009 par pascalbourgois2
Bizi !, communiqué, octobre 2009
Non à la LGV, en Pays Basque comme ailleurs !
Le mouvement Bizi ! appelle tous(tes) ses membres et ses sympathisant(e)s à manifester ce samedi 17 octobre à 17H00 à Bayonne contre le projet de LGV.
Ce projet montre à quel point les divers responsables en charge de l’aménagement du territoire et de la question des transports n’ont toujours pas compris ce que seront nos sociétés dans les 5 décennies à venir.
La raréfaction programmée des énergies fossiles et de certaines des principales matières premières, la lutte contre le changement climatique avec l’urgente, indispensable et massive réduction des émissions des gaz à effets de serre vont profondément modifier nos modes de production, de consommation, de transports et d’aménagement du territoire.
Ceux qui pensent qu’on combattra le changement climatique en transférant quelques parts de marché de l’avion au bénéfice d’un TGV de plus en plus rapide n’ont pas pris la mesure exacte des changements à venir. C’en est historiquement fini du « toujours plus loin, toujours plus vite et de plus en plus souvent » en matière de transports. L’heure est à la relocalisation de l’économie et des loisirs, au développement des alternatives au transport (télé-travail, visio-conférences..). On ne peut continuer à aménager le monde demain avec les logiciels datant de celui d’hier. De l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute Pau-Langon en passant par ce projet de LGV, continuer comme avant constitue un véritable déni de réalité qui, au vu de la gravité des catastrophes annoncées si rien ne change en profondeur, est tout bonnement criminel.
Un TGV consomme 3 fois plus par voyageur transporté qu’un train normal, émet largement plus de gaz à effet de serre (par la traction et la déforestation causée alors que le train normal utilise les voies existantes), génère un aménagement du territoire non soutenable.
Bizi se prononce pour le transport des voyageurs par train plutôt que par avion, et celui des marchandises par train ou par bateau plutôt que par la route. Mais la vitesse des trains doit se fixer un objectif maximal de 200 à 220 km / H, et ils doivent passer par les lignes existantes.
Il faut réduire rapidement le volume global des marchandises transportées en faisant notamment de la relocalisation de l’économie -et notamment de la production agricole- une priorité absolue. Pour les marchandises dont la circulation est réellement nécessaire, leur transport doit se faire par containers. Bizi s’étonne du parti pris de préférer à ces derniers les camions entiers sur les wagons Modalohrs (solution autoroute ferroviaire, plus coûteuse et moins intéressante à tous les niveaux que la solution du container) et s’interroge sur Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / agriculture, Infos générales / transports | Tagué : énergie, bayonne, bizi, climat, consommation, LGV, pays basque, TGV, train, transports | 1 commentaire »
Posté sur octobre 14, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Denis Lherm, le 14 Octobre 2009
PATRIMOINE. Installée en pleine ville, la vieille société savante dispense un enseignement de grande qualité, à titre bénévole, dans un écrin de verdure totalement méconnu
La société d’horticulture de Caudéran, écolo depuis 110 ans
On peut difficilement trouver une centenaire plus verte que la société d’horticulture de Caudéran. Créé le 1er août 1899, cela fait plus de 110 ans que ce témoin de l’idéologie scientiste du XIXe siècle tient le pavé à Caudéran. Née avant la loi sur les associations, bâtie sur le modèle des vieilles sociétés savantes, elle voue un culte au savoir et à la connaissance des arbres fruitiers et des fleurs. Rue de l’église, coincée entre une résidence des années 70 et Saint-Amand, la société d’horticulture résiste au temps.
Dans les années 60, Chaban l’avait sauvée une première fois. Un sombre projet visait à transformer le terrain de la société horticole en lieu d’hébergement pour les jardiniers municipaux. Chaban avait réglé l’affaire en quelques secondes, comme toujours : « Si la société d’horticulture n’est pas d’accord pour partir, pourquoi la fait-on partir ? Elle reste là, c’est tout ».
285 arbres, 110 variétés
Quarante ans après, elle est toujours là, bien qu’un peu en décalage avec son époque. La plupart des habitants de Caudéran, et à plus forte raison ceux de Bordeaux, ignorent ce qui se passe derrière les grilles du 23, rue de l’Église, sous le regard fier du buste de Frantz Malvezin, créateur du jardin école, en 1905. Ici s’épanouissent 285 arbres de 110 variétés différentes, parfaitement palissés. Les membres de la société entretiennent bénévolement cet écrin à l’allure surannée. Ici surtout, la Société d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture de Caudéran, c’est son nom exact, dispense un enseignement comme autrefois : long, complet, contraignant et de très grande qualité. Les élèves, pardon les sociétaires, sont environ 80 par promotion. Le programme des cours mobilise tous leurs samedis, et parfois leurs dimanches, de septembre à juin. Il est digne d’une académie d’horticulture. Quand les « élèves » sortent de là, ils sont costauds sur le sujet.
« Cette société est une chose étonnante, mais surtout un bien très précieux. On ne la lâchera jamais », lance Philippe Richard, directeur des jardins botaniques de la ville (jardin public et Bastide), qui y fit un passage comme enseignant. Il ajoute : « Ils ont une connaissance de l’arbre et de la taille incomparable, il n’y a qu’eux qui savent le faire et il n’y a plus un professeur d’horticulture qui sait le faire aussi bien. Dans les années 70, on avait arrêté d’enseigner la taille, car elle avait été remplacée par des pulvérisations hormonales. À Caudéran, ils ont continué sur la taille et ils sont restés les seuls à la connaître vraiment ».
La tradition
Parmi les sociétaires, il n’est pas rare de tomber sur un élève du lycée horticole de Blanquefort qui vient renforcer ses connaissances. La société est présidée depuis plus de 25 ans par Lucien Amsalem, qui en est membre depuis plus de 40 ans.
Quant à son vice-président, il se nomme Jean-Bernard Sarramia, c’est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive donc ici les plantes mais aussi une forme de tradition.
« On est ici en famille, explique ce dernier. Au XIXe siècle, il y avait un marché de maraîchers à la place de l’église. C’est ce qui avait donné au maire l’idée de créer une société horticole. Au départ, c’était simplement démonstratif. Puis c’est devenu plus pédagogique. Un jardinier de la mairie venait donner des cours pratiques, pour vulgariser les connaissances. Mais le grand virage, c’est dans les années 1930, lorsque Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Education, Infos générales / agriculture | Tagué : amsalem, arboriculture, association, biodiversité, Bordeaux, caudéran, faune, flore, greffage, horiculture, société d'horticulture, taille, verger | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 14, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Kévin Lavoix, le 14 Octobre 2009
TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe
Réuni en session ordinaire lundi soir, le Conseil municipal de Tauriac a abordé la question, sous l’impulsion de la maire Catherine Saez, de l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti pour les surfaces exploitées de l’agriculture bio.
Cette exonération de la taxe sur le foncier non bâti a été adoptée par le Sénat, qui a apporté un amendement au collectif budgétaire 2006. Elle vise à encourager l’agriculture biologique par une exonération de la taxe foncière. Au terme de cet amendement, les communes et intercommunalités « peuvent » exonérer de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, « pendant une durée de cinq ans », les parcelles « exploitées selon le mode de production biologique ». Cette disposition s’ajoute à d’autres, comme l’aide à la conversion à l’agriculture biologique versée sur cinq ans.
Crainte sur les finances
Sur la commune de Tauriac, une propriété viticole est répertoriée comme producteur de bio par le Syndicat viticole des Côtes de Bourg. L’exonération, ainsi consentie par le Conseil municipal, ne dépasserait pas 1 000 euros au total. Cette perte financière ne viendrait donc pas mettre en déséquilibre le budget de Tauriac.
Un débat c’est cependant installé. La crainte principale des élus fut la possibilité, par le biais de cette exonération, de voir le nombre d’exploitations bio augmenter et d’engendrer ainsi une perte de revenus pour la commune, dans l’avenir, plus importante. Jean-Michel Robert, adjoint et viticulteur, a rassuré ses confrères présents. Il a rappelé que pour obtenir la certification bio, il fallait attendre trois ans et que ce n’est pas le faible encouragement financier d’une exonération de la taxe du foncier non bâti qui allait inciter, du jour au lendemain, tous les viticulteurs de Tauriac à se convertir.
Courte majorité
Catherine Saez a ajouté que le Conseil municipal serait à même, dans cinq ans, si l’exonération devenait trop préjudiciable à la commune, de prendre une délibération dans le sens inverse.
Le vote, qui a suivi, a approuvé, d’une courte voix, la délibération : six pour, cinq contre et deux abstentions. Catherine Saez a précisé que son souhait le plus cher serait quand même que tous les agriculteurs et viticulteurs soient Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, agriculture bio, bio, saez, tauriac, taxe, viticulture | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 14, 2009 par pascalbourgois2
libebordeaux.fr, Stéphanie Lacaze, le 14 octobre 2009
Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées
ENVIRONNEMENT – Si les constructions de logements passifs ne constituent plus une exception, la ville du Taillan-Médoc, la région Aquitaine et le bailleur social Gironde habitat, ont décidé d’aller encore un peu plus loin en concevant deux maisons extrêmement économes en énergie et construites en pin maritime des Landes. Autrement dit en privilégiant la filière locale.
Très en retard en matière de logements sociaux, la ville du Taillan-Médoc a du mettre les bouchées doubles depuis quelques années pour ne pas payer de trop fortes pénalités. Comme l’explique son maire, Ludovic Freygefond, sa commune « ne comptait que 1 % de logements sociaux en 2001 » lorsqu’il a été élu. Elle arrive aujourd’hui péniblement à 6, 5 %. Mais le chantier reste énorme. La résidence HQE (haute qualité environnementale) d’une quarantaine d’appartements qui est en cours de livraison répond à ces besoins. C’est dans ce cadre que les différents partenaires ont décidé d’expérimenter la mise au point de deux logements BBC (bâtiments basse consommation). Si un bâtiment isolé par l’extérieur permet en effet d’économiser 50 % d’énergie par rapport à un habitat traditionnel, ces maisons « passives » devraient permettre de diviser par quatre, la consommation.
Tout a été mis en œuvre par les architectes pour obtenir un résultat optimal. Le béton n’a été utilisé que pour les fondations et le dallage de ces logements. L’ossature est en bois, isolée par de la laine de verre. Un puits canadien a été installé pour récupérer de l’énergie et assurer le chauffage. La circulation de l’air a été facilitée. Enfin, des panneaux solaires ont été installés pour la production d’eau chaude. Malgré tout, ces deux logements restent raccordés au réseau électrique. Ils ne sont pas encore totalement autonome notamment en plein hiver mais selon le maire du Taillan-Médoc, « la facture d’électricité ne devrait pas dépasser les 30 euros par mois, abonnement inclus. »
Comme il s’agit d’une expérimentation, ces deux maisons vont faire l’objet d’une étude durant un an. « Des capteurs ont été installés pour vérifier la passivité des ces constructions » explique Ludovic Freygefond, « pour voir si on peut continuer à en construire malgré leur coût excessif. » Chacun de des logements revient en effet à Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos générales / Energie, Infos générales / Urbanisme | Tagué : aquitaine, électricité, énergie, bâtiment basse consommation, BBC, bois, conseil régional, gironde habitat, logement social, maison passive, puits canadien, solaire, taillan-médoc | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 14, 2009 par pascalbourgois2
Le Collectif des Associations de Défense de l’Environnement, les associations opposées aux voies nouvelles et le syndicat LAB, communiqué, octobre 2009
Une délégation du Sud-Gironde va participer à la manifestation de samedi à Bayonne contre les voies nouvelles et pour l’aménagement des voies existantes. N’hésitez pas à vous joindre à elle !
Une manifestation va également être organisée en Gironde, probablement en Novembre … qu’on se le dise !
Manifestation contre la LGV samedi 17 octobre 2009 à 17 heures à Bayonne (départ de la salle Lauga, en direction de la sous-préfecture). Cette manifestation est organisée conjointement avec les élus opposés au projet (les 29 maires des trois communautés de communes) et les associations opposées aux voies nouvelles.
Les décisions de RFF ne sont pas encore prises. Il faut montrer notre mobilisation, au côté des élus qui appellent à manifester. Il faut maintenant franchir cette nouvelle étape, tous ensembles, afin de stopper le projet !
Ci-dessous le tract du CADE (Collectif des Associations de Défense de l’Environnement), des associations opposées aux voies nouvelles et du syndicat LAB
NON à la LGV !
Oui à l’aménagement des voies existantes !
Depuis des années, l’Etat français et ses complices, les Grenet, Lamassoure, Rousset et autres veulent imposer leur projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV). Ce projet démesuré et qui massacrera notre cadre de vie a pour principal objet de satisfaire les appétits financiers sans limites des grands groupes du BTP (Bâtiments et Travaux Publics) et du lobby ferroviaire.
Depuis 16 ans, les associations s’opposent à ces projets, disent et redisent que la voie ferrée existante est sous utilisée et que sa capacité est très importante. Depuis 16 ans, les soi-disant responsables ont tapé en touche, ont ricané, ont ignoré ces avertissements.
Et puis, il y a eu, en 2006, à notre demande et choisis par la Commission du débat public, les bureaux d’étude suisses Prog Trans et SMA qui ont confirmé nos analyses sur les surestimations de Réseau Ferré de France (RFF) et sur la capacité de la voie actuelle à accepter le trafic même surestimé de RFF. Cette année, trois communautés de communes représentant 29 communes du Pays Basque ont demandé une contre-étude au cabinet suisse Citec dont la compétence et l’indépendance sont unanimement reconnues. Les conclusions de ce bureau d’étude sont sans appel. Les lignes existantes pourront Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / transports | Tagué : associations, bayonne, CADE, CITEC, conseil régional, LAB, LGV, manifestation, pays basque, RFF | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 13, 2009 par pascalbourgois2
developpementdurablelejournal.com, Jacques Cortie, le 9 octobre 2009
Copenhague : Fiasco ou révolution ?
En présence d’Emmanuel Le Roy Ladurie, le premier débat d’actualité de la Documentation Française a dressé, mercredi, un tableau très contrasté des avancées à attendre du sommet de Copenhague. Entre pessimisme et prudence les intervenants ont tous souligné l’extrême urgence de la situation.
Quelques dorures. Des spécialistes aux discours pédagogiques. Des opinions directes et sans esquive. Le débat « Changement climatique : la fièvre monte à Copenhague » a permis, en un peu plus de deux heures, dans les salons de la Documentation Française à Paris, de bien cerner la situation où nous placent l’état chaotique de la planète et les intérêts géo-économiques contradictoires des grandes puissances. Un carrefour de tous les possibles qui n’entraînent pas forcément l’optimisme. Emmanuel Leroy Ladurie (1) a d’ailleurs insisté sur le pessimisme qui était le sien. Un pessimisme global qui renvoie à ses études sur le climat (2) et à ses constats : « La décennie des années 1990 a été la plus chaude du siècle. Et cela continue. Le problème, c’est qu’à la différence des autres périodes d’optimum climatiques, l’effet de régulation, qui voyait alterner des réchauffements et des rafraîchissements, n’a pas cours. Le réchauffement est aujourd’hui indéfini. Je suis inquiet. »
Les émissions de CO2 dérapent
Les chiffres, pour illustrer cette inquiétude, se résument peut-être en un seul : si en 1987, l’Arctique représentait encore 7 millions de km2 de glace, elle n’en représentait plus, en 2008, que 4. La planète se réchauffe donc à marche forcée. Malgré les rapports, malgré les évidences, malgré les alertes. « Les émissions dérapent partout » remarque ainsi Aurélie Vieillefosse (3). Le problème est, bien sûr, essentiellement économique « On discute depuis 20 ans sur le climat et on n’avance pas » remarque-t-elle avant de préciser : « La Chine émet 5,5 tonnes de CO2 par habitant, l’Europe 10 et les Etats-Unis 25. Les demandes de réduction sont forcément mal perçues par les pays en développement. » Pour elle le blocage de Copenhague est là. « D’autant », surenchérit Christian De Perthuis (4) « qu’il est difficile d’expliquer que le monde occidental puisse trouver 800 milliards pour sauver les banques mais qu’il ne trouve rien, ou trop peu, pour le climat ». Comme l’économie aime à tout tarifer, De Perthuis s’étonne aussi que l’utilisation de la couche d’ozone soit gratuite : « Le climat, c’est aussi une question de prix. La fine pellicule qui protège la terre est utilisée par tout le monde et personne ne paye les dommages. » Dans le collimateur des débateurs l’échec de l’après-Kyoto : « Les Etats-Unis n’ont rien respecté » remarquent-il et « la crise économique n’a rien arrangé ».
Un sommet sous haute tension
Pas étonnant, dès lors, que tous s’inquiètent de la forte tension qui prélude au sommet danois. « C’est finalement un aspect positif. Cette tension prouve qu’il y a un enjeu ». Serge Sur (5) explique du coup les difficultés à envisager un accord significatif en listant les éléments composites qui président aux discussions sur le climat Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / agriculture | Tagué : alimentation, énergie, climat, CO2, copenhague, environnement, GIEC, le roy ladurie, société civile, stern | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 13, 2009 par pascalbourgois2
cdurable.info, David Naulin, dimanche 4 octobre 2009
La crise pétrolière : analyse des mesures d’urgence
Sujet apparemment familier que la crise pétrolière, régulièrement évoquée depuis plus de 35 ans. Elle semble à la fois provoquer des changements profonds (programme électronucléaire, campagnes d’économie des énergies, chantiers d’énergies alternatives) et paraître comme insignifiante ou en décalage avec le réel, tant le pétrole tient une place toujours plus importante (augmentation du parc automobile à essence ou gasoil, utilisation tous azimuts des dérivés du pétrole) et semble ne pas manquer…
Pourtant la crise est là, inéluctable, durable et dont le paroxysme est très proche, bien que masqué par la récente récession économique. Nous n’avons plus que 5 à 10 ans environ pour nous préparer activement et anticiper ses effets : quoi qu’il arrive, les quantités disponibles vont très bientôt diminuer, et ce constamment ; il en sera de même pour le gaz, quelques années plus tard.
La Crise pétrolière de Bernard Durand décrit et évalue les principales technologies utilisables pour remplacer pétrole et gaz, tout en montrant combien la plupart seront longues à mettre en place, n’étant pas encore validées et socialement acceptées. Dans ces conditions, l’antienne des économies d’énergie est plus que d’actualité, pour nous aider à retarder les échéances et faire la jointure avec de nouveaux modèles énergétiques. Deux secteurs fondamentaux sont concernés : le bâtiment et les transports.
Il est urgent de voir la conscience des citoyens-consommateurs se modifier radicalement, au risque de connaître pour des zones comme l’Europe des 27, une crise énergétique et économique sans précédent…
Ce livre a pour but de fournir à des non-spécialistes des repères pour comprendre les raisons de la crise pétrolière actuelle, en prévoir les conséquences et juger de l’intérêt des moyens proposés pour y faire face. Et c’est plutôt réussi, parole de profane. Si je juge l’auteur un peu complaisant quant aux responsabilités des compagnies pétrolières dans cette crise et qu’il défend une alternative basée sur l’énergie nucléaire, son constat est précis et sans appel. Il démontre que l’ère du pétrole est désormais derrière nous et qu’il va falloir en très peu de temps, de gré ou de force, changer nos modes de vie, de production et de consommation d’énergie : “Aucun miracle n’aura lieu ! La solution ne peut venir que d’une coopération internationale active et beaucoup plus sincère que celle que l’on voit actuellement à l’échelle internationale, et, dans un premier temps, des efforts faits par les citoyens des pays industrialisés pour réduire leur consommation énergétique. Les pays d’Europe, bien plus exposés que d’autres parce qu’ils n’ont que peu de ressources sur leur sol, ont tout intérêt à construire une politique énergétique commune au service de leurs citoyens, ce qui suppose non seulement de dépasser les conflits d’intérêts et les postures idéologiques où ils se complaisent depuis tant d’années, mais aussi de développer beaucoup plus activement la recherche scientifique et technologique dans le domaine de l’énergie. Il est maintenant plus que temps de se mettre en mouvement”.
Extraits de l’introduction
Bernard Durand nous rappelle les enjeux : “Le pétrole représente aujourd’hui 38% de l’énergie primaire utilisée dans le monde, et son cousin le gaz naturel 22%. C’est la disponibilité d’énergie sous forme d’un pétrole peu coûteux qui, en permettant un accroissement sans précédent des richesses matérielles à se partager, fut pour une large part à la source du développement économique, mais aussi des avancées sociales, que les pays industriels ont connu après la Seconde Guerre mondiale. Les citoyens de ces pays en ont pris tellement l’habitude Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie | Tagué : économie, bâtiment, crise, ENR, gaz, nucléaire, pétrole, transports | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 13, 2009 par pascalbourgois2
liberation.fr, Recueilli par Philippe Btochen, le 25 septembre 2009
«Notre modèle de consommation alimentaire n’est pas soutenable»
Aurélie Trouvé, docteur en économie et ingénieur agronome, est enseignante-chercheuse à l’Agrosup Dijon et copréside la branche française d’Attac. Elle réagit aux déclarations de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) selon laquelle il y aura 2,3 milliards de bouches de plus à nourrir en 2050 – soit 9 milliards d’être humains – et qu’en conséquence une hausse de 70% de la production agricole est nécessaire.
Les chiffres fournis par la FAO vous étonnent-ils ?
Pour l’augmentation de la production agricole de 70%, non, il n’y a rien d’étonnant s’il n’y a pas de prise de conscience et de transformation de notre mode de consommation alimentaire, notamment dans les pays du Nord.
Pour des néophytes de la question il est difficile de comprendre qu’une augmentation de la population mondiale d’environ un tiers nécessite d’augmenter la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir tout le monde.
Dans les pays du Sud, notamment en Asie et en Afrique, il y aura une augmentation des besoins pour des raisons démographiques et aussi parce qu’on assiste actuellement à une transformation du modèle alimentaire. Il tend notamment à imiter les pays du nord, notamment en ce qui concerne l’alimentation carnée. Et il ne faut pas oublier que pour produire une kilocalorie animale, il faut plusieurs plusieurs kilocalories végétales. C’est une des explications de la disproportion entre l’augmentation des besoins alimentaires de 70% et la hausse de la population qui n’est que d’un tiers.
Une telle augmentation de la production agricole en si peu d’années vous semble-t-elle possible ?
C’est une question qui fait couler beaucoup de salive et d’encre parmi les agronomes et les scientifiques. Cela doit surtout amener à une prise de conscience, parce qu’aujourd’hui le modèle de consommation alimentaire des pays du nord est non soutenable à une échelle mondiale. Si toute la population planétaire se nourissait comme un habitant des Etats-Unis, on ne pourrait nourrir que 2 milliards d’être humains au lieu des 6 qui peuplent actuellement la Terre.
Parmi les enjeux, il y a donc une question culturelle liée à la mondialisation, mais aussi des raisons politiques. Non ?
Evidemment, et ces raisons politiques ont induit des choix. Aujourd’hui, la plupart de l’alimentation animale vient d’Amérique à des prix qui sont artificiellement très bas. Parce que cette alimentation provient de très grandes exploitations qui produisent massivement et qui, pour beaucoup, ont des coûts sociaux et environnementaux très faibles. Notre alimentation très carnée s’appuie aussi sur une production qui induit un accaparement de plus en plus important des terres dans ces pays et concurrence directement l’agriculture vivrière. Au Brésil, il y a ainsi des millions de paysans sans terre.
L’UE est-t-elle aussi responsable de cette situation ?
En Europe, on a mis Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Crises, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, agro-écologie, alimentation, attac, économie, écosystèmes, climat, consommation, crise alimentaire, démographie, FAO, politique, trpouvé | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 13, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Hervé Kempf, AFP, Fred Dufour, le 12 octobre 2009
Déchets, le cauchemar du nucléaire
On est dans les champs. Au loin, on distingue les bâtiments de l’usine nucléaire de la Hague, dans le Cotentin. Les personnages discutent des mesures de radioactivité effectuées aux alentours. Le responsable des mesures d’Areva parle : “On est dans le bruit de fond de la radioactivité.” La journaliste : “Si on ne parle pas de contamination, on parle de quoi? ” Le responsable cherche ses mots, finit par répondre : “Moi, je parle d’absence d’impact, enfin, il y a, euh, bon, enfin, on va la refaire, là, parce que je…”
Oui, si on ne parle pas de radioactivité, de danger et de santé à propos des déchets nucléaires, on parle de quoi ? D’une fiction. Selon laquelle les déchets seraient correctement gérés, et selon laquelle l’industrie nucléaire aurait une solution. C’est ce que montre avec pédagogie et retenue le documentaire. Il nous emmène à Hanford, au nord-ouest des Etats-Unis, où depuis soixante ans s’accumulent des déchets liquides issus de la production du plutonium militaire. Qui fuient dans la rivière voisine.
TRÈS PEU DE RECYCLAGE EN FRANCE
On va ensuite à Tcheliabinsk, en Russie, où s’est produite en 1957 l’explosion d’une cuve de déchets nucléaires. Quarante ans plus tard, lacs et rivières sont toujours pollués – à des taux “hallucinants“, observe un scientifique de la Criirad (Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité) que les journalistes ont emmené avec eux.
A la Hague, l’enquête constate que chaque année, l’usine rejette dans la mer 400 m3 de liquides radioactifs. Un traité de 1993 interdit d’immerger les déchets quand ils sont dans des fûts, mais pas quand on les envoie par canalisation… La Hague rejette aussi du krypton par voie aérienne. “Les gens autour de la Hague respirent en permanence de l’air radioactif“, dit Bruno Chareyron, de la Criirad.
Mais le système français de retraitement ne recycle-t-il pas l’essentiel de ses déchets, comme le dit Jacques-Emmanuel Saulnier, d’Areva ? Pas précisément. Une partie de l’uranium de retraitement français est expédiée à Tomsk, en Russie. Au total, seuls quelques pourcentages des déchets nucléaires français sont recyclés, et non 95 %, comme le dit Areva.
Le film s’interroge sur le stockage ultime, en profondeur : “Evidemment des produits très dangereux”, constate un scientifique de l’Agence nationale des déchets radioactifs. Ils sont censés ne pas ressortir dans la nature avant 200 000 ans. “Ecrire l’avenir impose de faire confiance“, conclut Bernard Bigot, commissaire à l’énergie atomique. Mais peut-on faire confiance aux Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : areva, déchets, EDF, kempf, la hague, noualhat, nucléaire, pollution, uranium | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 12, 2009 par pascalbourgois2
aqui.fr, Solène Méric, le 12 octobre 2009
La centrale photovoltaïque du Gabardan dans les Landes : le difficile équilibre entre production énergétique et protection de l’environnement
En octobre 2007, la communauté de Commune du Gabardan, située à l’extrême Nord Est du département des Landes, signait avec EDF Energies Nouvelles, une promesse de bail portant sur la mise à disposition de 317 ha de terrain. Ici commençait l’aventure du chantier de la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe. Deux ans plus tard, alors que le chantier est bien avancé, Aqui! visite l’ouvrage, en compagnie de représentants d’EDF, d’EDF-EN ainsi que de la SEPANSO, association de protection de l’environnement reconnue d’utilité publique. Compte rendu d’une matinée entre conviction pour les uns et inquiétude pour les autres.
En quelques chiffres la future centrale photovoltaïque du Garbardan, ce sera 317 ha de superficie, 1 million de panneaux solaires, une production de 76 MWc, permettant l’alimentation électrique de quelques 33000 foyers par an. Le tout, pour un investissement financier global de 300 millions d’euros. Autant dire un projet d’envergure. D’envergure et d’innovation puisque 13 ha de sa surface sont réservés à l’implantation de panneaux solaires dits « trackers », produits par une jeune société de Martillac, en Gironde, Exosun. David Augeix, Directeur d’EDF EN pour la région sud nous explique que « la caractéristique de ces panneaux est de pouvoir suivre la course du soleil grâce à leur possible inclinaison sur deux axes. Cette technologie permet une production plus importante qu’avec des panneaux fixes, mais pour un investissement également plus élevé ». Le chantier de cette partie expérimentale est d’ailleurs pratiquement terminé et le raccordement à la centrale de Barbotan est prévu dés le mois de décembre prochain. Sur ces 13 ha, les panneaux trackers produiront 2MWc d’électricité.
Raccordement à partir de juin 2010
La deuxième partie du chantier, divisée en sept tranches, est uniquement composée de panneaux photovoltaïques fixes. Pour un meilleur rendement, « ils sont orientés plein sud avec une inclinaison de 25% ». Coté calendrier, « les cinq premières tranches seront raccordées à la centrale de Barbotan en décembre 2010, avec une première étape en juin où les deux premières tranches, actuellement presque achevées, seront raccordées les premières ». Pour les tranches 6 et 7, qui n’ont d’ailleurs pas encore été défrichées,les travaux auront lieu à une date ultérieure, non encore définie.
Un “paysage” étonnant
Coté « paysage », le spectacle est pour le moins étonnant. Sur des centaines de mètres, des rangées de 1200 mètres de panneaux, s’alignent les unes derrière les autres. Mais la nature s’invite déjà puisque de nombreuses fougères tapissent le sol, prémisse d’une adaptation future entre l’environnement et ces drôles de nouveaux hôtes. A la vue du spectacle, Philippe Barbedienne, Secrétaire général de la SEPANSO s’exclame : « ça me fait mal de voir ce genre de paysage. C’est malheureux d’avoir défriché 300 ha de forêt pour ça ! ». Antoine Cuerq, Directeur régional d’EDF en Aquitaine est, quant à lui, très satisfait de ce qu’il voit : « De l’énergie, il en faut et il continuera d’en falloir. Désormais, l’objectif est de la produire de la manière la moins impactante possible. Et cette centrale du Gabardan va tout à fait dans ce sens.»
Préserver autant que faire se peut le milieu naturel
D’autant plus que la Commune de Losse, en coordination avec les services de l’Etat et l’Office National des Forêts, s’est engagée sur un certain nombre de mesures visant à compenser le déboisement Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : électricité, énergie, barbedienne, centrale photovoltaïque, davant, EDF, environnement, gabardan, landes, nature, SEPANSO | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 12, 2009 par pascalbourgois2
actu.orange.fr, NC, octobre 2009
Le Nobel d’économie à deux Américains, dont la première femme
Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi aux Américains Oliver Williamson et Elinor Ostrom, la première femme récompensée, pour leurs travaux séparés montrant que l’entreprise et les associations d’usagers sont parfois plus efficaces que le marché.
Leurs recherches sont particulièrement dans l’air du temps, en plein débat sur la meilleure organisation des marchés financiers et de l’économie mondiale mais aussi sur la protection de l’environnement et des ressources naturelles, un domaine essentiel d’étude d’Elinor Ostrom.
“Ils veulent comprendre des organisations qui ne sont pas des marchés (…) et ils montrent comment ces institutions résolvent les conflits“, a salué Tore Ellingsen, membre du comité Nobel, lors de l’annonce du prix à la presse.
Ces récompenses confortent la chasse gardée américaine sur le Nobel d’économie, avec désormais 45 lauréats sur un total de 64 depuis sa première attribution en 1969.
Cette saison 2009 est également très américaine, avec 11 lauréats sur 13 venant des Etats-Unis, la sensation étant venue vendredi à Oslo du Nobel de la Paix attribué au président américain, Barack Obama.
Elinor Ostrom, de l’Université d’Indiana, est récompensée par le comité “pour avoir démontré comment les biens communs peuvent être efficacement gérés par des associations d’usagers”.
Elle a “remis en cause l’idée classique selon laquelle la propriété commune est mal gérée et doit être prise en main par les autorités publiques ou le marché“, salue le comité, qui sacre pour la première fois une femme depuis sa première attribution en 1969.
En se fondant sur de nombreuses études sur la gestion par des groupes d’usagers des ressources en poissons, en élevage, sur les forêts ou les lacs, la lauréate américaine a montré que leur organisation était souvent Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie | Tagué : associations, économie, biens communs, climat, environnement, nobel, ressources naturelles | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 12, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Hervé Kempf, le 10 octobre 2009
La crise commence, par Hervé Kempf
Dans le monde fantasmagorique des responsables et analystes de l’économie, le bien et le mal se résument aux frémissements d’un totem : le produit intérieur brut (PIB). Il chute de 2 %, c’est la catastrophe, il remonte en tremblant à 0,3 %, la reprise s’annonce. Et l’obsession est de rejoindre les 2-3-4 % “normaux” afin que la vie redevienne belle. Je ne caricature pas : des dizaines de déclarations et d’articles dans le Wall Street Journal, The Financial Times, The Economist, Les Echos, La Tribune – et bien sûr, notre cher Monde – ratiocinent autour de ce thème.
Parlons de la vraie économie, celle qui se préoccupe de la subsistance durable des sociétés.
La récession de 2008-2009 est née de l’éclatement d’une bulle financière gonflée par un endettement démesuré. Les morceaux ont été recollés par une intervention rapide et forte des autorités publiques. Pour éviter l’effondrement de l’économie, on a de surcroît opéré des relances budgétaires massives. Donc, l’endettement public, déjà important avant la récession, a encore augmenté. Comme il y a des limites à la dette, il ne sera plus guère possible de soutenir artificiellement l’économie.
D’ailleurs, il y a… l’énergie. De son bas prix dépend la croissance du PIB. Or le pic pétrolier – dans le voisinage duquel nous sommes – signifie que le prix des combustibles fossiles est à la hausse, alors qu’il restera dans la décennie à venir le prix directeur pour toutes les énergies. Si donc se produit une “reprise”, elle augmentera la demande de pétrole, le prix de celui-ci montera, ce qui refroidira les ardeurs du PIB.
Autre pièce essentielle, le changement climatique. Il est urgent de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Les pays riches – même les Etats-Unis – affirment vouloir les diminuer de 80 % d’ici à 2050 : cela représente en gros une réduction annuelle de 3 % par an. On en est loin. Soit on s’y engage réellement, et cette baisse de la consommation d’énergie transforme le système économique, mais pas vers la “croissance” ; soit on attend, et les désordres du climat vont rendre la vie très difficile. La Chine et l’Inde commencent à le ressentir, entre manque d’eau, moussons déréglées, inondations, etc. Les taux de croissance de 10 % de la Chine, c’est fini !
Troisième pièce oubliée : l’agriculture. Un milliard d’humains ont faim tous les jours. Avec une population mondiale en augmentation et des contraintes écologiques de plus en plus sévères, l’agriculture redevient une question prioritaire. C’est là qu’il faut investir, pas dans le soutien au niveau de vie des habitants des Etats-Unis.
Il n’y aura pas de “sortie de crise”. La crise commence. En fait, ce n’est pas une crise, mais le début de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie | Tagué : agriculture, alimentation, économie, énergie, biosphère, climat, croissance, cruse, kempf, pétrole, PIB, pic du pétrole | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 10, 2009 par pascalbourgois2
ekopedia.org, NC, octobre 2009
La fin du pétrole
Un article de Ekopedia, l’encyclopédie pratique.
Si des astronomes annonçaient qu’un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s’écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l’assemblée générale de l’ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d’expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit…. Vous trouvez ça logique ?
Tout le monde dit qu’il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu’en est-il en réalité ?
La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose. Pour de nombreux économistes, il n’y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l’économie, mais ils permettront d’exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l’instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d’énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu’on leur a même donné un nom : on les appelle les “économistes de la Terre plate”. Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l’énergie a la même valeur que les différentes matières premières, alors qu’elle est en fait la condition nécessaire à l’obtention d’autres ressources (y compris l’énergie elle même). Ils pensent que l’économie “crée des richesses”, alors qu’elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n’y a tout simplement plus d’économie.
Quand des économistes discourent à la télé et qu’entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l’économie les prix du pétrole, ils ont tout faux. Le pétrole n’est pas un problème.
Le pétrole est LE problème.
Et puis… Il y a les autres. Il y a les géologues, bien sûr, mais également les techniciens qui exploitent les champs pétrolifères, les mains dans le cambouis. Ils ont une vision très différente de la vision rose bonbon que je viens de vous présenter.
Le Pic de Hubbert
Tout d’abord, soulignons que la prévision classique “il reste assez de pétrole pour tant d’années” est faite en supposant que la consommation reste constante. Malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Ces dernières années, de nouveaux très gros consommateurs (la Chine et l’Inde pour l’essentiel) sont apparus sur le marché et consomment autant qu’ils le peuvent. Ceci étant dit, poursuivons.
Comme toutes les ressources finies, la production de pétrole a commencé et finira à zéro. Entre ces deux extrêmes, la production passe nécessairement par un maximum. On appelle ce maximum le “pic de Hubbert“, du nom du géologue qui l’a calculé le premier. Il se produit approximativement quand la moitié du pétrole disponible a été extraite, et tout laisse à penser que ce pic est imminent.
En 1956, le géologue King Hubbert a prédit que la production de pétrole aux USA atteindrait son maximum aux alentours de 1970 avant de commencer à décroître. Évidemment, tout le monde l’a ridiculisé. Et pourtant, il avait raison et, depuis 1971, la production de brut aux USA ne cesse de baisser. Bien sûr, ce phénomène n’est pas propre à ce pays mais commun à toutes les régions productrices. Seule la date diffère. À l’heure actuelle, la plupart des pays ont atteint ou dépassé leur pic de production. Les seuls pays ne l’ayant pas encore atteint sont au Moyen-Orient.
Maintenant il est évident que, si l’on considère la production mondiale dans son ensemble, le même phénomène doit se produire.
Selon le site de l’ASPO, la date la plus probable est 2011, mais selon le Professeur Kenneth Deffeyes de l’université de Princeton, ce pic a été atteint le 16 décembre 2005 ! [1]. Une synthèse des estimations peut être consultée ici.
À ce point de notre raisonnement, quelques remarques s’imposent :
Le gouvernement américain actuel rassemble beaucoup de membres de l’industrie pétrolière. Il est très probable que leur invasion de l’Irak ait été planifiée en prévision du “peak oil”.
Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin d’énergie (pompes, etc), et donc de pétrole. En d’autres termes, il arrive un moment où l’extraction n’est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. S’il faut brûler un baril pour en récupérer un, on ne le fera pas, même à 10 000 $ le baril. C’est un concept que les économistes de le Terre plate ont beaucoup de mal à comprendre… De nombreuses réserves d’hydrocarbures fossiles sont donc “hors de portée” et ne seront jamais utilisées sauf, peut être, comme source de matières premières non énergétiques.
Les conséquences
Quelles seront les conséquences ? Immenses. Une fois le pic atteint, la production ne peut que chuter, ce qui signifie une explosion des prix. Actuellement, on a une crise pétrolière si la production est inférieure même d’un demi pour cent à la demande, mais cette crise sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter…
Plus concrètement, l’explosion des prix du brut signifie, entre autre joyeusetés :
La fin de la globalisation
Plus personne n’ira faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l’autre bout du monde si le prix du pétrole atteint des sommets. Évidemment, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car ces emplois pourraient retourner chez nous. Toutefois, cela signifie également Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Economie, Infos générales / Energie | Tagué : agriculture, automobile, économie, énergie, étalement urbain, croissance, industrie, industrie aéronautique, mondialisation, pétrole, pic de hubbert, pic du pétrole, tourisme | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 10, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, NC, le 10 Octobre 2009
SONDAGE. D’après un sondage, à paraître demain dans Sud Ouest Dimanche, les français sont prêts à modifier “un peu” leur mode de vie, pour faire respirer la planète.
L’écologie pourrait modifier “un peu” le mode de vie des Français
Après le succès de Home, le film de Yann Arthus Bertrand, c’est au tour de Nicolas Hulot de tirer la sonnette d’alarme des méfaits du mode de vie de l’homme sur l’environnement, dans son long-métrage, intitulé : Le syndrome du Titanic.
Le succès de ses diffusions associé à la poussée des verts aux dernières Européennes, ont conduit Sud Ouest Dimanche à s’interroger sur la disposition des Français à changer leur propre mode de vie pour répondre aux exigences écologiques. 599 français de plus de 18 ans, représentatifs de la population ont accepté de répondre au sondage ifop, commandé par le journal, et qui paraîtra demain dans Sud Ouest Dimanche.
Les premiers résultats de l’étude montrent que lorsqu’il s’agit de s’impliquer personnellement et à consommer moins, les Français apparaissent quelque peu réticents. Certes, près d’un quart des Français (27%) se déclare « prêt à changer en profondeur son mode de vie et à restreindre sa consommation de manière significative ». Néanmoins, la majorité des personnes interrogées (53%) n’est prête à consentir que des efforts limités (« modifier un peu son mode de vie et limiter sa consommation »). En outre, 20% des répondants refusent de réduire leur train de vie.
La disposition à modifier son comportement présente des intensités différentes selon les catégories de population. Comme on l’observe traditionnellement sur les questions liées au développement durable, l’âge influe notablement sur les réponses ; les plus âgés Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Ecologie | Tagué : arthus-bertrand, écologie, consommation, environnement, home, hulot, mode de vie, syndrome du titanic, verts | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 9, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Martine Picouët, le 7 octobre 2009
Comment réduire sa consommation
“Les ménages consomment 47 % de l’énergie produite en France pour leurs besoins domestiques“, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cette énergie consacrée à l’habitat est utilisée à 65 % pour le chauffage, à 16 % pour l’énergie spécifique (lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateur, éclairage…), à 12 % pour l’eau chaude et à 7 % pour la cuisson.
“La consommation d’énergie varie de 1 à 4 selon le type d’habitat, explique Jean-Jacques Roux, enseignant-chercheur au Centre thermique de Lyon, CNRS. Les logements anciens consomment en moyenne 240 kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m2/an), contre 120 à 150 kWh/m2/an pour les plus récents et 60 kWh/m2/an pour les écologiques.”
Consommation : – 30 % dans l’habitat
Trois mesures permettent de réduire de près de 30 % la consommation d’électricité dans l’habitat.
Utiliser des ampoules basse consommation. Ces lampes consomment cinq à six fois moins d’énergie que les ampoules à incandescence et ont une durée de vie sept à dix fois plus longue. Plus onéreuses que les ampoules traditionnelles, elles produisent 80 % de lumière et 20 % de chaleur contre 5 % de lumière et 95 % de chaleur pour les lampes à incandescence. A proscrire, les lampes halogènes, 50 % plus énergivores que les lampes à incandescence.
Opter pour des équipements étiquetés A, A+ ou A++, qui consomment très peu d’énergie. Un peu plus chers à l’achat, ils sont plus économiques à long terme. Dix ans après le lancement de l’étiquette énergétique (qui va de A, la plus économe, à G), les classes inférieures E, F, G ont disparu et le D est quasiment absent des rayons. Un réfrigérateur ou un congélateur classé A permet de diviser par trois la consommation. Des discussions sont en cours au niveau européen pour supprimer, en 2014, tous les appareils de froid classés A au profit des appareils plus performants notés A+ et A++.
Eviter de laisser des appareils électriques en veille en utilisant des multiprises avec interrupteur. La fonction veille, qui permet de programmer la mise en route des équipements électroménagers et audiovisuels, et la commande à distance des appareils comme le téléviseur, la radio, la chaîne hi-fi… sont un gros poste de consommation. “Cette fonction consomme presque autant d’énergie que l’éclairage dans un logement“, selon une étude de Science & Décision, “Les économies d’énergie : choix ou nécessité ?”, réalisée par l’université Evry-Val-d’Essonne et le Centre national de la recherche scientifique. “A l’échelle de la France, cela représente, chaque année, 0,5 % de la consommation totale d’énergie en France.”
Là aussi, une réflexion est menée au niveau européen pour obliger les constructeurs à prévoir une fonction arrêt sur tous les appareils électriques – sans perdre la programmation.
Géothermie et solaire
Inépuisable et non polluante, l’énergie solaire permet, grâce à des panneaux thermiques fixés sur le toit d’un bâtiment, d’assurer une bonne partie du chauffage de la maison et de l’eau chaude sanitaire (à ne pas confondre avec les panneaux photovoltaïques réservés à des bâtiments de grande taille et des surfaces de toit importantes).
Selon la région, le rendement varie entre Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Energie | Tagué : ADEME, association, électricité, énergie, consommation, géothermie, habitat, négawatt, solaire | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 9, 2009 par pascalbourgois2
tvmag.com, Emmanuel Galiero, le 8 octobre 2009
Lalanne dénonce les dérives de l’écologie
Quand il parle, c’est sans langue de bois. Francis Lalanne, qui appelle tous les consommateurs présumés pollueurs à la « révolte », attaque fort et dénonce les dérives du « business » de l’écologie. Interview choc exclusive pour TV Magazine.
Pourquoi êtes-vous en colère ?
Je fais partie des gens qui en ont ras-le-bol de ce système, qui met en avant des icônes institutionnelles de l’écologie, avec un discours politiquement correct, dont le pouvoir a besoin pour faire passer sa propagande. Des icônes fabriquées pour endormir les gens, pas pour les réveiller !
À qui pensez-vous ?
Jean-Louis Borloo, par exemple. Il a un mandat pour servir des intérêts capitalistes qui ont besoin de l’écologie pour se développer. Les gens l’écoutent comme une référence en matière de traitement du problème écologique, alors qu’en fait il sert de caution aux pollueurs contre l’intérêt des pollués que nous sommes. Ensuite, je peux citer Nicolas Hulot.
Pourquoi lui ?
Parce qu’il tient un discours absolument intolérable et à géométrie variable selon les besoins de son entreprise. Tantôt il prétend que l’écologie n’est pas une philosophie politique à part entière mais une sorte d’humanisme-conseil au service du pouvoir. Tantôt il appelle à voter pour les Verts, tout en méprisant les écologistes indépendants et en proclamant qu’il ne fait pas de politique. De plus, il terrorise les gens en leur expliquant qu’ils sont méchants et destructeurs. Le fait que Nicolas Hulot vive grassement en réalisant des émissions sur l’écologie à la télé le rend-il moins méchant et moins destructeur que le commun des mortels ?
Mais ses émissions ne sont-elles pas nécessaires ?
Non ! Que M. Hulot soit un chef d’entreprise avisé, soutenu par les énormes médias qui l’emploient, et se serve de l’idéal écologiste pour faire de l’argent, cela ne me dérange pas. À condition que son message nous permette d’espérer un monde meilleur. Mais, au lieu de s’en prendre aux véritables responsables, comme l’a fait Coline Serreau avec son film La Belle Verte, il se trompe de cible et attaque les victimes. On en a marre de recevoir des leçons de morale tous les jours par des milliardaires qui nous accusent.
Iriez-vous jusqu’à la traiter d’« imbécile », comme l’a fait Claude Allègre dans la presse ?
Pour moi, Nicolas Hulot est loin d’être un imbécile, mais il est temps qu’il arrête de prendre les gens pour des Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie | Tagué : arthus-bertrand, associations, écologie, écologistes indépendants, borloo, cohn-bendit, hulot, lalanne, nucléaire, verts | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 9, 2009 par pascalbourgois2
novethic.fr, Anne Farthouat, le 5 octobre 2009
Comment l’industrie de la viande menace le monde
Fabrice Nicolino, auteur de deux ouvrages sur les biocarburants et les pesticides, revient avec une enquête inédite sur l’industrie de la viande. Son nouveau livre, « Bidoche », dresse un état des lieux des dérives écologiques et sociales de cette industrie planétaire.
De plus en plus de pays consomment de la viande. Comment ces nouvelles pratiques alimentaires modifient-elles le paysage agricole ?
Fabrice Nicolino : Manger de la viande est effectivement un acte social majeur, signe de richesse. On en voit l’illustration parfaite en Chine : depuis quinze ans environ, près de 200 millions de Chinois ont vu leur pouvoir d’achat augmenter, et du coup, leur consommation de viande a explosé.
Cette demande croissante est d’ailleurs un mouvement qui sévit à l’échelle planétaire. On évoque la Chine, mais c’est tout aussi vrai en Inde, au Brésil, en Russie, etc. Or, il se trouve que le « rendement énergétique » d’un animal, est très mauvais : pour produire un kilo de viande, il faut entre 7 et 10 kg de végétaux. Du coup, le besoin de terres agricoles ne cesse de croître, au point qu’aujourd’hui, 60% de la surface agricole mondiale est entièrement dédiée à l’élevage. Et c’est d’autant plus vrai en Europe, où ce nombre atteint les 70%.
Les terres vont donc manquer ?
De nombreux agronomes s’inquiètent de voir que les terres agricoles sont de plus en plus difficiles à trouver. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ces 50 dernières années, la population mondiale a plus que doublé. Et la surface des terres dédiées à l’agriculture a augmenté d’à peine 10%. Ces terres fertiles sont donc de plus en plus rares. D’ailleurs, l’achat massif de terres des pays du Sud par, entre autres, l’Arabie Saoudite et la Chine est un signal qui ne trompe pas. Et n’oublions pas que nous serons 9 milliards en 2050.
Alors, que va-t-il se passer ?
Il faudra à tout prix cesser d’utiliser nos terres pour nourrir un bétail destiné à être mangé par certains, pour les cultiver dans le but de nourrir directement tous les êtres humains. Nous avons encore le temps d’assurer cette transition, mais plus pour très longtemps. Sans quoi, elle s’imposera à nous, non sans dégâts écologiques et sociaux.
Ces dégâts sont déjà d’actualité. Comment les pays d’Amérique Latine gèrent-ils le problème de la déforestation causée par la culture du soja ?
Le sujet est explosif en Amérique Latine, et notamment au Brésil. L’élevage y est très important, et nécessite donc des surfaces de pâturage géantes. Or, l’expansion fulgurante des cultures de soja transgéniques, destinées à nourrir le bétail, réquisitionne toujours plus de terres agricoles, et fait pression sur les pâturages. Du coup, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Santé, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, alimentation, écologie, économie, élevage, bidoche, consommation, environnement, nicolino, pesticides, social, sols, terres, viande | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 9, 2009 par pascalbourgois2
lesechos.fr, Martine Robert, octobre 2009
La facture salée du Vélib’
Deux ans après son apparition dans les rues de la capitale, le vélo en libre-service se révèle une moins bonne affaire que prévu pour la Ville de Paris. La renégociation du contrat a donné lieu à un sérieux bras de fer entre la mairie et JCDecaux. De quoi alimenter les débats du 18e congrès du Club des villes et territoires cyclables, qui s‘est ouvert hier à La Rochelle.
Juillet 2007 : les relations sont au beau fixe entre JCDecaux et la Mairie de Paris. En contrepartie de l’implantation de 20.600 vélos en libre-service (VLS) et du versement d’une redevance annuelle de 3,5 millions d’euros à la ville, l’afficheur a obtenu l’exploitation de 1.628 panneaux publicitaires. Un bon coup politique et médiatique pour Bertrand Delanoë : le premier magistrat s’offre le plus grand parc de deux-roues en libre-service au monde sans débourser un centime, et récolte en prime les 15 à 20 millions d’euros de recettes annuelles espérées de Vélib’. Une vitrine internationale prestigieuse pour JCDecaux, même si celle-ci a un coût : 90 millions d’euros d’investissement.
Alors que son challenger Clear Channel avait, dans un premier temps, emporté le marché en proposant à la municipalité 14.000 vélos, le roi du panneau publicitaire urbain a attaqué pour vice de forme et a habilement surenchéri, pour finalement emporter la mise. Une stratégie payante : la capitale lui a ouvert les voies de la petite couronne dans un rayon de 1,5 kilomètre autour du périphérique, celles des agglomérations de Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis) et de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ainsi que d’une dizaine de villes de province. L’afficheur est aujourd’hui le numéro un mondial du vélo en libre-service. Et le succès du Vélib’ ne se dément pas, avec près de 60 millions de trajets au compteur, 177.000 abonnés longue durée - plutôt jeunes et actifs - et 7,5 millions de tickets courte durée. Les Parisiens comme les touristes plébiscitent cette bicyclette qui a désormais ses codes, ses réseaux, son blog…
En apparence, tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant, le torchon brûle entre les élus parisiens et l’opérateur. Depuis des mois, les deux camps luttent pied à pied pour renégocier les termes du contrat signé il y a deux ans. C’est que la donne économique a changé à plus d’un titre pour JCDecaux. Ainsi, le vandalisme a explosé avec plus de 8.000 vélos volés et plus de 16.000 détériorés. Dans les 15 ateliers parisiens de la Somupi, la filiale de JCDecaux, s’entassent des Vélib’ tordus, martyrisés, customisés, rouillés par un séjour prolongé dans la Seine. Et tandis que les coûts d’entretien explosent, les recettes tirées des panneaux publicitaires devraient chuter avec la crise aux alentours de 50 millions d’euros, contre 57 en 2008 selon la municipalité - l’afficheur se refuse à tout commentaire. « Last but not least », les critères de qualité fixés par la ville en matière de disponibilité, propreté, entretien des vélos, sont, aux dires de l’exploitant, trop ambitieux pour être atteints, générant au passage de lourdes pénalités. « Au-delà d’un seuil critique, ces malus deviennent exponentiels. Alors JCDecaux nous menace de mettre la clef sous la porte ! », confie un proche du maire. Extrêmement prudent dans ses propos, tant le sujet est sensible, le directeur général stratégie de JCDecaux, Albert Asseraf, se contente d’évoquer la complexité de l’appel d’offres initial lancé par Paris et la nécessité d’évaluer la pertinence de certains critères.
Bref, l’opérateur veut rééquilibrer le contrat en sa faveur. Au cours de l’été 2008, déjà, JCDecaux a obtenu un premier avenant : Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / transports | Tagué : jcdecaux, mobilité, paris, vélib, vélo en libre-service, VLS | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 9, 2009 par pascalbourgois2
amisdela terre.org, communiqué, le 8 octobre 2009
Prix Pinocchio 2009 : le vote est lancé !
Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires, lancent aujourd’hui le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2009. Douze entreprises françaises sont été nominées et concourent dans trois catégories : environnement, droits humains et greenwashing. Toutes se disent en faveur du « développement durable » alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales. A l’issue du vote, une cérémonie publique de remise des prix sera organisée le 24 novembre 2009 à Paris.
Bientôt un an après la première édition des prix Pinocchio du développement durable, qui avait récompensé Areva dans les catégories « environnement » et « greenwashing » et le groupe Louis Dreyfus dans la catégorie « droits humains », les Amis de la Terre lancent l’édition 2009 des Prix Pinocchio. Les entreprises nominées sont les suivantes : Total, Michelin, BNP Paribas, EDF, Bolloré, Accor, Peugeot, Crédit Agricole, Perenco, Herta, Société Générale, et France Betteraves.
Gwenael Wasse, chargé de campagne Responsabilité des entreprises aux Amis de la Terre, explique : « Cette seconde édition promet malheureusement d’être à nouveau un « grand cru ». Violation des droits sociaux, destruction de forêts, pollution locale, émission de gaz à effet de serre, communication biaisée, publicité trompeuse, etc : les doubles discours des multinationales n’ont pas cessé avec la crise et les promesses de réforme. Les citoyens vont pouvoir choisir leurs pires entreprises françaises de l’année 2009 ! »
Pour Fanny Gallois, chargée de campagne Droits de l’Homme au travail à Peuples Solidaires, « cet événement est également un moyen de donner une voix et une visibilité aux femmes et aux hommes qui se battent au quotidien contre les impacts négatifs des entreprises sur leur environnement de travail et de vie, pour faire valoir leurs droits ».
Les Prix Pinocchio mettent en lumière de nombreux abus concrets. Dans le cadre de leur campagne sur la responsabilité des entreprises, les Amis de la Terre demandent un encadrement juridique des impacts environnementaux et sociaux des multinationales, pour que cesse leur quasi-impunité de fait dans les pays du Sud.
Les résultats seront annoncés le 24 novembre, avec une cérémonie de remise des prix le soir même par les Amis de la Terre et Peuples Solidaires à Paris. Les journalistes intéressés pour y participer sont d’ores-et-déjà invités à contacter les Amis de la Terre.
La présentation des 12 cas et des Prix Pinocchio est accessible sur le site suivant Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : accor, amis de la terre, bnp paribas, bolloré, crédit agricole, DD, droits humains, EDF, environnement, france betteraves, GES, greenwashing, herta, michelin, perenco, peugeat, peuples solidaires, pollution, prix pinocchio, social, sociéré générale, TOTAL | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 9, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 9 Octobre 2009
BORDEAUX. Le dernier obstacle juridique sautant, Vincent Feltesse a donné le feu vert à GTM (groupe Vinci) pour lancer la construction du pont levant Bacalan-Bastide. Le chantier débutera en novembre et durera trois ans
Pont Bacalan-Bastide : en route pour un chantier géant
Le pont Bacalan-Bastide sera bel et bien construit. La nouvelle est tombée hier vers 15 h 30, juste après que le président de la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté la requête du « front associatif » qui s’opposait au projet (lire notre édition d’hier).
De façon quasi instantanée, en effet, Vincent Feltesse a fait savoir qu’au vu de cette décision de justice et de l’absence également d’observations négatives de la part du comité du patrimoine mondial (depuis l’envoi d’un dernier rapport), il venait de signer l’ordre de service à destination de GTM Constructions et qu’il souhaitait que l’entreprise engage au plus vite le chantier.
« Nous sommes prêts », répond Gilles Vanbremeersch, directeur de projet à GTM à qui incombait jusque-là la préparation des travaux et qui va devoir maintenant le mettre en musique. De quelle manière ? Pour la première fois, GTM nous révèle son ordre de marche.
1 Début du chantier en novembre
À compter de la mi-octobre, GTM va installer son PC chantier, quai de Brazza, tout près du point de départ du futur pont. 300 mètres carrés de bureaux provisoires vont être construits.
Progressivement ensuite, la société amènera sur place son matériel. Les travaux débuteront vers la mi-novembre. La pose de la première pierre est annoncée par la CUB pour le 21 novembre.
2 Préparation des pièces à Bassens
Simultanément, GTM va ouvrir un atelier de préfabrication de pièces en béton dans la forme de radoube du port de Bassens.
Ici seront conçus les éléments nécessaires pour bâtir les quatre pylônes qui supporteront le tablier levant. Des pièces géantes comme le bas des piles (18 mètres sur 40 mètres à la base, 15 mètres de haut !) ou encore les îlots de protection prévus en amont et en aval de la structure pour éviter que les navires viennent percuter l’ensemble. Les premières pièces des pylônes côté Bastide seront terminées à la fin du printemps prochain pour une pose à compter du mois de juin. Elles seront carrément enfilées dans l’eau et fixées sur un plancher préalablement réalisé en fond de rivière.
3 Des estacades pour travailler sur l’eau
Pour aller travailler au-dessus de l’eau, GTM va bâtir Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / transports | Tagué : énergie, Bordeaux, climat, feltesse, GTM, pont bacalan-bastide | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 8, 2009 par pascalbourgois2
alternatives-economiques.fr, Jean Gadray, octobre 2009
La décroissance : idées fortes, terme ambigu
J’ai été invité le 6 octobre par les amis du Monde Diplomatique et Attac à débattre avec Serge Latouche de la croissance et de la décroissance. Théâtre bondé dans la banlieue lilloise, 450 personnes. Nous sommes l’un et l’autre des « objecteurs de croissance ». Mais pour ma part, je n’utilise pas le terme de décroissance. Résumé de mon intervention initiale.
Pourquoi suis-je devenu, comme d’autres dont le nombre grossit, un objecteur de croissance ? Pour au moins trois séries de raisons.
La première est que, sur le plan social, celui du bien-être individuel et collectif, on peut montrer, statistiques à l’appui, qu’à partir d’un certain niveau d’abondance matérielle que nous avons nettement dépassé en France, depuis environ 20 ans, il n’y a plus aucune relation entre d’un côté les grandes variables sociales et humaines et, de l’autre, le niveau d’abondance mesuré par le PIB par habitant. On peut par exemple être de loin le pays le plus riche du monde dit développé (les Etats-Unis), et avoir pourtant une espérance de vie bien plus faible que des pays nettement moins riches, des performances éducatives moins bonnes, bien plus de pauvreté et d’inégalités (y compris entre les hommes et les femmes), six ou sept fois plus de violences, d’homicides et de personnes en prison, etc. Voir mon diaporama.
La croissance des 20-30 dernières années s’est plutôt faite contre le social, en tout cas elle n’a pas produit d’effet positif sur ce plan. Et, même dans certains pays pauvres, l’obligation de croissance à tout prix a fait des dégâts.
La seconde raison est plus philosophique, et elle puise aussi bien dans certaines convictions religieuses sur l’importance relative de l’être et de l’avoir, que dans des philosophies athées dont André Gorz, influencé par le marxisme, est un bon représentant. Cette seconde raison met par exemple en avant la façon dont nous sommes piégés par l’injonction du toujours plus matériel, par la consommation ostentatoire, par la production de l’avidité permanente organisée par un capitalisme de la démesure à la recherche incessante de nouvelles sources de profit. Par les 500 milliards de dollars de publicité mondiale annuelle sans laquelle nombre d’innovations ne trouveraient pas preneur et dont le rôle est de nous faire prendre le futile pour l’utile, de pousser à l’endettement à risques, en renforçant le sentiment de privation de ceux qui ne peuvent pas se payer ce qu’on voit à la télé.
Enfin, la troisième raison, qui a accéléré ma conversion et celle de beaucoup d’autres, c’est l’ampleur de la crise écologique, dont les manifestations sont multiples, et dont le réchauffement climatique inexorable constitue le risque humain majeur, bien analysé dans le rapport 2007-2008 du PNUD.
On débouche alors sur la question posée par les organisateurs de ce débat : croissance verte, arrêt de la croissance ou décroissance ? Je mentionne pour mémoire une conviction des avocats de la décroissance, conviction que je partage : même s’il n’y avait pas de crise écologique, il y aurait de bonnes raisons de refuser la perspective d’une croissance indéfinie. Mais l’essentiel pour convaincre aujourd’hui n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’il n’y aura pas de croissance durable, parce que je crois impossible de concilier la poursuite de la croissance avec l’impératif de division par 5 ou 6 des émissions de GES (gaz à effet de serre) en France d’ici 2050 (et par plus de 2 dans le monde), soit une réduction de 4 % par an.
Je m’en suis expliqué dans une tribune de Politis « Le chiffon rouge de la croissance verte », dont je ne retiens qu’un argument, parmi d’autres. Supposons Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Energie | Tagué : écologie, climat, crise, croissance, croissance verte, décroissance, gorz, latouche, objecteurs de croissance, philosophie, PIB, social | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 8, 2009 par pascalbourgois2
rue89.com, Hélène Crié-Wiesner, Ecrivain, spécialisée en environnement, le 7 octobre 2009
Les douloureux états d’âme des Verts américains
Cela devait finir par arriver : le mouvement écolo américain est en train d’exploser. Alors qu’un nouveau projet de loi sur l’énergie et le climat vient d’être déposé au Sénat, les « verts extrémistes » accusent de trahison les « environnementalistes mous », adeptes du compromis politique.
Après les bagarres et insultes autour du système de santé qui ont trusté les médias durant des mois, on devine que la prochaine guerre législative ne va pas laisser les citoyens indifférents. Car le prix que devront payer les Etats-Unis pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sera politiquement lourd.
Une partie des environnementalistes, des écolos comme on dit en France, refusent en bloc ce qu’ils qualifient de « compromissions honteuses » avec les industriels. Ils affirment qu’ils préfèrent pas de loi du tout à une loi rabougrie. Et ces contestataires de leur propre camp savent se faire entendre.
Un happening « vert extrémiste » à Manhattan
En septembre à New York, à la fin du raout de l’ONU avec les chefs d’Etat du monde, juste avant qu’Obama ne parte à Pittsburgh pour le G20, les « green extremists » ont envahi Manhattan pour clamer leur position.
Faux billets de banque à l’effigie de Gore, bannières analogues déployées devant le siège du Natural Ressource Defense Council, intervention inopinée d’un pirate personnifiant le « Cap-and-trade » lors du discours du Premier ministre danois, le happening de la « faction anti-compromis » du mouvement vert a été spectaculaire.
Les organisateurs étaient Climate SOS, Rising Tide North America, et Greenwash Guerillas. Une animatrice explique au web-magazine Grist :
« Ça peut paraître bizarre que nous, des écologistes, choisissions de nous opposer à une loi sur le climat. Surtout quand on voudrait pouvoir soutenir le nouveau gouvernement. Mais on a envie d’adopter une position vraiment dure, parce ce projet de loi est complètement à côté de la plaque. »
Les Américains n’auront pas de loi avant le sommet de Copenhague
Les Etats-Unis ne nient plus la responsabilité de l’homme sur les changements climatiques. Mieux : Obama a maintes fois répété que les Etats-Unis portaient une lourde responsabilité, et que son pays allait changer d’attitude. Qu’il allait même changer d’ici au sommet du Climat de Copenhague en décembre.
Euh, non : ça, c’est que le président espérait, avant le tumulte de la réforme médicale qui a fait prendre un gros retard à l’examen d’une loi énergie-climat par le Sénat. Il est évident que celle-ci ne sera pas votée d’ici décembre.
Ce n’est pas la faute d’Obama. Comme pour la réforme médicale, une partie des élus de son camp ne veut pas entendre parler de réformes si radicales qu’elles heurteraient leurs électeurs. Je ne reviens pas sur la santé, on a tout dit.
Quant à l’environnement, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : al gore, écologie, écologiste, énergie, états-unis, climat, CO2, environnement, GES, hansen, industrie, obama, taxe carbone, verts | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 7, 2009 par pascalbourgois2
ADEME Aquitaine, communiqué, le 7 octobre 2009
L’ADEME et les Espaces Info-énergie d’Aquitaine organisent dès le 15 octobre prochain les premières “Journées de l’Energie Positive” qui se dérouleront en Aquitaine du 15 au 18 octobre 2009.
Evénement grand public autour de l’habitat durable.
Plus d’infos sur le site de l’ADEME Aquitaine Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Energie, Infos générales / Urbanisme | Tagué : énergie, ADEME, aquitaine, habitat, EIE, espace infos énergie | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 7, 2009 par pascalbourgois2
Quand la ville se sèvre du pétrole
mondequibouge.be, Anne Thibaut, Pierre Titeux, Fédération Inter-Environnement Wallonie
article publié dans Imagine demain le monde (n°74 – juillet & août 2009), le 6 octobre 2009
Sans attendre des réorientations politiques et économiques qui tardent à s’opérer, des citoyens ont décidé de prendre leur avenir en main et d’œuvrer, au niveau local, à la construction de la société de « l’après-pétrole ».
Tout a commencé en 2006, à Totnes, ville de 7 700 âmes située dans le Devon, à l’extrême sud-ouest de l’Angleterre. Quelques habitants se sont regroupés autour de Rob Hopkins pour mettre en œuvre le concept de « transition town » (« ville en transition ») développé par cet enseignant en permaculture (1).
Pour Hopkins, il appartient à chaque communauté, à chaque entité locale, de construire la résilience (2) qui lui permettra d’encaisser les bouleversements sociétaux générés par le pic pétrolier (3) et la crise climatique. Il s’agit de préparer dès aujourd’hui un futur moins gourmand en énergie en élaborant des systèmes de production, de consommation et de vie en commun conciliables avec les contraintes écologiques, économiques et sociales qui s’annoncent.
La ville en transition s’articule autour d’une vision alternative positive qui sert de fi l rouge à l’élaboration d’un Plan d’action de descente énergétique (Pade). La mise en œuvre de ce plan répond à trois mots d’ordre : autonomie (alimentaire, énergétique), relocalisation (de la production, des emplois) et solidarité. Ses promoteurs savent que c’est une démarche de longue haleine ; les objectifs portent sur le long terme, car on ne peut espérer changer en quelques années l’ensemble des paramètres constitutifs d’une société. La notion de transition traduit ce travail sur la durée : on est en marche vers un autre modèle, le changement est en cours mais loin d’être achevé.
Mode d’emploi
A Totnes, comme ailleurs par la suite (152 initiatives ont rejoint à ce jour le réseau officiel Transition network et plusieurs centaines d’autres s’apprêtent à le faire), le processus de transition a respecté une série d’étapes clairement défi nies. Pour commencer, un groupe temporaire de pilotage se crée et jette les fondations de la démarche. Il lui appartient également de lancer un programme de sensibilisation aux deux problématiques imposant l’action : le pic pétrolier et les changements climatiques.
Lorsque la communauté apparaît suffisamment sensibilisée (ce qui prend de six mois à un an) et que des contacts avec des groupes déjà actifs (essentiellement des associations environnementales et sociales) ont été noués, les pilotes organisent une grande fête.
La dynamique et l’énergie libérées lors de cet événement permettent au mouvement de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Energie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / agriculture, Infos générales / transports | Tagué : alimentation, auronomie, écologie, économie, énergie, climat, consommation, environnement, logement, mobilité, monnaie locale, PADE, pétrole, permaculture, pic du pétrole, politique, résilience, relocalisation, solidarité, territoire, totnés, transition, ville | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 7, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, Dominique Faget, le 6 octobre 2009
Orchidées sauvages de France : une espèce sur six menacée de disparition
Disparition des milieux naturels, assèchement des marais, pollution, cueillette sauvage : les orchidées sauvages de France métropolitaine sont sous pression, une espèce sur six étant désormais menacée de disparition, selon la “liste rouge” de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publiée mardi.
Sur les 160 espèces d’orchidées présentes en métropole, 27 sont menacées de disparition, avertit l’UICN dans cette étude menée avec le Muséum national d’Histoire naturelle, la Fédération des conservatoires botaniques nationaux et la Société française d’Orchidophilie.
La transformation des milieux naturels par les activités humaines affecte de nombreuses espèces, explique dans un communiqué l’UICN, plus vaste et plus ancien réseau environnemental au monde.
Ainsi, l’Ophrys d’Aymonin (Ophrys aymoninii), endémique des Grands Causses, est victime de la disparition des espaces naturels due notamment aux plantations de conifères, et est classé en catégorie “Vulnérable”.
Le Malaxis des marais (Hammarbya paludosa), qui ne se rencontre que dans les tourbières acides, est classé “en danger” en raison de l’assèchement des zones humides et de l’eutrophisation de son habitat naturel, provoquée par la prolifération de végétaux aquatiques et la pollution.
D’une manière générale, le drainage des marais et des prairies humides, l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles, ont provoqué le recul de plusieurs espèces comme le Liparis de Loesel (Liparis loeselii), qui a déjà disparu du Bassin parisien, et de l’Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), tous deux classés “vulnérables”.
En outre, certaines espèces, pourtant protégées, font l’objet de cueillettes illégales comme le Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus) et l’Ophrys miroir (Ophrys speculum), très recherchées pour leurs fleurs spectaculaires, et classées en catégorie “vulnérable”.
D’autres sont menacées par le piétinement des troupeaux d’ovins et de caprins ou le retournement du sol par les sangliers, comme l’Ophrys de Philippe (Ophrys philippi), endémique du Var, classé “en danger”.
Par ailleurs, sur les 160 espèces étudiées, 36, soit plus d’une sur cinq, sont classées dans la catégorie “quasi menacée” et pourraient être menacées de disparition à leur tour en l’absence de mesures spécifiques de conservation, avertit l’UICN.
Enfin, l’étude souligne que 20% des espèces d’orchidées ont dû être placées Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité | Tagué : association, biodiversité, faune, flore, orchidée, UICN | 1 commentaire »
Posté sur octobre 7, 2009 par pascalbourgois2
ecolo-info, site, Anne-sophie, le 20 septembre 2009
Partenariat entre Ecolo-Info et la librairie Mollat : le 21 octobre à 18h00 “le nouvel art de militer” chez Mollat
Eh oui, cela fait quelques mois que nous travaillons sur ce partenariat, et ce fut LA nouvelle de la semaine sur laquelle je souhaitais revenir aujourd’hui.
La librairie Mollat est la plus grande librairie indépendante de France. Or nous lisons beaucoup d’ouvrages sur Ecolo-Info, si bien que la logique lire-partager et discuter autour de ces ouvrages s’est tout naturellement imposée à nous.
Se positionnant aux antipodes des méga structures trustant la vente de livres sur Internet et soutenant des valeurs éthiques identiques, nos deux structures cherchent à offrir à tous une plus grande lisibilité en matière de développement durable.
Quel type de collaboration ?
Nous avons donc accompagné Mollat dans la réalisation des catégories de l’onglet “Mollat Vert”.
Dès le mois d’octobre, nous partagerons nos coups de cœur et un dossier mensuel sur leur site, et une petite fleur reprenant notre logo viendra s’installer sur les fiches de livres que nous avons lus et approuvés.
Vous pourrez retrouver certaines revues de livres sur notre site également.
Et pour s’émanciper du virtuel, le partenariat Mollat et Ecolo-Info s’incarnera lors de rencontres organisées avec des auteurs pour donner toujours plus de visibilité à certains ouvrages (vous pouvez d’ores et déjà noter dans vos tablettes le RDV du 21 octobre prochain à 18h dans la salle de conférence de la librairie – RDV est pris avec les auteurs d’un livre sur le nouvel art de militer… mais je n’en dis pas plus, nous en reparlerons très bientôt ! ;-)
Pour ceux qui ne connaissent pas la librairie Mollat (située à Bordeaux), sachez qu’il s’agit d’un endroit aussi grand que magique, avec un univers de libraires qui maîtrisent parfaitement leurs ouvrages et dans laquelle il est possible de passer des heures sans voir défiler le temps…
L’association Sephir.org qui soutient le projet Ecolo-Info étant implantée à Bordeaux, nous avons estimé Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : écolo-info, Bordeaux, le nouvel art de militer, mollat, novel, sephir | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 6, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Antoine Reverchon, le 5 octobre 2009
Les emplois de l’”après-pétrole”
Le Sénat a commencé, le 15 septembre, l’examen du projet de loi “portant engagement national pour l’environnement”, dit “Grenelle 2″, qui détaille les modalités d’application des objectifs fixés par la loi “Grenelle 1“, adoptée le 23 juillet. Le but de toute cette agitation législative est de préparer la France à l’après-pétrole, en substituant graduellement à l’actuel bouquet énergétique, à base de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon), un bouquet comportant une part croissante de sources d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique). L’objectif étant que cette part atteigne 23 % en 2020.
Pour faire accepter les contraintes et les dépenses que cette mutation exige, Nicolas Sarkozy avait déclaré, le 22 juin, devant les députés et sénateurs réunis à Versailles, que le Grenelle engendrerait la création de 600 000 emplois dans la décennie à venir.
Il est impossible de savoir si ces chiffres seront atteints, mais il est certain que le changement de “modèle énergétique” aura des effets quantitatifs et qualitatifs sur les métiers, les emplois et les compétences. Dans le secteur de l’énergie bien sûr, mais aussi du transport, de l’automobile, de la sidérurgie, du ciment, du bâtiment, etc., et dans les services d’ingénierie et de conseil aux entreprises des secteurs concernés.
Ces mutations seront lentes, souligne Georges Servier, conseiller du président d’EDF et membre du conseil d’administration de la Fondation européenne pour les énergies de demain, créée par EDF. Selon lui, ces changements “prendront dix, vingt, trente ans”.
Dans le domaine de la production énergétique centralisée (centrales thermiques, à combustible fossile ou nucléaire, barrages hydrauliques), ajoute-t-il, les métiers ne vont guère changer, alors qu’il s’agit des plus gros bataillons de recrutement de l’électricien national. Sur les 3 000 recrutements effectués chaque année par EDF, 1 200 (dont 500 bac + 5) concernent le nucléaire, et ce rythme devrait demeurer stable dans les dix ans à venir. Il ne s’agit pas que de spécialistes de l’atome : mécaniciens, électroniciens, informaticiens sont de la partie.
Le secteur de l’hydraulique, avec la remise en état des grands barrages sur l’ensemble du territoire, devrait aussi être un gisement d’emplois. Sur les 30 000 salariés d’EDF, 5 000 travaillent dans la production hydraulique.
Du côté de la production “décentralisée” (solaire et éolien essentiellement), les besoins d’EDF sont moins volumineux : il s’agit de chefs de projet chargés de l’installation de parcs éoliens. Les gisements d’emplois se situent surtout chez les constructeurs d’équipements (éoliennes et panneaux photovoltaïques) ou chez les artisans et prestataires qui installent les matériels les plus légers chez les clients, particuliers ou entreprises.
Prévisionnistes météo
En revanche, les grands producteurs et distributeurs d’électricité devront maîtriser la cohabitation entre Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Energie | Tagué : économie verte, économies d'énergie, électricité, énergie, biomasse, charbon, CO2, EDF, efficacité énergétique, emplois, ENR, eolien, gaz, grenelle, nucléaire, pétrole, photovoltaïque, solaire | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 6, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Dominique De Laage, le 6 Octobre 2009
BORDEAUX. Denis Teisseire joue son va-tout demain en cour administrative d’appel
Celui qui dit non au pont levant
A 62 ans, Denis Teisseire livre demain devant la cour administrative d’appel l’une de ses dernières bagarres avec la Communauté urbaine de Bordeaux. Fer de lance du « front associatif » opposé à la construction du pont levant Bacalan-Bastide, ce vieux routard de la contestation associative a conscience de « la pression » qui pèsera demain sur les épaules du juge des référés de la cour administrative.
« S’il nous suit et prononce en conscience le sursis à exécution de la délibération lançant ce projet de pont, il permettra au tribunal d’examiner au fond notre recours en appel d’ici quelques semaines. Sans cela, lorsque viendra cet appel, le pont sera déjà construit. Le rôle de ce juge est à la fois fondamental pour l’avenir de Bordeaux mais pas décisif pour autant », résume Denis Teisseire, qui pèse chacun de ses mots.
Pour les Bordelais de longue date, Denis Teisseire fait partie du paysage. Enfance de bonne famille à Dakar, touché par la grâce écolo à 30 ans, il fut le premier, avant même la fondation de l’association Trans’CUB (en 1988), à proposer la solution tramway en 1986. C’est à l’issue de ce combat sans merci contre le métro Val, suivi de sa croisade contre le contrat de l’eau, qu’il décide d’entrer en politique. Non pour faire carrière mais pour « avoir accès aux informations ».
Déjà, en 1978, il avait fait la campagne de sa compagne d’alors, Dominique Prost, contre Chaban. Aux cantonales de 1994, il se frotte sérieusement à Hugues Martin et manque d’arriver au deuxième tour devant Gilles Savary (PS). Puis se fait élire avec Pierre Hurmic (Verts) et François-Xavier Bordeaux (ex-PS) sur une liste commune en 1995.
Très vite, Denis Teisseire se rebelle contre le tracé du tramway proposé par Alain Juppé. Puis contre l’idée d’un pont fixe au droit de la place des Quinconces. L’image du militant se brouille au contact de la politique et au fil de ses positions radicales.
Logique politicienne
Pourtant, il aura raison une deuxième fois sur le dossier de l’eau, permettant à la CUB une renégociation inespérée avec la Lyonnaise en 2007.
Repris par ses obligations professionnelles à l’issue de son unique mandat, en 2001, il remonte au créneau contre le pont Bacalan-Bastide.
Ses arguments sont connus. Projet mal ficelé, dispendieux, décidé sans concertation. Le commissaire enquêteur suit nombre des arguments de Trans’CUB au moment d’estimer cet investissement « inutile ». Le commissaire du gouvernement aussi lors de l’examen en première instance du recours au tribunal administratif. Pourtant, rien n’y fait. Malgré la menace Unesco habilement utilisée par Teisseire, « l’accord de gestion » Juppé-Feltesse sur le pont levant est inflexible.
« Il est tout à fait injuste d’entendre dire de Denis Teisseire qu’il est pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour », estime Jean Mandouze, le capitaine au long cours pour lequel ce pont est également une ineptie. « Nous avons été Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : association, Bordeaux, CUB, eau, feltesse, garonne avenir, juppé, pont levant, teisseire, trans'cu | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 5, 2009 par pascalbourgois2
europe1.fr, Jérôme Chapuis, le 05 octobre 2009
L’UMP s’organise pour faire face à la vague verte
L’ordre vient directement de l’Elysée : préparer un programme écologiste mais de droite avant les régionales.
Des scrutins locaux et plusieurs sondages en attestent : l’ascension des candidats Verts lors des dernières européennes semble se poursuivre inexorablement. Ils récolteraient près de 17% des voix aux régionales de mars prochain, selon une étude publiée vendredi dernier. Autre source d’inquiétude : l’élection sur le fil de l’UMP Jean-Frédéric Poisson face à une candidate des Verts lors de la législative partielle de Rambouillet. L’Elysée a donc passé la consigne à l’UMP il y a une dizaine de jours : il faut contre-attaquer en créant un argumentaire adapté.
Ses deux caractéristiques : être écologiste mais de droite. “Une écologie de droite, c’est une écologie qui ne renonce pas à la croissance. On est dans une société développée où on ne veut pas faire renoncer les Français à leur niveau de développement”, a commencé à expliquer la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno.
Avec cet argumentaire, l’UMP espère affaiblir les Verts. “C’est vrai : on se dit que, dans un second tour, il vaut mieux être face à un candidat PS que face à un Vert”, analyse le vice-président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean Leonetti. Car “il y a un électorat modéré de droite et du centre susceptible de voter pour les Verts, au moins au niveau local“, renchérit le villepiniste François Goulard. Il faut donc “trancher dans la pastèque”, n’hésite-t-on plus à dire dans la majorité. Verts à l’extérieur mais rouges à l’intérieur, les candidats écologistes seraient en fait “la gauche bobo camouflée en sauveur de la planète“, selon un haut responsable de l’UMP.
Définir l’écologie version Nicolas Sarkozy permettra aussi de rassurer son électorat traditionnel. “Nos électeurs n’ont pas encore intégré la donne écologique“, constate un cadre de l’UMP qui ironise : “la taxe carbone, ce n’est pas vraiment dans leurs gênes.” Une campagne nationale pour expliquer cet impôt écologique a même été lancée la semaine dernière avec des réunions publiques organisées dans les semaines à venir dans plusieurs villes.
Au sein même de l’UMP, un pôle écologiste pourrait être créé. Pour devenir, à terme, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie | Tagué : écologie, croissance, développement, jouanno, taxe carbone, UMP, verts | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 5, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Yannick Delneste, le 5 Octobre 2009
BORDEAUX. Plus de 500 personnes dont des élus de tous bords ont participé hier au rassemblement de l’association Taca
Oecuménique, le « Picnic » sans carbone
Romain a 11 ans et se tourne vers son père. « Mais Papa, quand on expire, on dégage du gaz carbonique. Ce carbone-là, il est bon ? » Les enfants sont formidables. Hier midi, sur les quais bordelais, Bastien le père s’en est sorti avec un « Regarde la pièce de théâtre, tu vas comprendre », pas franchement glorieux mais efficace. La réussite du pique-nique sans carbone est parfois à ce prix. Il est 13 h 30 près du parc des sports Saint-Michel et à défaut d’être un sommet artistique, la petite pièce de théâtre a le grand mérite de la pédagogie. Une planète aux criantes inégalités environnementales, une Amérique du Nord et une Europe surproductrices de gaz à effets de serre dont la réduction (diviser par 4 en France par exemple) est une urgence absolue.
Un fonds « climat »
Après le premier acte du constat, le second de la réponse : l’association Taca (comme taxe carbone) milite depuis plusieurs années pour son instauration. Sans citer la gouvernementale, Taca (1) rappelle les valeurs de la sienne : avoir le courage d’augmenter d’un euro le litre d’essence, un chèque vert identique pour tous pour la moitié de la taxe, un fonds climat pour aider les plus démunis à s’isoler par exemple, mais aussi la moitié de ce fonds pour aider les pays du tiers-monde à s’équiper durable. À cette heure-là, la troisième édition est d’ores et déjà une réussite : près de 500 vélos ont été comptabilisés, garés sur les nombreuses barrières. Créé à Bègles qui a abrité les deux premières éditions, le pique-nique prenait cette année une dimension d’agglomération avec recentrage sur la ville-centre et démarche de consensus au service de la plus grande mobilisation.
De 17 des 27 communes de l’agglo, des « vélobus » sont partis, cortèges de cyclistes convergeant verts les quais bordelais. Tables de pique-nique et stands d’associations les deux-roues et les pedibus. Celui venu en voiture ne le criait pas sur les toits mais était aussi le bienvenu. « Enlevez les élus et leurs familles et vous n’aurez plus grand monde… ». Il est des Brugeais sarcastiques. Le maire Bernard Seurot emmenait un cortège de près de 80 personnes au tee-shirt consensuel où on lisait « Bruges, en vert et avec tous ». Le carbone est-il politique ?
Le maire de Bordeaux Alain Juppé (UMP), le maire de Bègles Noël Mamère (Verts), le président de la CUB et maire de Blanquefort Vincent Feltesse (PS), le président de la Région Alain Rousset… le gratin politique en bras de chemise, tous hérauts de la cause du développement durable et pourfendeurs du vilain carbone. « La taxe carbone est un gâchis », s’énervait Noël Mamère vannant les ralliés tardifs du combat écologique. « Nous sommes à un basculement de civilisation et il va falloir en prendre conscience », soulignait Vincent Feltesse. Mais malgré la belle agora, la chose politique n’a pas pris le pas sur un rassemblement qui se voulait avant tout œcuménique.
Soumis gentiment à la Question par Taca sur leur durable engagement personnel et collectif, les élus rivalisaient alors de certificats de bonne conduite : « Je circule en vélo », insistait Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Education, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : 350.org, énergie, cliùmat, DD, dufour, feltesse, GES, juppé, mamère, picnic, picnic sans carbone, rousset, sireyjol, TACA, vélobus, walrick | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 5, 2009 par pascalbourgois2
cdurable.info, Dorothée Briaumont, le 4 octobre 2009.
Infos 21 – Spécial rapports développement durable
Rapports développement durable : vers une standardisation ? Comme chaque année, le Comité 21 passe au crible les rapports de développement durable de ses entreprises adhérentes afin de mieux valoriser leurs initiatives. Le cru 2008 se distingue de celui de 2007 à la fois sur la forme et sur le fond.
Sur la forme, les rapports sont mieux structurés. Un certain nombre d’enjeux clés, pour la plupart déjà présents dans les rapports 2007 (achats durables, sécurité, mobilisation des équipes, biodiversité, dialogue avec les parties prenantes, etc.), se distinguent plus clairement, rendant les comparaisons plus aisées entre rapports. Cela est évidement lié à la pénétration des standards de reporting comme la GRI 3 [une note méthodologique assortie de retours d’expérience. Les entreprises traduisent par ces démarches leur volonté d’écouter leurs attentes, ce qui se traduit par la prise en compte de nouveaux enjeux.
Parmi les domaines mis en avant figure la biodiversité qui s’affirme comme un enjeu de plus en plus stratégique et un terrain propice aux partenariats avec les associations. Par ailleurs, le contexte de crise explique sans doute la mise en oeuvre d’actions BOP [Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Economie, Infos générales / Education, Infos générales / Gouvernance | Tagué : économie, éducation au DD, énergie, biodiversité, comité 21, crise, DD, eau, entreprises, greenwashing, parties prenantes, rapports DD | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 3, 2009 par pascalbourgois2
eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 2 octobre 2009
LGV en Pays Basque nord : “Désormais, c’est front contre front !”
Le collectif opposé aux nouvelles lignes ferroviaires en Pays Basque nord est “exaspéré par la mauvaise foi” de l’opérateur RFF et mobilise pour la grande manifestation du 17 octobre prochain.
Comme l’avait largement sous-entendu Christian Maudet, Chef de Pôle Sud-Ouest de Réseau Ferré de France, mardi dernier, la contre-expertise suisse demandée par 29 élus du Pays Basque nord est vouée à n’être qu’un “élément d’appréciation”.
Au mieux servira-t-elle à “améliorer les voies existantes“, selon RFF, mais ses conclusions sur la non-saturations des voies actuelles pour le prochain demi-siècle font plus l’objet de sarcasmes que de remises en compte.
“C’est inadmissible”, a réagi le collectif opposé à de nouvelles voies ferroviaires en Pays Basque nord, “la démolition en règle de l’étude suisse CITEC par Réseau Ferré de France rejoint leur habitude de manier la langue de bois et de proposer des pseudo-concertations, sur lesquelles ils s’assoient depuis trop longtemps !”, fulminent ses porte-paroles.
Les “pseudo-concertations” ne passent plus
Malgré la présentation à la presse ce vendredi après-midi des contre-arguments “point par point” à la nouvelle rhétorique de RFF, le temps des échanges d’arguments et de contre-propositions semble bien fini.
“Aujourd’hui, nous l’annonçons clairement, à tous les élus, à toutes les associations, à toutes les personnes qui assistent aux réunions publiques : désormais, c’est front contre front !”, martèle Victor Pachon, Président du CADE.
La prochaine action du collectif sera de prouver le 17 octobre prochain, par une vaste mobilisation populaire, que “on peut arrêter un train !”, pour répondre à Jean-Louis Carrère, Vice-Président de la région Aquitaine présent à Bayonne le matin, et qui en doutait.
Le dialogue est rompu, le collectif confie en avoir assez de ces non-invitations de la part des grands élus de la Région (récemment à Pau, ils n’ont pas été acceptés à l’intérieur d’une réunion d’élus socialistes présidée par M. Carrère), alors que les deux études indépendantes suisses ont conforté leurs conclusions présentées lors des réunions de négociation depuis une bonne dizaine d’années.
“Aujourd’hui, nous souhaitons que tous les élus et les militants associatifs qui doutent de la sincérité d’un projet destructeur d’environnement et de ressources publiques nous aident pour que cette dernière étude ne soit pas écartée”, insiste Victor Pachon.
Alliance des anti-LGV du Pays Basque avec leurs homologues béarnais
Ce vendredi matin, en présence du Ministre basque de l’Industrie, en charge du “Y” basque, M. Carrère, en charge à la Région des Transports et Infrastructures, avait déclaré que “si l’opposition continue, il faut bien le comprendre, il n’y aura pas de lignes nouvelles en Pays Basque ! Elles partiront dans le Béarn !”.
Ravi de se découvrir un “point d’accord” avec cet élu pro-LGV, le collectif Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / transports | Tagué : CADE, carrère, LGV, pachon, pays basque, RFF | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 3, 2009 par pascalbourgois2
climatjustice.org, Maxime Combes, le 28 septembre 2009
Succès du Copenhague2009Tour : “Bizi ! Itzuli / Urgence climatique – Justice sociale !”
Traversée en vélo du Pays Basque nord pendant trois jours pleins pour sonner l’alarme de l’urgence climatique et de la justice sociale
La traversée en vélo du Pays Basque nord organisée par le mouvement Bizi ! a reçu un excellent accueil dans les très nombreuses villes et villages qu’elle a traversée en trois jours. Un grand nombre de gens s’est montré particulièrement sensible au thème de la mobilisation contre le réchauffement climatique et encourageait avec ferveur les cyclistes de Bizi !
Partis de Mauléon le vendredi matin, 20 militant(e)s de Bizi ! ont assuré la permanence de la course pendant les trois jours et auront parcouru au total plus de 210 km pour arriver ce dimanche 27 septembre à Bayonne. Ils ont été rejoints à chaque étape par de nombreux sympathisants, le nombre de participant(e)s à cette traversée en vélo s’étant élevé au total à 230 personnes différentes sur les trois jours.
Plusieurs personnalités locales, comme Francis Poineau d’ELB / Confédération Paysanne, Madouce Paraguas de l’AMAP de Mauléon, Daniel Maniaguet élu à Mauléon, Daniel Olçomendy maire d’Ostabat et président de LEIA, Gracie Florence maire d’Espelette etc. sont venues encourager les militant(e)s de Bizi !
Michel Berhocoirigoin, président de Euskal Herriko Laborantza Ganbara (Chambre d’agriculture alternative du Pays Basque) et Peio Etcheverry-Aintchart, élu à Saint Jean de Luz ont animé des réunions de formation sur des thématiques diverses mais toutes reliées directement au problème des transports et du réchauffement climatique, soit la question de la relocalisation de la production agricole, l’aménagement du territoire et l’urbanisation soutenable, insistant sur les nécessaires changements exigés au plan local par la lutte contre le changement climatique.
Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des Verts et membre du bureau d’ATTAC-France, a quand à lui animé une conférence devant plus de 70 personnes des enjeux du sommet de Copenhague et expliqué pourquoi la mobilisation internationale était également indispensable pour faire pression sur l’ensemble des gouvernants, qui sont encore très loin de prendre les mesures à la hauteur de la gravité de la situation. Il a également souligné que les mesures à prendre pour réduire massivement et de toute urgence les émissions de gaz à effet de serre doivent l’être dans le souci prioritaire de ne pas léser les couches les plus pauvres de nos sociétés et de la planète. Le slogan Urgence climatique ! Justice sociale ! était de loin le plus présent pendant les 3 jours de cette traversée cycliste.
Portant à travers la Soule et la Basse-Navarre, ainsi que sur la Côte Basque, la revendication d’une autre politique de transports -et notamment une offre beaucoup plus forte en matière de transports en commun- le Bizi ! Itzuli ! a fini en beauté par une manif vélo qui a relié Bayonne à Anglet et qui a réuni plus de 100 cyclistes. Les porte-paroles de Bizi ! ont rendu compte de la réunion entre leur mouvement et Michel Veunac, le président du SMTC, autour des propositions de Bizi ! sur les Alternatives au Tout Voiture, et sur la gratuité des transports en commun et ont annoncé Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / transports | Tagué : bizi, climat, copenhague, GES, pays basque, transports en commun | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 3, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Hervé Kempf, le 3 octobre 2009
Nicolas Hulot et l’oligarchie, par Hervé Kempf
Le film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, Le Syndrome du Titanic, sur les écrans le 7 octobre, dérangera. Ce documentaire écologiste ne montre presque pas de nature : rompant avec l’esthétique de carte postale habituelle en la matière, il se confronte à la dure réalité de la misère et de l’injustice. Il tente de dire, malaisément, que la dégradation vertigineuse de la biosphère est le résultat d’un ordre social devenu fou, et qui fait porter le poids de ses conséquences sur les faibles, les pauvres, les exploités.
Il répète que la clé de sortie de cette logique destructrice est dans la baisse de la consommation matérielle dans les pays riches. Gageons que ce discours, plus âpre que celui sur les “petits gestes pour la planète”, recueillera un accueil mélangé. Et si Nicolas Hulot allait commencer à déranger ?
La force du personnage est de rester populaire en allant à la pointe de ce que la société française – ou plus exactement le système médiatique qui donne accès à celle-ci – accepte d’entendre à un moment donné.
Depuis une dizaine d’années, il a ainsi fortifié et peu à peu durci son discours : alarmant d’abord sur l’ampleur du désastre écologique, il a ensuite cherché à impliquer les citoyens, puis a porté la question sur le terrain politique. Il arrive maintenant à montrer que l’écologie est d’abord un enjeu social, et critique – mais en termes encore très généraux – le “libéralisme”.
Dans le commentaire habillant les images, il dit : “Je suis perdu.” Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : “Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu’il faille autant d’énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c’est-à-dire qu’ils n’arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas.”
C’est le problème de Nicolas Hulot, et donc notre problème : il croit que l’action politique est aujourd’hui inspirée par la recherche du bien commun. Mais il oublie la force des intérêts : l’intérêt individuel et l’intérêt de classe. Ce qu’Hulot appelle les élites, c’est aujourd’hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l’évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l’oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges. Elle ne s’intéresse au bien commun que pour autant que cela ne remet pas en cause sa position.
Quand on est gentil, il est difficile d’assimiler le fait que les autres ne sont pas tous gentils. Nicolas Hulot est au bord de le faire, et surtout d’en tirer les conséquences. Soit : ne plus parler vaguement du “libéralisme”, mais porter le couteau dans la chair des égoïsmes de classe. Il peut le faire. Mais il sait qu’alors, tout soudain, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : écologie, économie, biosphère, consommation, crise, hulot, kempf, libéralisme, médias, oligarchie, politique, social, syndrome du titanic | Laisser un commentaire »
Posté sur octobre 2, 2009 par pascalbourgois2
Collectif Gironde Copenhague 09, Communiqué de presse, le 30 septembre 2009
Appel à l’action pour la justice climatique
Les négociations de Copenhague sont dans l’impasse !
Girondine, Girondin, prends ton avenir en main
Du 7 au 18 décembre 2009, le plus grand sommet sur le climat jamais tenu, aura lieu à Copenhague. Ce sommet est mondialement considéré comme un de nos “derniers espoirs ” de faire quelque chose à propos du changement climatique.
Le Collectif Gironde Copenhague 09 appelle les Girondines et les Girondins à se retrouver : Le vendredi 2 octobre 2009 à 17h00 à la Gare Saint Jean de Bordeaux (Tenue de manif : chapeau de soleil, lunette de soleil, haut blanc) afin de manifester leur volonté de voir aboutir ces négociations avec comme critère minimum de réussite, la réduction de 40 % des GES des pays développés d’ici 2020 et une aide de 100 milliards par an aux pays du Sud.
Nous ne pourrons atteindre ces objectifs sans modifier radicalement notre mode de vie et tendre vers une sobriété joyeuse : réduction de la place de la voiture en ville, développement des transports en commun, du vélo, de l’autopartage, du covoiturage, « décarbonisation » de l’économie, réduction des déchets à la source et recyclage, développement de l’agriculture biologique et des circuits-courts de distribution (AMAP…), densification de l’habitat, aménagement d’écoquartiers et d’écovillages, utilisation de matériaux de construction écologiques, développement de l’efficacité énergétique, des économies d’énergie et des énergies renouvelables, protection de la biodiversité et de l’eau, mise en place d’une démocratie participative écologique…
Cela passe aussi par l’abandon des projets mortifères : pont levant autoroutier de Bordeaux, contournement autoroutier de Bordeaux, port méthanier du Verdon, lignes LGV destructrices des écosystèmes, étalement urbain sans fin…
Les 26 membres du Collectif : Aquitaine alternatives, ATTAC 33, AutoCool, Bassin d’Arcachon Ecologie, CATA, Cauderes, Confédération paysanne 33, CREAQ, CREPAQ, Droits du piéton 33, Echanges et nature, Ecopôle, Greenpeace Bordeaux, H’Nord, Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, Pas de coté, Paysans consommateurs associés Utopia, Une pointe pour tous, Utopia Bordeaux, Réseau Mille-Pattes, SEPANSO Gironde, SEPHIR, TACA, TchernoBlaye, Vélo-Cité et Vélorution.
Contacts : Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Gouvernance | Tagué : agriculture, énergie, Bordeaux, CC09, climat, collectif gironde copenhague 09, copenhague, déplacement, gironde, urbanisme | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 30, 2009 par pascalbourgois2
sciences.blog.liberation.fr, NC, le 29 septembre 2009
Climat : résultat de la conférence de citoyens
Ce midi, à la Cité des sciences (La Villette), les résultats de la Conférence mondiale de Citoyens sur le climat étaient rendus publics. Tenu samedi dernier, dans 38 pays par 46 pannels de 100 citoyens, cet exercice de démocratie participative donne un éclairage sur l’opinion publique mondiale alors que la préparation de la Conférence de Copenhague, la COP-15, entre dans la dernière ligne droite.
Les principaux résultats de cette consultation montrent des citoyens «conscients, inquiets et sérieux», selon Gilles Laurent-Rayssac, de l‘Association internationale pour la participation publique. Dans tous les pays une très large majorité se dégage pour réclamer des gouvernements qu’ils se mettent d’accord sur des politiques publiques visant à maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, viser un objectif de 2°C d’augmentation de la température moyenne de la Terre à ne pas dépasser, et développer une solidarité des plus riches envers les plus pauvres pour faire face à ce défi. L’ensemble des résultats est consultable sur le site world wide views on global warming.
Il existe plusieurs lectures possibles de cette large majorité. La plus optimiste est celle du climatologue Hervé Le Treut (LMD, CNRS) qui y voit le résultat de la solidité de l’argumentaire des scientifiques. Les représentants des ONG (RAC, Greenpeace, FNE) engagées sur ce dossier – les “militants du climat” – comme l’ex-ministre de Chirac Corinne Lepage (Modem) en tirent la conclusion que les opinions publiques sont «en avance sur les responsables politiques».
Une lecture plus prudente interroge les conditions de l’exercice. Si le panel français a bien été réuni en suivant un protocole strict sensé garantir tout entrisme de “militants”, il ne semble pas que tous les pays aient été aussi respectueux des règles édictées par le Danish Board of Technology, à l’initiative de l’opération. Ensuite, la brochure distribuée était bien évidemment un résumé succin des conclusions du GIEC.
Enfin, et surtout, le questionnaire mettait les citoyens en mesure de prendre des décisions de ministres ou de chef d’Etat – chiffrer la réduction des émissions, mettre en place un Fonds international, sanctionner les pays ne respectant pas leurs engagements. Mais pas en face de décisions individuelles – j’accepte de payer plus d’impôt ou de ne plus jamais partir en vacances aux Antilles en avion.
Stéphane Hallegatte (économiste, CIRED) insistait d’ailleurs sur la nécessité de coupler dans les argumentaires et les questions les moyens et les objectifs (“êtes vous prêts à user de tels moyens fiscaux ou de prix pour atteindre tels objectifs climatiques via une réduction de vos émissions de gaz à effet de serre”). Sinon, il est difficile d’éviter le “on est tous d’accord pour sauver la planète”… (surtout, note de ma part, que la planète n’a pas besoin de nous pour se sauver, elle sera toujours là dans 100 millions d’années, c’est nous qui avons un problème pour le siècle en cours et le suivant).
Dans une note publiée samedi, j’ai expliqué cette démarche originale, organisée à l’initiative du Danish Board of Technology. Elle consiste à donner à des citoyens constituant un pannel représentatif d’une population une information – Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Gouvernance | Tagué : énergie, climat, copenhague, démocratie, démocratie participative, GES, GIEC, kyoto | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 29, 2009 par pascalbourgois2
TACA, Communiqué de Presse, le 4 octobre 2009
Mobilisation générale pour le climat à Bordeaux
L’association TACA organise dimanche 4 octobre 2009 son 3ème picnic sans carbone au cœur de l’agglomération bordelaise. Cet événement sans précédent vise à adresser aux décideurs un signal fort de mobilisation citoyenne à moins de 70 jours du sommet de Copenhague.
Invités à se prononcer sur l’urgence de l’enjeu climatique, de nombreux élus locaux parmi lesquels Vincent Feltesse, Alain Juppé et Noël Mamère ont indiqué leur présence.
Les citoyens en provenance de toutes les villes de la CUB convergeront dès 11h00 vers le Parc des Sports St Michel par tout mode de déplacement éco-responsable de leur choix (vélo, tram, marche à pied). Sur place, un picnic géant, des stands d’information et des animations festives permettront de partager, apprendre et agir en faveur de l’environnement afin d’inciter chacun à diviser ses émissions de gaz à effet de serre par 4.
A cette occasion, une photo des centaines de vélos présents sur le site et rangés de telle sorte qu’ils composent le chiffre 350 sera réalisée. Cette valeur exprimée en “parties par million” (ppm) correspond à la concentration en carbone dans l’atmosphère qu’il s’agit de ne pas dépasser afin d’éviter un réchauffement climatique dangereux.
De nombreuses personnalités ont confirmé leur soutien à cet événement bordelais dont Serge Orru (Directeur general de WWF France), Sandrine Mathy (Présidente du Réseau Action Climat France) et Bill McKibben (fondateur de 350.org).
Programme complet Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : association, énergie, Bordeaux, climat, copenhague, CUB, environnement, GES, picnic sans carbone, TACA | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 28, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Laurence Caramel, le 26 septembre 2009
L’impact du réchauffement en France se précise
La France peut s’attendre à un impact globalement négatif du changement climatique, avec des coûts supérieurs à plusieurs centaines de millions d’euros par an dans les secteurs économiques qui n’auront pas pris des mesures d’adaptation suffisantes : telle est la conclusion du rapport sur “l’évaluation du coût des impacts du changement climatique et de l’adaptation en France”, publié très discrètement, lundi 21 septembre, par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), placé sous la tutelle du ministère de l’écologie.
Cette photographie de la France face au réchauffement nuance l’idée selon laquelle les pays tempérés peuvent se sentir relativement à l’abri. Certes, les enjeux ne sont pas comparables à ceux auxquels certains pays en développement seront confrontés, mais l’étude montre que la France aussi, devra faire un important effort d’adaptation si elle veut limiter les effets négatifs du réchauffement.
L’exercice de prospective de l’Onerc prend pour hypothèse que l’élévation des températures atteindra entre 3 °C et 4 °C à la fin du siècle. La répétition des événements climatiques extrêmes (canicules, tempêtes, inondations) ressort comme le risque majeur pour plusieurs secteurs comme l’agriculture, la forêt, ou la production d’énergie. Sans être encore en mesure de les quantifier avec précision, les auteurs mettent aussi en avant “l’existence de seuils au-delà desquels les impacts du changement climatique auront des conséquences graves voire irréversibles”.
Toutes les régions – ce n’est pas surprenant – ne seront pas logées à la même enseigne, mais il faudra aussi gérer l’inégalité des individus face au bouleversement climatique. “Les plus défavorisés seront probablement les plus affectés et le plus rapidement (…) les inégalités pourraient alors se creuser“, avertissent les auteurs. Le travail, destiné à éclairer les décideurs publics et privés, balaie tous les grands domaines sur lesquels le réchauffement aura le plus de prise.
Eau. A demande constante, la France pourrait connaître un déficit de 2 milliards de m3 par an pour satisfaire les besoins de l’industrie, de l’agriculture et de l’alimentation en eau potable à l’horizon 2050. Cela représente 13 % des besoins actuels. Les zones les plus touchées seraient les zones déjà concernées aujourd’hui par des déficits structurels comme le Sud-Ouest.
Agriculture. La hausse des températures serait globalement une bonne nouvelle si elle ne s’accompagnait pas d’une multiplication de pics climatiques et de tempêtes, de sécheresses et d’une grande variabilité d’une année sur l’autre. En prenant l’exemple du blé, l’étude arrive à la conclusion que la récurrence de canicules comparables à celle de 2003, “pourrait, en l’absence de mesures d’adaptation, représenter un coût annuel de plus de 300 millions d’euros” à l’horizon de la fin du siècle.
Il y aura également des gagnants et des perdants dans la viticulture. Avec des rendements en hausse pour Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : agriculture, énergie, biodiversité, canicules, climat, eau, environnement, forêt, GIEC, inondations, ONERC, ONU, réfugiés climatiques, risues naturels, santé, tempêtes, tourisme | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 28, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, le 28 septembre 2009
Reprise sous pression des négociations sur le climat à Bangkok
Les négociations sur le climat ont repris lundi à Bangkok, avec l’espoir de plus en plus ténu d’aboutir à un accord ambitieux, à Copenhague en décembre, sur la réduction de la production mondiale des gaz à effets de serre.
Pour tenter de limiter le réchauffement de la planète à + 2 degrés, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent cesser d’augmenter en 2015, selon les scientifiques.
Quelque 2.500 délégués se sont retrouvés dans la capitale thaïlandaise après des discussions au niveau mondial plutôt décevantes aux Etats-Unis, et avec une quasi-obligation de résultats sous peine de voir deux ans de négociations accoucher d’un désastreux échec à la fin de l’année.
“Nos enfants et petits-enfants ne nous pardonnerons pas, sauf si nous prenons des décisions. Le temps nous est compté“, a déclaré aux négociateurs lundi le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva.
“Il nous reste beaucoup à faire. Utilisons ces deux semaines à Bangkok pour garantir notre avenir”.
Pour tenter de limiter le réchauffement de la planète à + 2 degrés, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent cesser d’augmenter en 2015, selon les scientifiques.
Si cet objectif n’est pas atteint, ils craignent une accumulation de catastrophes naturelles, sécheresses, inondations et autre élévation du niveau de la mer d’une ampleur sans précédent.
Mais l’objectif est aussi clair que le chemin pour y parcourir est tortueux, tant sur la question des émissions de carbone elles-mêmes, que sur le financement des mesures pour y parvenir.
“Nous arrivons à Bangkok avec, je crois, 280 pages de texte avec lequel il est concrètement impossible de travailler”, a indiqué à l’AFP Yvo de Boer, le plus haut responsable du climat aux Nations unies.
“Nous avons 16 jours de négociations avant Copenhague, donc le temps est compté et il nous faut un résultat”, a-t-il ajouté en arrivant en Thaïlande, dimanche soir.
Lors d’un sommet extraordinaire de l’ONU à New York, le 22 septembre, le principal encouragement est venu de la Chine, qui s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de son pays par point de PIB “de façon notable” d’ici à 2020 sans pour autant avancer de chiffre.
A Pittsburgh, lors de la réunion du G20, la déception fut nettement plus marquée avec une déclaration finale extrêmement vague.
En dépit du récent changement de cap du Japon à la faveur de l’arrivée de Yukio Hatoyama au pouvoir (-25% en 2020), l’objectif d’une réduction pour les pays industrialisés de 25% à 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 apparaît hors d’atteinte, avec une fourchette qui serait désormais plus proche des 15-20%.
A Bangkok, où les négociations se poursuivront jusqu’au 9 octobre Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : énergie, bangkok, climat, copenhague, de boer, GES, kyoto, ONU | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 28, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, G. G, le 28 Septembre 2009
ENVIRONNEMENT. L’atelier des Bains Douches promeut l’écologie dans la rénovation du quartier
Belcier passe au vert
Le parfait éco-habitant du Belcier nouveau se nourrit dans une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou auprès des « P’tits cageots », entreprise solidaire. Il ou elle va visiter la vergerette du Canada et autres plantes sauvages dans les plates-bandes et les fissures des trottoirs avec l’association 1,2,3 soleil, voire se soucie de reconquérir les friches urbaines avec l’association Friches and cheap. Il imprime ses documents avec des encres végétales sur papier écolo, aménage sa maison sur les conseils du Creaq, sa résidence secondaire avec Eco-centre. Il pratique le vélo suivant les règles de vélo-cité, et signe volontiers les pétitions de Greenpeace.
Il sait enfin s’intéresser aux projets d’habitat collectif de l’association H nord, loin de Belcier, aussi bien qu’à la future résidence des Terrasses d’Armagnac, sans doute hors de portée de sa bourse, mais qui sera bientôt « le premier ensemble labellisé basse consommation de la CUB.
Enfin, le temps d’un casse-croûte bio à Nature et des Courgettes, il laisse ses enfants sans arrière-pensée aux mains des trois hurluberlus qui font d’un stand de casse-bouteilles (le verre sera recyclé, le vin a été bu) un spectacle de clowns.
Ce portrait était cueilli samedi lors de la première éco- fête de l’atelier des Bains douches, sur la place F. Buisson, au fil des stands. Atelier ambitieux, puisque selon sa coordinatrice salariée Anne Sallenave, il se propose d’accompagner la transformation de ce quartier promis à bouleversements. « Nous voulons qu’il reste populaire, plus écologique. Nous voudrions reconquérir les rues, changer les espaces, aider à rendre les maisons anciennes plus écologiques », explique-t-elle. Bref, préserver « le village », quand le TGV Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Education, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : AMAP, atelier des bains douches, écocentre de gironde, belcier, bio, Bordeaux, CREAQ, CUB, greenpeace, hnord, p'tits cageots, sallenave, vélo6cité | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 28, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Isabelle Castéra, le 25 Septembre 2009
UTOPIA. Hier soir, le film « Non au Mac Drive » a été présenté devant une salle comble. Il résume les 4 ans de combat entre l’association Caudères et le Mac Do, barrière de Toulouse
La démocratie en questions
Ils sont venus voir ça. Comment une petite association de quartier s’est débattue pendant quatre ans, pour bloquer la construction d’un restaurant Mac Donald’s à Bordeaux, barrière de Toulouse. La grande salle de l’Utopia, pleine à craquer.
Après la séance, le réalisateur, Frédéric Chignac a ouvert une discussion avec Marion Paoletti, maître de conférences en Sciences politiques à Bordeaux IV, Dominique Hofmann, membre de l’association Caudéres, et Jacques Respaud, élu socialiste d’opposition à Bordeaux. Point de débat en réalité. L’affaire Mac Drive est close, le restaurant a fini par s’implanter, le tourne à gauche qui inspira tant de colère des riverains tourne bien, reste ce film. Comme un cas d’école.
« Droit de regard »
« Un film pédagogique, a commencé Marion Paoletti. Il pose des questions importantes sur le savoir-faire militant et sur la démocratie participative. On voit bien dans ce documentaire qu’il existe beaucoup de dispositifs pour les habitants, mais l’offre reste contrôlée. Dans les conseils de quartier à Bordeaux, les élus contrôlent l’ordre du jour. Faut-il prendre au sérieux cette offre de participation des citoyens ? Le film pose clairement la question. La mobilisation des gens se conçoit en dehors de ces lieux de parole. La démocratie participative va-t-elle changer la politique ou finalement n’est-ce que du marketing ? »
Dominique Hofmann a profité du micro pour dire sa déception. David face à Goliath, l’éternel combat perdu d’avance.
Quelques mois après cette rude campagne menée à bout de bras, à coups de manifestations, de stratégies judiciaires et de nuits sans sommeil, elle dresse un bilan : « Nous voulions un droit de regard sur le paysage dans lequel nous vivons. La barrière de Toulouse est avant tout un quartier, la municipalité s’est contentée de la regarder comme une entrée de ville, il fallait que ce soit efficace, pratique. Nous voulions que soit respectée cette identité de quartier. Aujourd’hui, les habitants les plus aisés ont filé ailleurs. Une cohérence a disparu. »
La « malbouffe » écartée
Dans le public, une personne a posé la question de la « Malbouffe ».
« On n’en parle jamais dans le film, pourquoi n’avez-vous pas utilisé cet argument ? » Dominique Hofmann : « Cela aurait été perdu d’avance. L’argument malbouffe était miné. Nous avons préféré Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Consommation, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme | Tagué : barrière de Toulouse, Bordeaux, cauderes, chignac, démocratie, démocratie participative, hofmann, identité, mac donald, malbouffe, marketing vert, militantisme, paoletti, paysage, respaud, utopia | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 28, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Gilbert Habatjou, le 25 Septembre 2009
RIONS. Un second maraîcher vient rejoindre les rangs des Jardins de la citadelle
Les paniers bio de l’Amap se développent
L’association Les Jardins de la citadelle vient de réussir un des objectifs inscrits à ses statuts : tout mettre en œuvre pour créer une exploitation maraîchère. « Loin est maintenant le temps où l’on prétendait que seule la vigne pousse sur notre territoire et qu’aucune exploitation maraîchère biologique ne pouvait exister », dit le président Vincent Joineau.
Aujourd’hui, l’association aide et soutient Christophe qui vient de créer son exploitation sur 1,5 hectare aux portes de la CdC du Vallon de l’Artolie. La production biologique n’a véritablement et économiquement de sens qu’à condition que la vente se fasse en local et directement. C’est en ce sens que Christophe veut travailler.
Pourtant cette création n’a pas été facile, et ne l’est pas encore, puisqu’il est en attente de subventions du Conseil général, « qui ne peut débloquer un dossier faute d’être, depuis fin juin, en possession d’un document émanant de la MSA. La faute aux congés paraît-il », dit, un peu amer, Christophe.
Distribution le jeudi
Seul sur son exploitation, les journées sont longues pour le maraîcher qui assure pourtant l’entretien des terrains, les plantations, la récolte, les livraisons aux distributeurs et la préparation des paniers pour l’Amap (1). Christophe travaille sur planches permanentes, ce qui veut dire que « la saison finie pour une variété de légumes, je replante dans la même planche une variété différente ce qui, comme l’on pourrait le croire, ne fatigue pas la terre, au contraire ». Inutile de préciser que Christophe n’utilise que des engrais organiques ce qui lui vaut d’avoir décroché le label culture certifiée bio.
Vincent Joineau conclut : « Nous voici comblés par la production de Lucie, à laquelle s’ajoute la production de Christophe. Aujourd’hui, l’Amap est quasiment la seule du département de la Gironde à pouvoir proposer deux producteurs de légumes et, chose plus importante encore, une marge importante de paniers. »
Les paniers (2) que propose Christophe sont encore pour quelque temps à 7 euros.
Distribution des paniers le Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Infos générales, Infos générales / Consommation, Infos générales / Santé, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, AMAP, bio, consommation, jardin de la citadelle, joineau, vallon de l'artolie | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 28, 2009 par pascalbourgois2
mediascitoyens-diois_blogspot.com, septembre 2009, Claude Veyret
Une Alliance civique pour l’humanité
La conjonction de la crise écologique (dont la forme la plus reconnue est celle du dérèglement climatique) et de la crise financière, conséquence de la démesure du capitalisme financier, est grosse de risques de régression et même de guerre. Elle favorise la montée des courants autoritaires et de ce que Wilhelm Reich caractérisa dans les années trente comme une véritable « peste émotionnelle ».
Nous vivons ainsi un moment critique de l’histoire où l’humanité est confrontée à quatre rendez vous cruciaux où se joue son avenir :
- celui de son propre habitat écologique à travers notamment le réchauffement climatique et ses conséquences ;
- celui du risque d’une crise systémique provoquée ou au moins aggravée par la crise financière d’une économie casino vouée à l’alternance de cycles d’exubérance et de dépression irrationnelle des marchés financiers ;
- celui du cocktail explosif que constituent le couple de la misère et de l’humiliation d’une part, du terrorisme et des armes de destruction massive de l’autre ;
- celui de l’alternative entre guerre ou dialogue de civilisations.
L’humanité a besoin de paix, de coopération et d’intelligence collective pour faire face à ces défis. Elle doit organiser l’autodéfense contre tous ceux, quelque soient leurs fonctions et leurs motivations, qui cherchent à imposer la guerre, la compétition généralisée et des régressions inacceptables dans l’ordre de l’intelligence et de la culture.
Nous ne pouvons laisser se développer, sans réagir, ces logiques meurtrières.
Nous devons donner vie concrètement à la déclaration universelle des droits humains et construire ensemble cette citoyenneté mondiale qui doit permettre à l’humanité de s’affirmer en sujet positif de sa propre histoire.
Nous devons réorienter en profondeur nos modes de vie, de production de consommation afin de cesser de mettre en danger les écosystèmes qui nous font vivre.
Nous devons organiser partout des écoles de paix et construire une objection de conscience mondiale face aux logiques de guerre économiques, militaires ou religieuses dans lesquelles on voudrait nous enrôler.
Comme le soulignait Antonio Gramsci “le vieux tarde à disparaître, le neuf tarde à naître et dans ce clair obscur des monstres peuvent apparaître”.
Comment accompagner la fin d’un monde sans qu’il s’agisse de la fin Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance | Tagué : anthropologie, écologie, capitalisme, climat, coopération, crise, crise systémique, finance, gramsci, guerre, histoire, intelligence collective, misère, paix, reich, terrorisme | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 24, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jordane Capelot, le 24 Septembre 2009
BORDEAUX, QUARTIER. La journée de samedi sera placée sous le signe de l’environnement
Une éco-journée et Belcier passe au vert
Samedi 26 septembre de 11 h à 17 h
Samedi a lieu la première écojournée du quartier Belcier. Elle est organisée par l’association L’atelier des bains de douches. L’écologie sera la vedette de la manifestation. Stands d’informations, jeux, spectacles, accompagnements artistiques sont au programme. Anne Sallenave, coordinatrice de l’association explique : « Le quartier souffre d’une réputation sulfureuse. Cette journée sera l’occasion idéale de montrer une autre face de Belcier, celle qui se mobilise pour oeuvrer à l’avenir du quartier. C’est également un moyen de soutenir le projet de transformation en éco-quartier ».
De Greenpeace au Creaq (Centre régional d’éco-énergétique d’Aquitaine), de nombreuses associations qui oeuvrent pour la protection de l’environnement, s’associent à la manifestation. Certaines tiendront des stands d’informations et des ateliers sur la place Ferdinand Buisson. « Comment réaliser des économies d’énergies » ou « comment trouver des moyens de locomotion alternatifs » seront quelques-uns des sujets traités. Dans les « stands ateliers », le public pourra s’exercer entre autre, à la fabrication de cadran solaire à partir de matériaux recyclés, à la peinture, où encore de tester et comparer les ampoules basses consommations.
Consommation d’eau
Dans la salle Son Tay, ateliers et conférences seront assurés. Le matin sera dévoué à l’eau ou « comment maîtriser ses consommations en eau domestique ? ». L’après-midi laissera la place à des conférences sur les expériences d’anciens éco-quartiers dans le monde. La fin de la journée offrira l’opportunité de débattre avec les conférenciers et les associations.
Pour respecter le thème de l’événement, les organisateurs ont choisi d’adopter une démarche « écolo ». Pour ce faire, « très peu de tracts d’informations ont été distribués. Les verres seront consignés. Le savon sera écologique, la restauration à base de nourriture bio ». Attention, la circulation sera fermée sur Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : atelier des bains douches, éco-quartier, écologie, énergie, belcier, bio, Bordeaux, CREAQ, déplacements, eau, environnement, greenpeace, recyclage, sallenave | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 24, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Hervé Chassain, le 24 Septembre 2009
ÉCOLOGIE. L’association la plus connue et la plus active veut mettre de l’ordre dans ses actions pour être plus efficace
La Sepanso se réorganise
Il y a eu du mouvement à la Sepanso Dordogne, la fameuse association écologiste (1), et ce n’est certainement pas fini. Depuis le mois de juin, Michel André (du Bugue) qui était un des piliers du bureau, a démissionné de son siège de vice-président et a été remplacé par Georges Barberolle (de Bergerac) et Mathilde Guignard (de Limeuil). Nicole Barberolle est aussi devenue secrétaire générale. Gérard Charollois (de Veyrines-de-Vergt), l’emblématique président, a conservé son siège.
Aujourd’hui, c’est Georges Barberolle qui monte en première ligne pour réorganiser l’association. « Il fallait mettre de l’ordre et de la lisibilité dans nos actions », explique cet ingénieur gazier à la retraite, revenu à Bergerac depuis une dizaine d’années. Il y a fondé l’association du quartier Est, qui s’est fait entendre sur de nombreux dossiers, notamment sur la déviation ou pour défendre les arbres de la place de la Myrpe.
Des dossiers partout
« La Sepanso ne doit plus être utilisée pour des intérêts particuliers et ne doit pas faire preuve d’intégrisme », explique-t-il. Il dit ainsi sa méfiance face l’effet « Nimby » (2). Ce qu’il avait d’ailleurs prouvé en défendant la reprise des travaux de la déviation de Bergerac, alors que la présence du pigamon jaune, une fleur censée être protégée, les avait fait stopper. Il souhaite que l’on fasse la part des choses.
De même, il assure « qu’on ne peut pas refuser tous les projets de développement touristique. Mais il faut qu’ils soient bien intégrés à la région ».
La Sepanso a des dossiers ouverts dans tout le département. Elle a été en première ligne pour s’opposer au projet du circuit de voitures anciennes de Bagatelle en Périgord vert (aujourd’hui abandonné) et est toujours opposée au projet de gazéificateur de Saint-Paul-La-Roche. Sur la création d’un village de tourisme au plan d’eau du Rosier à Coursac, elle attend d’en savoir plus. À Atur, elle a soutenu une association locale qui s’opposait à l’extension d’un camping.
200 adhérents
« Nous intervenons la plupart du temps en soutien d’associations locales », explique en effet Georges Barberolle. La Sepanso arrive avec sa notoriété, le savoir-faire de ses 200 adhérents, parmi lesquels des juristes, des naturalistes et toutes sortes de spécialistes, ainsi qu’un certain sens de la communication.
On la retrouve aussi à Boulazac pour Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Déchets, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / transports | Tagué : andré, association, écologie, barberolle, charollois, déchets, dordogne, eau, guignard, ONG, SEPANSO | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 24, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, AFP, Jean-Pierre Clatot, le 23 septembre 2009
Les nanotechnologies à la loupe : lancement du débat public
Face aux craintes et espoirs suscités par les nanotechnologies, un large débat public a été officiellement lancé mercredi pour passer à la loupe les avancées et risques liés aux particules de taille nanométrique, c’est-à-dire jusqu’à 500.000 fois plus fines qu’un cheveu.
“C’est une révolution devant nous qui est majeure et je ne veux pas que cette révolution n’appartienne qu’aux experts”, a déclaré le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, évoquant les applications actuelles ou à venir des nanotechnologies pour la santé, l’énergie, la téléphonie mobile, les matériaux, les tissus ou encore le traitement de l’eau.
“C’est vraiment le moment de lancer le débat“, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, précisant que “800 produits” incorporent déjà des nanotechnologies.
Les effets potentiels sur la santé et l’environnement de structures ou particules, dont l’une au moins des dimensions est comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre), restent mal connus.
Le débat s’organisera à la fois via un site internet ouvert mercredi (http://www.debatpublic-nano.org) et des réunions dans 17 villes de France entre le 15 octobre et le 23 février, a résumé Jean Bergougnoux président de la commission chargée de l’organiser.
La miniaturisation extrême permet aux “nano-objets” ou “nanoparticules” d’exploiter de nouvelles propriétés, optiques ou magnétiques par exemple, qui font appel aux lois de la physique quantique.
Ainsi, des applications de la découverte de la magnétorésistance géante qui a valu le prix Nobel de Physique 2007 au Français Albert Fert ont permis de démultiplier les capacités de stockage informatique.
La possibilité de créer des “bases de données pléthoriques”, ou de suivre des personnes à la trace via des “puces communicantes” ou RFID sur des titres de transport, pose la question des libertés individuelles, a souligné M. Bergougnoux.
Les avancées de la nano-médecine, qui pourraient non seulement permettre de “réparer” mais aussi “d’améliorer” l’homme, sont aussi sources de questions éthiques, a-t-il ajouté.
Pour M. Bergougnoux qui entend “informer, écouter et rendre compte objectivement”, le débat public doit permettre Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : énergie, bergougnoux, borloo, débat public, eau, environnement, libertés individuelles, nanotechnologie, nanotechnologies, reach, santé, téléphonie | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
politique.eu, article paru dans POLITIQUE hors-série n°12, septembre 2009, Crises et sortie de crises, par François Houtart
Enchaînement des crises et moyens d’en sortir
L’effet de loupe médiatique sur les crises financière et climatique occulte d’autre crises en cours (alimentaire, sociale, énergétique), qui s’enchevêtrent. Cet empilement concoure à une crise générale de sens, de civilisation.
Quand 850 millions d’êtres humains vivent sous la barre de la pauvreté et que leur nombre augmente, quand chaque vingt quatre heures, des dizaines de milliers de gens meurent de faim, quand disparaissent jour après jour des ethnies, des modes de vie, des cultures, mettant en péril le patrimoine de l’humanité, quand le climat se détériore et que l’on se demande s’il vaut encore la peine de vivre à la Nouvelle Orléans, au Sahel, dans les Iles du Pacifique, en Asie centrale ou en bordure des océans, on ne peut se contenter seulement de parler de crise financière. Déjà les conséquences sociales de cette dernière sont ressenties bien au delà des frontières de sa propre origine : chômage, chèreté de la vie, exclusion des plus pauvres, vulnérabilité des classes moyennes et allongement dans le temps de la liste des victimes. Soyons clairs, il ne s’agit pas seulement d’un accident de parcours ou d’abus commis par quelques acteurs économiques qu’il faudra sanctionner, nous sommes confrontés à une logique qui parcourt toute l’histoire économique des deux derniers siècles De crises en régulations, de dérégulations en crises, le déroulement des faits répond toujours à la pression des taux de profit : en hausse on dérégule, en baisse on régule, mais toujours en faveur de l’accumulation du capital, elle-même définie comme le moteur de la croissance. Ce que l’on vit aujourd’hui n’est donc pas nouveau. Ce n’est pas la première crise du système financier et certains disent que ce ne sera pas la dernière.
Cependant, la bulle financière créée au cours des dernières décennies, grâce, entre autres, au développement des nouvelles technologies de l’information et des communications, a surdimensionné toutes les données du problème. L’économie est devenue de plus en plus virtuelle et les différences de revenus ont explosé. Pour accélérer les taux de profits, une architecture complexe de produits dérivés fut mise en place et la spéculation s’est installée comme un mode opératoire du système économique. Cependant, ce qui est nouveau, c’est la convergence de logique entre les dérèglements que connaît aujourd’hui la situation mondiale.
La crise alimentaire en est un exemple. L’augmentation des prix ne fut pas d’abord le fruit d’une moindre production, mais bien le résultat combiné de la diminution des stocks, de manœuvres spéculatives et de l’extension de la production d’agrocarburants. La vie des personnes humaines a donc été soumise à la prise de bénéfices. Les chiffres de la bourse de Chicago en sont l’illustration.
Gaspillage énergétique
La crise énergétique, quant à elle, va bien au-delà de l’explosion conjoncturelle des prix du pétrole. Elle marque la fin du cycle de l’énergie fossile à bon marché (pétrole et gaz) dont le maintien à un prix inférieur provoqua une utilisation inconsidérée de l’énergie, favorable à un mode de croissance accéléré, qui permit une rapide accumulation du capital à court et moyen terme. La surexploitation des ressources naturelles et la libéralisation des échanges, surtout depuis les années 1970, multiplia le transport des marchandises et encouragea les moyens de déplacement individuels, sans considération des conséquences climatiques et sociales. L’utilisation de dérivés du pétrole comme fertilisants et pesticides se généralisa dans une agriculture productiviste. Le mode de vie des classes sociales supérieures et moyennes se construisit sur le gaspillage énergétique. Dans ce domaine aussi, la valeur d’échange prit le pas sur la valeur d’usage.
Aujourd’hui, cette crise risquant de nuire gravement à l’accumulation du capital, on découvre l’urgence de trouver des solutions. Elles doivent cependant, dans une telle perspective, respecter la logique de base : maintenir le niveau des taux de profit, sans prendre en compte les externalités, c’est-à-dire ce qui n’entre pas dans le calcul comptable du capital et dont le coût doit être supporté par les collectivités ou les individus. C’est le cas des agrocarburants et de leurs conséquences écologiques (destruction par la monoculture, de la biodiversité, des sols et des eaux souterraines) et sociales (expulsion de millions de petits paysans qui vont peupler les bidonvilles et aggraver la pression migratoire).
Crise de civilisation
La crise climatique, dont l’opinion publique mondiale n’a pas encore pris conscience de toute la gravité, est, selon les experts du Giec |1|, le résultat de l’activité humaine. Nicolas Stern, ancien collaborateur de la Banque mondiale, n’hésite pas à dire que « les changements climatiques sont le plus grand échec de l’histoire de l’économie de marché ». En effet, ici comme précédemment, la logique du capital ne connaît pas les « externalités », sauf quand elles commencent à réduire les taux de profit.
L’ère néolibérale qui fit croître ces derniers, coïncide également avec Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Crises, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / agriculture | Tagué : crise, énergie, climat, culture, GIEC, démocratie, agriculture, eau, santé, éducation, économie, ethique, croissance, capitalisme, développement, stern, social, politique, agrocarburant, finance, démocratie participative | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, José Farina, le 23 Septembre 2009
JARDIN. L’Institut national des jeunes sourds (INJS) abrite un jardin d’inspiration médiévale
Leçon de botanique médiévale
Le vaste parc de l’Institut national des jeunes sourds (INJS), planté de chênes, de charmes, de hêtres abrite aussi deux carrés de plantes médicinales, condimentaires, tinctoriales. Ce jardin respecte un agencement médiéval.
Myriam Reffay, ethnobotaniste, intervient dans les écoles primaires sur le développement durable. Animatrice de l’association Icare, elle avait défriché le terrain comme en témoigne l’organisation du lieu, et la présence d’une multitude de variétés : « Ce jardin est né, en 2004, dans le but de rendre compatible l’héritage du Moyen Âge et l’expression de la modernité. »
Des plantes sauvages
Sélectionné par la Fondation de France et soutenu par la Fondation de la Caisse d’épargne, l’association Icare, présidée par Dominique Reffay, a mis en œuvre un travail portant sur les plantes sauvages du jardin d’inspiration médiévale, le jardin de Pierral, et le bois situé derrière le château. Un projet en partenariat avec l’école Martinon de Gradignan, a été mis en place cette année pour apprendre aux élèves de CE2, CM1, CM2, à aimer ce patrimoine végétal, à le préserver.
Pour les enfants c’est une évasion, un enchantement. Une exposition symbiose de l’art et de l’écologie se tenait déjà dans une salle du château, dans le cadre des Journées du patrimoine. Hélaine Charbonnier a présenté des toiles à l’acrylique, des sujets inspirés du Moyen Âge. Une très belle série de photos instantanées d’enfants se donnant à coeur joie autour d’ateliers de l’odorat et des parfums, du goût et des saveurs.
Contact : Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Animations | Tagué : art, écologie, éducation, DD, ethnobotaniste, flore, gradignan, icare, INJS, jardin médiéval, plantes médicinales, reffay | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
Collectif pour un Eco-hameau en Sud Gironde, communiqué, le 23 septembre 2009
Eco-Hameau dans le Sud Gironde, recherche co-équipiers
Le projet d’éco-hameau en Sud gironde se poursuit. Il sera situé à Marahans, commune de Captieux, et concernera 5 à 10 foyers. Nous sommes en phase de constitution du groupe d’habitants depuis fin juin. Nous avons à la date d’aujourd’hui une trentaine de contacts parmi lesquels 5 ou 6 foyers très intéressés. Bienvenue à toute personne souhaitant participer au projet (nous nous fixons la fin de l’année 2009 comme date butoir).
Très exigeant quant aux qualités environnementales des constructions, quant à la gestion des énergies, et à l’écologie appliquée au quotidien, ce projet veut créer des habitats abordables financièrement. Il encouragera solidarité et mutualisation. Il s’inscrit dans un cadre de laïcité et de mixité sociale, est ouvert et citoyen. Il permettra de communiquer sur son expérience pour la partager, et de travailler avec la commune qui l’accueillera.
Le groupe a écrit une présentation et une charte, a mené un travail de fond sur le volet écologique en 2008 et poursuit cette année avec les volets sociaux et éducatifs.
Si ces critères écologiques, sociaux et éducatifs vous concernent (téléchargez les documents joints pour plus de détails), nous sommes à votre disposition pour concrétiser le projet.
Vous trouverez toutes les infos Plus d’infos »
Archivé sous: Ailleurs Manif / Evènement, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Urbanisme | Tagué : éco-hameau, écologie, éducation, énergie, captieux, gironde, marahans, social | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Chantal Roman, le 23 Septembre 2009
ÉCONOMIE. Prônant un autre mode de consommation, une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne va voir le jour sur le territoire de la Cobas
Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité
«Voilà plus d’une année que le projet est à l’étude, et nous approchons du but, du moins nous l’espérons. » Vital Baude, président de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne Sud-Bassin (Amap) aux côtés d’Anne-Marie Humbert, Jocelyne Barthélémy et Jean-Paul Dugoujon, fait le point sur ce projet qui, sans être tout à fait finalisé, prend bonne forme.
Car créer une Amap sur le Sud-Bassin, Le Teich, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch et Arcachon, n’est pas une mince affaire : « Nous nous heurtons en effet au foncier, et à son coût sur ce secteur de la Gironde. Car une telle entreprise ne peut se concevoir que si les maraîchers peuvent bénéficier de terres agricoles. »
Circuits courts
Ainsi que l’explique Vital Baude, « il existe deux types d’Amap. Les premières offrent des produits aux consommateurs qu’elles achètent ailleurs et revendent. Les secondes produisent sur place, avec des maraîchers installés dans un secteur bien précis où se trouvent les consommateurs. C’est la deuxième solution que nous avons choisie. Avec des circuits courts entre le producteur et le client, ce qui a pour avantage de limiter les transports en voiture et donc de respecter l’environnement. Et nous nous engageons vers un label bio. »
Et d’expliquer également la dimension « commerce équitable » entre les adhérents d’une Amap et les consommateurs (lire ci-contre) : « C’est aussi un commerce solidaire, les adhérents achetant, sur plusieurs mois, des paniers à coûts fixes, malgré les aléas climatiques qui font qu’une semaine on aura un panier plus ou moins rempli. »
La demande sur le Sud-Bassin : « Elle est forte. Nous avons une trentaine d’adhérents, déjà. Nous sommes d’ailleurs obligés de limiter, pour l’instant, ces demandes. »
Appel aux propriétaires
Cela dit et si les partenaires sont trouvés – trois à quatre maraîchers sont en attente – la recherche de terres agricoles à prix raisonnables, en location notamment, est difficile sur le Sud-Bassin : « Les propriétaires préfèrent donner leurs terres en pâturage, ou carrément les geler. C’est dommage car nous sommes prêts à payer un loyer correct pour ces terrains. Il n’est évidemment pas question d’empiéter sur les sylviculteurs, sachons-le. »
Côté privé, l’Amap lance donc un appel Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / agriculture | Tagué : AMAP, association, bassin d'arcachon, baude, bio, circuits courts, COBAS, consommation, environnement, sud-bassin, terres agricoles | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
journaldelenvironnement.org, Sabine Casalonga, le 22 septembre 2009
Santé environnementale: «La politique nationale est encore frileuse»
Joël Spiroux, médecin généraliste, membre du Criigen (1) explique sa vision du lien entre santé et environnement, à l’occasion du congrès européen sur les pathologies environnementales que l’Union régionale des médecins libéraux de Haute-Normandie (URMLHN) organise les 9 et 10 octobre à Rouen.
A quand remonte votre intérêt pour la santé environnementale ?
Technicien agricole avant de devenir médecin, je m’étais déjà beaucoup intéressé aux impacts des pesticides sur les milieux naturels. J’ai suivi une formation en écologie fondamentale puis j’ai passé, dans le cadre de mes études de médecine, un diplôme d’écologie humaine. En tant que praticien généraliste, j’observe depuis plus de 20 ans une augmentation des cancers, des troubles de la fécondité, des malformations néonatales et des pathologies respiratoires et allergiques.
Les médecins sont-ils suffisamment formés sur ce thème?
Non, d’ailleurs, les études de médecine n’intègrent pas cette discipline qui mérite pourtant d’être placée au carrefour de toutes les autres. Par ailleurs, dans les hôpitaux, en cas de pathologie lourde, cancer du sein par exemple, on ne prescrit aucun test pour détecter la présence de produits toxiques dans le sang. Cela permettrait pourtant de mieux cerner le lien entre polluants et certaines maladies. Il faut dire que la réalisation de ces tests en laboratoire a un coût très élevé.
Que pensez-vous des politiques actuelles en santé environnementale ?
La politique française est encore frileuse. La mise en place des Plans nationaux santé-environnement (PNSE I et II) est une très bonne chose, mais je regrette qu’ils ne prennent pas en compte la notion d’environnement dans sa globalité. Il faut en effet proposer une nouvelle définition de l’environnement. Einstein a dit que l’environnement, c’est «tout ce qui n’est pas moi». C’est une vision en accord avec celle de l’écologie fondamentale –la discipline scientifique à distinguer du courant politique. L’environnement peut se décliner en plusieurs catégories: biologique (tout le vivant, dont l’espèce humaine), physique (rayonnements), chimique (substances), sensoriel (bruit, odeurs), cognitif (culture, médias, éducation) socio-anthropologique (milieu social et culturel) et l’aspect comportemental qui en découle. L’homme s’est positionné comme s’il était extérieur à son environnement. Pourtant, le milieu de vie influence l’état de santé et peut entraîner des pathologies, comme il entraîne des dégâts sur l’écosystème.
Au-delà, il faudrait augmenter le nombre de toxicologues et développer les études de toxicité chronique et croisée (effet cocktail des substances). A l’échelle européenne, il existe quelques mesures intéressantes telles que le règlement Reach sur les produits chimiques, mais elles sont encore peu nombreuses. Les pays du Nord, l’Allemagne en particulier, sont toutefois plus avancés en termes de politique de santé environnementale.
Quelle est la part des pathologies environnementales ?
Jusqu’à très récemment, le cancer, première cause de mortalité en France, était imputé dans 30% des cas à des facteurs reconnus (tabac, alcool, etc.) et 1 à 2% à l’environnement, la majorité des cas n’étant pas expliqués. Or il est évident que l’environnement –tel que défini précédemment- contribue à ces 70% de cas de cancers pour lesquels on ne retrouve pas de cause exacte. Mais, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie | Tagué : écologie, économie, biologie, cancer, CRIIGEN, environnement, fécondité, lepage, nanotechnologie, OGM, pesticides, PNSE, pollution, santé, santé environnemental | 1 commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
asso-instantde vie.over-blog.com, Communiqué, le 15 septembre 2009
Le 4 octobre au Rouchet à Grignols (33) : En avant pour la 5ème Insurrection des Semences
Attention, le rendez-vous de l’automne à ne pas manquer !
Dimanche 4 octobre, nous organisons une nouvelle Insurrection des Semences, une invitation pour venir échanger graines, plants, boutures, idées, réflexions …
Défendre la biodiversité végétale au-delà des enjeux économiques
Dans un monde où tout s’achète, où tout se vend, où le vivant devient la propriété de quelques-uns, échanger des graines, c’est entrer fertilement dans la résistance de ce système et assurer la pérennité du vivant, bien de tous. Plus que jamais, il paraît primordial de continuer à se mobiliser.
Le début de l’aventure est fixé à 14h30 (précises) avec une surprise que nous vous réservons.
Entrée libre
Pour un échange convivial, n’oubliez pas vos graines et si vous n’en avez pas, sentez-vous aussi concernés et venez nous rejoindre !
Il sera possible de grignoter sur place (ventes de parts de gâteaux et/ou de cakes bio – boissons chaudes offertes)
Pour une meilleure organisation, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité | Tagué : biodiversité, gironde, grignols, semences | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 23, 2009 par pascalbourgois2
cdurable.info, David Naulin, le 15 septembre 2009
Nouveau rapport des Amis de la Terre : Surconsommation des ressources naturelles, le défi
Alors que s’ouvre à Davos en Suisse le premier Forum Mondial sur les Ressources (FMR), les Amis de la Terre Europe, l’institut de recherche SERI et les Amis de la Terre Autriche publient le nouveau rapport « Overconsumption ? Our use of the world’s natural resources ». Chiffres à l’appui, le rapport met en évidence que nos sociétés ont développé ces dernières décennies une frénésie de consommation, générant une surexploitation de ressources naturelles principalement issues d’autres pays. Elles n’ont d’autre choix que d’opérer un virage radical pour préserver les générations futures et l’équité entre les peuples.
En 1995, Les Amis de la Terre publiaient déjà le rapport « Vers une Europe soutenable » [2] ;
- Les populations des pays riches consomment jusqu’à 10 fois plus de ressources naturelles par habitant que celles des pays pauvres. Un Européen consomme 43 kg de ressources par jour, contre 10 kg pour un Africain ;
- L’Europe est plus dépendante des importations que les autres continents ;
- L’économie mondiale actuelle utilise environ 30 % de ressources de moins pour produire un euro de PIB qu’il y a 30 ans. Mais la consommation globale de ressources continue à augmenter.
Pour Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre France, « La surconsommation de ressources par les pays riches ne peut plus continuer : changements climatiques, conflits, pollutions, déforestation, atteinte à la biodiversité et explosion des inégalités sociales. Autant de symptômes de sociétés malades qui nous rappellent que le bien-être de tous se construira sur d’autres concepts que la croissance du PIB.
L’Europe doit se fixer des objectifs ambitieux de baisse de sa consommation globale de ressources naturelles pour réduire sa dépendance et faire cesser les dégâts sociaux et environnementaux liés à leur surexploitation. C’est également le seul moyen de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Consommation, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie | Tagué : amis de la terre, association, énergie, équité, biodiversité, bois, climat, consommation, eau, ONG, pollution, ressources naturelles, social | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 22, 2009 par pascalbourgois2
taca.asso-web.com, communiqué, août 2009
Dimanche 4 octobre 2009 à Bordeaux
Le prochain picnic sans carbone est organisé avec le soutien de la Mairie de Bordeaux et aura lieu le dimanche 4 octobre à partir de 12h sur les quais au Parc des Sports en face de St Michel (à coté du Pont de Pierre).
Ce picnic doit nous permettre de rassembler le plus grand nombre de citoyens désireux d’agir pour protéger le climat.
Ceux qui aiment Taca viendront en vélo et les rangeront en forme de 3 5 0 pour la traditionnelle photo, et cette fois nous l’espérons, l’objectif atteint de 350 vélos.
Nous souhaitons organiser des vélo-bus, regroupement de cyclistes pédalant ensemble, convergeant le dimanche matin depuis les 27 communes de la CUB vers le lieu du picnic à coté du Pont de Pierre. Nous recherchons en particulier les organisateurs participants de ces velobus, en particulier pour les communes de la rive droite. Merci de nous contacter par mail à assotaca33@yahoo.fr.
Il y aura aussi les stands des associations qui proposent des actions concrètes pour nous aider à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (et notre consommation d’énergie, et donc aussi nos factures d’énergie).
Il y aura aussi la pièce du facteur 4 pour donner les ordres de grandeurs des émissions de CO2 dans le monde et des enjeux de la négociation en cours de l’après Kyoto.
Nous souhaitons que ce picnic sans carbone ait aussi une signification politique, à 2 mois de Copenhague, pour illustrer le fait que sur le réchauffement climatique le clivage n’est pas entre la droite et la gauche, le clivage est entre ceux qui savent et ceux qui ne se rendent pas compte.
Ainsi Taca et le maire de Bordeaux souhaitent inviter le président de la CUB et tous les maires de la CUB (et aussi au delà de l’agglomération) à se joindre à ce picnic de rassemblement pour protéger le climat. Si nous n’étions pas capables de dépasser ces clivages politiques à Bordeaux, à quoi bon militer pour un bon accord mondial à Copenhague en décembre 2009 ?
Toutes les personnes désireuses Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie | Tagué : énergie, Bordeaux, carbone, climat, copenhague, CUB, facteur 4, kyoto, picnic, picnic sans carbone, politique, TACA, vélo, vélo-bus | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 22, 2009 par pascalbourgois2
tv5.org, Emmanuel Dunand, AFP, le 22 septembre 2009
Sommet sur le climat à l’Onu pour relancer les négociations internationale
Une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement se retrouvent mardi à l’ONU pour tenter de redonner un élan aux négociations internationales sur le changement climatique qui paraissent dans l’impasse.
A moins de trois mois de la conférence de Copenhague pour conclure un accord sur une réduction contraignante des gaz à effet de serre devant succéder au protocole de Kyoto en 2013, plusieurs responsables ne dissimulent pas leur pessimisme en raison de la division persistante entre pays industrialisés et en développement sur les moyens de combattre le réchauffement.
Inquiet de la tournure des négociations, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a pris l’initiative de ce sommet qui s’ouvre à 13H00 GMT.
“Je les presse de parler et d’agir en dirigeants mondiaux, au-delà de leurs frontières nationales”, avait il lancé en fin de semaine dernière. “C’est l’occasion pour les responsables de la planète de montrer qu’ils sont sérieux quant au changement climatique“, a lancé lundi devant quelques journalistes Yvo de Boer, le responsable de la convention de l’ONU sur le climat.
Après le sommet de l’ONU, les leaders des pays industrialisés et des grandes économies émergeantes se retrouveront les 24 et 25 à Pittsburgh (Pennsylvanie, est) au G20, où les ministres des Finances doivent présenter des propositions sur le financement des aides aux pays en développement pour combattre le réchauffement climatique.
Le discours du président Barack Obama est particulièrement attendu alors que le Sénat américain traîne des pieds pour adopter après la Chambre des représentants en juillet, un projet de loi sur le climat et l’énergie, ce qui rend furieux les Européens qui accusent Washington de ne pas respecter ses engagements internationaux.
Nombre de démocrates modérés et l’opposition républicaine au Sénat sont hostiles à la création d’un marché d’émissions de CO2 dit “cap and trade” sans que les grands pays émergents comme la Chine et l’Inde en fassent autant, estimant que les industries et les ménages américains seraient pénalisés.
Or ces pays n’ont pas jusqu’à présent accepté de mettre en place un tel système. L’Inde a ainsi annoncé le 17 septembre qu’elle appliquerait ses propres objectifs de réduction des émissions de CO2 et résisterait aux demandes contraignantes venant de l’extérieur.
Il y a peut-être un espoir sur ce front. Selon Yvo de Boer, le président chinois Hu Jintao Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : énergie, ban Ki-moon, chine, climat, CO2, copenhague, de boer, GES, hu jintao, kyoto, obama, ONU | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 22, 2009 par pascalbourgois2
lemoniteur.fr, Frédérique Vergne, le 7 avril 2009
Le premier bâtiment passif dans l’habitat social
Le Foyer Rémois réalise, à Bétheny près de Reims, un immeuble passif, conforme aux labels BBC Effinergie et “PassivHaus”. Avec ce bâtiment qui consommera moins de 15 kWh/m2.an pour son chauffage, le bailleur social anticipe les exigences de la nouvelle RT 2012 et les recommandations du Grenelle de l’environnement. Une première dans l’habitat social !
Bâtir pour un avenir durable et marier le confort de vie à la faible consommation d’énergie avec des coûts de construction acceptables : c’est tout l’enjeu entrepris par le bailleur social dans son projet « La Clairière », dont la livraison est prévue pour la fin de l’année. Ce programme de 13 logements collectifs dont quatre logements adaptés aux personnes handicapées à destination de locataires du parc HLM est ambitieux, puisqu’il va répondre aux normes de l’institut allemand « passivhaus » mais également viser le label BBC Effinergie (Bâtiment Basse Consommation). Une construction garantissant une très haute performance énergétique (de plus de 70% par rapport aux objectifs de la RT 2005) et donc une consommation énergétique pour le chauffage faible, inférieure à 15 kWh/m2.an.
Pour obtenir un bâtiment labellisé « passif », il est nécessaire de réduire au maximum les déperditions de chaleur. Pour cela, quelques grands principes s’imposent : une isolation de qualité supprimant les ponts thermiques, une étanchéité à l’air élevée et une ventilation contrôlée avec récupération de chaleur. « L’amélioration du niveau de performance énergétique a aussi été précédée d’une réflexion globale et durable prenant en compte l’impact environnemental des matériaux utilisés pendant l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, explique Christophe Villers, Président du Directoire du Foyer Rémois.
Un bâtiment pilote en France
La réussite de cette opération, conçue par BCDE Architecture, repose en fait sur l’implication forte de partenaires industriels et économiques comme l’Ademe, la Fédération Française du bâtiment, BASF, EDF… et sur un concentré de choix techniques et d’alliances technologiques. A commencer par le respect des règles de l’architecture bioclimatique. Les fenêtres étant les meilleurs panneaux solaires, le bâtiment en tire profit en orientant les grandes baies au sud. Ainsi, la façade principale avec de grandes ouvertures (dotées de brise soleil pour le confort d’été) est orientée plein sud, alors que les autres façades comptent de plus petites ouvertures pour éviter les déperditions. Les fenêtres sont équipées, par ailleurs, de double ou triple vitrages selon les orientations.
Isolation par l’extérieur : un système pour la basse consommation
Outre sa compacité qui le rend plus performant, le bâtiment réduit ses déperditions grâce à une enveloppe très efficace : une isolation thermique par l’extérieur (ITE) de 30 cm d’épaisseur. Une technique, davantage utilisée aujourd’hui en rénovation, mais qui ne cesse de se développer sur des projets neufs. En supprimant tous les ponts thermiques entre Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Energie, Infos générales / Urbanisme | Tagué : énergie, ADEME, grenelle, ENR, isolation thermique, passivhaus, BBC-effinergie, bâtiment passif, habitat social, RT 2005 | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 22, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Véronique Berge, le 22 Septembre 2009
CAUDERÈS. Le reportage de Frédéric Chignac est à l’affiche de l’Utopia
Le combat contre le Mc Drive filmé par un documentariste
Jeudi soir à 20 h 30, le cinéma Utopia présentera le documentaire « Non au Mc Drive », du réalisateur Frédéric Chignac. Le film sera suivi d’un débat ayant pour thème La démocratie participative.
Spécialisé dans le docu-reportage depuis vingt ans, notamment pour les illustres émissions que sont « Envoyé spécial », « Faut pas rêver » ou encore « Thalassa », Frédéric Chignac s’est posé à Bordeaux, tout près de la barrière de Toulouse en 2002. C’est en lisant le journal de la petite association de son quartier, Cauderès, qu’il a pris connaissance du combat qu’elle menait contre la grosse chaîne de restauration McDonald’s.
David contre Goliath
« Du point de vue du scénariste, raconte Frédéric Chignac, c’était très intéressant : le combat de David contre Goliath. Les membres de l’association, autour de leur présidente, Dominique Hofmann, organisaient des manifestations et ont même fait suspendre les travaux. J’ai été impressionné par le côté humain de l’affaire et je leur ai proposé de filmer l’histoire, qui me semblait avoir du potentiel. Au départ, j’ai commencé à tourner ce film sans avoir l’idée de le publier. C’était un choix personnel, et d’ailleurs, la première fois que je faisais cette expérience. »
Pendant quatre ans, le réalisateur a suivi les péripéties de ce cas d’école, à l’aide d’une petite caméra vidéo. Il a fait le montage chez lui et en a extrait un documentaire de 1 h 35 : « Un film atypique, qui peut avoir valeur Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Gouvernance | Tagué : association, Bordeaux, cauderes, chignac, démocratie participative, hofmann, mac donald, utopia | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 21, 2009 par pascalbourgois2
Vigilance OGM 33, Communiqué, le 21 septembre 2009
Soutien aux faucheurs volontaires inculpés : conférence mardi 22 septembre à l’Athénée et procès en appel de Lugos mercredi 23 septembre
Conférence mardi 22 septembre 2009 à l’Athénée Municipal, Centre Saint Christoly, Bordeaux, à 20h00 et procès en appel de Lugos mercredi 23 septembre à 8h30 en présence des inculpés et de leurs témoins
Intervenants :
Michel Metz, de Toulouse sur les plantes mutagènes (OGM « cachés » ou «clandestins »)
Jean-Pierre Berlan, témoin au procès de Lugos : agronome et économiste, ancien directeur de recherches à l’INRA qui accuse les biotechnologies d’être devenues des « sciences de la mort »
Jean-François Berthellot, témoin au procès, paysan-boulanger dans le Lot-et-Garonne, fait partie du réseau Semences Paysannes.
Jean-Baptiste Libouban, témoin au procès, fondateur de la Charte des Faucheurs Volontaires, désobéissant et non-violent.
Et José Bové, inculpé
merci de faire passer l’info : Mercredi matin, on vous attend en soutien place de la république à partir de 8h30 – soupe et tartine le midi sur la place !!!
Plus d’infos Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Consommation, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Pollution, Infos générales / Santé, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / agriculture, consommation | Tagué : biotechnologie, Bordeaux, bové, confédération paysanne, faucheurs volontaires, OGM, procès de Lugos, semences paysannes | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 21, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, NC, le 21 Septembre 2009
ENVIRONNEMENT. Le mouvement Bizi organise une traversée à vélo du Pays Basque français, du 25 au 27 septembre
Pédaler contre le réchauffement
A l’appel de Bizi, créé en juin dernier, mouvement composé de jeunes militants écologistes, altermondialistes, et basquisant, 150 personnes ont manifesté à bicyclette, le samedi 29 août, pour revendiquer le maintien, l’amélioration et l’extension de la voie en site propre Chronobus. Et cela à 100 jours de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 12 décembre à Copenhague et doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en oeuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto qui prend fin en 2012.
Dans la suite de cette balade, Bizi organise une traversée à vélo du Pays Basque de France, de Mauléon à Bayonne, du vendredi 25 au dimanche 27 septembre. Mattin Ihidope, Marie Larzabal et Iban Grossier, membres de Bizi, ont tenu une conférence de presse jeudi à Bayonne au siège de la fondation Manu Robles-Arangiz. Cette nouvelle action aura pour but, ont-ils expliqué, de « tirer la sonnette d’alarme auprès de la population sur l’urgence absolue à combattre le réchauffement climatique et sur l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que le sommet de Copenhague accouche d’un accord efficace, à la hauteur de la situation, et juste, notamment par rapport aux couches les plus démunies des populations, et par rapport aux pays les plus pauvres de la planète. »
Pour une autre politique
Soucieux de « faire le lien entre le global et le local », ces jeunes militants écologistes souhaitent également que cette traversée à vélo soit « l’occasion de revendiquer haut et fort une autre politique des transports collectifs, que ce soit sur l’intérieur du Pays Basque ou sur la côte (détentrice du triste record du plus grand nombre d’automobiles par foyer dans tout l’hexagone) et sur le BAB ».
Ils plaideront enfin, durant ces trois jours, pour un autre aménagement du territoire et la relocalisation de l’économie, en premier lieu de la production agricole. Ce thème sera au centre de l’étape du vendredi, à laquelle participera Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des Verts et membre du bureau d’Attac France. Après avoir pédalé durant quelques kilomètres, il donnera une conférence le soir à 20 h 30 à la salle Napurrak d’Espelette. L’étape du samedi aura pour cadre Saint-Jean-de-Luz et sera plus particulièrement consacrée à Plus d’infos »
Archivé sous: Aquitaine Manif / Evénements, Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Gouvernance, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, attac, écologie, économie, énergie, bayonne, bizi, chronobus, climat, copenhague, environnement, kyoto, lemaire, mauléon, pays basque, transports collectifs | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 21, 2009 par pascalbourgois2
Conseil général de la Gironde, Communiqué, le 21 septembre 2009
Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne
Toute association et tout citoyen (e), peuvent y émettre leurs observations ou répondre aux questions posées, en ligne, relatives aux thématiques suivantes :
- transport et planification urbaine
- habitat, bâtiment, éco-construction
- industrie et énergies renouvelables
- agriculture, viticulture et forêt
- prévention et valorisation des déchets
- littoral et tourisme
- précarité énergétique et santé
Pour accéder au livre vert Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Déchets, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / agriculture, Infos générales / transports | Tagué : agriculture, association, éco-construction, énergie, bâtiment, citoyen, déchets, ENR, gironde, habitat, industrie, littoral, plan climat énergie, planification, santé, tourisme, transport | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 21, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Michel Monteil, le 21 Septembre 2009
Que fleurissent 50 projets : l’appel à la « guérilla naturaliste » est lancé
Le tram tisse progressivement sa toile, les quais de Bordeaux sont rénovés, la LGV et Euratlantique pointent à l’horizon… Le béton aurait-il fait oublier la nature ? Samedi, au moment même où Alain Juppé répondait à la question « Écologie et urbanisation sont-elles compatibles ? », à Lyon lors d’un colloque organisé par « Libération », le président de la CUB en appelait à Bordeaux à un « projet d’agglomération structurant dans le mode de vie », à une « guérilla naturaliste ». Durant deux jours et demi, 70 architectes, urbanistes, écologues, paysagistes, juristes, ont planché sur « les natures des villes » à l’initiative de la CUB.
Avec quatre ateliers, une séance plénière et des visites sur le terrain pour voir l’agglo sous l’oeil de la nature, du fleuve, des espaces verts, des paysages. « Une partie de campagne », a résumé Claude Eveno, journaliste à France culture. Il a été question du bonheur, du « plaisir d’être ensemble » et de l’« art de l’étalement urbain ». Des hommes de l’art comme Michel Corajoud, Bernard Brunet, Alexandre Chemetoff, Jean Viard, tous impliqués dans des projets urbains sur la CUB, se sont pliés à l’exercice.
Des axes verts
Mener une politique cohérente des espaces naturels (la moitié du territoire de la CUB est classé espace naturel au PLU) exige la prise en compte de divers éléments. D’abord, concilier les positions parfois opposées entre aménageurs et défenseurs de l’environnement. Ensuite, se baser sur l’espace naturel existant. Et puis, tout en prenant acte d’une nostalgie urbaine de la campagne des années 1960 et du désir d’un retour aux racines illustré par le succès des Amap, tenir compte des divers usages : agriculture, tourisme, loisirs… Les maires doivent enfin en finir avec l’idée que la nature constitue « la réserve d’expansion de leurs villes ».
« Aujourd’hui, il y a nécessité de recadrer cet ensemble », note François Barré, président d’Arc en rêve. Alors que la plupart des communes portent des projets en matière d’espaces naturels (écosite du Bourgailh, parc des Coteaux, parc de l’Ermitage, parc des berges de Garonne…), François Barré propose des « axes structurants qui apportent une continuité visuelle de la nature ». Vincent Feltesse veut « faire vite et bien ». Les populations doivent y être associées. Une condition indispensable selon Patrick Bouchain, architecte.
Des appels à projets sont lancés : « Il faut expérimenter en permanence, avoir 10, 20, 50 projets », exhorte Vincent Feltesse. Les tables rondes ont en effet montré de la méfiance face à un grand projet emblématique. Les réalisations seront « mises en réseau », « données à voir aux habitants de l’agglomération ». À l’exemple des Journées du patrimoine, une grande manifestation annuelle ou biennale permettrait de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos Générales / Biodiversité, Infos générales / Urbanisme | Tagué : AMAP, écologie, étalement urbain, Bordeaux, CUB, environnement, euratlantique, feltesse, juppé, LGV, nature, urbanisme | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 21, 2009 par pascalbourgois2
letemps.ch, Yves Petignat, le19 septembre 2009
Allemagne : La justice stoppe une centrale à charbon émettant trop de CO2
L’installation thermique de Datteln devait être la plus moderne et la plus puissante d’Europe. Les juges estiment qu’elle n’est pas conforme à l’environnement. Une première
C’est la victoire de David contre Goliath. Mais c’est aussi la première fois que les juges avancent des arguments de protection du climat, notamment les rejets de CO2, pour stopper un projet énergétique. Un coup dur pour E.ON et la politique «énergie mixte» préconisée par la chancelière Angela Merkel.
L’un des premiers producteurs d’électricité du monde, le géant allemand E.ON, 93 000 employés, 87,6 milliards de chiffre d’affaires, a dû cesser partiellement la construction de son plus grand projet de centrale thermique à charbon, à Datteln, une petite ville proche de Münster, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Un projet devisé à 1,2 milliard d’euros et qui pourrait être définitivement interrompu.
Retrait du permis
La tour de refroidissement de 180 m de hauteur est pratiquement achevée, alors que s’édifie à son pied l’une des plus puissantes centrales thermiques à charbon, une centrale monobloc de 1055 mégawatts, comparable aux centrales nucléaires. L’installation aurait dû livrer un tiers de sa production à Deutsche Bahn. Mais, vendredi, les travaux des dépôts d’ammoniaque, de charbon et de cendre, ainsi que des installations auxiliaires de machines à vapeur ont cessé, après le retrait d’un permis de construire par l’exécutif du district de Münster.
Depuis des années, un agriculteur voisin, Heinrich Greiwing, s’opposait au projet d’E.ON, trop proche de sa ferme. A ses côtés, les organisations écologistes, tels Greenpeace, Bund für Umwelt und Naturschutz (BUND) ou l’Alliance pour le climat, soutenues par de nombreux donateurs, dont le fonds d’investissement anglais TCI. Datteln était devenue la lutte phare contre les projets de ce type.
Multiples infractions
Au début du mois de septembre, les juges d’instance de Münster ont rendu un jugement dont les considérants ne laissaient pas d’autre choix aux autorités locales que de suspendre l’autorisation de travaux en cours. Infractions aux plans d’urbanisme, aux lois sur la protection de la faune et de la flore, aux directives contre le bruit, distances avec le voisinage non respectées, etc. Manifestement, les autorités locales s’étaient fiées les yeux fermés aux assurances d’E.ON, l’un des plus grands employeurs de la région. Mais surtout, relèvent les juges, la centrale, qui devait fonctionner grâce à du charbon importé, contrevient au plan de développement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, lequel précise que «de nouvelles centrales ne pourront être réalisées que si des progrès considérables sont obtenus dans le bilan de rejet du CO2 et d’autres substances touchant au climat».
Manque d’énergie
Or le projet de Datteln, qui multiplie par 350% la capacité de la centrale actuelle et devait émettre à elle seule l’équivalent de 0,73% de l’ensemble du contingent d’émission d’oxyde de carbone de l’Allemagne, ne peut Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Energie | Tagué : allemagne, associations, électricité, énergie, centrale à charbon, charbon, CO2, datteln, ENR, eolien, faune, flore, greenpeace, ONG, pollutions, solaire | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 19, 2009 par pascalbourgois2
novethic.fr, Béatrice Héraud, le 18 septembre 2009
Développement durable: entre discours et stratégie
Toutes les grandes entreprises ou presque déclarent aujourd’hui avoir une stratégie de développement durable. Mais si le sujet est largement au cœur de leur communication, leurs pratiques doivent encore s’améliorer.
« Traité de manière plus mâture, le développement durable devient désormais stratégique pour les entreprises ». Luc Laurentin, fondateur de Limelight consulting, voit dans la deuxième édition de l’Observatoire de la communication et du marketing responsables, toutes les raisons de se réjouir. Preuve en est selon lui : son étude* menée début septembre montre que 90% des entreprises affirment avoir une stratégie de développement durable contre 76% en 2008. Et pour celles qui avouent être à la traîne, ce ne serait qu’une question de temps. L’obligation prochaine pour les entreprises de plus de 500 salariés de produire un bilan social et environnemental, inscrite dans le « Grenelle 2 », n’y est peut-être pas étrangère… Le sujet devient si important que le comité de direction est aujourd’hui autant ou presque à l’initiative des actions de développement durable que le service spécifiquement dédié. Service d’ailleurs de plus en plus courant dans les entreprises, puisque 62% des interviewés déclarent en disposer contre 55% l’an dernier.
« Il y a deux ans, le développement durable était la jolie danseuse de la communication, aujourd’hui, il s’agit d’un sujet débattu au moins une fois par mois dans les comités de direction », confirme Fabio Brusa, responsable de la communication pour Nestlé Waters France. Et tous les services sont aujourd’hui sollicités, de la communication, aux RH en passant par les achats et le juridique. Les résultats se feraient donc sentir dans la communication et le développement de produits responsables: « Nous sommes passés d’une communication corporate faite de grandes déclarations généreuses à une communication plus axée produits, basée sur des preuves factuelles et donc plus efficace », estime ainsi Dominique Candellier, directrice communication et développement durable de l’Union des annonceurs (UDA). Exemple : La Poste qui communique sur son parc de vélos et de voitures électriques ou IBM qui présente ses solutions pour permettre aux entreprises de faire des économies d’énergie. Une « preuve de maturité », selon Luc Laurentin, rendue possible par le développement tout azimut de nouveaux produits ou services intégrants les enjeux de développement durable.
Et dans les faits ?
Même la crise n’aurait finalement aucun impact sur les stratégies de responsabilité sociale des entreprises (RSE). « Le développement durable est justement une réponse à la crise », s’enthousiasme Fabio Brusa. Jusqu’ici donc, tout irait bien. Pourtant, peut-on réduire la stratégie RSE au développement de produits et à un marketing plus « responsables » ? Certainement pas. Et c’est bien là les limites de l’étude, qui semble parfois confondre stratégie et communication. Car communiquer sur des produits verts et des éco-gestes est une chose, mais intégrer une politique développement durable à sa stratégie implique aussi des critères sociaux et de gouvernance en interne… Ainsi, les engagements Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie | Tagué : associations, économique, communication, crise, DD, entreprise, environnement, greenwashing, grenelle, marketing, ONG, parties prenantes, social, stratégie | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 19, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Olivier Delhoumeau, le 9 Septembre 2009
MÉRIGNAC, AUTOPARTAGE. La station de voitures en libre-service installée en centre-ville par Autocool connaît un démarrage poussif. Malgré la proximité du terminus de la ligne A du tram
Des autos peu partagées
«Libre, facile, moins cher, moins polluant », vante la plaquette publicitaire. Malgré cette brassée d’avantages supposés, Nicolas Guenro, le directeur d’Autocool, ne voit pas les chiffres décoller sur Mérignac. À l’évidence, sa société coopérative, spécialiste de l’autopartage dans l’agglo, ne fait pas beaucoup d’émules.
Inaugurée en avril en présence d’une forte délégation d’élus, la station de voitures en libre-service du centre-ville peine à trouver son public. Chiffres à l’appui, elle n’enregistre qu’une douzaine de réservations par mois et par véhicule. Ce qui la place dans le ventre mou du réseau bordelais. Loin derrière le top 5 constitué par Victor-Hugo, Porte de Bourgogne, Tourny, Jean-Jaurès et barrière Saint-Médard.
Une dizaine d’adhérents
Pour Nicolas Guenro, les causes de ce démarrage en demi-teinte sont multiples. « Bien que situées à proximité du terminus de la ligne A du tram, les deux voitures mises en service au 14 de l’avenue Maréchal-Leclerc sont très éloignées du reste du réseau. Les boulevards sont distants de 4 kilomètres », analyse-t-il.
Pour l’heure, le site du centre-ville n’a convaincu qu’une dizaine d’adhérents (huit Mérignacais et deux Pessacais). « Nous sommes au tiers de l’objectif, le seuil de rentabilité par voiture étant fixé à 20 adhérents. »
Conclusion : on parle davantage de l’autopartage qu’on ne le pratique réellement. À l’échelle nationale, on dénombre 7 000 adeptes seulement. Dans l’agglo, forte de 650 000 habitants, la société coopérative ne recense que 350 adhérents quand il en faudrait un millier pour atteindre un objectif de rentabilité.
Malgré le Grenelle de l’environnement, le réchauffement climatique et une nouvelle façon de concevoir les déplacements urbains, les esprits ne se libèrent pas facilement de soixante années consacrées au tout voiture. « Elle reste un objet social doté d’une valeur symbolique très forte. Même pour les 18-30 ans. Aujourd’hui encore, les étudiants sont très attachés au fait de posséder leur propre véhicule », argumente-t-il.
De plus, des structures comme Autocool n’ont clairement pas Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / transports | Tagué : autocool, autopartage, climat, grenelle, guenro, mériganc, mobilité, pollution, transport | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 19, 2009 par pascalbourgois2
ruefrontenac.com, Jessica Nadeau, le 17 septembre 2009
Indicateur de développement durable — L’empreinte écologique discréditée
L’empreinte écologique, utilisée de plus en plus par les organisations environnementales pour sensibiliser la population aux incidences de leurs modes de consommation, est jugée « peu pertinente » comme indicateur de développement durable par l’Institut de la statistique du Québec.
C’est la conclusion de la nouvelle étude L’empreinte écologique : revue de littérature et analyse critique, publiée jeudi par l’Institut de la statistique du Québec.
Dans le document, rédigé par Stéphanie Uhde, économiste pour l’institut, on soutient que même si l’évaluation des mesures de suivi en matière de développement durable est « cruciale » pour la société québécoise, « l’empreinte écologique se révèle peu pertinente comme indicateur de développement durable ».
« Bien qu’elle soit utile pour sensibiliser les individus aux conséquences de leur mode de consommation, sa démarche vis-à-vis du développement durable tranche avec l’approche théorique que la communauté internationale tend à privilégier. De plus, son cadre statistique est loin de constituer un standard qui fasse consensus dans la littérature ou la pratique. »
L’empreinte écologique ne serait donc « pas un bon outil pour orienter la prise de décision politique ». D’autant plus que, toujours selon l’Institut, son utilisation demeure controversée et que les gouvernements l’ayant adoptée sont peu nombreux.
En entrevue à RueFrontenac.com, l’auteure affirme que « les résultats de l’empreinte sont trop agrégés pour qu’ils puissent être utiles à la prise de décisions », d’autant plus qu’ils ne prennent pas en considération les effets qualitatifs comme la pollution ou l’érosion des sols.
Marginalisation des indicateurs environnementaux
Pour Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki, nul besoin d’une étude pour démontrer que l’empreinte écologique n’est pas un indicateur de développement durable. Il s’agit selon lui d’une évidence puisque l’empreinte écologique est d’abord et avant tout un outil d’éducation permettant aux citoyens d’évaluer leur propre impact sur la planète. D’ailleurs, dans un récent rapport du Vérificateur général du Québec, le commissaire au développement durable soutenait que, si tous les habitants du monde consommaient comme le Québec, on aurait besoin de trois planètes pour répondre à la demande.
« L’argument principal de l’institut de la statistique est que l’empreinte écologique ne tient pas compte des aspects sociaux et économiques alors que les trois piliers du développement durable Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Ecologie | Tagué : associations, économique, éducation, consommation, DD, empreinte écologique, environnement, indicateur, ONG, pollution, québec, social, sols | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 18, 2009 par pascalbourgois2
liberation.fr, NC, le 17 septembre 2009
Les vices cachés de la fée électricité
Star du salon de Francfort, la voiture électrique n’est pas aussi propre qu’elle en a l’air. Revue de détails.
Cette voiture électrique, Nicolas Sarkozy la bichonne à coups d’annonces et de subventions. Un plan gouvernemental «véhicules propres» présenté mercredi prochain par Jean-Louis Borloo (on sait que l’Etat va commander 40 000 véhicules électriques). Des prêts de plusieurs centaines de millions d’euros déjà accordés pour la recherche des constructeurs français. Ou un bonus de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique (VE). Les incitations sont nombreuses et le discours rodé.
A tel point que la moindre ombre au tableau a vite fait d’être évacuée, telle cette étude de l’Ademe retouchée avant diffusion (lire ci-contre). Il existe pourtant des interrogations sur la dimension écologique du véhicule électrique. Alors qu’au salon de Francfort les modèles se bousculent, revue des incertitudes.
L’électricité est-elle verte ?
«L’absence de pollution de la voiture électrique est une vue de l’esprit.» Cette assertion n’a pas été prononcée par un sourd au progrès, mais par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, spécialiste du réchauffement climatique, il y a près de dix ans déjà. Le rapport de l’Ademe (1) n’est pas si dur mais démontre que si le véhicule électrique permet d’éradiquer la pollution locale provenant du pot d’échappement, le bilan global n’est pas «systématiquement à [son] avantage par rapport au véhicule thermique». En clair, si vous rechargez vos véhicules avec de l’électricité qui provient de centrales à charbon, au fioul ou au gaz (les deux tiers de l’électricité mondiale) l’équation se renverse au profit du véhicule diesel ou essence. En Europe, le «mix électrique» est lui aussi carboné : «Le bilan du VE en émissions de CO2 est proche des voitures de classe B», affirme l’Ademe. Soit 126 grammes de CO2 au km. De quoi refroidir l’enthousiasme, quand on sait que la moyenne en 2008 se situait à 161 g/km, que les moteurs thermiques sont encore améliorables et qu’il existe déjà sur le marché une Peugeot 207 qui émet 99 g/km. Les partisans de l’autarcie évacueront le problème en arguant qu’en France, près de 80 % de l’énergie est nucléaire. Soit. Mais la France produit et importe de l’électricité carbonée dès qu’elle doit faire face à des pics de consommation. «En 2007, il y a eu cinquante jours où la consommation était si élevée qu’on a tout le temps été au-delà de la production hydraulique, éolienne et nucléaire, rappelle Eric Vidalenc, économiste à l’Ademe. Cela devrait s’accentuer d’année en année, principalement à cause du chauffage électrique.» Alors imaginons qu’en 2020, comme le prévoit Renault, 10 % du marché soit électrique et que, le soir, chacun recharge sa batterie… «On fera de la recharge carbonée», admet Vidalenc. Et si on se projetait dans un marché à 100 % électrique ? «Il faudrait 40 à 60 % de la production française actuelle pour électrifier 30 millions de véhicules», note Jancovici. Une vingtaine de réacteurs nucléaires de plus.
La batterie est-elle viable ?
C’est l’élément le moins abouti. D’abord, son prix reste prohibitif. Une étude du cabinet Oliver Wyman estime que le surcoût lié à la batterie s’élève à 20 000 euros pour une catégorie Golf Volkswagen. Même si on retranche les 5 000 euros de prime française, la différence reste dissuasive. Peugeot, qui va commercialiser sa iOn fin 2010, n’a pas encore défini de prix de vente. Mais on sait que sa jumelle i-Miev (Mitsubishi) coûte 35 000 euros au Japon. Autre incertitude, l’autonomie, qui oscille entre 100 et 200 kilomètres et la destine surtout aux zones urbaines et péri-urbaines. En outre, les batteries ont une durée de vie limitée : «10 000 à 50 000 km, note Frank Schwope, analyste auto pour la banque allemande Nord/LB. Si vous faites 50 km par jour durant deux cent vingt jours, la batterie tiendra un à cinq ans. C’est très peu.» Enfin, et surtout, le lithium (le matériau utilisé dans les batteries) n’est pas une ressource inépuisable. Les 10 à 20 millions de tonnes de réserves mondiales pourraient équiper 3 milliards de véhicules. De quoi laisser la pénurie venir, d’autant que le lithium se recycle. Mais son intérêt n’ayant échappé à personne (il est utilisé dans les téléphones et ordinateurs portables), le lithium a vu son prix exploser (de 350 à 3 000 euros la tonne entre 2003 et 2008).
Quel modèle économique ?
L’ère de l’électrique sera aussi celle des services à la mobilité : Renault envisage de Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique, Infos générales / Economie, Infos générales / Energie, Infos générales / Pollution, Infos générales / Sciences et technologie, Infos générales / transports | Tagué : ADEME, électricité, borloo, climat, CO2, jancovici, mobilité, nucléaire, pollution, voiture | 4 Commentaires »
Posté sur septembre 18, 2009 par pascalbourgois2
Atelier des Bains-douches, Communiqué, le 11 septembre 2009
Bordeaux-Belcier : Eco-Journée du 26 septembre
Cette première éco-journée en augure, nous l’espérons, bien d’autres. Nous l’avons voulue écologique, ludique, artistique, pédagogique, pour les habitants de Belcier mais aussi pour ceux venus d’ailleurs.
A partir des trois piliers associatifs de l’Atelier des Bains Douches, participation et réflexion sur l’urbanisme, lien et solidarité entre les habitants, attachement à la protection de l’environnement, nous avons rêvé d’un quartier plus durable, plus solidaire, où il fait bon vivre.
Nous vous proposons de multiples animations, autour de ces thématiques, dans une ambiance festive et conviviale, afin de découvrir le quartier Belcier.
Conférences, débats et animations sur les thèmes de l’écologie.
Stands d’information, jeux, spectacles, buvette et accompagnement artistique.
La Compagnie “La lessiveuse” 14h30 à 15h30 et de 16h00 à 17h00.
Concert de Doudou Cissoko : Kora 13h30 à 14h30.
Atelier Citrouille : 14h00 à 16h00. Atelier d’art plastique animé par des artistes, pour petits et grands, sur le thème du jardin. Peinture sur tissus, papiers découpés, pochoirs …
De 11h à 12 h 30 : Atelier sur l’eau par Anissa Zaïdi du CREAq. Comment maîtriser ses consommations en eau domestique ?
De 15h à 16h00 : Conférence : présentation d’expériences d’éco-quartiers anciens avec Yamina Saheb, consultante en écoquartiers et Thanh Nghiem (fondatrice de l’Institut Angenius) : Quartier de Kreuzberg à Berlin, Quartier de Vesterbro à Copenhague, présentation de l’expérience de Loos en Gohelle.
De 16h à 16H30 : Débat avec les conférenciers et les associations présentes sur la journée.
Des activités pour les enfants seront proposées parallèlement aux ateliers et conférences, afin de permettre aux adultes de participer plus sereinement.
PARTENAIRES
ANIMATIONS EN LIEN AVEC LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
Association le CREAQ Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Gouvernance, Infos générales / Urbanisme | Tagué : AMAP, atelier des bains douches, éco-quartier, écologie, belcier, Bordeaux, CREAQ, démocratie, environnement, greenpeace, solidarité, urbanisme | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 18, 2009 par pascalbourgois2
lemonde.fr, Virginie Malingre, le 17 septembre 2009
Mon quartier, ma monnaie
Les Anglais ne veulent pas entendre parler de l’euro. Pas question d’abandonner cette livre sterling si chère à leur cœur et qu’ils jugent si fondamentale pour leur identité. Mais l’on dirait qu’elle ne leur suffit plus totalement. En moins d’une semaine, deux nouvelles devises sont apparues outre-Manche. Le “Brixton pound” (B£) verra officiellement le jour
Dans les deux cas, il s’agit d’une monnaie purement locale, que les consommateurs ne peuvent utiliser que dans un périmètre réduit, le quartier de Brixton au sud de Londres pour la première, la ville de Stroud dans le Gloucestershire pour l’autre. En 2007, Totnes dans le Devon avait ouvert la voie, suivie, en septembre 2008, de Lewes dans l’est de l’Essex.
La Banque d’Angleterre regarde sans doute avec un certain mépris ces expériences qui fleurissent ici ou là. Car ces “devises locales”, comme les appellent les économistes, ne font que cohabiter avec l’indétrônable sterling. Elles n’ont rien d’une monnaie au sens traditionnel du terme. Elles en ont l’apparence – elles se présentent sous la forme de billets – mais la comparaison s’arrête là. Elles n’ont aucune valeur sur le marché des changes, et n’existent pas à l’extérieur des frontières dans lesquelles elles ont vu le jour. Elles sont un simple instrument d’échange au sein d’une communauté, qui permet une sorte de troc version papier. Et personne n’est obligé de les adopter.
“Nous avons imprimé 40 000 billets, de un, cinq, dix et vingt B£”, ce qui représente plus de 100 000 livres (112 000 euros), explique Tim Nichols, qui a géré l’affaire à Brixton pour le compte de l’association environnementale Transition Town, à l’origine du projet.
Il y aura deux bureaux de change dans le quartier, où les volontaires pourront changer une livre sterling pour un Brixton pound. Et aller faire leurs courses dans les magasins qui acceptent de participer à l’aventure. La livre sterling qu’ils auront donnée en contrepartie sera précieusement conservée dans un coffre, dont la localisation est tenue secrète (de même que le montant exact de Brixton pounds émis) pour ne pas donner des idées aux cambrioleurs. De telle sorte qu’elle puisse à tout moment réintégrer le portefeuille de celui qui voudra se débarrasser de ses vrais faux billets.
Mais à quoi peut donc servir ce Monopoly grandeur nature ? “D’abord à soutenir le commerce local“, répond M. Nichols. En ces temps de récession économique, l’initiative prend tout son sens. Les grandes surfaces et autres chaînes qui pullulent dans les rues de Londres rendent la vie difficile au café ou à l’épicier du coin. C’est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui, un Tesco ou un Sainsbury’s (grandes chaînes de supermarchés britanniques) vend tous les produits exotiques qui ont longtemps fait la spécificité du quartier de Brixton, et de ses fameux commerces jamaïquains ou indiens.
Selon l’étude d’un groupe de recherches, la New Economics Foundation, l’argent qui est investi dans l’économie de proximité circule jusqu’à trois fois plus que lorsqu’il est dépensé auprès d’une entreprise nationale. Il est réutilisé dans le quartier bien plus souvent que s’il finit dans les caisses d’un Starbucks ou d’un Marks & Spencer. Et dès lors, il y génère de la croissance supplémentaire.
En faisant le choix des Brixton pounds, le consommateur s’oblige à acheter local. Le commerçant qu’il a choisi Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Consommation, Infos générales / Ecologie, Infos générales / Economie | Tagué : économie, consommation, croissance, empreinte carbone, monnaie locale | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 18, 2009 par pascalbourgois2
sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 16 Septembre 2009
ENTRETIEN, RÉCHAUFFEMENT. Climatologue de renommée mondiale, Hervé Le Treut éclaire les enjeux lors d’une conférence, ce soir, à Bordeaux
« Le noeud coulant »
Année après année, amasse-t-on de nouvelles données sur l’évolution du climat ?
Hervé Le Treut. Le diagnostic scientifique est très stable depuis vingt ans. Un travail soigneux de recueil des données a d’ores et déjà été effectué. On ne change donc pas de diagnostic. Ce que l’on voit, c’est le système réel évoluer. Le nœud coulant se resserre chaque année, et les changements opérés sont en partie irrémédiables.
Lesquels ?
On sait que des pays de la bande tropicale se retrouvent très exposés aux effets du réchauffement climatique. Certains d’entre eux sont d’ailleurs très faiblement émetteurs de gaz à effet de serre. Lors de la prochaine conférence de Copenhague (NDLR : la conférence des Nations unies sur le changement climatique, du 7 au 18 décembre), la négociation tournera beaucoup autour de l’interaction nord-sud, avec des pays qui réclament la mise en place d’un fonds d’aide pour faire face aux effets du réchauffement. Ce sera l’essence même de la conférence.
Si le diagnostic reste le même, n’assiste-t-on pas à un emballement du réchauffement climatique ?
Une accélération plutôt qu’un emballement. On reste dans la marge qui avait été pensée comme possible. Simplement, les émissions sont plus importantes que ce qui avait été anticipé lors de la mise au point des modèles. Les pays émergents comme la Chine et le Brésil sont maintenant au-devant de la scène, ce qui pose des problèmes écologiques certains.
Reste-t-on dans cette marge sur l’élévation du niveau des océans, entre 18 et 59 cm d’ici à 2100 si l’on en croit le rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) de 2007 ?
La fourchette n’est pas aussi stricte. ça, c’est sa partie « gris foncé ». Le « gris clair » va très au-delà. Mais on ne s’écarte pas des valeurs modélisées. On se situe actuellement sur une hausse d’une trentaine de centimètres par siècle qui va s’accélérant. S’il y avait de l’argent à gagner dans cette affaire, beaucoup parieraient sur une hausse supérieure à 50 centimètres d’ici à 2100…
L’ensemble de la communauté scientifique alerte sur l’urgence de la situation.
Où s’arrête votre rôle de scientifique, où commence celui de citoyen ?
Il n’y a pas de réponse à 100 % satisfaisante sur cette question. La science a impérativement besoin de neutralité et de respectabilité. Sinon, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Chgt Climatique | Tagué : climat, copenhague, GIEC, kyoto, le treut, sciences | 1 commentaire »
Posté sur septembre 18, 2009 par pascalbourgois2
reseau-tee.net, Communiqué, le 17 septembre 2009
Bordeaux les 20 et 21 octobre 2009 – 6èmes Ateliers du Développement Durable « Le développement durable, levier pour sortir de la crise ? »
La crise actuelle nous inciterait-elle à changer de système ? C’est le parti pris de ces 6èmes Ateliers du Développement Durable. Les entreprises, les collectivités, ou encore les acteurs économiques et sociaux ont en effet besoin d’idées, d’inspirations, de méthodes et de retours d’expériences novatrices pour s’installer durablement dans le XXIe siècle, en considérant cette crise comme un prétexte pour modifier nos comportements.
Organisés par IDEAL Connaissances, avec le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de Gironde et la Communauté urbaine de Bordeaux, les Ateliers du Développement Durable attendent une quarantaine d’intervenants et plus de 500 participants.
Un programme riche de 16 conférences et ateliers : Répartis en 4 grandes thématiques, correspondant aux 4 grandes crises actuelles, les Ateliers du Développement Durable apporteront des solutions pour chacune des problématiques abordées :
1. Le dysfonctionnement urbain
- Urbanisme durable : au delà des éco-quartiers…
- Quelles solutions pour maîtriser l’étalement urbain ?
- Logement social durable : comment agir sur l’existant et adapter les logements sociaux ?
- Comment mettre en œuvre un développement urbain, intégré, durable et solidaire ?
2. La crise alimentaire
- L’agriculture et crise alimentaire : la fin d’un modèle
- Comment adapter l’agriculture et la sylviculture au changement de demain ?
- Quelles stratégies de développement du mode de production biologique adopter ?
- Comment généraliser la mise en place de cantines « bio » dans la restauration collective ?
3. L’accroissement de la précarité
- Développement durable et fracture sociale
- Au delà du traitement de l’urgence sociale, Plus d’infos »
Archivé sous: Infos générales / Crises, Infos générales / Economie, Infos générales / Urbanisme, Infos générales / agriculture | Tagué : agriculture, alimentation, aquitaine, éco-quartiers, économie, économie sociale, économie solidaire, étalement urbain, bio, Bordeaux, consommation, crise, crise alimentaire, croissance verte, CUB, DD, ESS, gironde, IDEAL, micro crédit, social, urbanisme | Laisser un commentaire »
Posté sur septembre 17, 2009 par pascalbourgois2
montpellier-journal.fr, NC, septembre 2009
“Le modèle économique dominant n’est plus la solution mais bien le problème”
Nicolas Hulot était à Montpellier, la semaine passée, pour présenter Le syndrome du Titanic. L’occasion d’évoquer son point de vue sur le capitalisme, ses relations avec les multinationales, l’action politique, les freins qu’il rencontre, la gouvernance mondiale, des pistes de solution, le problème du pétrole, la voiture et même la viande.
Coréalisé avec Jean-Albert Lièvre, le film de Nicolas Hulot (1), comme ceux d’Al Gore et Yann-Arthus Bertrand, dresse un sombre bilan de l’état de la planète. En gros, ça va très mal, nous ne faisons rien ou pas grand chose et pourtant personne ne sera épargné, pas même les riches. Quant aux plus faibles, ils seront touchés les premiers.
“Ce capitalisme sauvage”
Mais comme dans Une vérité qui dérange ou dans Home, les causes systémiques ne sont pas abordées. Sauf peut-être vers le premier tiers du film où la voix off de Nicolas Hulot nous dit : “J’ai quand même quelques certitudes : le modèle économique dominant n’est plus la solution mais bien le problème. Ce capitalisme sauvage qui réduit tout à l’état de marchandise et dont nous avons fait notre habit de lumière.”
Reste que le mérite évident du syndrome du Titanic est, en permanence, de mettre en relation d’un côté le mode de vie des pays dit “développés” et de l’autre les conséquences et l’indécence de ce mode de vie vis à vis des autres régions du monde. Ce n’est pas rien. Car, chaque jour, dans nos pays, quasiment en permanence, ce lien est masqué. Et le citoyen réduit à un simple consommateur sans conscience. Reste à savoir si le spectateur, une fois sorti, se souviendra de cette mise en perspective dans sa vie quotidienne.
Quelques heures après la projection du film, la conférence de presse a été l’occasion de revenir sur le film mais surtout d’évoquer l’action de Nicolas Hulot et donc certaines pistes ou solutions. Les trois questions ci-dessous ont été posées par Montpellier journal. Viennent ensuite des extraits de la conférence de presse, présentés de manière non nécessairement chronologique.
Vous parlez de “capitalisme sauvage” dans le film. Iriez-vous jusqu’à dire qu’il faut sortir du capitalisme (2) ?
On pourrait deviser pendant des heures sur ce qu’on accroche au mot capitalisme. Y sont associées, un certain nombre de valeurs ou de notions. Je ne les remets peut-être pas toutes en causes. Est-ce que je remets en cause l’accès à la propriété aussi associée au capitalisme ? Probablement pas. Mais ce capitalisme qui fait que tout est devenu marchandise, qu’on spécule sur tout, y compris sur les choses vitales et essentielles, oui ce capitalisme-là, je le remets en cause. Ce capitalisme qui ne se fixe aucune limite et qui génère une